Savennières, par Le Rouge & le Blanc
Le dernier numéro de la revue très appréciée des amateurs, Le Rouge & le Blanc, vient de se glisser dans la boîte aux lettres des abonnés, qui ne manqueront pas, là encore, de le dévorer!...
Henri-Noël Lagrandeur et Yaïr Tabor se sont-ils hissés jusqu'au belvédère naturel, qui permet de découvrir quelques très beaux paysages?...
En tout cas, ils nous proposent là, un joli tour d'horizon des domaines, des cuvées, des millésimes qui tend à démontrer tout le potentiel d'une appellation qui, naguère, laissait, parfois, perplexe les amateurs et qui, désormais endosse les habits ajustés d'un Grand Cru en devenir. On y lit, au passage, tout l'apport d'un Clément Baraut, oenologue et figure locale, qui entraîne nombre de domaines sur la voie du travail des sols.
Bien sûr, il reste encore beaucoup d'options possibles : botrytis ou pas, fermentation malolactique ou pas, soufre en baisse ou pas... La génération la plus récente se met à l'écoute des terroirs, des parcelles, des sols souvent remarquables. Au final, beaucoup de place encore pour le débat et pour la dégustation!... Pour vous peut-être également, lors de votre prochain voyage dans la région.
Les voyages, auxquels Le Rouge & le Blanc vous invite à cette occasion. Et pourquoi pas avec ce numéro 89 sous le bras, pour partir à la découverte du Palatinat, région frontalière allemande et ses grands terroirs dédiés au riesling. Ou, en cette veille de l'été, prendre la route, en quête d'une rencontre, sans doute inoubliable, avec une grande vigneronne des Baux-de-Provence, Dominique Hauvette.
L'été est là!... L'été est là!... L'été est là, mais le printemps ne le voit pas!... Y'a plus d'saison, mais, heureusement, il nous reste Le Rouge & le Blanc!...
L'Antre deux verres, à St Emilion
Une piste à suivre pour tous ceux qui, au sortir d'une visite au château et d'une dégustation de quelque grand cru local, se découvrent une petite faim!...
Il faut le dire, depuis nombre d'années, les amateurs, en villégiature du côté de la petite ville aux escalettes pavées de pierres disjointes, ont l'habitude de se rendre à une adresse bien connue : L'Envers du décor, de François de Lignéris.
C'est d'ailleurs de là que vient Stéphane qui, depuis quelques années, propose une alternative, plutôt dans l'esprit, quelques dizaines de mètres plus bas, Escalette de la Grande Fontaine : L'Antre deux verres.
Un caveau dans la pierre, à l'ombre de la Tour du Roy et tout près du Grand Lavoir, qui permet d'accueillir des petits groupes et dont les recoins peuvent préserver l'intimité des couples de passage ou des hommes d'affaires.
On peut y apprécier moult tartines et plusieurs formules, allant du menu sur le pouce à une dégustation plus gastronomique. En tout cas, de jolies assiettes et des quantités slurpiquement gourmandes et copieuses.
Très jolie carte des vins également, que le sommelier de l'Antre assure vouloir augmenter et de plus, très ouverte sur toutes les régions. Y'a pas qu'Bordeaux dans la vie!... Vous pourrez sans doute aussi deviser aimablement sur les vins tendance, les cuvées oubliées, les flacons locaux trop chers... Stéphane est passionné et n'envoie pas dire ce qu'il a à dire!...
Juste un petit dessert (des cannelés, bien sûr!), un verre d'eau (mais pas plus!), café, l'addition et hop!... Vous pouvez attaquer la face sud de St Émilion, pour retrouver votre véhicule et repartir sur les routes, pour d'autres découvertes.
L'Antre Deux Verres
Escalette de la Grande Fontaine
1bis, rue de la Porte Ste Marie
33330 St ÉMILION
Tél. : 05 57 24 09 73
Escapade Saint-Emilionnaise
A peine quelques heures de route, un petit groupe qui se forme et nous voilà à St Émilion pour la journée!... Deux visites au programme de celle-ci : le Château Pavie-Macquin, Premier Grand Cru Classé, depuis la dernière révision du classement, en septembre 2006 et, non loin de là, le Château Bellevue, d'André Chatenoud, à Lussac-St Emilion.
