29 juillet 2007
Les Vendredis du Vin, acte V
Ça y est!... Je suis encore à la bourre!... Avec un peu de chance, juste un peu, je vais profiter du décalage
horaire pour échapper à la sanction!... Et grâce aussi, sans doute, à la bienveillance de Marsha, alias Wine Babe, qui nous a conviés à un VdV, acte V, consacré aux rosés, pas n'importe lequel, puisque c'est Notre rosé unique au monde!... L'été, un bon moment pour ouvrir les rosés!... Et même pour l'apéritif!...
Et justement, en préambule d'un petit dîner entre amis, un "pète nat'" de Patrice Colin, comme on les aime!... Une perle fine et aérienne, une jolie teinte rose saumon (ça tombe bien il y en avait dans les lasagnes!...), un fruit tendre et une belle persistance. Délicat, avec une agréable sensation de légèreté, le type même de "pétillant naturel" qu'on boirait jusqu'au bout de la nuit!...
En tout cas, une boisson littéralement apéritive, dans le sens exact du terme, accompagnée de petits feuilletés aux anchois ou aux poivrons. En fait, le fruit du hasard et la nouveauté de l'année au domaine, puisque Patrice Colin se trouvait, à l'issue des vendanges 2006, avec une cuve de pineau d'Aunis rosé trop haute en degré (13°5) à son goût. Il ne souhaitait pas commercialiser de rosé sec de ce type et opta donc pour cette petite merveille, issue d'une forme de hasard!... Et comme le hasard...
Une perle aérienne, comme si elle nous permettait de franchir les frontières!... Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de partir pour des contrées plus ensoleillées que les nôtres. Cap au sud, donc!... Avec, en entrée, des tzatziki comme en Grèce, accompagnés d'une petite arvine, Grain Blanc 2004, de Marie-Thérèse Chappaz, pour une association de saveurs et d'arômes assez originale. Les lasagnes au saumon et aux épinards s'accommodèrent à merveille d'un vin blanc de Santorin 2003 du Domaine Sigalas, avec un volume notoire en bouche et une densité impressionnante!...
Je m'égare, je m'égare!.... Voyage, voyage... Nous irons dimanche à Orly...
15 juillet 2007
RE-VE du VIN 2007, Carte blanche à Patrick Baudouin
La dernière matinée de nos REncontres VEndéennes est consacrée, désormais presque traditionnellement, aux grands liquoreux d'Anjou. Après de superbes dégustations, en 2004, 2005 et 2006 avec Francis Poirel, Philippe Delesvaux et Richard Leroy, nous espérions la présence de Patrick Baudouin, un des animateurs, tant de Sève que de Sapros, pour compléter une sorte de carré d'as du passerillage et du botrytis réunis, le tout au naturel!... Et pour le plaisir intense des sens et des papilles des participants. Pour notre plus grand plaisir donc, il nous rejoint dès le samedi soir et nous convia le lendemain matin à un tour d'horizon de ses Anjou blancs et Coteaux-du-Layon, puis à une horizontale de ses liquoreux dans le millésime 1997. Attention, sensations garanties!...
Après trois coupes on est accordé au grand processus
Après une mesure on se fond à la nature
Seul m'importe le plaisir du vin
A quoi bon parler de cela à quelqu'un de sobre?
Quelques mots empruntés au poète chinois Li Po, au VIIIè siècle, dans son recueil Buvant seul sous la Lune, qui apparaissent en façade du site du Domaine Patrick Baudouin et qui donne un peu le ton de cette
dégustation, la Lune en moins et la pluie (très exceptionnellement!...) en plus!...
Pour l'évoquer plus entièrement, une compilation de notes, dont celles d'Alain, "dingue de ch'nin", comme on en voit à l'Ascension, à Saint Jean de Monts :
- Anjou blanc sec, Le Cornillard 2004 :
Or pâle brillant, nez assez original, sur la croûte de pain, puis s'ouvrant sur des notes mûres, minérales, fumées. Bouche fraîche et intense. Sec, mais avec du gras, belle structure. Beaucoup de finesse, de classe! Jolie longueur.
