712 jours sans toi... Chamonix!...
Il ne sera pas dit que toute la blogosphère, toute la blogloumiam, passera, cette année, ses vacances au Pays Basque!... Pour moi, ce sera cap à l'Est!... Une transversale quasi parfaite, pour se retrouver quelques temps à quarante cinq minutes du col de la Forclaz et donc, tout prêt du Valais viticole, Martigny, Fully... Devinez un peu ce qu'il advint?...
Et puis, contempler les irremplaçables Aiguilles de Chamonix, Blaitière, la République, les Ciseaux, le Peigne, le Fou, le Grépon, celle du Plan, celle du Midi...
Un séjour qui ne passera pas sans retrouver Valerio, ses pizza et son bar à vins, la Dolce Vita, le bien nommé!... Et suivre de nouveaux sentiers, de nouvelles pistes, comme celle de Berlucoquet, suggestion pontissalienne, non loin de l'Arve.
Deux ans!... C'était beaucoup trop, sans toi, Chamonix!... Prenez soins de vous!... A bientôt sur La Pipette aux quatre vins!...
Et comme le dit un des acteurs de Faut pas rêver, au Bénin, hier soir : "Quand on n'a pas ce(ux) que l'on aime, faut aimer ce(ux) que l'on a!..."
Donnez-leur des livres et des Jeux !...
Eh bien, nous y voilà!... Beijing Huan Ying Nin !... La conquête de l'or est lancée, du côté de Pékin!... Nous serons nombreux à nous prendre aux Jeux!... Férus de sport ou pas, le sujet sera dans beaucoup de propos,
d'échanges : "Encore une médaille!..." ... "Oh! J'en ai marre de ces Jeux!..."
Tandis que les uns feront sonner leur réveil à pas d'heure, pour supporter l'équipe de France, d'autres fuiront le séjour, pour se réfugier sur la terrasse, avec un bon livre, à l'heure du résumé quotidien. J'en connais qui vont céder, sans scrupules, à la lecture de L'Équipe, jour après jour!...
Ceci dit, n'oubliez pas, quand même, de vous retrouver de temps en temps, à table et en ouvrant un joli flacon ("Il te reste bien une bouteille de Soleil de Chine?...").
Nous sommes le 8 août 2008, il n'est pas 8 h 08, mais voici la minute-conseil, en matière de lectures du moment, celles que vous pourrez donc emporter sous le parasol ou apprécier entre deux retransmissions...
Joli podium, non?... En premier lieu, une chronologie historique de Jean-Charles Chapuzet, aux Éditions Féret, Cahors, le roman du vin noir. Toute la vie, à travers les siècles, du Quercy viticole, avec ses heures de gloire et les périodes... noires. D'encre, comme il se doit! Que l'auteur laisse couler joliment, pour évoquer quelques personnages célèbres et d'autres moins connus, mais inscrits dans la mémoire locale.
"Car boire un verre de Cahors, c'est un peu, se remémorer la construction et la légende du Pont Valentré au XIIIè siècle ; guidé par un vigneron de Puy l'Evêque ou d'Albas, c'est se souvenir des ancêtres qui luttèrent contre le phylloxéra ; c'est aussi s'asseoir, une fin d'après-midi d'été, sur la fontaine de Prayssac et savourer le bonheur de l'instant."
Remettons le cap à l'Est, en quelques sortes, avec les mangas, publiés chez Glénat, qu'un auteur, Tadashi Agi et un dessinateur, Shu Okimoto, nous proposent en deux volumes, dont le second est tout à fait récent : Les Gouttes de Dieu 1 et 2. Du très beau travail!... Un trait remarquable et une multitude de visages qui nous disent quelque chose... Et le numéro 3 est annoncé pour la rentrée!... Une sorte de bain de jouvence, qui nous change quelque peu des revues stéréotypées sur le sujet!... Non, je ne citerai pas de nom!...
Bonnes lectures et belles nuits des Jeux!... C'est pas le tout, il y a un match à 3 h du mat', demain!... Nuits de Chine, nuits câlines... poum poum poum!...
Table estivale, bis
Un nouvel épisode des petites soirées dînatoires et amicales, avec au programme, quelques flacons sortis du fond de la cave, ce qui est une sorte de rupture avec la tendance actuelle, à déguster des vins très jeunes, certes tout à fait accessibles, mais nous faisant perdre, parfois, quelques repères.
Point de corail de quelque crustacé dans ce Gaspacho poivron-tomate tout à fait succulent!... Au Riesling préconisé, nous lui avons substitué un Savennières de Pierre-Yves Tijou, Clos des Perrières 1988. Non, non, vous ne rêvez pas : vingt ans ce Savennières!... Très belle robe, vieil or éclatant et une expression explosive sur la pierre à fusil, la poudre, des notes de grillé intenses, d'écorce brûlée, voire de truffe. L'aération révèle une tendance... alsacienne, avec une pointe pétrolée assez étonnante!... La fin de bouche est soulignée d'une jolie pointe d'acidité, qui apporte longueur et franchise d'expression. Pas de doute! Dans les bons millésimes, gardez un peu de Savennières!...