Deux univers, à quelques kilomètres l'un de l'autre. Même si le premier (que dis-je, le Premier!) n'a jamais fait d'esbroufe, on perçoit aisément que le château a désormais un rang à tenir, même si la dernière décennie lui a permis de démontrer, verre en main, tout le potentiel du cru et le travail de qualité effectué, à longueur d'année, sous la houlette de Nicolas Thienpont et Stéphane Derenoncourt, ce dernier, "né", en quelque sorte, sur la côte Pavie, au début des années quatre-vingt dix!... Saluons, au passage, le parcours d'un jeune vendangeur, venu la guitare en bandoulière du pays des Ch'tis et qui est devenu, le temps de quelques millésimes, Stéphane le Syrien (cf RVF de mai 2008)!...
A Pavie-Macquin, il arrive que l'on ressente une atmosphère particulière... Est-ce le site lui-même, parcouru par quelque brise de pente?... Cette vue sur Pavie, Ausone et la plaine de St Émilion, lorsqu'on prend le temps de se glisser sous les majestueuses silhouettes des grands chênes, au sommet, ou presque, de la Côte?... A moins que ce ne soit cette petite maison en pierre et le chai à quelques pas....
On y arrive par une rue étroite, puis par un chemin de terre tortueux à souhait, façon route de montagne. Point de portail, ni de gravier blanc peigné chaque matin!... On qualifie souvent ce domaine de "cru paysan"!... Et cela lui va bien!... D'ailleurs, par temps pluvieux, gare à vos chaussures!... L'argile de Pavie-Macquin pourrait bien rester collée à vos basques!... Les vendangeurs des millésimes difficiles s'en souviennent!...
Depuis quelques années, c'est Sarah Wright, Irlandaise venue de Cork, voilà six ans, et collaboratrice de Nicolas Thienpont, qui accueille les visiteurs. Cordiale et sympathique, elle les guide dans les vignes, pour évoquer, avec franchise et conviction, le terroir hors du commun du lieu, puis vers le cuvier, pour parler longuement de sa passion pour les vinifications et le travail au chai.
Forte de cet enthousiasme communicatif, elle nous convie ensuite à une dégustation très intéressante (et rare!) sur le millésime 2007 : quatre échantillons issus de cuves et zones distinctes, puis ce qui sera l'assemblage final, pour quelques 60 000 bouteilles (47 000 en 2006)!... Millésime difficile certes, mais plutôt une jolie réussite ici, au point que, lors de la sortie des Primeurs, le 3 juin dernier, tout fut vendu en une heure!... A un tarif des plus attractifs, il est vrai!...
Au château, l'encépagement actuel (84% merlot, 14% cabernet franc et 2% cabernet sauvignon) se retrouve, le plus fidèlement possible, dans le Grand Vin final. La culture biodynamique, instaurée par Maryse Barre, à la fin des années quatre-vingt, n'est plus revendiquée de nos jours. On est plus dans une logique "bio raisonnée", avec enherbement entre les rangs.
- Daphnée 2007 :
Une cuve de merlot, des vignes de 35 ans en moyenne, situées près du chai. Du fruit rouge croquant, tant au nez qu'en bouche. Un support acide soutenu!... Net et frais. Le punch de l'assemblage final!...
- Cunégonde 2007 :
Du merlot encore, issu de vieilles vignes (60 à 70 ans) sur calcaire. Le vin est noir!... Et assez fermé au nez. Même en bouche, l'expression est en retrait. A la longue, on est plus sur la pureté minérale, avec une finale relevée par une belle acidité.
- Berthe 2007 :
Du merlot toujours, des vignes d'environ 35 ans, sur une belle zone argileuse. Assez fermé au nez!... Moins de prise de bois à ce stade. Belle expression, mais les tannins sont serrés, stricts, strong!... Droit, solide, monacal!... C'est du lourd!... Berthe aux grands pieds!...