- Anjou blanc sec, En Glanées 2004 :
Or brillant. Nez intense, ouvert, sur le miel, avec de subtiles notes florales. En bouche, de la puissance et de la matière! Très bel équilibre acide-amer, les sucres résiduels sont bien intégrés. Élégant et droit.
- Coteaux-du-Layon Les Bruandières 2003 :
13° et 80 g de SR. Or brillant, légers reflets verts. Nez façon miel floral. Légèrement oxydatif, au point d'évoquer des notes de "vieux rhum"! Douceur et intensité aromatique en bouche. Une liqueur médiane et un bon équilibre, avec une finale un poil chaude.
- Coteaux-du-Layon Maria Juby 2003 :
11° et 190 g de SR. Vieil or intense. Le nez est un peu en retrait, sur des notes miellées, puis une jolie pointe sur les agrumes confits. Beaucoup de finesse. On retrouve ces arômes en bouche, une belle acidité vient
compenser le sucre. Superbe équilibre, aucune lourdeur, beaucoup de présence.
- Coteaux-du-Layon Grains Nobles 1999 :
11° et 140 g de SR. Or brillant. Nez intense sur une belle dominante d'abricot confit. Légère note iodée, un peu évolué. Expression en bouche sur l'abricot, très bel équilibre.
- Coteaux-du- Layon Maria Juby 1996 :
Vieil or. Explosion dans le verre! Superbe nez de confiture de coing, très intense, précis. En bouche, une caresse! Super concentré, intense et, en même temps, une énorme présence, avec beaucoup de rôti. En finale, l'expression a un côté aérien. Il ne s'en font pas... les anges!...
- Coteaux-du-Layon Après Minuit 1995 :
8° et 350 g de SR. Or caramélisé! Grande intensité là encore. Une sorte de côté évolué, confit, caramel,
"rhum", agrumes... En bouche, un superbe sirop, soutenu par une belle acdité, une remarquable tension. Un équilibre hors normes!... Il s'en passe des choses, après minuit!...
- Coteaux-du-Layon Les Bruandières Novembre 1997 :
Vieil or. Un nez assez classique, sur des notes miellées et un beau confit. La bouche est charpentée, sur le coing et en puissance. La finale exprime quelque chose de minéral, mais se révèle une pointe chaude.
- Coteaux-du-Layon Grains Nobles 1997 :
Vieil or. Nez ouvert, intense, botrytisé. La bouche est magnifique, onctueuse, explosive. Superbe équilibre et une remarquable pointe de truffe en finale. De la noblesse!...
- Coteaux-du-Layon Maria Juby Grains Nobles 1997 :
Vieil or foncé. Miel intense, superbe botrytis. Une sensation de jeunesse!... Bouche soyeuse, sur le sucre,
avec une magnifique finesse et une remarquable précision. Un soupçon d'éternité!...
- Coteaux-du-Layon Après Minuit 1997 :
8° et 350 g de SR. Or cuivré. Fermons les yeux!... Le coing mûr le dispute aux écorces d'agrumes confits, sur une finesse splendide. Bouche incroyable! Une grande liqueur, mais une beauté unique!... Pour des instants de méditation, au-delà, bien au-delà de minuit, jusqu'au bout de la nuit!...
- Les Sens du Chenin 1997 :
Après minuit, cela devait arriver!... C'est l'heure des OVNIs!... Or brun. De la confiture d'abricot, qui garde une fraîcheur incroyable! Littéralement, extraordinaire!... Une sorte de sirop d'abricot, avec une belle acidité. Presque indescriptible! Une expérience unique!... Merci Monsieur Baudouin!... Hors normes!.. Mais, les chiffres parlent d'eux-mêmes : moins de 1° d'alcool et 690 g de SR!... Le temps suspend son vol!... C'est toute la magie des liquoreux d'Anjou!...
C'était là l'occasion de fêter les dix ans d'un millésime d'anthologie. Que l'on pourrait retrouver sans peine dix ou vingt ans plus tard!... Tout 1997 était là, y compris les matières solides retrouvées dans les fûts et même la gnôle de l'année!... Que chacun put apprécier avant... de reprendre la route!... Avec modération bien sûr!... Et non sans se sustenter comme il se doit!...
