Les Vendredis du Vin, acte XIX
Pour une fois, je ne suis pas en retard!... Nous sommes vendredi, il est 0h04!... Et mon CR est paré!...
C'est l'ami Olif qui nous a conviés à une Sulfite Free Parade, dans le cadre des (désormais) incontournables VdV!...
Et pour saluer l'initiative du capitaine du mois, quoi de mieux à J-10 du départ du Vendée Globe, que le vin d'un capitaine au long cours?... Ce n'est pas la facette la plus connue d'Olivier Cousin, paysan et accessoirement vigneron du côté de Martigné-Briand, au coeur de l'Anjou viticole, mais la mer est une tranche non négligeable de sa vie!... Il avait à peine plus de vingt ans lorsqu'il construisit un bateau de 7 m pour faire le tour du monde!... Qu'il entama sans vergogne, sans scrupule, mais fut rattrapé par la patrouille sous les tropiques!...
On le retrouve désormais sur ses terres, au pied du château de Martigné. Il se déclare avant tout paysan. Passionné par ses chevaux, par son jardin potager, ses oies, ses canards. Et les jeunes vignerons prêts à marcher dans ses pas. Attentif à une certaine cohérence, à une forme d'équilibre. La vigne et le vin ne sont qu'une partie d'un tout : la ferme.
En matière de vignoble, il a réduit la toile depuis quelques années. Ses vins, c'est nature!... Zéro soufre!... Pour Olivier Cousin, pas question de se prendre la tête avec les vins qu'on boit. Certains le raillent parfois, en lui disant qu'ils n'aiment pas ces vins qui n'ont rien à dire. Ça tombe bien!... Lui, il n'aime pas les vins qui se la jouent!... Mais, toujours, ils se retrouvent autour d'un flacon, tel que ce Pur Breton 2007. Du cabernet franc, du breton, dit-on par ici, comme on n'en voit guère!... On le pose sur le zinc, on en sert à la cantonade et on le boit, que diable!... Mais toujours avec modération... Tiens! Essayez donc avec un chorizo de bonne origine, comme hier soir, au Chai Carlina!... Jusqu'au bout de la nuit!...
Allez!... C'est promis!... Je vous parle de ce vigneron passionnant très bientôt!... C'est bien... naturel!...
Sur l'écran noir de nos nuits blanches...
Ce jeudi 30 octobre, une journée qui nous invite à réfléchir, ne serait-ce que quelques instants, au sens que nous donnons à la liberté d'expression.
Et pour souligner aussi, que les méfaits de l'alcoolisme sont connus de bien des vignerons et de bien des amateurs qui s'expriment sur la bulle. Peut-on interdire ce courant d'information et laisser le champ libre aux puissances qui préfèrent payer?...
"Si nous laissons restreindre nos libertés, voilà à quoi ressemblera le vin sur Internet en France"
Le Vin au naturel, de François Morel
Les vins "nature", finalement, c'est naturel!... Et on pourrait même faire sienne, la célèbre maxime proverbiale : chassez le naturel, il revient au galop!...
Voici la dernière parution en date, proposée par les Éditions Sang de la Terre et co-éditée par Les Éditions du Vin (de la revue Le Rouge et le Blanc) : Le Vin au naturel, de François Morel et un sous-titre très explicite, s'il en était besoin : la viticulture au plus près du terroir.
En quelques mots, tout est dit, ou presque!... Si vous en avez assez de ces flacons stéréotypés, de ces pseudo-nectars parkerisés, de ces vedettes de concours qui laissent les amateurs perplexes, ce livre est fait pour vous. Vous pourrez faire connaissance (si nécessaire!) avec Pierre Ovenoy, Marcel Lapierre, les Puzelat, les Breton et saisir tout ou partie des enjeux d'une viticulture dédiée aux terroirs, aux vins vivants, aux vins à risques certes, mais aux cuvées qui pourront vous étonner, millésimes après millésimes.