- Julie 2007 :
Le coup de coeur de Sarah!... Du cabernet franc. Assez discret, nuancé. De la fraîcheur pour ce CF mûr!... Extraction contenue. Très jolie buvabilité, très Loire!... Des tannins fermes, mais un apport certainement intéressant au final!... On se demande... si une plus grande proportion de ce cépage...
- Assemblage final 2007 :
En quelques instants, on comprend mieux l'intérêt d'un tel assemblage!... Superbe flacon, délicatement réglissé, séducteur. Belle structure, sur la puissance, même si les sensations, y compris sensorielles, se succèdent. C'est du solide! Avec une forme d'austérité, qui confine à la noblesse de constitution, attendue pour un tel cru. Beau potentiel de garde.
Après s'être agréablement restaurés (voir par ailleurs), nous prenons l'orbite des satellites de St Émilion : St Georges, Montagne, Puisseguin et Lussac, pour une visite au Château Bellevue, en AOC Lussac-St Émilion. André Chatenoud ne peut nier ses origines savoyardes. C'est peut-être pour cela qu'il s'est installé, naguère, non loin de Montagne... St Émilion!... Les installations sont regroupées dans le cadre d'une jolie chartreuse bordelaise du XVIIIè, comme le précise la carte postale à disposition des visiteurs. Toutes les installations?... Pas tout à fait. Si vous disposez d'un peu de temps, le vigneron ne tardera pas à vous proposer la fraîcheur de sa cave. Après avoir déambulé dans les vignes, un portail dans la pierre vous permettra d'accéder aux quelques trois hectares d'une ancienne carrière souterraine de pierre blanche, celle-là même qui a permis de bâtir nombre des splendides bâtiments de la capitale girondine et que d'aucun, vendangeur-tailleur de pierre, sculpte, non sans talent, à l'occasion.
Le domaine compte une douzaine d'hectares de vignes, regroupées autour du château. On trouve là 95% de merlot et 5% de cabernet franc, voire même, quelques pieds de carmenère, cépage qui pourrait être réhabilité, en réapparaissant dans le décret d'appellation avant longtemps. L'ensemble est désormais en culture biologique depuis 2002. André Chatenoud s'avoue quelque peu perplexe quant aux modes de vinification choisis çà et là : égrappage, mise en cuve sans foulage, puis élevage sur lies... Il est certainement plus le tenant de choix plus traditionnels, moins chargés de risques.
Tout en continuant à deviser aimablement, nous avons pu apprécier plusieurs millésimes du Château Bellevue : 2005, puissant, à la structure équilibrée, mais pas encore tout à fait homogène (le plus grand vin fait au domaine, selon le vigneron!). 2003, assez typique de cette année hors normes, mais avec un bon potentiel de garde. 2001, moins riche, mais plus tendu et désormais, à boire, puis 1999, à la matière nettement en retrait et sur des arômes tertiaires, des notes façon gibier et humus.
Pour finir, à noter, une cuvée plutôt expérimentale, associant 1/3 de carmenère et 2/3 de merlot, Bixta Eder 2004, en langue basque dans le texte (Madame Chatenoud est originaire de l'extrême sud-ouest!...) et un très beau 2000 du château, très agréable, homogène, cohérent, dans la fleur de l'âge!...
Jolie journée donc, au pays de St Émilion, contrée bordelaise où l'on a plaisir à voir se côtoyer de tels grands crus et des domaines restant accessibles, tant pour ce qui est de l'accueil que des tarifs pratiqués départ cave. Il faut dire que les amateurs avaient tendance à oublier que Bordeaux gardait jalousement cette face cachée!... Indiscutablement, elle mérite votre regard!...
Bientôt, un autre rendez-vous dans le célèbre village!... Affaire à suivre!...
RE-VE-VIN 2008, à table aussi!...
Les REncontres VEndéennes autour du VIN se déroulent, chacun l'aura compris, autour de la table!... Elle est certes mise pour les séances programmées en matinée, ou en fin d'après-midi, mais aussi, bien sûr, à l'heure des repas, notamment en soirée.
