La Pipette aux quatre vins

Partir à la découverte du vignoble, des vignerons et des vins.

31 octobre 2006

L'automne arrive!...

Si, si!... C'est à se demander même, si l'hiver ne va pas nous tomber dessus par surprise!?... Ce n'est pas parce que la Petite Sibérie, alias Mouthe, au coeur de la Franche-Comté, bat des records de chaleur à cette époque de l'année, que l'on va finir de se convaincre, qu'il sera possible, bientôt, de planter de la vigne sur les côtes de la Manche!...

L'automne donc, le moment tant attendu du retour sur nos tables des petits plats mitonnés, mijotés, ragoûtés, civétés, comme cette blanquette de veau au curry, très très slurpique!...

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La recette, extraite d'un recueil publié par Cuisine et Vins de France pour vins-rhone.com et trouvé récemment, sur une étagère, dans le caveau de dégustation d'un vigneron de St Joseph, proposait plutôt de l'agneau et un accord avec un Château Grillet. Ce dernier, absent de la cave, fût remplacé, au pied levé, par un Hermitage Chante Alouette 1997 de la Maison Chapoutier. Ouvert tardivement et juste rafraîchi, le vin a pris son temps pour montrer tout son potentiel gustatif : une expression miellée et une bouche pleine et onctueuse. Il ne se pose pas en monstre et se révèle l'ami de ce plat. Bonne longueur, sans lourdeur. Une bonne réponse aux champignons et à la saveur délicatement épicée.

Bizarre ce dialogue, au terme du repas :

- Il t'en reste en cave de ce vin?...
- Euh!... Oui... Pourquoi?...

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29 octobre 2006

Anjou post-vendanges 2006

Quelques visites en Anjou, pour prendre la température, après une période de vendanges un peu tendue dans la région!...

Quatre vignerons aux sensibilités proches, mais aux parcours foncièrement différents. L'un d'entre eux ne propose que des blancs, les autres ont une gamme assez large. Deux se situent à Rablay sur Layon, un à Chaudefonds sur Layon et le petit dernier à Mûrs-Erigné.

Le fil rouge de ces vendanges 2006, c'était l'urgence!... Il a fallu être très réactif lorsque les foyers de pourriture sont apparus et que la météo quelque peu cahotique s'est confirmée. Un peu de solidarité entre vignerons, des choix clairs lorsqu'il a fallu trancher et finalement, personne de se lamente, loin s'en faut!... Pour un peu, on lui trouverait un caractère "opportun" à ce millésime, juste derrière le très beau 2005!... En tous cas, pour ces quatre domaines, aucune impasse ne semble justifiée!...

Premier de cordée, à Mûrs-Erigné donc, Marc Houtin, de La Grange aux Belles :

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Depuis qu'il fût présenté, ici-même, comme une des découvertes du dernier Salon des Vins de Loire, le jeune vigneron et à la fois, disons-le, jeune talent de l'Anjou, sorte de fils adoptif des frères Lebreton, va son petit bonhomme de chemin. Il nous avait étonné par le niveau de ses 2004, il nous emballe par ses remarquables 2005 et semble parti pour une notoire passe de trois avec les 2006!... Dans un autre style, mais fidèle à un point qui lui importe : laisser le millésime s'exprimer.

Nous avons dégusté au domaine, dont les locaux sont situés au coeur d'un quartier artisanal, aux portes d'Angers, des vins très jeunes, dont certains sont en cours de fermentation alcoolique. Inutile de préciser que nous ne tirerons pas, à l'excès, de plans sur la comète. Mais, quelque peu aux aguets, du fait des échos des vendanges, il faut bien avouer que nous n'avons pas trouvé trace d'expressions aromatiques inquiétantes.