Une filière collégiale, sorte de communauté, qui ne compte pas que des amis, mais qui voit grandir une foule de passionnés, prêts à se partager quelques bouteilles, sanctionnées parfois pour "non-typicité" par des censeurs serviles, mais témoins de ce qui définit le vin vivant!... Allez hop!... Tous à Vini Circus, La Remise, Anges Vins, Vin Passion, autant d'occasions (entre autres!) de découvrir ces nectars, de croiser quelques vignerons passionnants et de trinquer à la santé des Vins au naturel!...
Stéphane Bernaudeau, Anjou blanc, Les Nourrissons 2004
Voilà une cuvée qui a sa place sur les belles, voire grandes tables, de notre beau pays!... Et d'ailleurs!... Pour cette soirée, au cours de laquelle nous avons pu apprécier une darne de saumon grillé et sa petite sauce crème fraîche et citron, en toute simplicité, il nous fallait un grand blanc de caractère. Pas de ceux que l'on trouve parfois, fardé, maquillé et... sans âme!...
Un chenin d'Anjou donc, jeune, très jeune encore!... La cuvée Les Nourrissons 2004, de Stéphane Bernaudeau, issue de vignes centenaires. Une très belle expression de fruit mûr et des arômes marqués du minéral. Sa robe, d'un bel or brillant, n'a d'égale que sa bouche, pure et puissante. Longueur, profondeur insondable!... Rétro intense et rectiligne. Au niveau des meilleurs!... Toutes origines confondues!...
Mayo yaune, M. Bernaudeau!... En espérant que vous voudrez bien pardonner cette digression vendéenno-cyclismique, sachant qu'en Vendée, un autre Bernaudeau, prénommé Jean-René celui-là, fut aussi porteur du maillot jaune du Tour de France, naguère.
Ce qui me permet de saluer au passage quelques blogueurs!... Puisque nous savons depuis peu, qu'en juillet 2009, une étape de la Grand Boucle partira de Pontarlier (si, si, si...), traversera la Suisse, pour rejoindre Verbier et repartir le lendemain de Martigny!... L'occasion, pour les coureurs, de ne pas courir à l'eau claire!... Jura le matin, petite arvine le soir, quel régime!...
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Et pendant ce temps, la fièvre monte à Port Olonna!...
J-20 pour le départ du Vendée Globe!... Une trentaine de marins sont fins prêts à s'attaquer à "l'Everest de la mer"!... Appellation contrôlée!... Mais, avant la séquence émotion des heures qui précèdent le départ, lorsque bateaux et skippers sortent du port des Sables d'Olonne, l'un après l'autre, portés, acclamés, encouragés comme jamais par une foule admirative, c'est l'heure où chacun choisit son moment pour faire ponton!... Séquence ça-m'épate-que-l'on-puisse-manier-de-tels-engins-seul-pendant-trois-mois-par-toutes-les-mers-du-Globe!...
Et pour saluer l'évènement, les vignerons ont des idées!... Ainsi, Samuel Mégnan, du Domaine Aloha, est sur le point de proposer une cuvée Vent des Bulles, un rosé mousseux élaboré selon la méthode traditionnelle. Vous pourrez la découvrir très prochainement, ici même!... Ça va pétiller!...
Vendanges 2008 sur le Chemin du Querry
Nous attaquons la dernière décade d'octobre. L'été indien sur le vignoble de Vendée!... Cette année, c'était confortable d'attendre le bon moment pour vendanger... Tee-shirt de rigueur pour la cueillette, en ce samedi, au lieu-dit Les Eaux, sur la commune de Talmont-St Hilaire, chef-lieu de canton de Vendée situé au sud des Sables d'Olonne (cet aimable port de pêche, dont vous allez tous entendre parler dans les prochaines semaines, pour cause de Vendée Globe!...) et faisant partie de l'aire d'appellation de Brem (au nord de la capitale des Olonnes!), en Fiefs Vendéens, AOVDQS, selon la terminologie dont il convient d'user.
Dans ce secteur, il reste très peu de vignes. En fait, la commune est grande et côtière, mais la pression immobilière n'est pas un vain mot!... Elle compte un port de plaisance, Port-Bourgenay, un golf, un château médiéval qui fut, dit-on, la demeure de Richard Coeur de Lion soi-même, un hippodrome et... quelques jolies criques pour le farniente... mais, devrais-je les évoquer celles-ci?...