Pour le plus grand plaisir de ses convives, le maître-queux du lieu, alias Philippe Gallard, se doit de faire face au solide appétit des amateurs affamés par d'éprouvantes journées et, ne l'oublions pas, à ses clients de passage puisque, pendant les travaux (gustatifs), le restaurant est ouvert!... Et, à St Jean de Monts, un week-end de l'Ascension, il ne vaut mieux pas rester les deux pieds dans la même tong!...
On est surpris, parfois, de voir à quel point, une dégustation, dite apéritive, vous met aisément en appétit!... C'est là que peuvent apparaître les huîtres du pays, les cakes de Madame PhR ou cette andouille - très attendue - de Nidal!... Euh... de Guéméné l'andouille!... Grâce à l'amical concours de Nidal, évidemment!...
Et pourquoi pas, une petite série de cidres, dont quelques-uns du célèbre Éric Bordelet, magicien mayennais de la bulle apéritive pour la circonstance, afin notamment de saluer la présence d'autres mayennais d'origine, bordelais d'adoption et grands voyageurs de leur état, à savoir Delphine et Christophe Derouet, de WineWorldTour et Vinomad.
Deux repas-dégustations donc, dont les thèmes étaient Vin à table et Vins de table, le vendredi soir, puis Cuisine du Monde et Vins du Monde le samedi. Un programme séduisant, des apports issus de la cave même des participants (c'est la règle!) particulièrement attrayants et, pour un peu, des sandwiches pour tout le monde!... En effet, au cours de l'après-midi, le maître des lieux, Philippe G, se lançant à l'assaut de la face nord de son container de verres vides, trébucha sur une plaque de verglas traîtresse et chût lourdement dans un fracas sinistre, qui manqua, pour peu, de réveiller tous les amateurs de sieste réparatrice de l'hôtel voisin!... Nous fûmes vite rassurés!... Quelques plaies et bosses, des douleurs collatérales et, heureusement, la main experte de Sylvie G, qui eut tôt fait de remettre sur pieds le grand blessé!... Nous l'avions échappé belle!...
Le premier menu associait donc la Cuisine au vin et les Vins de table. En guise d'entrée, un Pain perdu au Gaillac blanc, qui eut comme partenaires successifs le Gascaïre, cépage Gros vert de J. Féraud étonnant, un Sauvignon tourangeau de François Blanchard, puis un Anjou blanc 2006 de Jean-Christophe Garnier, qui alimenta le débat!... Ensuite, avec des Moules marinières au Pineau des Charentes, se succédèrent un Sauvignon du Domaine Saurigny, en Anjou, Sau6, puis Cassagnole 2005, du Domaine Paul-Louis-Eugène, en Minervois, un assemblage de marsanne (majoritaire) et de sauvignon et enfin la très jolie cuvée Acacia 2005, un autre sauvignon du Domaine Jonc Blanc, très séduisante.
La Tajine d'agneau au Gigondas, très goûteuse, pouvait prétendre à divers partenaires. Ce fut le cas, puisque nous avons pu apprécier en premier lieu, un très beau gamay du Domaine Saurigny, Gamma GT, puis une cuvée Naïck 6, de l'Oustal blanc, large assemblage languedocien à dominante cinsault, toujours très séduisant et enfin, Canto Pebre 2004, du Domaine Paul-Louis-Eugène là encore, 2/3 carignan et 1/3 grenache.
Nous avons pu ensuite deviser autour de deux bouteilles du Domaine de Lisson, puisque nous avions à nos côté Iris Rutz-Rudel, la vigneronne d'Olargues. Tout d'abord Les Échelles 2002 (cabernet), puis la cuvée 100% mourvèdre, le Clos des Cèdres, qui ne laisse personne indifférent!... Avant de passer aux fromages, un échantillon 2006 du Domaine de Chevalier rouge, toujours en cours d'élevage, nous fit bien sur sortir des figures imposées de la soirée, les Vins de table.