- Anjou blanc sec, Fragile 2006 : une dizaine de barriques de chenin à des stades différents. Un premier lot tendu et droit. Un second moins avancé. Pourtant, si l'on en croit les notes du vigneron, c'est dans le premier qu'il reste le plus de sucre!... Sans doute exprime-t-il plus de minérailté à ce stade.
- Sauvignon doux, Merci 2006 : deux échantillons prélevés successivement en barrique et en cuve et surtout une expression qui n'a rien à voir avec les arômes variétaux du cépage, que l'on rencontre le plus souvent. Etonnez-vous!...
- Anjou rouge 2006 : au final, il y aura deux ou trois cuvées. Actuellement, pour 2005, elles se nomment "Le Vin de Jardin" en Vin de Pays, "53" et "Princé". Cette dernière pourrait prétendre à l'appellation Anjou-Villages-Brissac, mais, les labels, ce n'est pas forcément la tasse de thé de Marc Houtin, surtout lorsqu'ils imposent des contraintes, telles qu'un an d'élevage avant de prétendre à l'agrément. Ce domaine est jeune... Deux échantillons dégustés : le premier aux très beaux arômes viandés, genre tripaille, agréables et surprenants à ce stade. Le second en cours de fermentation, aux tannins présents, mais ronds et souples.
- Coteaux de l'Aubance 2006 : cette année, le vigneron s'en est tenu à sa recette des années précédentes : vendanges par tries successives. Bien sur, il fallait beaucoup de vigilence, mais les lots dégustés, issus des 2è, 4è et 5è tries, montrent une belle richesse et des arômes marqués par la fraîcheur et un joli fruit.

Pour l'acte 2 de cette première journée en Anjou, direction Chaudefonds sur Layon et notamment Princé, où nous avons rendez-vous avec Patrick Baudouin.

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Nous sommes dans la partie nord de l'appellation, au plus près de la Loire. Pour le vigneron de Princé, avec ce millésime 2006, les choses sont plutôt simples : il n'y aura pas de rouges et très peu de moelleux (trois barriques actuellement). L'essentiel sera composé de blancs secs (les lots dégustés semblent avoir un bel avenir) et d'un peu de rosé.

A cette occasion, petit retour sur la cuvée Les Saulaies 2004, en Anjou blanc, très nette et fraîche, pleine et sans faille, ainsi que sur le Coteaux-du-Layon, les Bruandières 2003 et sur la cuvée Maria Juby 2003 également, qui nous épatent par leur fraîcheur et leur droiture!... Ce qui aurait tendance à nous démontrer que beaucoup de c... ont été dites et écrites à propos de ce millésime!... Le temps lui rendrait-il justice?...

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En Layon, vous trouverez peu de vignerons qui n'évoqueront pas les difficultés de la conjoncture. D'un point de vue amateur de dégustation, on pourrait estimer réjouissant de disposer au domaine de trois millésimes (et un autre qui se profile!). En fait, dans le vignoble, on se demande un peu pourquoi ces moelleux-liquoreux sont à ce point boudés par les amateurs, mais aussi par les professionnels. Pourtant, ils ont bigrement évolué et, avec la mode des cuisines qui marient les saveurs, la tendance du sucré-salé, présente maintenant sur de nombreuses cartes, ils devraient trouver davantage l'ouverture, plutôt que ces niches confidentielles qu'évoquent les vignerons.

Le second jour passé en Anjou se limite à Rablay sur Layon, avec un passage chez Richard Leroy. Pour 2006, que des Anjou blancs secs en cours de fermentation au domaine. Des vendanges express d'à peine plus de quarante-huit heures!... Et point de liquoreux!...

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Plusieurs lots dégustés, issus du Clos des Rouliers ou des Noëls de Montbenault, mais pour les deux, une seule et unique trie. Les barriques n'en sont pas au même stade là encore, mais il n'est pas interdit de penser que, pour ce type de millésime, le second cru, les Noëls, montre toute sa force et son potentiel. Un ton au-dessus!... Certains jus sont superbes!... Ca promet!...

Enfin, pour conclure cette virée automnale, à peine quelques instants pour se rendre aux Domaine des Sablonnettes et passer une parte de l'après-midi avec Joël Ménard. Là encore, 2006 n'est pas présenté comme un millésime à oublier, loin s'en faut!... Pour preuve, les cuves de gamay et de grolleau, destinées à composer les cuvées Les Copains d'Abord et Les Copines Aussi. Le grolleau exprime d'ailleurs de belles notes poivrées du meilleur effet.