Juste le temps d'évoquer d'autres projets de dégustation, autour des liquoreux d'Anjou. Et peut-être dès la fin de l'année, à Arbois ou ailleurs, pour d'autres sensations fortes!... Prêts pour un nouveau rendez-vous, au pays des merveilles passerillées et botrytisées?...
08 juillet 2007
Le vin et la BD
Pourquoi pas un petit challenge, pour l'été?... Alors que j'effectuai quelque recherche dans un magasin de ma bonne ville de La Roche sur Yon, dédié à la bande dessinée, la Librairie 85000, il m'est venu une idée, façon Nez à ma fenêtre, que proposa Anne, de Papilles et Pupilles, à la blogosphère et aux internautes de toutes origines.
Je ne suis pas, à proprement parlé, un spécialiste de BD. Avide, jadis, de Tintin ou d'Astérix, je me suis
découvert, voilà quelques années, un grand intérêt pour François Bourgeon et ses Passagers du Vent, quelque chose qui me parle!... Mais, je ne peux oublier des années d'abonnement à Pilote et quelques personnages comme le Grand Duduche, de Cabu!...
Quel plaisir aussi, de voir réapparaître Adèle Blanc-Sec, de Jacques Tardi, dans Télérama, pendant tout l'été!...
Donc, en guise de "Nez à ma fenêtre", je vous propose le "Nez dans ma BD"!... Très simple!... Pas de photo instantanée à saisir, mais, si vous vous plongez dans quelque album, à la plage, à bord de votre yacht préféré, ou dans un refuge de haute montagne et que vos yeux se portent sur une image mettant en scène une bouteille de vin (ou autre liquide... l'eau, exceptionnellement!), une barrique, des verres et une carafe,
allons jusqu'aux amphores, vous la scannez, éventuellement, vous la prenez en photo avec votre numérique (au cas, pas forcément rare, où vous n'avez pas de scanner sous la main!) et vous me l'envoyez par mail (cliquez sur "Contactez l'auteur").
Clic, clac, Kodak!... Je stocke tout ça jusqu'à la mi-septembre et à l'issue des deux mois, je mets en ligne un album, votre album, hors du commun!... Bien sûr, vous me donnez quelques précisions sur la BD dans laquelle vous avez fait votre découverte, afin que tout le monde puisse se lancer à la chasse aux albums, à la rentrée. Ceci est ouvert à tous les internautes, bloggers et autres, de toutes origines.
Je devine aisément que quelques festins d'Astérix et autres gauloiseries, pourraient me parvenir, mais, ce serait un moindre mal!...
Le vin et la BD ne sont pas forcément des thèmes qui font équipe, par nature. Il y a bien quelques
étiquettes, apparues çà et là, sur autant de rares flacons. Pourtant, une série de
mangas japonnais ont fait un carton (un cartoon, devrais-je dire!...) au pays du Soleil Levant : en six volumes, Sommelier a notamment déclenché un intérêt supplémentaire des Japonnais et des Coréens pour le vin et... augmenté sensiblement les ventes!... Au point qu'une nouvelle série est apparue l'automne dernier là-bas : Sommelière bien sûr, qui sera sans doute disponible en France bientôt.
Bonne chasse donc, pour l'été!... Bien sûr, vous pouvez effectuez votre recherche verre en main et nous parler de votre accord du jour vin et BD.
Un blog à consulter également : les choix de Sophie.
01 juillet 2007
Vinexpo, côté jardin, côté offs !...
Voilà quelques années, ces petits salons, côté jardin, avaient des airs de dissidence, aux yeux des organisateurs du grand forum mondial. Désormais, ils font pleinement partie du paysage. Et, pour tout dire, les visiteurs ne peuvent désormais les négliger, tant leur contenu et la qualité des vignerons présents apportent un réel plus à la semaine. Bien sûr, parfois, cela complique le séjour : des déplacements supplémentaires, un planning à gérer, avec des durées limitées... Mais, du plaisir, à plus d'un titre!...
