La Pipette aux quatre vins

Partir à la découverte du vignoble, des vignerons et des vins.

30 septembre 2006

Pierre-Antoine Crettenand, Valais, Humagne rouge 2000

Préalable à un compte-rendu estival valaisan, il fallait absolument ouvrir un flacon issu de cette vallée et des coteaux qui l'entourent.

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Ce fut chose faite avec cette Humagne rouge 2000 de Pierre-Antoine Crettenand, vigneron à Saillon, village au coeur du Valais, connu pour la célèbre vigne à Farinet.

Comment définir l'humagne rouge? Pas facile!... D'autant qu'il ne s'agit pas là du plus répandu des cépages en Valais, puisqu'on en trouve à peine plus de 50 ha!... Celle-ci, avec quelques années de patience, se révèle très agréable.

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Très sombre, avec d'aimables notes de baies noires, mais aussi de ronces et d'écorce. Beau volume en bouche, avec une acidité assez présente en finale. Belle consistance et, curieusement (quoique...) l'aération procure au vin une homogénéité et une élégance notoire! Certes, petit à petit, la bouche devient un rien fuyante, lâche... Comme si le vin voulait montrer en un instant, tous les caractères que l'on prête à ce cépage!... Mais, certainement là, une belle réussite de ce millésime!...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

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Le vin a-t-il un sexe?...

Le séjour de vacances à la montagne débute par un rideau de pluie!... Inutile d'aborder les sentiers, préservons nos forces pour les belles journées à venir...

Une revue ouverte sur la table basse... voyons... Elle à table!... Je lis Elle et j'aime ça!...
Un oeil au sommaire... "60 recettes simplissimes"... pardi... "Crumbles, pies and clafoutis"... slurp!... "Le vin a-t-il un sexe? La réponse des femmes"... tiens, tiens!...

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Michel Creignou signe cet article de la rubrique "Côté cave". Pour cela, il prend la route de la Bourgogne et de Bordeaux pour poser la question à quatre éminentes vinificatrices (vigneronnes?...) : Nadine Gublin, pour les maisons Jacques Prieur et Antonin Rodet et Laurence Jobard (Douhin) pour la Côte de Nuits d'une part et Sandrine Garbay (Yquem, eh oui!...) et Bérénice Lurton (Climens) d'autre part.

Retour au passage, comme il se doit, sur le langage fleuri utilisé parfois dans les comptes-rendus de dégustation. Utilisé... naguère, dans une littérature prompte à mettre l'accent sur l'approche fantasmatique des plaisirs du vin et de l'ivresse. Car, depuis, les amateurs de dégustation ont trouvé un langage et des codes dont ils ne sortent plus guère. A peine entend-on (et encore très rarement!), un convive dire d'un vin qu'il a de la cuisse!... Et chacun de se demander alors ce qu'il entend par là!... Est-ce une expression qui souligne la rondeur, la chair du cru qu'il déguste?... Certains pourraient regretter de lire tant de comptes-rendus quelque peu formatés de nos jours. Ou alors, faudrait-il les adapter à notre monde actuel.

Un jour, peut-être, lirons-nous qu'un vin blanc sec très vif, qui picote sur la pointe de la langue, a du percing!... Allez savoir!...

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Autre approche dans cet article et par l'exemple : les vins dits féminins et ceux que l'on qualifie de masculins. Ainsi, en Bourgogne, Chambolle-Musigny donne, selon certains et quel que soit le millésime, des vins fins, élégants, brefs féminins. Mieux encore, selon le journaliste, "Musigny allie harmonie, profondeur, suavité et délicatesse. Ce n'est jamais un monstre, il garde toujours une apparence fluide et fragile avec dans son âme, une intense volupté. Pour autant, ce n'est pas de la dentelle mais plutôt une soie bien tramée. Il présente le côté féminin d'une femme élégante et raffinée. Avec le temps, il évolue tranquillement dans l'harmonie et la constance sans jamais perdre son côté aristocratique." Fermez le ban!...

"Le Chambertin, quant à lui, est plus ardent. Les tannins sont plus fermes, plus carrés. Il se présente comme un guerrier avec un caractère sauvage." C'est Nadine Gublin qui voit ainsi ces quelques Grands Crus. Ainsi, "le Clos Vougeot a du volume, de la détermination, de l'ardeur et des tannins costauds qui le font pencher du côté masculin. C'est un mec!..."

D'accord, pas d'accord?...

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A Sauternes, C'est plutôt Yquem qui se pare d'un "charisme rayonnant à la puissance phénoménale qui ne refuse jamais l'élégance. Il raconte la douceur avec virilité, dessinant un corps musculeux et parfaitement dessiné." Quant à Climens, pour Bérénice Lurton, c'est la Callas!... "Sa personnalité conjugue l'élégance, la finesse et un raffinement qui n'est jamais mièvre. Il refuse l'exubérance pour révéler une puissance contenue, une grâce, une pureté et une vraie modernité. Une danseuse de rêve!..."