La sélection de fromages, choisis par Philippe Gallard, était aussi au vin, ou aux vins!... Ce qui ne manqua pas de surprendre quelque peu!... Qu'est-ce qu'on voit comme horrrrrreur de nos jours!... Des trucs à vous faire courrrrrir jusqu'au bout de l'Estacade, histoire de prendre l'air!... Dans ces cas-là, il faut des vins qui tiennent la marée!... J'allais dire des vins d'homme!... Ben, justement non!... Le premier nous venait de Lisson, une petite merveille, surprenante à souhait : la cuvée Bel Hazard rosé, issue d'une saignée de merlot en 2000!... Le second, en droite ligne de Haute-Saône, un Vin Jaune, cuvée des Archevêques 2000, nous fit réclamer à corps et à cris, quelques copeaux de Gouda vieux!... Un régal!...
Un petit dessert frais et léger, le Carpaccio d'ananas au poivre, se présenta en dernier lieu, avec les deux derniers flacons : un Muscat de Beaume de Venise du Domaine des Bernardins, puis un Vert de l'Or moelleux 1999 du Domaine des Baumard.
Éclectisme dans les grandes largeurs pour le repas du samedi soir, Cuisine du Monde et Vins du Monde!... Ouverture sur de la Charcuterie d'Espagne, chorizo et tutti quanti, si j'ose dire!... Un Sauvignon 2004 du Frioul et un Rivaner 2005 du Luxembourg proposaient leur légèreté et leur suavité, qui conviennent aux
soirées estivales. Nous nous régalèrent ensuite d'un Saumon fumé (bio) d'Ecosse, auquel une Petite Arvine 2004 valaisanne de Gérald Besse et un Rias Beixas, Burgans Albariño 2006 donnèrent le change dans des registres différents. Avant de passer à la viande, une découverte totale pour beaucoup d'entre nous, avec un Chardonnay 1998 belge (et oui!) du Château Genoels-Elderen!...
Des saveurs épicées et exotiques, à l'heure de la Cuisse de Poulet noir Tandoori et jusqu'aux Fromages du Monde, une rafale de cuvées rouges d'origines, mais aussi de caractères assez différents. Le premier duo se composait d'un Lacrima di Morro d'Alba, Guardengo 2005, de Mario Lucchetti et d'un Ribera del Duero 2005 de Viña Vilano, 100% tinto fino.
Puis, direction le coeur du Valais et, précisément Chamoson, pour le duo suivant : une Humagne rouge 2003 de Simon Maye qui, peut-être, avait passé son apogée et un Cornalin 2002, Sélection Excelsus, de Jean-Claude Favre. Venant du village voisin, Vétroz, une Syrah 2003 de Romain Papilloud complétait la découverte des rouges valaisans. Enfin, une cuvée catalane de Montsant, Lasendal Garnatxa 2003 de la cave de Capçanès, un assemblage 85% grenache et 15% syrah.
Après le plateau de fromage planétaire donc, un petit dessert frais et léger à souhait, une Salade d'agrumes et fruits secs et son Thé à la menthe, juste avant de finir sur un Tawny 10 ans australien de Grant Burge qui en surprit plus d'un!...
Bien vécu à St Jean de Monts, cette année!... Merci à Philippe et Céline aux fourneaux!... See you next year!?...
Vous, qui péchez le homard...
... si vous n'savez que boire...(air connu), voici un flacon qui est fait pour la cuisine de ce succulent crustacé!... Qu'il soit thermidor ou à l'armoricaine (les recettes ne manquent pas ici!), tout est bon dans le homard breton!... Pour un peu, sur la terrasse, même les antennes peuvent servir pour piquer les tapas façon Trégor!... Bigorneaux, araignées, tourteaux, voire palourdes!...