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Au domaine, un pressoir tout neuf et de nombreux lots à découvrir en Anjou blanc et en Layon. Pour ces derniers, Joël Ménard les qualifie de "gentils"!... Mais, d'après lui, la demande, si faible soit-elle, s'oriente vers ce type de liquoreux légers et plus aériens. Ensuite, retour sur d'autres barriques, dans lesquelles fermente toujours le millésime 2005!... Ils ne sont pas encore assemblés et défient les "agrémenteurs"!... Le vigneron de l'Espérance cache mal sa perplexité à leur sujet, voire son inquiétude. Et les stocks qui augmentent...

Voilà deux jours passés en Layon. Deux journées nécessaires au contact de certaines réalités, au terme desquelles on ne peut que s'interroger sur les raisons qui poussent les amateurs et certains professionnels à faire l'impasse sur les vins de cette région. Dans laquelle fourmillent les talents!... A l'approche de la Toussaint, on trouverait presque une parenté chromatique entre les vins d'Anjou et les chrysanthèmes qui fleurissent sur... nos places de villages... Mais, n'en doutez pas, tous ces vins sont bien vivants!... Amateurs de toutes origines, sortez de vos guides, ou alors, munissez-vous de celui du Routard pour découvrir ce vignoble, tout entier, prêt à vous recevoir!...

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26 octobre 2006

St Aubin de Luigné : Anges Vins en décembre

Quelques jours avant les fêtes de fin d'année, les vignerons d'Anjou, du moins seize d'entre eux, nous convient au Salon de vins naturels, qui se déroulera Salle Jean de Pontoise, à St Aubin de Luigné.

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Anges Vins, tel est l'intitulé de la manifestation qui se tiendra les 9 et 10 décembre prochains, de 10h à 19h. Prix du verre, donnant accès au salon : 4 euros.

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Seront présents : Mark Angéli, Patrick Beaudouin, Richard Leroy, Jo Pithon, Stéphane Bernaudeau, Agnès et René Mosse, Eddy Oosterlinck, mais aussi quelques vignerons et domaines moins connus, qu'il sera particluièrement intéressant de découvrir ou de revoir : Didier Chaffardon, Antoine Cherreau, Benoit Courault, Olivier Cousin, Jean-Christophe Garnier, Cyril Le Moing, Nelly et Claude Pichard, Stéphane Przezdziecki et le domaine Les Griottes.

Ne boudez pas votre plaisir!... Foncez à St Aubin de Luigné!...

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25 octobre 2006

Escapade à Tain l'Hermitage

Des pistes à suivre pour tous ceux qui souhaitent passer quelques belles journées en Rhône nord!...

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Le fleuve, un pont, une passerelle piétonne séparent deux villes au coeur du vignoble : Tain l'Hermitage, dans la Drôme et Tournon sur Rhône, dans l'Ardèche. Et, à midi ou en soirée, ces deux cités cachent à peine des adresses, que la plupart des amateurs trouveront aisément à leurs goûts, après avoir arpenté les coteaux de la région.

En premier lieu, à Tain, quittant la Place du Taurobole et vous dirigeant vers le Rhône par la rue Joseph Peala, vous ne manquerez pas Des Terrasses du Rhône au Sommelier, de Fabien Louis.

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Un bar à vins qui offre nombre de formules, comme celle du jour, qui nous a permis de découvrir sept vins autour d'un menu à base de tartines diverses. Les crus appréciés à cette occasion : un Crozes-Hermitage blanc 2004 de chez Desmeure, un St Péray de Jaboulet 2001, un Vin de Pays de l'Ardèche 2003, en fait une syrah sélectionnée par le sommelier, un autre Crozes-Hermitage, 2004 rouge cette fois, de Chomel, un St Joseph rouge 2000 de Salette, un Châteauneuf-du-Pape La Gardine 2003 et enfin, un Rasteau Rancio (VDN) du domaine Bressy-Masson, pour accompagner une tartine au chocolat fondu de la célèbre chocolaterie Valrhona, sise à Tain même.

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Il faut noter au passage que Fabien Louis propose éventuellement, à de petits groupes d'amateurs de passage, une visite de la colline de l'Hermitage, qu'il connaît parfaitement. A ne pas négliger au cours de futures escapades!...