Joli sujet, verres en mains!... La question reste posée : les amateurs au féminin feraient-elles de bonnes copines de ces cuvées dites féminines, telles les dentelles bourguignonnes?... A moins qu'elles ne cèdent à l'apparente virilité déclarée de ces vins masculins, tel un Cornas rhodanien?...

Et vous messieurs, un Irouléguy gaillard, fan de chichoune, serait-il un bon compagnon de troisième mi-temps?... Ou alors, céderiez-vous volontiers aux charmes et aux parfums d'une délicate expression de Chambolle?...

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27 septembre 2006

Décuvage au Domaine Aloha, Brem sur Mer

Je ne sais si Samuel Mégnan pense parfois, au cours de ces semaines de vendanges, aux heures douces et bleues passées sur sa planche de surf, à attendre la vague, mais, après des fins de journées comme celle-là, il n'est pas impossible que franchir la barre lui soit doux, la prochaine fois!...

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Lundi, un message dans ma boîte de réception : "Aloha Philippe. Décuvage demain en fin d'après-midi, appelle-moi vers 15h pour confirmation et horaire plus précis."

Juste le temps de bondir sur mon numérique, en sortant du bureau!... Brem sur Mer est à moins de trente minutes. Pas pris le temps de changer de tenue... Dommage!... Samuel est seul pour décuver le gamay en macération carbonique depuis huit jours et je ne lui serai pas d'une grande aide... Partie de bras de fer pour deux pressurages qui vont l'amener jusqu'au milieu de la nuit!...

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La vendange du dimanche 17 septembre, le gamay, était donc destinée à cette macération carbonique. Comme prévu, les grappes entières sont hissées par le convoyeur jusque dans la cuve. Le principe d'une carbonique réussie, c'est qu'il faut que chaque grain soit entouré de gaz. Pour s'en assurer, un tuyau souple permet d'injecter celui-ci dans le fond de la cuve, avant même l'arrivée des grappes, puis il est remonté petit à petit jusqu'en haut. Lors du décuvage, en écrasant les raisins entre les doigts, la pulpe doit être colorée et sur l'extrémité de la langue, un léger picotement doit être perceptible.

Les critères rassurants sont au rendez-vous!... Le pressurage est donc possible et la vendange va donc suivre le chemin inverse, toujours par le convoyeur. Il faut donc extraire le contenu de la cuve à la fourche, après avoir écoulé le jus d'écrasement, qui rejoint les presses de l'autre jour dans une petite cuve, sans connaître vraiment sa destination finale.

Et, c'est là que tout se complique pour Samuel!... Il lui faudra plus d'une heure trente pour extraire la quantité voulue de raisins pour la première pressée!... Ouf!...

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Ne pouvant déplacer le pressoir, il doit y répartir la vendange, tout en surveillant le remplissage... Et ces raisins qui ne tombent pas!... Il faut utiliser les grands moyens, en s'attaquant à la cuve par la face nord!...

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Il est presque 18h, lorsque la première pressée démarre!.. Toujours en douceur. Dans la maie, le jus s'écoule, nous allons pouvoir y goûter et nous faire une première impression : c'est l'acte de naissance du gamay de Version rouge 2006!... A noter que cette fois, il n'est pas nécessaire de sulfiter, puisque la fermentation alcoolique a commencé. Cela n'interviendra qu'à l'issue de la fermentation malolactique, dans quatre à cinq semaines, lors du premier soutirage.

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Pour le spectateur de ces moments-là, il est aisé de comprendre alors le plaisir du vigneron, gardant le souvenir de telles heures, lorsqu'il reçoit une récompense pour telle ou telle cuvée, ou qu'il découvre une citation dans la presse. Et c'est aussi l'occasion de prendre la pleine mesure de la passion!...

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Comme vous pourrez le constater, sur l'une des dernières photos de ce petit reportage, non content d'être vigneron et surfeur, Samuel Mégnan s'est aussi découvert un talent de "créateur de tee-shirts"!... Celui qu'il porte là et qui devrait faire fureur l'été prochain, sur la plage des Sables, à l'heure de la mise à l'eau, planche sous le bras, se nomme "OoA - Out of Aloha"!... ;-)

Alors, Version rouge ou Version blanc (de très beaux chenins!...), en tout cas, merci Samuel!... Et bravo encore!...

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21 septembre 2006

Le Piémont : si proche et si méconnu!...

A la vue d'une carte routière du nord de l'Italie, on se demande parfois comment nous n'allons pas plus souvent à la découverte des grands vins piémontais. Venant de Nice, ou du nord des Alpes, en moins de trois heures, vous êtes à Turin. Une demi-heure de plus, et c'est Alba ou Bra et à peine plus loin, Barolo et Barbaresco. Et des paysages plutôt remarquables!...