Après cette mise en bouche très agréable, un Sauté de veau à la sauge et aux olives se fit l'agréable partenaire d'un Domaine de Lisson, Clos du Curé 1999, un pinot noir mûr, puissant, joliment expressif, façon arômes tertiaires, sur des notes de fruits compotés et une touche animale. Belle persistance, des tannins souples... On se flatte de disposer de ce vin de (très bonne) table, comme le précise l'étiquette faite main!...
Un vrai dessert de gourmands (moi?!...) pour conclure : un Blanc-manger à l'abricot, avec sa pointe de romarin, servi pour l'occasion avec un liquoreux du Piémont, Perdaudin Passito 1994, de l'Azienda Agricola Negro Angelo e figli, issu d'un cépage local, l'arneis, proposé le plus souvent en sec d'un intérêt certain, mais qui là, nous surprend par sa liqueur fine et élégante, sur des arômes de fruits blancs à l'alcool et de délicates notes de miel.
Et puisque l'Italie est à l'honneur, je ne peux passer sous silence cette autre recette, appréciée lors d'une récente soirée automnale, en plein coeur de l'été!... Nous nous sommes régalés de ce Lapin aux pêches et aux oignons, un plat qui pouvait sans doute s'accorder de certains vins blancs, mis qui nous permit de découvrir la jolie robe rubis du Valpolicella Classico Bonacosta 2005 de Masi, souple et agréable, non dénué de caractère.
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Perspective mareuillaise
Voilà tout juste un an, je vous proposais de découvrir la naissance, que dis-je, la gestation, d'un nouveau vignoble au coeur de la Vendée viticole, des Fiefs Vendéens : le Clos Saint André, de Jérémie Mourat, à Mareuil sur Lay.
Un message récent du jeune vigneron mareuillais ne pouvait que m'inciter à constater, de visu, l'évolution du projet :
Je voulais simplement te dire que les travaux avancent au Clos Saint André.
Nous finirons de planter 6.30 Ha (!) de chenin la semaine prochaine, avec les 40000 tuteurs qui vont avec, afin de les travailler en bio. Les bras commencent à être lourds...
Mais le projet avance.
L'impatience de sortir le premier millésime aussi...
Bientôt (millésime 2009) le verdict!
Nous avions, en effet, convenu de nous revoir pour apprécier l'ampleur du travail. Pour tenter de l'apprécier, du moins, pour ma part. Car, je crois qu'un amateur, fusse-t-il curieux de "vivre" en spectateur attentif un tel programme pluriannuel, ne peut véritablement mesurer toute sa dimension, au moins dans sa "quotidienneté"!...
Il fait lourd en cette soirée estivale. De sombres nuées circulent encore et Jérémie Mourat, faisant le cumul des pluies de ces derniers jours, devine que le travail ne va pas manquer dans les prochaines semaines. Les 9 ha du Clos Saint André sont désormais plantés de chenin (et du "minimum légal" de chardonnay, pour bénéficier de la future appellation Fiefs Vendéens). Une étape déterminante, s'il en est, sur ce coteau en pente douce, qui regarde couler le Lay. Chaque jour qui va passer, chaque semaine, vont désormais apporter leur lot d'informations. Les trois hectares plantés en 2007 sont déjà observés par Jérémie et son équipe, déterminée et motivée comme jamais par ce challenge.
Ce n'est pas encore la vie de château pour Jérémie Mourat, qui exprime parfois une sorte d'impatience tranquille. Et, à ce stade, ce ne sont pas encore les séances de dégustation qui se succèdent, mais plutôt les carnets de chèques!... Même s'il peut, si besoin est, s'appuyer sur une structure des plus solides (Les Vins Jean Mourat Père et Fils), des choix, sans doute déterminants, se succèdent, comme ce tracteur-enjambeur (poids plume dans sa catégorie et hypoconsommateur). Viendront plus tard, les cuves Nomblot en forme d'oeuf et les barriques issues de plusieurs tonnelleries.
La construction du chai est programmée elle aussi, dans le bas de la parcelle, près des arbres de son voisin, amateur de cabanes. S'il n'y avait cet obscur projet immobilier, dans une zone de friches naturelles, en bordure du clos, tout irait pour le mieux, dans le meilleur des mondes...
La démarche bio est clairement affichée. Avec son compère Jérome, il multiplie la découverte de quelques
flacons références. Des rencontres aussi, comme lors du passage récent au domaine d' Eddy Oosterlinck, du
Domaine du Juchepie, en Anjou, dont la cuvée, le Sec, a laissé une très belle impression au jeune mareuillais.
Chaque jour qui passe éclaircit l'horizon du vigneron, mais les doutes demeurent. Dès 2010, il faudra convaincre et séduire, verre en main. Une cuvée, qui se veut, d'ores et déjà, haut de gamme, avec pour objectif la grande restauration et les marchés à l'export, qui sont curieux de telles démarches. Les perspectives laisseront alors la place à la prospective. Et Marie du Fou saluera alors comme il se doit, en son noble château mareuillais, le jeune chevalier, de retour d'un tournoi dont il doit sortir vainqueur!...
