22 août 2007
Chacun son tour!...
Krrruuuuiikkk!... Ça y est!... Je ferme les volets!... Au moment où certains reviennent des îles... où d'autres rentrent de la plage (enfin! ceux partis sur la Côte d'Azur!...), je prends la route pour Bordeaux, histoire de humer l'air d"un nouveau grand millésime, puis des Pyrénées Ariègeoises!...
Au programme : le millésime 2007 en Anjou, en Vendée, une rencontre avec Cyril Le Moing, une découverte des terroirs avec Eric Morgat et Richard Leroy, une dégustation de liquoreux d'Anjou qui se profile... Non! Je blague!... Escapades et randos diverses, dénivelés, contemplation des lacs, de la faune, de la flore, écoute du silence... Respirez, soufflez!... See you later!...
18 août 2007
Vins vénérables du Dézaley
C'est la quinzaine de la Suisse sur La Pipette!... Sans doute pour regretter un peu plus de mettre le cap au 180, plein sud, pour les vacances, plutôt que de prendre la route des Alpes!... Mais, tout s'explique!... Après avoir passé un été, ou presque, dans une région où le thermomètre n'a guère dépassé 20-22°, les raisons (dommage pour les raisins!) sont vite trouvées!... Courage, fuyons!...
Laissez-vous tenter!... Ne résistez pas aux appels des sirènes des bateaux du Léman!... Et à l'invitation de Laurent Probst, amateur passionné de La Tchaux, qui vous convie pour l'heure, à une superbe dégustation de vieux millésimes du Dézaley, appellation sise au coeur de la région de Lavaux, classée depuis peu, au Patrimoine Mondial de l'Humanité, par l'UNESCO.
Jetons les bases de cette journée : la dégustation, quelques vieux millésimes de Dézaley, vins blancs issus de chasselas, a, en elle-même, de quoi marquer la mémoire olfactive et gustative de tous les participants, mais ceux-ci pourront profiter de l'occasion pour admirer des paysages qui comptent parmi les plus superbes, catégorie vinicole, de la planète!...
Réservez-donc votre journée du samedi 3 novembre prochain! La matinée sera, en partie consacrée à la visite du Domaine Henri Cruchon, situé à Echichens, en appellation Morges, la plus à l'est de la région
dite de La Côte, juste séparée du Lavaux par la ville de Lausanne.
L'après-midi permettra donc la découverte d'une sélection de vins issus des millésimes 2002 (ou 2000) jusqu'à 1976. Il ne s'agira pas là, toutefois, d'une verticale, puisque les vins sélectionnés auront pour origines : le vignoble de la ville de Lausanne (deux clos au coeur du
Dézaley), le négoce local et quelques vignerons-encaveurs.
A l'heure où paraissent ces lignes, il reste cinq à six places disponibles. Le coût, pour cette dégustation : 60 à 70 francs suisses, soit environ 38 à 43 €, ce qui semble fort raisonnable pour une série de vins de 18 à 30 ans d'âge, voire plus!...
Lors d'un premier "repérage", Laurent Probst a pris quelques notes, à propos de vénérables chasselas du Dézaley, dégustés en compagnie de Christian Dubois, de la cave "Les Frères Dubois et Fils", au Petit Versailles, à Cully :
- Dézaley Marsens 1990 : un vin concentré, d'apparence encore jeune. La bouche n'a pas encore trouvé son équilibre, le temps ne l'a pas encore poli, arrondi. Ce vin ne parait pas avoir près de 17 ans!
Impressionnant!...
- Dézaley Marsens 1982 : un vin d'un autre éclat, à l'oeil, au nez et en bouche. Il a très bien supporté son quart de siècle. Issu pourtant d'un millésime très moyen... Très bien.
- Dézaley Marsens 1984 : robe orangée, nez oxydé, avec des notes de zeste
d'orange confite. La bouche est fatiguée. Ce vin (cette bouteille!) est "mort"!
- Dézaley Marsens 1973 : plus de trente ans et il ne parait pas son âge!... La robe est d'un beau jaune à reflets verts. La bouche est stricte, sans être restreinte en volume . Bien +.