Encore faut-il éviter de se fourvoyer dans le planning des visites possibles!... Pour ma part, j'avais opté pour trois visites et une impasse. Cette dernière, c'était Moulin-Pey-Labrie, à Fronsac, pour cause de déjà vu... Les deux visites "hors les murs" de Bordeaux, c'était Château Falfas, à Bayon, avec l'Union des Gens de Métier et Château de Cujac, à St Aubin de Médoc, pour Wines up!... Et, pour conclure, Renaissance des Appellations, de Nicolas Joly, au Mercure de la Cité Mondiale du Vin, sur les quais. Donc, Cujac le lundi après-midi et Falfas le mardi matin!... Tout faux!... Falfas, ce n'était que le lundi!... J'aurais du vérifier!... Et je m'étonnais que quelques amis y soient tous simultanément!...
- Wines Up! / Haut les vins! Château de Cujac, à Saint Aubin de Médoc :
De jolies dépendances, façon salle de réception, un peu comme celle de Saint Aubin de... Luigné, perle du Layon, où avait lieu cet hiver Anges Vins. Quelques perles cette fois, à Cujac, où l'on pouvait se sentir des ailes, à la découverte de quelques éminents représentants de la viticulture française, Patrick Baudouin, Marc Ollivier, Eric Nicolas, Sylvain Fadat ou encore Francis Boulard, entre autres!...
C'est avec ce dernier et, en compagnie de Benoit Tarlant, de passage, que débute la visite avec une série de jolies cuvées et, pour conclure, accompagné d'Eric cette fois, un Brut rosé en tout point remarquable!...
Cap sur les quelques vignobles étrangers présents ce jour-là, histoire de rester dans l'ambiance sans frontières de la semaine.
En premier lieu, Cascina Corte, d'Alessandro Barosi, qui propose notamment des dolcetto de Dogliani, au
coeur du Piémont. En compagnie d'Amalia, découverte de trois dolcetto, avec des élevages en cuves inox, alliant rondeur fruitée et belle structure, notamment pour la cuvée Vigna Pirochetta 2005. A noter aussi, un Nebbiolo des Langhe et un Barbera (élevé pour partie sous bois) très intéressants.
Restons dans le Piémont, pour une rencontre avec Luca Roagna et ses Barolo et Barbaresco, issus de la plus pure tradition piémontaise!... Celle qui fait le choix d'élevages prolongés, en grands foudres de bois et qui tente de faire découvrir aux amateurs (les Français ont parfois du mal!...) la logique et la nécessité de laisser du temps au temps. Après un Dolcetto 2005 et un Nebbiolo des Langhe 2001 (issu à 50% de
l'appellation Barolo et à 50% de Barbaresco), qui donnent l'orientation globale (puissance, fermeté...), en route pour quelques surprises :
- Opera Prima XV :
Un étonnant assemblage de trois millésimes : 1997, 1998 et 1999! Une tradition du domaine! Issu de certaines parcelles du cru appelé Pajé, en Barbaresco. Longue macération (plus de 50 jours!), élevage de deux à quatre années et perspective de conservation de trente à quarante ans!... Force et puissance!... Pour le moins!...
- La Rocca e la Pira, Barolo 2000 :
Une cuvée dans le même esprit, exprimant toute les qualités d'un Barolo de grande garde! Les premières sensations de l'évolution du bouquet et une impression de minéralité intense.
Avec le Barbaresco Pajé 1999, puis les Barolo Riserva 1997 et le Barbaresco Riserva Pijé 1998, nous remontons le temps. Puis, d'autres surprises vont encore suivre :
- Langhe Solea 2000 :
Un blanc vinifié et élevé dans le même esprit et sur les mêmes bases : trois à cinq années d'élevage pour un assemblage de 80% de chardonnay et 20% de nebbiolo vinifié en blanc. Un vin à mettre à table comme un
rouge, ou pour quelques instants de méditation!...
- Barbaresco, Crichët Pajé 1998 :
Toujours plus! Soixante quinze jours de macération. Cinq à six années d'élevage en petits foudres de bois
d'origine française!... Un vin monacal!... Toute l'austérité et la puissance d'un grand Barbaresco. Bure de laine brune, sandales sur le pierre froide du monastère, chant grégorien à mes oreilles... Lors de ma prochaine retraite spirituelle, je veux ça tous les jours!... A moins que, le suivant...