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Des Terrasses, quelques pas vous séparent de la passerelle qui mène à Tournon. Le soir venu, en à peine dix minutes, il est possible de rejoindre les petites rues piétonnes de la cité ardèchoise et aisé d'y découvrir Le Chaudron, restaurant sis 7, rue Saint Antoine.

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Cuisine goûteuse, agréable et surtout, une remarquable carte des vins!... Et une occasion de découvrir, ou de revoir, quelques crus de la région dont on ne se lasse guère. Après un St Péray brut du Domaine du Biguet, friand, léger, un St Joseph blanc Les Oliviers 2005 du Domaine Pierre Gonon, plein, élégant, délicatement aromatique, doté d'une belle longueur. Une belle réussite, qui fait merveille à table!... Enfin, le Crozes-Hermitage rouge Clos des Grives 2004 du Domaine Combier, confirme tout le bien que l'on pense de lui!... A chaque fois qu'on le convie à table, il se met sur son trente et un et offre fruit homogène et bouche veloutée, droite et franche. Quel talent!...

Aah! La Nationale 7!...

De toutes les routes de France d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi

Nationale Sept
Il faut la prendre qu'on aille à Rome à Sète
Que l'on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C'est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d'Paris un p'tit faubourg d'Valence
Et la banlieue d'Saint-Paul de Vence
Le ciel d'été
Remplit nos cœur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7.

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22 octobre 2006

Il est frais mon poisson!...

Retour de pêche... Nos compagnes connaissent la chanson, mais chaque fois que nous remontons de la grève, après une sortie en mer matinale, avec un beau choix de poissons et crustacés, nous boudons rarement notre plaisir devant leurs oohh! enthousiastes et étonnés!...

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Une poignée de bouquets à poêler, façon express, pour la mise en bouche, quelques étrilles en entrée et du poisson qui ne passera pas dans la glace, fichtre!...

Comme il fait un temps superbe (comme toujours en Bretagne!... euh!... c'est trop là?!...) et que nous ne sommes pas vendredi, cuisine de poisson à toute heure!... Soleil, ciel bleu, douceur... comment ne pas apprécier un bar à peine sorti de l'eau, en se le partageant sur la terrrasse?...

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Option cuisson à même le lèchefrite, accompagné principalement de bulbes de fenouil et de pommes de terre vapeur. Et là, Nicole, la cuisinière, ayant légèrement réduit le temps de passage au feu du four, vis à vis de précédentes cuissons ayant attisé sa perplexité, c'est littéralement succulent!... La chair du poisson est tip-top, délicatement parfumée...

Dans les arbres qui entourent le jardin, des passereaux s'en donnent à coeur joie, comme quelques mois plus tôt. A peine quelques cris lointains de mouettes... Sans doute, vous ne me croirez pas : eh bien, là, le temps s'est arrêté!...

Il faut dire que ce bar était accompagné d'une jolie sauce hollandaise et d'un flacon de Condrieu De Poncins 2004, de François Villard.

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Ce dernier, pour lequel il se murmure parfois qu'il faut donner du temps au temps, semble s'ouvrir et offre de délicats arômes de fruits blancs et de fleurs blanches. Point d'exubérance, finesse et nuance... Beaucoup de pureté pour un vin qui donnera son meilleur très prochainement (pour les plus pressés!), mais qui est doté d'un très bel équilibre. La classe!...

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La soirée avance. La lande, la mer, le ciel se parent de teintes cuivrées. Tout n'est qu'onbres, bruissements et reflets... La magie de la Bretagne transforme le bruit du court ressac sur le sable mouillé en une mélodie de harpe celtique. Assis sur les rochers proches des fougères et des ajoncs, nos regards se perdent dans le vague. Tout doucement, le soleil, sur la ligne de l'horizon, perd de sa force, au point que nos yeux peuvent enfin oser le défier. A son tour, rouge de confusion, il disparait... dans une sorte de dernier clin d'oeil magique.

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"Tu reviens demain, hein?... Pas de blague!..."
"Allez, à table!... La daurade nous attend!..."

Un beau spécimen pêché le matin même donc et délicatement préparé.