Hola, preux Chevalier de Saint André !... Rendez-vous en 2009!...
Aaah les vaches!...
Non, ce n'est pas la énième diffusion estivale du célèbre film La Vache et le Prisonnier qui m'incite à vous parler de vaches!...
En fait, la lecture quotidienne d'un journal tel que Ouest-France, diffusé dans tout l'Ouest de notre beau pays, terre d'élevage s'il en est, nous donne l'occasion de lire quelques articles traitant de ce noble sujet, sous un angle, parfois, quelque peu inattendu...
Et puis, puisque nous sommes au mois d'août, que ça sent bon les vacances (pour certains!), je vous propose, amis blogueurs et lecteurs assidus de La Pipette aux quatre vins, un petit devoir de vacances sur ce thème - La Vache sous tous les angles - dont je vous donnerai les détails ci-dessous.
Tout commence par la lecture récente de l'article ci-dessus, sur un sujet pour lequel tout a déjà été dit et écrit, de par le monde : l'effet de serre et ses conséquences... Voilà-t-y pas que nos vaches (43 races en France!...) seraient responsables, de par leurs flatulences, de 16 à 20% des émissions de méthane dans le monde!... Non d'un p'tit bonhomme!... T'entend ça Germaine?... Même que certaines compagnies aériennes, voire l'Eurostar, ont repris cet argument pour couper court aux accusations des défenseurs de notre bonne vieille Terre : le transport aérien émettrait moins de gaz carbonique que le cheptel de vaches de la planète!...
En France, les protecteurs de l'environnement estiment à 7,6%, la production des gaz à effet de serre due aux fermentations digestives et aux bouses. Les borborygmes ont-ils été comptés?...
A la lecture de l'article, ce qui apparaît très vite comme le plus préoccupant, c'est qu'une éminente entreprise, spécialiste de la nutrition animale, s'est attaquée au problème. En effet, elle a mis au point, semble-t-il, un complément alimentaire pour les vaches laitières, à base de matières grasses issues principalement du colza, du soja, du lin, du tournesol... Non OGM, bien sûr!?!... Ne serait-on pas en train de nous vendre un produit miracle (11 g de méthane par litre de lait produit, au lieu de 19!...), en niant tout effet sur la santé alimentaire publique?... On en a vu d'autres!...
Mais, c'est là qu'intervient l'Argentine (un autre pays célèbre pour ses vaches!). Les chercheurs de ce beau pays ont fait dans le pragmatique!... Les vaches, là-bas, elles vont dans la pampa avec un sac à dos, rose fluo qui plus est (Décathlon n'avait jamais osé!), tout ça pour mesurer l'impact de leurs pêts sur le réchauffement climatique!... Alors là, j'attends la Caw Parade 2009 avec impatience!...
En voilà un, tiens, à qui il faudrait peut-être demander son avis!... Du moins, à son retour!... En effet, Hadrien, 17 ans, Bac S en poche, "veut réfléchir à un choix de vie pour ne pas avoir de regrets plus tard". Pour cela, il vient de prendre la route, pour quatre mois, avec Camomille, la vache de son coeur!... Il est originaire de Valanjou, non loin d'Angers et ne part pas sans but. Il a même obtenu une bourse de la Fondation de France, pour l'étude des plantes comestibles et médicinales, tout au long de son périple. Il veut également répertorier les noms vernaculaires (locaux) de ces plantes. Il doit aussi rencontrer un boulanger bio, un philosophe, un forgeron... pour "acquérir de nouveaux savoirs", en dehors des études traditionnelles. Génial, non?... Son idée en interpelle plus d'un (dans la presse notamment) et vous pouvez aussi faire davantage connaissance avec lui ici.
Et ces devoirs de vacances, me direz-vous?... J'y arrive!... Je vous propose donc de collecter des images de vaches, des photos, des étiquettes, des timbres, etc... Vous allez taper le cul des vaches, au hasard de vos randonnées en montagne, vous allez déguster leur lait, leur beurre, au cours d'un séjour façon camping à la ferme, vous ne partez pas, mais vous pouvez tirer le portrait de votre collection de vaches de la Caw Parade... Hop!... Juste une petite photo (ou deux, on n'est pas chiches!) que vous me transmettez par e-mail, je compile le tout et on se fait une petite parade à la rentrée, ici même!...
Vous n'êtes pas obligés, comme certains, d'aller déguster au milieu des pâturages!... Ou de faire une démonstration circonstanciée, avec force détails, des effets collatéraux de l'afflux de bouses dans nos montagnes, mais les occasions, les thèmes ne manquent pas!... Que ce soit en France, en Suisse ou ailleurs!...
Allez, hop!... Prenez du bon (beau!) temps!... Beau mois d'août à toutes et tous!...



















































