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Nos courtes visites au coeur du Piémont, rythmées par les vacances estivales dans les Alpes, trouvent leur origine à Vinexpo 1993. En effet, c'est là que j'ai pu rencontrer, pour la première fois, Giovanni Negro, l'un de ses fils Angelo et Guiseppe, qui travaille avec eux depuis nombre d'années. Malgré les difficultés d'une non-connaissance de la langue, je crois que j'ai eu très vite envie de me rendre dans ce coin d'Italie, que tout passionné de vin et de dégustation rêve de découvrir. L'Azienda Agricola Negro Anglo e figli est située à Monteu Roero, c'est-à-dire à moins de trente minutes de Barolo et Barbaresco, fiefs des grands vins piémontais, issus de nebbiolo.

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Mais, cette année-là, voilà treize ans, ce sont deux cuvées du domaine qui furent à la base de ma motivation : un Bric Berto 1990, superbe barbera d'Alba et le délicieux Birbèt, cépage brachetto, vin rouge de dessert, issu d'un moût partiellement fermenté. Une vraie gourmandise!... Sans oublier des blancs issus d'arnéis, comme la cuvée Perdaudin, qui vallaient aussi le détour. C'était là l'occasion de faire connaissance avec ces nombreux vins vinifiés au coeur du Roero, ou des Langhe.

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Cet été, nous avons entendu la suggestion de nos amis, Rachel et Bernard, qui nous accompagnaient pour ce séjour alpin : pourquoi ne pas passer plus d'une courte journée dans cette superbe région?... Bien sûr, cette éventualité nous avait déjà parcouru l'esprit et Giovanni Negro nous y incitait depuis longtemps!... Notamment avec l'arrière-pensée d'organiser une dégustation de vins du Roero. C'était presque lui faire offense, de ne pas y songer plus concrètement, tant l'accueil de toute la famille - Marisa, Emmanuela, Gabriele, Angelo et Guiseppe - se révélait à chaque fois remarquable : cuisine italienne, dégustation, visite du vignoble, etc... Jusqu'à la découverte, à l'initiative de Guiseppe, le cadet de la maison, au volant de son 4x4, d'une curiosité locale : un châtaignier!... Un des plus vieux d'Europe, dit-on!... Etonnant!...

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Il nous restait à trouver un hébergement du style Agriturismo, très pratiqué en Italie et, se fût finalement chose simple : à moins de cinq cent mètres du domaine, se trouve Cascina Vrona, avec chambres d'hôtes et restaurant!... Une adresse tout à fait recommandable!...

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Et une halte qui est connue de quelques amateurs de passage, semble-t-il, et notamment, ceux qui profitent des beaux jours pour louer une Vespa, le traditionnel scooter italien et partir à la découverte du vignoble piémontais. Ca ne vous tente pas, ça?... Rouler au grand air, des caves à visiter, des bonnes tables pour se restaurer... Un truc à faire à trois ou quatre copains, non?... On en reparle!...

Et parmi les étapes possibles, Canale pour une soirée sous les arcades, après un passage à l'Enoteca del Roero, ou encore Alba.

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Cette dernière cité, la plus importante de la région, est surtout réputée pour la truffe blanche, la spécialité mondialement connue des gourmets. Notez bien que, pour ne plus être une truffe sur le sujet (comme le suggère le Guide du Routard pour le Piémont!...), vous pouvez prévoir un petit séjour à l'occasion de la Foire de la Truffe, courant octobre, dont les festivités se déroulent Biblioteca Civica, via Vittorio-Emmanuele. C'est aussi dans cette rue que vous pourrez vous restaurer de manière fort agréable, à la terrasse del Vincafe, en appréciant, par exemple, un vittello tonnato, spécialité locale.

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Il ne restera plus alors, qu'à prendre le temps, au milieu de la matinée, de la découverte de toutes les cuvées, ou presque, proposées par une azienda agricola telle que Negro Angelo e figli. En l'occurence, un domaine souvent cité et présent dans les guides consacrés aux vins italiens, comme le Veronelli. Curieusement, Giovanni Negro vient en France à l'occasion de Vinexpo, mais, n'a pratiquement aucun client dans notre pays (sauf Chai Carlina!...), alors qu'il exporte vers une bonne douzaine de destinations!... Peut-on invoquer un déficit de notoriété pour les vins d'une région dont, la plupart d'entre nous ignorent tout?... Barolo, Barbaresco, certes... Chianti, Montepulciano, la Toscane, indiscutablement... Mais, le Roero!?... Or, ces grands noms deviennent peu à peu inabordables et rares et finalement, les Français préfèrent faire l'impasse!... Mais, après tout, quelques vignerons de renom de Barolo ou de La Morra vendent-ils dans notre pays, leur Barbera ou leur Arneis?...