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La générosité de la nature environnante nous permet de trouver en quelques minutes, à la limite entre la dune et la lande, quelques marasmes des oréades et lépiotes élevées bien fraîches. Coupés en petits morceaux, auxquels on joint persil sauvage de la lande (eh oui!), échalottes, un peu d'ail, les champignons composent la farce, dont on emplie le ventre de la daurade, avant une délicate suture.

Nous étions nombreux, ce soir-là autour de la table et le poisson sera précédé de brochettes de coquilles St Jacques, préparées, je devrais dire "décoquillées" la veille même!...

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L'occasion donc, d'associer successivement (si je puis dire) un Perdaudin 2005, Roero Arneis de Giovanni Negro e figli, un blanc piémontais issu de cépage arnéis, fin et délicat, qui développe cependant des arômes fruit-fleur sur une pointe légèrement métallique, ce qui tend peut-être à montrer qu'il faut l'attendre un peu désormais et, un Meursault Bouches-Chères 2004, du Domaine Buisson-Charles, très jeune certes, mais très Meursault dans l'âme!... Intense, élégant, dense, dotée d'une longueur qui attise la gourmandise et d'un équilibre que chacun perçoit aisément!... Une jolie réussite!...

Juste une ultime question : mais comment voulez-vous que l'on apprécie le surimi?!... L'hiver sera long, mais, le congélateur est aux dimensions adéquates!...

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18 octobre 2006

Trégor en octobre : digor eo an draeneg!...

Alors même qu'à l'autre bout du pays, les légions romaines et leurs gladiators sont confrontés à des hordes de coquilles St Jacques, une cohorte veille au grain, face à ce petit village (qui résiste encore et toujours à l'envahisseur!...) : Pleumeur-Bodou!... Si, si!... Sortez vos Astérix de la bibliothèque!...

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Et dans ce petit coin du Trégor, le poisson est bigrement frais, foi de Bonnemine!... Surtout au cours de la première quinzaine d'octobre. Au cours de cette période bénie, digor eo an draeneg!... Le bar est ouvert!... Armez vos canots, sortez vos lignes flottantes et vos bigoudennes!... Ca va phosphorer!...

Ce week-end était coché sur mon calendrier depuis belle lurette!... Les campagnes de pêche de l'automne, ces dernières années, ne me laissaient pas de glace, tant les échos reçus par téléphone, en provenance de ce village bien connu dans le monde des télécommunications, avaient tout pour me décider à mettre le cap au nord!...

Au départ, les prévisions de la météo pour cette fin de semaine n'étaient pas des plus réjouissantes... Anticyclone, vent d'est à sud-est, grand bleu, mer plate!... Hum!... Tous les visiteurs de la Bretagne s'en contenteraient aisément, comme je les comprends, mais, pour ce genre de parties de pêche, les passionnés acceptent volontiers de se vêtir d'un ciré et de se faire secouer les puces!... En effet, si le poisson (bar et lieu) est à la côte à cette période de l'année, il est du genre sportif, mais se laisse abuser plus facilement par mer agitée et trouble. De plus, il faut profiter des mortes eaux et, cette fois, guère plus de 30 pour les coefficients de marée, c'est quasiment idéal!...

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Autre point essentiel et incontournable : le matériel!... Le bateau, toujours le même! Il termine la campagne 2006. Dans quelques semaines, à peine, il regagnera le fond abrité de la baie, pour passer l'hiver.

Le mode de pêche, quant à lui, est dit au moyen de lignes flottantes, voire de bigoudennes. En fait, deux montages voisins et les lignes dites flottantes ne le sont pas vraiment. Leur configuration les laisse plutôt entre deux eaux. Chacune compte une bonne vingtaine d'hameçons, les bigoudennes seulement une demi-douzaine.

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Il faut ensuite "habiller" les hameçons au moyen d'appâts divers et variés. En début de période, on utilise des vers blancs (gravette blanche) ou noirs (arénicole, donneur de sang universel par ailleurs!), puis, plus tard, des têtes de seiches, notamment les petites tentacules. Bien sur, tous ces organismes vivants sont associés à des leurres qui peuvent prendre des formes diverses et s'habiller de couleurs chatoyantes.