Vous pouvez consulter aussi un article paru dans Le Temps, qui évoque une dégustation proposée
récemment par Dominique Fornage, à Sierre, autour de quelques vieux millésimes valaisans, cette fois.
Voilà qui tend à démontrer que nos habitudes, nos rythmes de vie, ont perturbé un des aspects essentiels de la fabrication du vin : le conserver en cave, l'élever en quelques sortes, afin de l'apprécier lorsqu'il tend vers l'équilibre des saveurs, des arômes, notamment dans les meilleurs millésimes. Les Vaudois ne cherchent pas à
nous donner de leçon en la matière, puisque les vignerons de la région ne cachent pas que les vieux millésimes sont rares dans les caves du pays, tant les vins blancs secs et même les rouges, ont toujours été considérés comme des vins de soif, à consommer d'une année sur l'autre. Ceci dit, lorsqu'on sort des casiers, ces vénérables vins du Dézaley, ils nous montrent aisément qu'ils ne méritent pas de sombrer dans l'oubli, ni de souffrir d'une supposée échelle des valeurs internationales, qui leur serait, soit disant, défavorable. Au final, que de bonnes raisons de partir à la découverte, verre en main, de ces merveilles!... Rendez-vous en Dézaley?...
Pour tout contact avec l'organisateur de cette journée, Laurent Probst, cliquez ici.
13 août 2007
La Fête des Vignerons de Vévey, en Suisse
Attention!... La lecture de cet article ne doit pas décider, nécessairement, de votre prochain séjour sur les bords du Lac Léman!... En effet, il s'agit là d'un flash-back sur un évènement, plutôt méconnu en France
notamment et ailleurs, je suppose, qui s'est déroulé en 1999, à Vévey, pour la dernière fois
du XXè siècle. La date de la prochaine édition, pour tout dire, n'est pas connue. Mais, comme on admet volontiers qu'elle ne se déroule qu'une seule fois par génération, tous les vingt-deux ans, il vous reste un peu de temps avant de faire une croix sur le calendrier de l'année... 2021!... En effet, c'est là la date supposée des futures festivités, destinées notamment à saluer et récompenser les meilleurs vignerons du Canton de Vaud, mais d'aucuns estiment que ce pourrait être 2025, voire 2031 (toujours une année impaire), tant le budget de l'affaire s'avère de plus en plus conséquent!... Bienvenue à la Fête des Vignerons!...
Imaginez un peu, une sorte de Puy du Fou, puissance dix, relooké par Goude ou Découflé. 5 050 acteurs-figurants, dont 670 écuyers, la plupart vivant dans le Pays de Vaud, voire sur la Riviéra vaudoise même. Vingt jours de représentation au coeur de l'été. Les arènes au bord du lac, pleines de 16 000 spectateurs à chaque rendez-vous du Spectacle et lors des quatre Cortèges. Ils sont fous ces Vaudois!... En tout cas, sacrément passionnés, pour offrir avec tant de fierté, tant de soin, une fête teintée de gigantisme, à l'image - pourquoi le nier?... - d'un budget assez "kolossal" : pas moins de 54 Millions de francs suisses!...
Un beau temps estival nimbe le lac et ses pentes environnantes d'une légère brume de chaleur. Venant de Montreux, le bateau déverse quelques passagers curieusement costumés. Ils participent au Cortège, en
cette fin de matinée. Parmi eux, une dame, entre deux âges, nous explique que c'est la troisième fois qu'elle y prend part. C'est avec une émotion certaine, qu'elle évoque 1955, année où elle était une très jeune fille, représentant comme nombre d'autres, au cours du spectacle, les très jeunes vignes. En arrivant sur le Quai Perdonnet, le pas se ralentit, la foule se presse. Dans un square, une silhouette de bronze, très photographiée, nous rappelle la présence, ici, naguère, de Charlie Chaplin. Les notes joyeuses d'un orchestre sur la place proche, des rires non loin de là : la ville est en fête!... Et LA fête à Vevey, on connaît!...