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Au moment où cette dégustation au domaine commence, il me revient à l'esprit les longs échanges avec un amateur passionné romain, Giama, sur le forum de dégustateurs.com. En quelques posts, il dépensa beaucoup d'énergie pour nous expliquer ce qui opposait les "classiques" aux "modernes", dans le vignoble italien tout entier!... Et nous donner, au passage, sa définition de l'authenticité!... Ainsi à Barolo, au début des années 90, l'élevage en foudres centenaires s'attirait les... foudres, justement, des tenants de la barrique neuve et, cette dernière déclenchait les quolibets des partisans de la tradition et du nebbiolo, qui ne se donne pas si facilement!...

Dans la Sélection 2006 des vins d'Italie de la RVF de juillet, Bernard Burtschy nous fait part d'un rapprochement des deux positions. Qu'en est-il vraiment?... S'il faut classer le domaine Negro plutôt dans le camp des "modernes", on devine qu'en ce début de XXIè siècle, la prudence est de mise. Ainsi, le choix des barriques (non neuves pour la plus grande part), d'abord orienté vers les plus grandes tonnelleries françaises, aux relations parfois distantes, est désormais dirigé vers celles dont les responsables acceptent de découvrir la vigne et le vin qui leur est destiné, comme la tonnellerie Rémond.

Un débat qui attise indiscutablement notre curiosité d'amateur et notre envie d'explorations piémontaises et italiennes!...

- NEGRO - Favorita 2005 - Langhe DOC : un blanc clair, aux légers reflets verts, brillant. Sec et agréable, pour une mise en bouche sans esbrouffe.
- NEGRO - Roero Arneis 2005 DOCG (DOC jusqu'en 2004) : bel or brillant. Expression légère et agréable. Montre une petite pointe amère en finale, mais laisse une impression de franchise ferme.
- NEGRO - Perdaudin 2005 - Roero Arneis DOCG : doré brillant, légere nuance verte. Sur une touche florale. Bouche droite et fraîche, puis allant vers une expression nettement minérale. Beaucoup d'élégance. A suivre dans ce millésime!
- NEGRO - Gianat 2004 - Roero Arneis DOC : fermentation en barriques pour cette cuvée sélectionnée. Doré, brillant. Le nez offre une élégance séductrice. Du volume en bouche et, en même temps, une longueur droite et ferme.
- NEGRO - Barbera d'Alba 2005 DOC : beau rouge rubis. Beau nez fruité. Une bouche assez ronde et tendre, mais, néanmoins une structure très correcte pour cette cuvée de base.
- NEGRO - Nicolon 2004 - Barbera d'Alba DOC : rouge assez profond. Nez agréable, qui illustre doucement la rondeur de la bouche et des tannins souples. Une assez franche acidité contribue à un équilibre assez séducteur.
- NEGRO - Bric Bertu 2004 - Barbera d'Alba DOC : rouge profond. Beau nez sur les fruits rouges concentrés. La bouche est puissante et concentrée également. Belle longueur, soutenue par une acidité assez présente, sorte de colonne vertébrale du barbera.
- NEGRO - Prachiosso 2002 - Roero DOC : issu de nebbiolo. Robe rubis. Expression plus nuancée. A l'aération, suggère une belle complexité. Beau support tannique en bouche. Puissant et solide. Beau vin! Malgré la fin d'été à la météo perturbée!...
- NEGRO - Sodisfà 2002 - Roero DOC : robe rubis. Beau nez parfumé et multiple. Nuances successives fruits-fleurs. Tannins solides, pour un vin taillé pour une garde respectable. Belle longueur.
- NEGRO - Basarin 2003 - Barbaresco DOCG : beau rubis, pour le petit dernier du domaine, indiscutablement en devenir!... Beaucoup de fruits rouges et une acidité assez marquée. Vin et cru remanié de la commune de Neive, qu'il va falloir surveiller dans les prochaines années.

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17 septembre 2006

Vendanges au Domaine Aloha, Brem sur Mer

Au Domaine Aloha, à Brem sur Mer, en Fiefs Vendéens, on vendange le week-end!... Pas toujours facile de mobiliser les vendangeuses et vendangeurs en semaine et, qui plus est, une activité d'oenologue-conseil à assumer pour Samuel Mégnan.

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Mais, ce dernier s'adapte plutôt bien à ce rythme et essaye même de tirer profit de la situation et de cet emploi du temps, que d'aucuns subiraient dans un stress généralisé, propre à cette période si importante pour tout vigneron.

D'ailleurs, ne serait-ce pas son passé, voire présent, de surfeur, qui lui permet de prendre, le plus souvent, avec philosophie et patience, certains aspects essentiels de ces journées de cueillette?... Et en premier lieu, la météo. Il ne s'interdit pas, loin s'en faut, de tendre l'oreille lors des bulletins de Météo-France, mais, à l'heure où certains livrent les destinées du millésime aux mains de quelque gourou, le vigneron du Poiré s'en va consulter Internet et, notamment, le site de la météo des surfeurs : windguru.cz.