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La prochaine étape, bien sûr, c'est la pose délicate de la ligne, dans une zone choisie et supposée favorable. Par temps calme, c'est une manoeuvre très simple, même s'il faut être un tant soit peu méthodique. Cette ligne est en place pour vingt quatre heures. Elle peut être aussi posée en fin de journée et relevée le lendemain matin. De toute évidence, le poisson chasse au cours de la nuit, ou au petit matin.

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Après, tout le reste n'est que littérature!... La relève est souvent fébrile : "Vite! L'épuisette!..." Parfois, le plaisir de découvrir les prises laisse place à la colère et à la déception, lorsque la ligne s'est emmêlée pour une raison mal déterminée. Fortune de mer!...

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Parfois, le poisson arrive très vite à bord. En quelques minutes, il n'est pas rare de charger un bac de huit à dix kilos de bar, de lieu, de daurade et autres. Ainsi, en trois heures, tout le matériel est relevé, le poisson récupéré, les lignes démélées si nécessaire, préparées, re-appâtées et... remises à l'eau!... Les cadences infernales!... Mais, pour le plus grand plaisir de l'équipage!... Qui ne manquera pas de fêter l'évènement, en attendant de se retrouver autour d'une table pour quelques accords mets-vins délicieux.

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Pour tout dire, je me demande parfois, si nous savons rendre à la nature ce qu'elle nous donne certains jours...

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Dis-donc!... Tu fais quoi demain soir?... J'ai un petit Condrieu de François Villard à la cave. Il irait bien avec ce bar, non?...


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Vidéo envoyée par PhR

Ca marche!... Et demain?...
Demain, demain est un autre jour!... Allez! Tire...

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10 octobre 2006

Le Café des Bricoles, à Rennes (35)

Une journée à Rennes, pour raisons professionnelles et une piste à suivre, si vous êtes de passage dans la capitale de la Bretagne, alias Roazhon, in brezhoneg!...

C'est Jean-Philippe Héaumé, d'Absoluvins, qui nous a conseillé cette adresse, plein centre ou presque : le Café des Bricoles, quai de la Prévalaye, où il doit faire bon, de temps en temps, écouter chansons et musiciens de passage.

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Nous avons opté pour une des formules, à savoir plat + dessert, pour une modique somme de 12 € et pour une hampe, sauce au poivre et pommes de terre. Trois plats au choix (saumon à la japonnaise, sauté de veau...), trois entrées pour ceux qui préfèrent et pas moins de quatre desserts gourmands. Pas d'avis définitif après ce court passage : les pommes de terre étaient moyennes et, alors qu'il semble que plusieurs vins au verre soient proposés, nous n'avons guère eu le loisir de consulter la moindre carte, ou la plus petite ardoise!?... Curieux!...

Ceci dit, le dessert, une pomme au four et son caramel au beurre salé, avait tout pour nous ravir, d'autant qu'il fut accompagné - cerise sur le gateau, si j'ose dire! - par un Coteaux de l'Aubance 2005 de Marc Houtin et de la Grange aux Belles!...

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Un vin très séducteur d'ores et déjà et qui, de plus, semble armé pour séduire longtemps... ceux qui résisteront!... Quelque chose me dit que l'on ne va pas en trouver longtemps, justement, de celui-là!... Hâte de goûter La Belle Adorée au domaine!... Heureusement, un petit passage à Mûrs-Erigné est d'ores et déjà prévu!.. Hé, hé!...

A Rennes, une piste à suivre, donc!...

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04 octobre 2006

Le Blog de La Pipette a un an!...

Une première bougie pour La Pipette aux quatre vins!... Pile-poil et un rapide coup d'oeil aux statistiques me signale qu'il s'agit là du 100è message!...

Je vous rassure, il ne s'agit pas de faire là une petite crise d'autosatisfaction, ou de nombrilisme façon "dingue des stats"!... Mais, je voulais simplement vous dire que j'avais passé une jolie année avec vous... Vous toutes et tous, les passionnés de vins, de vignobles, de cuisine et de tant d'autres choses!...

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Un instant pour repenser aux premiers encouragements, aux rencontres, aux balades dans le vignoble, aux découvertes blog-iennes, dont les plus récentes ne sont pas les moins exaltantes, à mon étonnement permanent, lorsque je découvre chaque jour ou presque, l'origine géographique de celles et ceux qui consultent ce blog et qui me laisse à penser que nous avons une immense chance de vivre ces moments qui bousculent les frontières et nous ouvrent sur le Monde!...