En nous approchant de la Place du Marché, les rencontres curieuses se multiplient : deux cent-suisses
écarlates, plumes au vent, posent pour la photo avec trois jolies vendangeuses gitanes. Cérès, alias Demeter, oubliant son statut de divinité du jour, une flûte de Champagne à la main, trinque avec Arlevin, le roi des festivités. L'Abbé-Président et ses Conseillers se congratulent, en se dirigeant vers la cantine de Chardonne, où ils pourront apprécier une entrecôte Bacchus, à moins que leur choix ne s'oriente vers des filets de perche au citron.
C'est que le temps est beau, saluons les astres. Le Soleil aujourd'hui, et demain la Lune qui, éternelle
joueuse, tamisera la lumière ambiante au coeur du spectacle. C'est qu'en ce 11 août 1999, c'est le jour de l'éclipse totale (ou presque) de Soleil!... Au moment même où les Vignerons-guerriers surgiront et livreront bataille aux nuées chargées de grêle et finiront par remporter une victoire héroïque!... Plus tard, l'Armailli entonnera le Ranz des vaches, la séquence émotion pour tous les Vaudois présents. Cors des Alpes, lanceurs de drapeaux et troupeaux de vaches altières (non, ce n'est pas un lapsus
calami de laitières!), dont les sonnailles rythment le chant du Choeur rouge.
Ne vous y trompez pas!... Tout ceci est très sérieux. Depuis 1770, la Confrérie des Vignerons de Vévey, qu'on appelait à l'époque Abbaye de l'agriculture, dite de St Urbain, se donne pour objectif de récompenser les vignerons-tâcherons de la région. Les experts désignés passent dans le vignoble, au cours des mois qui précèdent, notent, jugent et classent les plus valeureux viticulteurs. Certains seront couronnés (5 en 1999), d'autres distingués (19) et enfin, les plus nombreux, primés (73). Des médailles de vermeil, des médailles d'argent, distribuées au cours de la cérémonie du Couronnement, qui transforma l'ancienne Parade en Fête des Vignerons. Le spectacle fut ensuite structuré, s'appuyant sur le rythme des saisons. Les divinités se multiplièrent, les ornements traditionnels,
très couleur locale, se glissèrent dans la parade. C'est là, sans doute, le ferment de l'enthousiasme collectif, qui ne manque pas d'étonner les visiteurs.
Depuis le début du XXè siècle, cinq représentations donc : 1905, 1927, 1955, 1977 et 1999. Cette dernière était la douzième ou la treizième depuis l'origine, au XVIIè siècle. A quand la prochaine donc?... Nul ne le sait vraiment. 2021, pour respecter le rythme de 22 ans, adopté depuis 1955. Certains parlent de 2024, d'autres de 2034. Sont-ce là les généreux mécènes (les Fondations AR&J Leenaards et Sandoz) et les Compagnons de la Fête (Banque Cantonale Vaudoise, Nestlé...) qui prennent conscience de l'ampleur du financement?...
Indiscutablement, une célébration à nulle autre pareil!... Une fête résolument estampillée "Canton de Vaud"! Les Suisses allemands, les Valaisans sont, pour la plupart assez perplexes, face à cette quinzaine façon Bacchanale, cette fête romaine qui célèbre le vin et les sens. Certains éminents spécialistes suisses de l'Antiquité se réjouissent d'ailleurs que leurs compatriotes se permettent à leur tour de libérer leurs pulsions, à l'instar des Grecs et de leurs dionysies. Dans un article du journal Le Temps, le psychologue Jacques Chappuis, lui-même moissonneur en 1977, donne quelques axes d'analyse.
Gageons que, quelques jours, quelques mois après la Fête, la gueule de bois des participants doit être aux dimensions de ces festivités estivales et les crus de Lavaux ou de la Côte, Epesses ou Dézaley n'y sont sans doute pour rien!... Et que dire de François Rochaix, concepteur, directeur artistique et metteur en scène, mobilisé durant sept ans!... Ou encore François Debluë, désigné en qualité de poète dès le début 1995?... Porte-parole d'une génération!... Pas une mince affaire!... Et qui pour relever le défi du nouveau millénaire?... Rendez-vous en 2021... ou 2024!...
11 août 2007
Parfum de jumelage Vendée-Champagne!...