Evidemment, cela peut paraître curieux que ce soit un site tchèque qui rythme les journées des surfeurs du monde entier!... De plus, la hauteur des vagues à Maui ne semble pas primordiale, je vous l'accorde, pour décider des parcelles à vendanger. Mais, en ces temps d'instabilité météorologique, entrez sur la page d'accueil, sélectionnez le spot (ex : Pays de Loire, Brétignolles) et là, tout devient limpide!... Des prévisions pour toutes les trois heures, la couverture nuageuse, l'orientation des vents, la pluviométrie... la fréquence et la hauteur des vagues... Limpide, je vous dis. Et efficace!... Bien sûr, pour vendanger à Meursault, Soultzmatt ou Arbois, c'est moins utile ou performant!... Quoique... En tout cas, j'en connais, dans le Médoc, qui feraient bien de... changer de gourou!... Private joke, bien sûr!...

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A Brem, la terre et les vignes sont basses!... Plus qu'ailleurs!... Elles sont conduites de façon à être protégées du vent de la mer, toute proche. Si celui qui vient de terre est souvent espéré pendant l'été et surtout en septembre, pour tendre vers un passerillage (relatif) - c'est râté pour cette année! - les rafales d'ouest et de sud-ouest peuvent faire de gros dégâts au moment de la fleur, par exemple. Et que dire des tempêtes de printemps qui cassent les jeunes pousses?!... Pour les vendangeurs, donc, les journées sont parfois longues...

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Samuel Mégnan demande la plus grande attention à ceux-ci. Laisser les grappes atteintes de pourriture grise, mais écarter également celles qui ne sont pas assez homogènes, fussent-elles déstinées au rosé. La vendange manuelle et l'utilisation de caisses ajourées sont des plus, lorsqu'il n'est pas envisageable d'installer une table de tri et de mobiliser au moins quatre personnes à l'arrivée du tracteur.

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Aussitôt, la vendange est dirigée dans le pressoir. Il y a là, environ, le contenu de 65 caisses de 10 kg. Déjà, le jus s'écoule. Samuel a choisi la méthode douce pour le pressurage. Pour lui, c'est une évidence, lorsqu'on n'a pas à faire face à une quantité plus importante simultanément. Réglage manuel, on serre et on tourne doucement, puis on desserre de la même manière. Il faut goûter de temps en temps, notamment en fin de pressée. Si la moindre trace d'amertume apparait, surtout pour un jus destiné à la Version rosé, il faut interrompre le processus.

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Ne pas oublier la dose raisonnable, mais nécessaire, de soufre, pour protéger le précieux jus. Voilà cinq hectolitres qui prennent la direction de la cuve!... Il s'agit là de pinot noir. Demain, ce sera au tour du gamay qui, au final, lui sera associé dans cette cuvée.

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Mais, déjà le tracteur pétaradant se fait entendre dans le chemin. Voilà une même quantité de raisin destinée à Version rouge. C'est presque la fin de la journée, mais les vendangeurs sont restés vigilents. Samuel est satisfait de ce qu'il découvre dans les caisses et entame une belle séance de musculation!...

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Pour le pinot noir, il utilise un égrappoir qui ne foule pas les grains, associé à un convoyeur qui achemine ceux-ci jusque dans la cuve. Une fois trouvé le bon réglage, le raisin ne subit guère de traumatismes, comme dans le cas de l'utilisation d'une pompe, en lieu et place du convoyeur, par exemple.

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Pour le gamay, Samuel Mégnan opte pour une macération carbonique, vendange entière. Ce même convoyeur sera installé à l'arrière du tracteur et les caisses seront directement vidées sur le tapis, à destination de la cuve. La macération durera trois à cinq jours et à une température contrôlée de 23-25°. Dans ce cas, il n'y a pas de jus de goutte et le décuvage de l'intégralité du contenu de la cuve se fera également au moyen du convoyeur, mais à destination cette fois du pressoir, pour un pressurage très doux.

Le pinot noir (objectif pour cette journée : 25 hl en cuve), quant à lui, restera en macération entre quatre et sept jours et toujours à une température assez basse (23-24°), pour ne pas extraire de tannins gênants. Au final, 20 hl de jus de goutte seront acheminés vers une autre cuve et 5 à 7 hl de jus de presse subiront également un pressurage doux, sans préjuger de leur intégration éventuelle dans la cuvée finale, ou, peut-être, à une autre cuvée élevée en barriques, comme Belharra. Il n'est pas impossible également qu'une saignée soit pratiquée rapidement sur cette cuve, afin de compléter le volume de rosé.

