25 avril 2006
Domaine du Coulet, Matthieu Barret : un autre as pour Cornas!...
Il n'est pas encore celui que l'on cite en premier, à propos de Cornas. Clape, Thierry Allemand, quelques autres parfois... Pourtant, même s'il n'en est qu'à son cinquième millésime avec 2005, Matthieu Barret n'en est pas moins en pole position pour ce qui est de la surface de vigne cultivée sur la commune : 10 ha en AOC Cornas et 3 autres en Côtes-du-Rhône!... Cela en étonne plus d'un!... Et je me demande si d'autres, n'en sont pas quelque peu agacés?...
Dans un des plus beaux royaumes de la Syrah, le Domaine du Coulet propose, à ce jour, trois cuvées, issues d'une agriculture biologique et biodynamique. Dès 2001, Matthieu Barret présente la cuvée "Les Terrasses du Serre". On peut presque affirmer que celle-ci est un peu l'âme du domaine. Elle symbolise tout le travail que le vigneron s'impose depuis le début de l'aventure en solo, dans les vignes en coteaux, aux Arlettes, aux Mazards ou aux Reynards.
Cette soif d'une extrême qualité, qui anime Matthieu Barret, elle se retrouve dans la cuvée "Billes Noires" ! Ne vous y trompez pas!... Elle se fait déjà rare!... Surtout lorsque quelque importateur américain se laisse tenter par un lot important. En fait, pour l'heure, n'hésitez pas à tenter votre chance : une partie de ce lot est "retour des Indes"! Et le vigneron de la rue du Ruisseau avoue même qu'il n'est pas mécontent de voire réapparaître ces quelques dizaines de flacons sur le marché français!
Autre piste à suivre, mais non dégustée pour l'heure, une troisième cuvée de syrah : "Brise Cailloux", issue de jeunes vignes et des pieds de coteaux. Ne voyez pas là une bouteille au rabais, ce n'est pas le genre de la maison!... Il y a là un souci de cohérence qui se retrouve dans les projets pour les tout prochains millésimes : deux nouvelles cuvées vont apparaître. Seront-elles en appellation Côtes-du-Rhône, à moins qu'elles ne soient poussées vers les très méritoires (et atypiques!...) Vins de Table : une autre syrah (eh oui!) qui portera le nom de "No Wine's Land" et un blanc, assemblage de roussanne et viognier, incomparables "Larmes de Gore".
Quelques notes des 2005 dégustés sur fûts, ces derniers n'ayant jamais moins de quatre ans :
- Coteau est (vigne de 16 ans) et nord (vigne de 30 ans), lieu-dit Les Arlettes. Barrique destinée aux Terrasses du Serre (50%), Billes Noires (25%) et Brise Cailloux (25%) : robe profonde, beau nez, doté d'une belle fraîcheur. Intense et droit. D'un équilibre d'ores et déjà notoire!
- Coteau sud, terroir chaud, Les Mazards, exposition est (vigne de 80 ans) et Le Bois, exposition sud (vigne de 80 ans). La base du Serre! Intense, ferme, explosif! Une très belle présence. Beaucoup de densité, s'exprimant sur des tannins élégants. L'expression d'un Cornas droit, ferme, puissant.
- Sommet du vignoble, très venté, un terroir froid et des vignes de 30 ans. La base des Billes Noires! Une remarquable expression, sur la fraîcheur et l'intensité d'arômes sur l'encre de seiche! Toute l'expression minérale du cru!...
Pour tout dire, une remarquable découverte!... Et en guise de conclusion, une phrase de Richard Leroy, à propos de Matthieu Barret : "Il a une grande volonté de faire bon, très bon et il va y arriver!..."
A vos calepins!...
17 avril 2006
Pâques : beau week-end pour les découvertes!...
J'aime bien Pâques, pour les découvertes potentielles du dernier millésime que le week-end offre. La semaine des "Primeurs", à Bordeaux, a mobilisé les attentions. La fièvre retombée, la ferveur passée, il reste, çà et là, quelques flacons qu'il est temps d'ouvrir!...
Puisque ces jours de la mi-avril s'y prêtent, autant tenter d'apprécier ces bouteilles à table, en famille.
Un pot-au-feu de thon au beurre d'anchois et ses petits légumes nouveaux, tout d'abord, pour apprécier un Domaine de Chevalier blanc 2005.
Le vin est clair, limpide, éclatant. Il est loin d'être au terme de son élevage, mais, les premières notes boisées, très fines, apparaissent doucement. Petit à petit, à l'aération, on retrouve la touche finement citronnée, classique du cru, mais plutôt dans un registre confit. Longueur soutenue par une acidité en rien excessive, malgré la dominante aromatique. Tout n'est pas en place (et c'est normal!), mais on a hâte de retrouver ce vin, un peu plus tard!...
Ensuite l'agneau pascal et ses haricots blancs (dits mogettes en Vendée!), pour découvrir le rouge 2005 du domaine. Robert Parker dit de lui, dit-on, que c'est le meilleur Chevalier rouge qu'il n'ait dégusté depuis... des lustres!...
La robe est magnifique, sombre, profonde, aux reflets violine. On s'attend à des arômes de baies noires, façon syrah, mais en fait, ce sont des effluves de havane, très classe, qui apparaissent les premières. Plutôt étonnant de les trouver à ce stade!... Elles évoleunt façon boisé vanillé, puis les notes de mûres écrasées, de myrtilles se révèlent. La bouche est onctueuse, voluptueuse. Tannins tout à fait soyeux. Le vin est d'ores et déjà harmonieux, bâti pour séduire, certainement, mais au potentiel notoire pour offrir une grande finesse et une délicatesse remarquable. On note surtout une belle tension qui devrait souligner, plus tard, la qualité de la structure.
Que voilà une belle piste pour les amateurs de Pessac-Léognan!... Et pour le Rosé de Chevalier, affaire... à suivre!
Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif
16 avril 2006
Escapade rhodanienne et printannière
Avant de proposer toute dégustation, c'est toujours un plus que de se rendre dans le vignoble, pour s'imprégner des paysages, de la lumière, des ambiances. De la vigne en ses coteaux, du vin en ses caveaux. Pas indispensable pour certains, mais tellement instructif!...
Des dégustations, des rencontres bien sur!... Avant de prendre rendez-vous à St Jean de Monts, pour un tour d'horizon certainement captivant! Et peut-être même un "off" exaltant!...


