Non, La Pipette aux quatre vins n'est pas devenue le site promotionnel de cette commune!... Nous sommes là, en fait, pour partir à la rencontre d'un vigneron, comme il se doit et de ses soixante ares de chenin!... Un vigneron, que dis-je?... Un néo-vigneron!... Avec vingt années d'expérience de sommellerie et huit années en tant que caviste, dans le centre ville des Sables d'Olonne, il vient de franchir le pas : son avenir, c'est désormais celui d'un vigneron à part entière!... Démarche courageuse, par les temps qui courent!...
Nous sommes donc en compagnie de Jean-Marc Tard, qui nous présente là Les Rochais, 60 ares de chenin, tout ce qui reste du vignoble familial, environ 7 ha naguère, largement plantés d'hybrides, selon la tradition locale en vigueur, voilà plus de trente ans. Ces vignes ont environ vingt cinq ans et depuis 2002, il en cultive le sol et en prends le plus grand soin. Aujourd'hui, pour une grosse matinée, une petite dizaine de personnes est venue pour ce deuxième passage. Là comme ailleurs, les quantités sont réduites, vis à vis d'une année moyenne, même si le gel de printemps n'a pas sévi ici, toute proximité du littoral oblige.
Les paniers remplissent les bastes. Ces dernières prennent place sur la remorque brinqueballante du vétuste tracteur. En à peine quelques minutes, elles rejoignent le pressoir, au lieu-dit Les Hautes Mers. Le bâtiment lui-même est un ancien séchoir à tabac. Nous ne sommes pas dans un chai moderne, au design épuré. L'installation n'offre peut-être pas toutes les garanties, selon les traités de l'oenologie actuelle. Malgré tout, dans le garage tout proche, deux cuves inox thermorégulées témoignent de la volonté du vigneron de soigner l'élevage. Celui-ci, après un second soutirage, sera prolongé en barriques non neuves.
D'ailleurs, goûtons donc au millésime 2007, qui sera mis en bouteilles dans une semaine. La pipette, assez rétro elle aussi, dans son genre, permet de procéder à un assemblage de trois des barriques. Ce vin s'exprime plutôt bien, avec un gras certain, bien soutenu par une acidité de bon aloi. Jolie surprise!... Le lendemain même, nous pourrons découvrir un échantillon de la première mise, qui date de trois semaines environ. Là, l'expression est peut-être un peu en retrait, mais le vin montre une belle matière. A l'aération, on retrouve un caractère chenin très net, mais une belle richesse, moelleuse et droite.
Bien évidemment, il est quasiment impossible d'être ou de devenir vigneron avec soixante ares de chenin!... Fussent-ils situés au coeur de la Coulée de Serrant!... Jean-Marc Tard le sait bien, lui qui n'a pu obtenir de droits de plantation dans le fief familial!... C'est pourquoi, sa quête d'un vignoble l'a poussé vers un autre Fief Vendéen : Mareuil, où il devrait pouvoir disposer bientôt de sept hectares de cabernet, gamay et chardonnay, sur la commune de Chaillé sous les Ormeaux. Le voilà prêt à relever le défi!... Et ce que l'on découvre avec le Chemin du Querry laisse à penser que la future AOC vendéenne pourrait bientôt compter un talent supplémentaire, même s'il n'est pas rigoureusement issu du sérail. En tout cas, une personnalité et des cuvées à découvrir.
CasaVino è aperto!...
Douce soirée à Nantes, pour l'inauguration du bar à vins italiens d'Armel Michenaud, au 18 rue de Briord, à deux pas de la Mairie et du quartier Decré.
CasaVino est ouvert, en effet!... Depuis près de deux semaines et ce soir, c'était la soirée inaugurale. Pas celle des grandes dégustations et des grandes théories, mais celle de la fête, musique en tête!...
Et pour saluer cette initiative originale de proposer aux amateurs de Nantes et d'ailleurs, des nebbiolo, des barbera, des trebbiano, des arneis, des sangiovese et tutti quanti!... On va se régaler!... En fait, on est heureux pour Armel et l'aboutissement de ce projet!... Longue vie à CasaVino!... Comment dit-on en italien?... Bella vita!... Dolce Vita!...