Quant aux cabernets, c'est une autre histoire!... A ce jour, l'espoir est de les voir atteindre la maturité voulue.

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C'était live - ou presque- du vignoble de Brem sur Mer et du Domaine Aloha. Tous mes remerciements, pour cette leçon de choses, à Samuel Mégnan et à ses vendangeurs, bien sûr!... Et les blancs, me direz-vous?... Affaire à suivre!...

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16 septembre 2006

Le nez à ma fenêtre

Jolie idée d'Anne, une blogueuse bordelaise, que vous connaissez sans doute, parce qu'il est quasi impossible d'ignorer son blog,  Papilles et Pupilles!... En fait, il s'agit de lui transmettre une photo prise de votre fenêtre préférée. Comme celle-ci, par exemple :

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En fait, il s'agit là d'une photo très urbaine : une place demi-circulaire (là, il faut le savoir, je vous l'accorde!...), de vénérables platanes et un jardin réduit à sa plus simple expression. Le vin, quant à lui, est du jardin de Marc Houtin, jeune vigneron angevin de La Grange aux Belles.

Ce cliché est pris à l'heure où des centaines, des milliers d'étourneaux rentrent en ville pour passer la nuit. En ce moment, ils occupent les arbres de 20h à 7h15!... Inutile de vous préciser à quel point leur présence déclenche des propos haineux dans le landerneau!... D'ailleurs, les tentatives pour les éloigner se multiplient et La Roche sur Yon fût, voilà quelques mois, sous les feux de la rampe médiatique pour sa semaine des gamelles et des bidons!...

Perso, ces oiseaux, je les trouve plutôt sympathiques!... Tout en n'ignorant rien des nuisances évoquées et, notamment, celles dont on parle peu : les couples de pigeons éloignés et les bergeronnettes et autres moineaux des villes qui ne trouvent plus leur compte. D'ailleurs, pendant les quelques mois, au cours desquels les étourneaux optèrent pour d'autres dortoirs (au grand dam, bien sur, d'autres riverains!...), ces espèces ne tardèrent pas à revenir.

Mais, après tout, pourquoi ces déséquilibres?... Pourquoi ces migrateurs ne migrent-ils plus aussi nombreux?... N'en sommes-nous pas les seuls responsables?... Et si nos villes et leurs services, pour faire face aux conséquences de cette surpopulation, acceptaient de mobiliser quelques moyens supplémentaires pour améliorer l'entretien de la voirie et du mobilier urbain, plutôt que de se lancer dans ce brassage d'air quasi inutile?... On pourrait parler d'assumer nos erreurs, tout simplement.

Mais, revenons à nos fenêtres!... Nous avons jusqu'à la fin septembre pour faire parvenir nos mails et pièces jointes, nos coins de ciel bleu (ou gris clair!) à Anne. Et, je dois dire que j'attends le résultat avec une certaine impatience, puisque pas moins d'une soixantaine de "photographes" y sont allés de leur clic magic à ce jour!... A vous de jouer!...

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La Dolce Vita, à Chamonix

Chamonix, l'été, c'est un peu tout ça :

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Des statues de personnages ascensionnistes célèbres (rien à voir avec les participants de RE-VE de VIN à St Jean de Monts!...), des lieux "sacrés", les aiguilles chaque jour différentes, presque coquettes, se voilant sous quelques nuées, ou rougissantes de plaisir, sous le soleil couchant, la rue Paccard débordante, encombrée d'un train à roulettes ou de chalands de passage et de toutes origines, avec, non loin de là, l'Arve, qui traverse la ville, gonflé par de récentes pluies, comme une sorte de TGV musical. Le débonnaire Mont Blanc veille sur son petit monde, coiffé parfois d'un bob protecteur, ouvrant à peine un oeil, lorsque la fanfare de Garmisch-Partenkirchen entonne une aubade en son honneur.

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C'est aussi les heures de randonnées estivales, parfois sous l'égide de la célèbre Compagnie des Guides et, d'autres fois, pour apprécier un bout de saucisson à 2000 m, juste accompagné, comme ça, d'un flacon de rosé de Brem.

Et lorsque revient le soir, avant même la nuit noire, vous pouvez vous glisser jsuqu'à la rue du Lyret, là-même où se situent, depuis plusieurs années, la meilleure pizzeria de la région, Chez Valerio et, juste à côté, depuis le début 2006, la Dolce Vita, enoteca e osteria, voulue par le maître des lieux, Valerio, passionné de vins et de dégustation depuis des années.

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Là, c'est Eric qui vous accueille, dans une ambiance chaleureuse, propice aux confidences "post-altitude" ou aux projets de conquêtes (alpines) les plus folles. Quelques tapas, des pâtes aussi et pour cet hiver, des plats typiques italiens, mijotés et goûteux, ceux-là même que vous partagerez, retour de la Vallée Blanche ou des Grands Montets, même si vous n'êtes pas pisteurs!...