Et vous dire mon envie d'aller plus loin justement, dans les chemins qui serpentent dans les vignes, de tenter de réunir encore plus souvent les passionnés et de continuer à s'étonner ensemble, en découvrant des cuvées de toutes origines. Merci à vous tous!...

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02 octobre 2006

Valais, Vinea, Vétroz : vraiment top!...

Septembre débute à peine et, à peine pensons-nous à la rentrée! Les vacances sont encore trop proches pour ne pas revenir dans le vignoble valaisan. Pour découvrir celui-ci, deux options :

1- Vous montez au Col de la Forclaz, entre la vallée de Chamonix et Martigny. Au bout du parking de l'hôtel, l'espace réservé à l'hélicoptère. Vous le traversez et si vous êtes bien chaussé, le petit sentier vous montre le chemin. A peine 600 m de dénivelé et une heure trente plus tard, le grand spectacle à 180°, au sommet de l'Arpille!..

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2- Autre option, surtout si vous êtes amateur non randonneur, Vinea, sorte de salon des vins valaisans qui se tient en plein air, le premier week-end de septembre, au coeur de Sierre, avenue Général Guisan, sorte de long vaisseau antique, relevé aux deux extrémités, sur lequel vous pouvez déambuler pendant deux jours, bord sur bord!...

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Bon! Je vous l'accorde, si vous débarquez en ville seul, en ces deux journées, mieux vaut avoir préparé son affaire!... Ou alors, avoir donné rendez-vous à quelques Chaudefonniers de passage!... Car même si l'on considère que la plus grande partie de l'élite vigneronne valaisanne joue parfaitement le jeu et est présente lors de ce week-end, il est préférable de disposer suffisamment de temps et de s'être fixé quelques objectifs.

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Cette année, les visiteurs du samedi après-midi étaient très nombreux. Mais, l'on peut observer que toute la population semble représentée. On peut imaginer, au premier abord, qu'il s'agit là d'une manifestation très masculine. Or, les femmes y sont au moins aussi nombreuses que les hommes et la jeunesse valaisanne est largement présente. Certes, naguère, cette dernière tranche d'âge avait coutume de tenter de découvrir les douceurs de Saillon ou de Martigny, en fin d'après-midi, comme s'il s'agissait de bien "préparer" la soirée, mais, désormais plus vigilents au moment de prendre le volant, ils en profitent davantage, selon les dires même de certains vignerons, pour augmenter leur culture oenophilique personnelle.

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A cette occasion, rencontre donc avec Laurent Probst, amateur de la Tchaux, qui connait bien le Valais viticole et nombre de vignerons présents. Il propose d'ailleurs périodiquement les Rencontres Autour des Vins Valaisans, alias RAVVs, très belle occasion de partir, au printemps, à la découverte du vignoble local.

D'ailleurs, c'est son compte-rendu de ce tour d'horizon de Vinea_2006 que je vous propose de découvrir.

En guise de conclusion à ce séjour alpin, notre ultime escapade sera pour le coeur du Valais : Vétroz. Et surtout, pour la Cave du Vieux Moulin, de Romain Papilloud.

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Petit tour dans les vignes pour découvrir les schistes vétroziens. Le village le dispute à Chamoson pour ce qui est des plus grands terroirs du Valais, dit-on. Puis, retour au caveau, où l'on passe toujours un bon moment en compagnie de Romain, exemple de gentillesse et de disponibilité. Et toujours plein de petites merveilles à découvrir!...