Un rien énigmatique, ce titre, je vous le concède!... En fait, il s'agit là de l'acte de naissance d'un vignoble, en Vendée, dont le potentiel historique est indéniable!... L'idée d'une sorte de jumelage vous paraîtra sans doute quelque peu saugrenue, mais vous comprendrez aisément le cheminement d'idée.
Nous sommes donc à Mareuil sur Lay, au coeur du bocage vendéen, à quelques encablures de la plaine de
Luçon et du marais Poitevin. Un des Fiefs Vendéens qui briguent l'AOC, après moult années passées à tenter de convaincre l'INAO, que ce VDQS mérite bien une promotion. Le Lay est un petit fleuve qui est, en fait, le cours d'eau le plus important du département de la Vendée. Il n'est certes pas bordé de coteaux plantés de premiers et grands crus, comme celui qui traverse la cousine champenoise Mareuil sur Aÿ, mais la vocation viticole du lieu est certaine.
Or, avant tout regroupement de communes et remembrement, non loin du village de Mareuil (sur Lay), se situait une paroisse du nom de Saint André sur Mareuil, berceau viticole du secteur, qu'on appelait d'ailleurs Vigneron, juste après la Révolution. Et là, un château, qui devint au début du XXè siècle, la propriété, à caractère résidence estivale, de la famille Taittinger, célèbre en
Champagne, dont Pierre, connu notamment pour avoir été le Président du Conseil Municipal de Paris pendant la Deuxième Guerre Mondiale, fut un résident à la fois occasionnel et régulier.
Le château de Saint André a donc été longtemps, à proprement parlé, un des châteaux viticoles en vue de la région. Lorsqu'il fut vendu, par la famille Taittinger, en 1968, Pierre étant décédé en 1965, cette vocation à produire, presque historiquement, des vins de qualité était déjà oubliée, puisque les vignes avaient disparu. Ce qui composait alors le Clos Saint André n'était déjà plus que friche et le restera quelque quarante ans!...
Et c'est là qu'entre en scène Jérémie Mourat, trentenaire passionné de vignes et de vins, fils de Jean Mourat, vigneron local qui créa la Ferme des Ardillers, ou Maison Mourat, connue depuis quelques années notamment pour son Château Marie du Fou (rien à voir avec le Puy...). Redécouvrant
tous les aspects historiques d'une terre située à quelques centaines de mètres, à peine, du domaine familial et après avoir pris en compte l'échec d'une première négociation, voilà quelques années, Jean et Jérémie Mourat reprirent contact avec les propriétaires actuels de ce fief et trouvèrent un terrain d'entente avec ces derniers. Ils purent ainsi faire l'acquisition de neuf hectares... de friches, situés dans la meilleure partie du coteau. Le rêve, que fait tout vigneron, de disposer d'une telle terre, vierge de tout (mauvais) traitement depuis des lustres, se concrétise alors. Tel le phénix, le Clos Saint André renaît!... Et pour Jérémie, le projet de toute une vie!...
Très vite, la conversation révèle l'enthousiasme, la passion du jeune vigneron mareuillais pour cette aventure. Les traits d'humour dissimulent mal les inconnues de l'affaire. C'est un défi, il n'a pas l'intention de
le cacher. Tout nouveau, tout beau... et tout bio en plus!... Il est attendu au coin de la parcelle, bien sûr, il ne l'ignore pas. La barre est haute, mais ses goûts sont désormais plus sûrs. Il est admirateur des vins de Thierry Michon, à Brem, non loin de là, ou d'Eric Morgat, à Savennières. Les grandes options sont définies : il s'agit de produire un vin de haute qualité et de s'en donner les moyens dès la plantation. Conversion en biologie, travail de la terre. Le format des vendanges est déjà connu : manuelles, petites cagettes... Le nouveau chai (pas le moindre aspect du projet!) permettra un travail par gravité et un élevage de qualité.