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Un bon choix de vins italiens et une gamme assez large de vins français avec, et c'est toujours une surprise, quelques flacons de légende : Latour, Margaux, Yquem et d'autres, dans des millésimes comme 1983 ou 1999.

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Fan d'Anita Ekberg ou pas, de Ferrari et de course automobile (autre passion de Valerio), vous passerez certainement un bon moment au bar de la Dolce Vita. A vos carnets d'adresses!...

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15 septembre 2006

Savoie pluvieuse, mondeuse heureuse!...

Je vous le concède!... Voilà un titre quelque peu tiré par les cheveux!... Surtout au terme d'une journée passée en Savoie, d'abord sous un soleil timide, puis terminée sous un déluge à ne pas mettre un vacancier vendéen dehors!...

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Inévitablement, fin août, on s'interroge quant à ces pluies, alors même que les semaines qui ont précédées, ont fait montre d'une sorte de frilosité inhabituelle, même si ces conditions ont succédé à un mois de juillet caniculaire.

Sur la route de la Savoie, quelques interrogations, somme toute classiques, me reviennent à l'esprit : les vins blancs du vignoble savoyard sont-ils sortis de la période post-Albertville 1992 et de la tentation des vins faciles, seulement destinés aux visiteurs, amateurs de randonnées ou des plaisirs de la neige et, en même temps, de la cuisine roborative du pays : tartiflette-jacquère pour tout le monde!... De même et, pour ce qui est des rouges, la mondeuse va-t-elle enfin se révéler voyageuse?...

C'est presque faire injure aux meilleurs vignerons du cru que d'évoquer ces poncifs usés jusqu'à la lie!... Et les dégustations du jour ne tarderont pas à nous le démontrer. En attendant, vous pouvez aussi consulter le site très réussi Vin de Savoie.fr.

Forts des suggestions de Jean-Luc Milleret, amateur passionné chambérien, bien connu dans les coteaux locaux, notre journée s'articule autour d'un repas plutôt attendu à l'Auberge Les Morainères, à Jongieux.

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Indéniablement, une adresse à noter, voire à graver, dans le marbre de votre agenda, tant la cuisine savoureuse de ce jeune couple, Mickaël Arnoult et son épouse, fraîchement descendus des hauteurs mégévanes, nous a franchement bleuffés!... Quelques images pour vous faire quelque peu saliver!... Douce torture!...

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Terrible, non?... Le vin, qui s'accommoda fort bien de l'ensemble était, comme il se doit, une Roussette de Savoie Marestel 2002 du Domaine Dupasquier.

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A peine le temps d'un petit café et d'un dernier regard au vignoble, auquel Jean-Marc Gatteron et Solon Douligéris, dans un très bel article du n°79 de la revue Le Rouge et Le Blanc, consacré au cru Marestel et au Domaine Dupasquier, trouvèrent des airs de Toscane (et ce n'est pas tout à fait faux!...) et, il fallait prendre la route d'Arbin. Mais, évoquons tout d'abord, notre rencontre avec Noël Dupasquier.

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Il est aisé de trouver le domaine dans le petit village d'Aimavigne (tout un symbole!), au pied du coteau argilo-calcaire de Marestel. Même lorsque, distrait, venant des rives du Lac du Bourget, vous laissez le raccourci du tunnel du Chat et préférez passer par le col du même nom!... Pour peu que vous ayez prévenu de votre passage, Noël, le père ou David, le fils, respectivement quatrième et cinquième générations présentes sur le domaine, vous accueillerons avec gentillesse et simplicité. En ce mardi d'août, Olivier nous a précédé et fait connaissance avec celui qui est souvent cité, de par sa production et sa passion pleine d'humilité, comme la référence du cru de Marestel et, à juste titre, de toute évidence. Les cuvées sur le tarif, sont assez nombreuses. Ce jour-là, nous avons fait l'impasse sur les rouges, "un ton au-dessous des blancs", de l'aveu même des vignerons, "mais dont la marge de progression est certaine", l'altesse méritant, à elle-seule, le détour par Jongieux!...

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- Vin de Savoie, Jacquère 2004 : aimable mise en bouche, à l'expression nette et droite. Du gras malgré tout, même si des notes (ou des impressions) calcaires renforcent la sensation de vigueur.

- Vin de Savoie, Chardonnay 2004 : fraîcheur et vivacité. Plutôt une belle persistance pour ce vin droit et net.

- Roussette de Savoie, Altesse 2004 : très jolie expression avec des notes "façon riesling"! Beaucoup d'élégance avec là aussi, une belle persistance. Bel équilibre, admirablement soutenu par une acidité tip-top!

- Marestel 2004 : un nez sur la réserve, mais ce qu'il suggère est net et franc. Très belle tenue en bouche, pour un vin qui se met en place doucement et qui devrait être assez remarquable.