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- Fendant "Grand Cru", Amandoleyre 2005 : or clair, brillant. Superbe nez aux notes minérales. Bouche droite et tendue. Allie élégance et cette tension qui lui donne tout son caractère. Cette cuvée ne fait plus de malo depuis trois ans.
- Petite Arvine 2005 : or clair. Un nez léger, aérien, assez discret. Notes citronnées en bouche, dont la finale montre une note saline très nette. Beau support acide.
- Amigne de Vétroz "Grand Cru" 2005 : or brillant. De jolies notes d'agrumes très fines. Assez bel équilibre, sans la moindre lourdeur. La bouche est bien soutenue par une acidité franche et nette. 12 g de sucre résiduel (2 abeilles), acidité : 5,8.
- Amigne de Vétroz "Grand Cru" 2003 : bel or clair brillant. Notes boisées fines. Assez belle structure, marquée par l'élevage à ce stade. Beaucoup de fraîcheur vis à vis du millésime. Amigne tout à fait sèche, élevée en barriques pendant vingt-quatre mois.
- Cornalin de Vétroz 2004 : rubis profond. Nez multiple : griotte, café grillé, réglisse... Bouche assez ferme, l'acidité est un peu en retrait. Tannins assez présents, rétro-olfaction sur la cerise très mûre. Cépage tardif sur sols chauds. Passage en cuves uniquement.
- Cornalin de Vétroz 2005 : rubis profond, sur les fruits rouges, la fraise. Bouche assez dissociée à ce stade, mais avec une acidité assez présente. Mise en bouteilles ce jour!... Ceci explique cela!...
- Syrah du Valais 2005 : rouge rubis profond. Nez étonnant sur les agrumes confits, pomelos roses, épices, poivre!.. Superbe! La mise date de la veille, mais la bouche semble assez équilibrée. Tannins de velours, bien portés par une belle acidité. Impression générale tonique et forte! Elevage en barriques (2è, 3è et 4è vin).
- Carminoir de Vétroz 2005 : rouge très sombre, profond. De l'encre!... Baies noires mûres exubérantes au nez! Quelle puissance en bouche!... Oppulence, profondeur, du gras aussi! Une grosse présence et un passage en cuve uniquement!... Ce cépage est un croisement du cabernet femelle et du pinot mâle!... Une indéniable réussite!...
- Passion 2003 : 60% carminoir, 20% merlot et 20% gamaret. Rouge profond. Superbe nez sur les épices fines, les herbes aromatiques. De la puissance et une matière tannique importante. Une superbe bouteille, après vingt-quatre mois de barriques.
- Volupté, Ermitage Grains Nobles ConfidenCiel 2004 : or brillant. Sur les fruits blancs : poire, rhubarbe, coing... Bouche grasse et ample. Finale sur le sucre candy. Une gourmandise fait pour une garde moyenne, sans doute, après dix-huit mois d'élevage en barriques.

Posté par PhilR à 23:40 - Vignoble live - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 octobre 2006

Domaine d'Aupilhac, Montpeyroux rouge 2002

La recette du jour, un tournedos sauce Roquefort!... Très slurp!... Madame PhR m'a lancé un défi!... Alors?... Un Bordeaux?... Non! Descendons à la cave... Tiens, ce Montpeyroux devrait être à la hauteur!...

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J'avoue un petit faible pour le domaine d'Aupilhac, de Sylvain Fadat. Depuis les rencontres avec le vigneron, la découverte des Cocalières et quelques conversations qui illustrent la passion, mais aussi la raison, lorsqu'il est nécessaire de prendre de nouvelles orientations, de faire des choix lourds de conséquences pour le court et le moyen terme.

Alors qu'il était président des vignerons de son village, Sylvain Fadat a eu l'opportunité de la réflexion, quant à la production de ces Coteaux-du-Languedoc, qui volaient alors de succès en médailles et de louanges en articles dithyrambiques!... Il avoua sa peur de voir toutes ces cuvées-vedettes perdre leur fraîcheur sur l'hôtel de la séduction et de la mode internationale. Et prit du recul, pour planter dans la montagne!...

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Ce Montpeyroux 2002, issu d'un assemblage régional classique, syrah, grenache, cinsault et carignan, possède une robe remarquable, profonde et intense. Le nez reste sur les fruits rouges et les baies, avec une note épicée très agréable. La bouche est justement d'une grande fraîcheur fruitée et les tannins plutôt soyeux, sont soutenus à chaque instant par une acidité qui contribue à un bel équilibre. Ce vin se déguste fort bien actuellement, mais pourrait encore évoluer favorablement pour le plus grand plaisir de ceux qui en possèdent encore quelques flacons...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

Posté par PhilR à 22:05 - Dégustantanés - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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