Les trois premiers hectares ont été plantés en avril dernier. Là aussi, il faut tout intégrer. Arracher ailleurs,
déplacer les droits. Sur ces 3 ha, du chenin pour l'essentiel. Jérémie Mourat veut produire là un grand vin blanc sec. Pour respecter le décret d'appellation et obtenir le droit d'utiliser le terme "clos", il a dû aussi planter du chardonnay (50 ares), même s'il n'apprécie guère ce cépage lorsqu'il est planté dans la région. C'est quelque part, ce qui l'oppose à l'ancien propriétaire, Pierre Taittinger, qui, pour ses crus de Champagne, donna la priorité à ce cépage s'accommodant mieux, sans doute, du calcaire de la Marne que des schistes des contreforts du Massif Armoricain.
Cette plantation, elle-même, ne doit rien au hasard. Étant en possession d'un plan du vignoble, dessiné de la main même de Pierre Taittinger dit-on, Jérémie Mourat étudia longuement le document, puis opta pour un
premier secteur, dit le Fief des Grolles, dont le sol se compose notamment de schistes rouges, qui se délitent parfois, avec une terre assez lourde et une assez grande proportion d'argile, éventuellement ferrugineuse. Presqu'une terre à rouges d'ailleurs!... Les six autres hectares composant le Fief de la Pierre et Les Braudières sont, sans aucun doute, des terres plus chaudes, avec des schistes gris-jaunes, des ryolithes et une proportion non négligeable de quartz de divers formats. Espérant travailler bientôt avec le botrytis, qu'il apprécie particulièrement, le vigneron pourrait bien être amené à composer avec une bonne dose de raisins passerillés, surtout lorsqu'on constate l'aérologie du lieu...
Il en faut plus, sans doute, que toutes les incertitudes du climat, pour casser son enthousiasme. De plus, il dispose d'un peu de temps pour mieux cerner le lieu, pour choisir les options. La première cuvée du Clos Saint André pourrait être millésimée 2010, voire même 2011. Ce sera son premier rendez-vous avec tous les professionnels et les amateurs. Avec lui-même aussi. Avec ses propres rêves. Un peu comme une naissance. Tout aura été fait pour atteindre un objectif qui reste ambitieux. Et les premiers regards échangés, verre en main, pourraient alors générer quelques frissons le long de son échine et nous, sur nos papilles étonnées. Pour ce type d'aventure, je crois que nous sommes déjà un certain nombre à rêver de lui dire alors : "Bravo Jérémie!..."
Allez, Monsieur Mourat!... Au travail!... Nous attendons avec une certaine impatience, des nouvelles de votre terre d'aventure!... Ceci dit, je persiste : un peu de pinot meunier planté là, comme par erreur, vous permettrait peut-être un jour, de croiser le fer, en quelques sortes, avec vos illustres précédesseurs champenois, en sabrant quelques flacons, lors de bacchiques festivités célébrant une sorte de jumelage, par delà les générations et les époques!...
08 août 2007
Comme une envie de grand bleu, de grand beau!...
Vous savez quoi?... J'ai l'impression que le week-end passé, le premier du mois d'août, a un top potentiel pour être le plus beau de l'été 2007!... Et peut-être le seul!... Bigre!..
Je ne céderai pas au désespoir, au catastrophisme aigu, mais quand même!... A peine passées ces deux superbes journées, revoilà le flux d'ouest, de nord, de nord-ouest quoi!... Fraîcheur, pluie, orages. Il est tombé pas moins de 30 mm du côté de Mareuil, Fief Vendéen bien connu, dans la seule nuit de lundi à mardi!...
Donc, en ce beau week-end, petite balade à Noirmoutier, pour profiter de la mer et du soleil et aussi pour assister aux Régates du Bois de la Chaize, ou Régates Lancel Classic, qui se déroulent, comme chaque année, au large de la Plage des Dames et de La Potinière, crêperie-bar-rhumerie bien connue des estivants de passage.
"Un peu de glace?... La musique n'est pas trop forte?..." Ambiance. Ceci dit, pour information, les Régates Lancel sont réservées à quelques vieux gréements, des types "Requin" et "Dragon", ce qui garantit un magnifique coup d'oeil, surtout lorsqu'on est sur l'eau, pour les amateurs d'une forme de tradition et d'esthétisme dans le domaine de la voile. Avec en plus, la possibilité d'admirer Pen Duick sous voiles et entre les mains de Jacqueline Tabarly, ou d'autres barrés par d'éminents voileux, comme Bruno Peyron, par exemple.