- Roussette de Savoie, Altesse 2003 : à la fois gras et intense. Des notes de pain d'épices particulièrement séductrices (ça me rappelle une recette de coquilles St Jacques sur du pain d'épices, justement!...). Dans l'esprit du millésime, certes, mais vraiment agréable.

- Marestel 2003 : doré, intense. Notes légèrement fumées. Le caractère épicé est assez présent mais dans un registre sur la finesse et la distinction. Là encore, le vin est franc et net.

- Marestel 2002 : nez intense et presque légèrement éthéré. La bouche est ferme et, à la fois, d'un beau volume, d'une belle densité. Très belle évolution déjà, pour une cuvée au long cours...

- Marestel 1995 : doré ambré brillant. Superbe nez de raisins secs, de figues sèches, miellé, intense et net. Une opulence magnifique et à la fois une fermeté qui révèle la minéralité du cru. Quelle bouteille!...

- Marestel 1988 : là aussi, une belle intensité au nez, sur une entame un rien lactique!?... Puis, une petite pointe sur les champignons frais assez étonnante. C'est gras, très présent et finalement gourmand!

- Marestel 2000, Fleur d'Altesse : issu de passerillage, 25 gr de sucre résiduel, 14° acquis. Un étonnant équilibre pour ce vin qui s'apprécie comme un sec!... Une cuvée à découvrir absolument!...

- Marestel 2003, Fleur d'Altesse : issu de raisins botrytisés, avec 55 gr de sucre résiduel.  Un autre style, tout aussi passionnant, avec du gras, et une densité remarquable.

Nul doute! J'avais là la réponse à ma première question du matin : les blancs de Savoie et, notamment l'altesse, sont aptes à une grandeur trop souvent ignorée. Un royaume inconnu, presque secret, en quelque sorte!... Et si nous passions aux rouges...

Faute de photos, pour illustrer le vignoble d'Arbin, pour cause d'intempéries, j'ai emprunté cette carte de la Combe de Savoie sur le sité dédié aux vins de la région, cité plus haut. Au Domaine Charles Trosset, ce jour-là, c'est Louis qui nous reçoit aimablement, pour une aimable discussion, verre en main. Ah, vous vouliez voir la mondeuse?... Elle est pluvieuse aujourd'hui, mais heureuse!

- Mondeuse 2005, Prestige des Arpents : des fruits noirs, du poivre. Mise récente, mais le vin a un grain remarquable. Des tannins solides et fermes, mais déjà veloutés. Quel potentiel!

- Mondeuse 2004, Prestige des Arpents : nez original qui montre, à ce stade, des notes minérales très séductrices. Matière ronde et souple et de la fraîcheur, qui plus est!... Délicatement poivrée et épicée à l'aération.

- Mondeuse 2004, Harmonie : rouge profond. Nez assez nuancé, sur les baies noires. De la force et une belle distinction, d'ores et déjà. La fermeté que ce vin révèle petit à petit suggère un potentiel de garde remarquable.

- Mondeuse 2002, Confidentiel : baies noires confiturées. Elégance et homogénéité. Belle rondeur harmonieuse, bien soutenue par une touche finement acidulée. Whaouu!...

C'est décidé!... Cette mondeuse, je suis prêt à la faire voyager pour la garder le temps qu'il faudra!... Si j'arrive à l'oublier!... D'ailleurs, Jean-Luc, si tu peux m'obtenir quelques flacons de Confidentiel 2005, je suis preneur!... (message personnel). Aah!... La Savoie!...

A propos, j'allais oublié le superbe flacon que nous confia JLM, au moment de quitter Jongieux :

- Guigal, Condrieu La Doriane 1995 : très belle explosion aromatique dès le premier nez, sur des notes de fleurs blanches, puis où l'abricot et la pêche confite rivalisent dans l'élégance et l'opulence. Cette expression préfigure une puissance et une volupté, confirmées en bouche immédiatement. C'est long... et nous sommes proches là d'un équilibre tout à fait remarquable. D'aucuns s'interrogent sur l'éventualité de trouver cet élixir en pharmacie?... Remboursé par la Sécu, bien sur!...

Posté par PhilR à 23:00 - Vignoble live - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2006

Vive la rentrée!...

10 septembre, c'est bien pour une rentrée!... Après des vacances très viti-vini, des rencontres, des découvertes, quelques escapades pour faire le plein... de globules rouges... il est temps de reprendre la barre de La Pipette!...

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Sans oublier les stars de la rentrée, découverte du très rock n' roll et très radiophonique Olif, les désormais incontournables, The Pipettes!...

A tout bientôt, pour évoquer ici-même la Savoie, le Piémont, le Valais, Vétroz et tant d'autres choses!...

Posté par PhilR à 23:24 - Actualité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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