- Barolo Riserva 1993 :
Le dernier vin de la série est en carafe. Luca Roagna m'explique en quelques mots : "...avec ce vin, on commence à deviner ce que sont les arômes tertiaires d'un grand Barolo!... Ils commencent juste à apparaître!..." Mais, c'est un 1993?!... Ouahouuu!... La couleur est superbe, profonde, quelques reflets ambrés. Au nez, de superbes arômes de cerise fraîche, de tabac, léger, aérien, tout à fait étonnant!... La bouche est d'un très bel équilibre, avec une puissance fruitée, des tannins fermes, mais d'une étonnante finesse. Minéralité à l'avenant!... Superbe!...
Pour finir l'après-midi, passage par la péninsule ibérique. L'Espagne d'abord, avec les vins de la Rioja d'Olivier Rivière. Une piste à suivre, du fait de la qualité globale d'un premier millésime 2006 : Rioja blanc Jequitiba, 100% maccabeu, à la très belle fraîcheur, puis la cuvée rouge Ravosuva, 90% tempranillo-grenache et 10% graciano. A noter également Rochère 2006, 70% grenache et 30% tempranillo et Rochère Selecto, avec une dominante tempranillo (50%) et un apport de grenache (35%) et graciano (15%). Ces rouges sont pleins de fruit et de rondeur élégante, avec un bel équilibre harmonieux, non dénué de tension ferme et droite. Attention! Découverte!...
Enfin, en guise de succulente conclusion, les Portos de la Quinta do Infantado, tous plus remarquables les uns que les autres!... Après deux vins rouges du Douro, un Porto blanc, au nez frais de fruits blancs, suivi d'un Porto Ruby meio seco, plein de fruits rouges. Enfin, le Porto Vintage 2004 et le Porto Tawny nous laissent quasiment sans voix, si ce n'est nous interroger encore et encore sur la diffusion des portos de ces catégories dans notre beau pays!...
- La Renaissance des Appellations, Mercure, Cité Mondiale :
Plus de 80 vignerons et non des moindres, réunis dans une grande salle de la Cité Mondiale du Vin, en ce mardi. Parmi eux, Leflaive, Tissot, Barral, Deiss, Zind-Humbrecht, Cazes, Hauvette, Coulée de Serrant, etc...
Retour en ville donc et, pour rester sur la ligne fixée, je me dirige vers la vingtaine de domaines étrangers présents : Allemagne, Australie, Auriche, Chili, Espagne, Italie, Slovénie, la biodynamie est quasiment universelle, n'en déplaise à ses détracteurs et aux perplexes de tout poil!... Pour tout dire, au travers de quelques courtes conversations, on devine même que certains vignerons italiens ou espagnols, par exemple, sont un peu indisposés, par cette forme de procès, que l'on inflige parfois à la méthode en France, depuis de nombreuses années. Même si la tendance s'inverse doucement...
Après quelques conseils de René Mosse, l'Ange-Vin, je me dirige vers d'autres découvertes transalpines, comme Cascina Degli Ulivi, de Stefano Belloti, piémontais de Novi Ligure, plus proche en fait, de la côte
ligure et de Gênes, que de Turin. Un ensemble passionnant de blancs et de rouges, soignés, généreux, agréables, en appellations Gavi et Monferrato notamment. A suivre également, le Domaine de Montesecondo, de Silvio Messana, au coeur du Chianti, qui a adopté la biodynamie depuis peu, ou encore l'Azienda Agricola Bio d'Emidio Pepe, en Montepulciano d'Abruzzo, non loin de la côte adriatique, pour des rouges de garde de belle facture et un trebbiano franc et droit.
En guise de conclusion, deux vins de Telmo Rodriguez, Matallana 2004, très grand Ribera del Duero, avec du fruit et de la fraîcheur, ou encore Altos Lanzaga 2004, un Rioja puissant et joliment persistant. Enfin, deux petits monstres, avant de prendre la route : Pingus et Flor de Pingus, le premier gratifié d'un 100/100 par Mister Parker soi-même et de quelques tarifs astronomiques sur Internet!... C'est aussi cela le vin et la dégustation : des instants, des centilitres de rêve éveillé, avalés parfois, recrachés souvent, histoire de démythifier quelques flacons!...










