Pour l'occasion, les spécialistes l'auront constaté aisément, en ce samedi, c'était, malheureusement, pétole totale, façon pot-au-noir... moutier, bein sûr!... Pas un souffle d'air!... Alors que les autres jours, les rafales vous retourneraient le parasol!... Las!.. Juste le temps de quelques clichés et on s'en remet à la presse régionale pour saisir un instant de plaisir et de navigation... dans les petits airs!...
Et pour saluer ce grand beau temps et oublier la petite frustration des régates annulées à Noirmoutier, ouvrons un flacon issu d'un millésime caniculaire et originaire d'un pays où il n'y a pas souvent l'feu au lac, mais dont les voileux ont montré toute leur compétence en matière de régates, dans les deux dernières
éditions de la Coupe de l'América. Il s'agit de la Suisse, bien sûr!...
Destiné à accompagner une pizza maison, avec force tomates, olives, anchois, chorizo et parmesan, ce Gamaret 2003, de la Cave du Vieux Moulin, de Romain Papilloud, au coeur du Valais. Dans un registre assez puissant, avec une très agréable gamme aromatique sur les fruits mûrs, s'ouvrant délicatement sur des notes florales. Le vin garde une sorte de "niac", qui répond fort bien à la tomate et aux saveurs mêlées pour l'occasion. Long, soyeux, tonique, quelle jolie surprise!... Mais, en est-ce vraiment une lorsqu'on connaît la passion du vigneron de Vétroz?...
Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif
04 août 2007
Pub : Chai Carlina à tire d'ELLE!...
C'est l'été!... Ben si, puisqu'on vous le dit!... Les plages de l'Atlantique sont balayées par des vents variables, tantôt d'est, tantôt d'ouest. Le matin, vous pouvez profiter des vents de terre et tirer de longs bords avec votre catamaran préféré, à quelques encablures du sable blanc!... L'après-midi, la mer remonte et s'anime. Pour un peu, on sortirait le surf!...
Entre les deux, un peu de lecture peut-être!?... Ça tombe bien, ELLE, n° 3213, du 30 juillet est disponible!... ELLE, c'est pas mal, pour les séquences serviette de plage, non?!... Et que lit-on en page 10 du supplément ellelittoral Pays de la Loire?...
Le "coup de coeur" de ELLE, à Saint Jean de Monts, cette semaine, c'est le Chai Carlina!... Un choix qui ira sans doute droit au coeur des passionnés, visiteurs de l'Ascension, mais qui pourra être aussi confirmé par les vacanciers et vignerons de passage, tels Vincent Ricard ou Patrice Colin, vus récemment au bar du
Chai, ou comme quelques Lpviens en villégiature estivale sur la Côte de Lumière, voire quelques candidat(e)s aux futures éditions des REncontres VEndéennes autour du VIN!...
En plus, le magazine évoque le vignoble de Vendée et cite pour l'occasion le Domaine Saint Nicolas, de Thierry Michon.
Vous pouvez, accessoirement, à l'heure du rosé frais, faire vos devoirs de vacances sur le bar, avant même d'apprécier un steak tartare, préparé ou pas ;-) ou que sais-je encore?... Des tartines diverses, ou quelques préparations jumelées, le plus souvent, d'une suggestion liquide de Philippe, le maître des lieux, qui manque rarement l'occasion de vous surprendre!... Le moment donc, de vous présenter le staff féminin du Chai Carlina au grand complet. Je ne peux pas vous garantir qu'elles soient toutes abonnées à ELLE, mais le sourire et la bonne humeur ne sont pas les moindres de leurs armes!... Autour de Sylvie, vous trouverez le plus souvent Amandine, Élodie, alias Elo ou "lesbrunesnecomptentpaspourdesprunes", Aurore et Émilie.
Finalement, ELLE, un magazine très recommandable!... Quant au Chai Carlina, j'y passerai demain midi!... Pourquoi pas vous?...












