Un St Joseph rhodanien - 90% roussanne et 10% marsanne - d'une remarquable complexité!... Sous l'Amandier 2006, de Christophe Curtat. Les coups de nez successifs apportent leur lot de sensations. Fruits blancs, fleurs blanches... Une expression que l'élevage ne vient pas perturber. Un vin qui a de la force, de la puissance et une acidité qui nous donne, dès maintenant, une très belle sensation d'équilibre. Un blanc du Rhône au niveau des meilleurs!... Un vin fait pour vous, pêcheurs (et mangeurs!) de homards et crustacés!...

Photos : Goulmedec Research Foundation Group
Mais, nom d'un p'tit bonhomme!... Regarde moi ça!... Ils parlent tout le temps de leurs îles!... Sanctuaire par ci, écologie par là!... Même plus le droit de se dégourdir dans les rochers!... Et ils laissent tout traîner!... Et vous, les mouettes, ça suffit!... Whap, whap!...
Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif
Bordeaux Clairet, tout un monde de...
...comperplexité!... C'est un peu le sentiment, après la dégustation de ces trois Bordeaux Clairet, qui nous ont été confiés à l'initiative de Frédéric Fleuri, de l'agence éponyme, sur son blog Apéro"Bordeaux, pour le compte du Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.
Perplexité au regard de la difficulté que les producteurs doivent rencontrer, lorsqu'il s'agit de diffuser de tels produits. Certes, "l'attractivité" du prix est évidente (pas plus de 5€ TTC!). Mais, est-ce pour autant que le rapport qualité-prix s'additionne à une notion franche de plaisir?...
Bien sûr, l'été prochain, si la météo nous en laisse le loisir, du côté d'Arcachon, poissons et viandes grillées vont s'en accommoder à merveille, à l'heure ou nous transpirerons sous les parasols et que ces flacons,
servis frappés, en feront de même en sortant du réfrigérateur!... Mais, en terme "d'exigence gustative", qui sans doute n'est pas un critère essentiel pour le plus grand nombre, tout n'est quand même pas parfait... Il ne faut pas voir là un délire d'initié, ou une attitude élitiste, mais on se demande, si un peu plus de naturel ne ferait pas revenir les amateurs au galop, à l'heure même où, pour cause de millésime difficile, nombre de grands crus (suivez mon regard...) mettent sur le marché (grâce au négoce qui les soutient!) des quantités impressionnantes de rosés issus de saignées, pratiquées à l'automne 2007, pour tenter d'élever le débat des grandes cuvées parkerisables!...
- Château Lagrange les Tours, L'Idée Claire 2007 :
70% cabernet franc - 30% cabernet sauvignon. Du bonbon anglais comme s'il en pleuvait... sur Londres!... Ici Londres!... De la cerise aussi. Attaque assez fraîche, avec un peu de gaz. En bouche, ça tourne court! Il faut espérer que le vin se remette en place d'ici quelques temps, parce qu'il se montre quelque peu dissocié. Finit sur une note un rien amère. *
- Château Frachet 2007 :
80% merlot - 20% cabernet sauvignon. Nez léger, mais assez agréable sur les fruits rouges. Le BA (bonbon anglais, bien sur!) est en retrait. Bouche assez fraîche et surtout une structure, dans un mode léger, plus homogène. Un vin franc, agréable dès maintenant. Élu parmi les meilleurs de l'appellation! **(*)
- Château Ballan-Larquette 2007 :
Une cuvée des Vignobles Chaigne. 45% merlot - 40% CS - 15% CF - Notes de bonbon anglais. Une approche plutôt vineuse, tant au nez qu'en attaque qui confine à une certaine cohérence. La bouche s'exprime sur la confiture de fraises, mais l'acidité revient au galop!... Essayons les tapas!... *(*)
Et voilà pour les rosés de l'été 2008!... A quand les blancs?... En tout cas, merci Frédéric!.. Toujours quelque chose à apprendre, même au cours d'une courte dégustation, sur le bar du Chai, à l'apéro!...




























































































