A cette occasion donc, il nous était notamment possible de découvrir Ildebrando, un Bianco dï Pitigliano, DOC toscane, une cuvée de la Cantina di Pitigliano, issue de 50% de trebbiano, puis de sauvignon, de chardonnay, de grachetto et de malvasia. Un blanc sec et frais, qui pourrait trouver sa place aux côtés
d'huîtres de la côte atlantique, par exemple, ou de scampi fritti. Mais aussi, Borgoforte, un assemblage dans l'air du temps de la Villa Pillo, en IGT Toscane, composé de cabernet-sauvignon, merlot et sangiovese, compagnon possible d'un menu à base de viande grillée ou, pourquoi pas, d'un succulent vitello tonato.
Partez à la découverte des vins italiens avec Armel, dans la cité des Ducs, où l'on fait parfois d'étranges rencontres avec le mobilier urbain!...
J-M G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature
C'est curieux, mais lorsque j'ai appris la nouvelle, j'ai ressenti une sorte de joie!... Des romans et autres nouvelles de Jean-Marie Gustave Le Clézio, bon nombre ont leur place sur les étagères de notre bibliothèque.
Il fut même une époque, où nous guettions la sortie de chacun de ses livres. Certains d'y trouver une atmosphère irremplaçable : le vent chaud du désert, les épices de l'Ile Maurice, la musique du Mexique, le souffle léger d'une brise de mer, un cri d'oiseau au crépuscule...
Ce Niçois de naissance, avec des origines bretonnes (son nom signifie "les enclos"), a toujours laissé transparaître dans ses écrits, une fidélité aux origines et en même temps, une attirance pour les voyages, mais de ceux que l'on fait en tentant de s'imprégner de la culture locale, comme s'il voulait s'habiller de la couleur d'une peau, ne pénétrant jamais par effraction dans la vie de ses hôtes, mais la partageant, tout simplement. Un nomade de la vie, riche de rencontres, au-delà des modes, pas un bo-bo urban trotter!...
Je ne peux vraiment citer un roman de J-M-G Le Clézio plus qu'un autre, mais, je me souviens de ma soif de lire, de trouver un peu de temps libre, pour retrouver Le Chercheur d'Or et même, Voyage à Rodrigues, deux oeuvres, deux voyages sur les traces de son grand-père.
Et puis, toute la poésie, toute la sensibilité de l'auteur, au travers d'un recueil composé avec son épouse, Jémia, voilà quelques années : Sirandanes. Il s'agit d'une collecte et d'une transcription franco-créole de devinettes, portant sur la vie quotidienne de l'Ile Maurice. Le tout suivi d'un petit lexique de la langue créole et des oiseaux.
"Fou : Sula sula, ce grand voilier blanc ou brun, toujours silencieux quand il vole au-dessus de la mer, au ras des vagues, puis il s'élève, plane, et tombe comme une pierre, droit dans la mer, ses ailes repliées, pour une pêche qui ressemble à un suicide."
Au fil des pages, quelques dessins et aquarelles de l'auteur nous transportent, l'espace de quelques instants, dans son univers. Irremplaçable J-M-G!... Merci Monsieur Le Clézio!...

Aquarelle de J-M-G Le Clézio - Éditions Seghers
Sirandanes?... Sampek!
Mo éna en bann zanfan : soley levé zot kasé, soley kusé zot surti?
- Zétwal.
J'ai une bande d'enfants, quand le soleil sort ils se cachent, quand le soleil se cache ils sortent?
- Les étoiles.
La table d'octobre
Très court résumé d'accords mets-vins appréciés ces derniers jours. Deux jolis flacons croisés à table en ces premières journées d'octobre.
Tout d'abord, une tranche de foie de veau aux échalotes et au vinaigre de framboise s'est vue
associée à une bouteille que nous avait confiée Guillaume Keller, du Château de Fosse Sèche, lors d'une récente visite : "Goûte ça, tu m'en diras des nouvelles!..."
Il s'agit d'un St Emilion Grand Cru. Le Pavillon de Taillefer 2006. Les propriétaires
en sont Catherine et Philippe Cohen. C'est là, la seconde étiquette (un qualificatif à utiliser avec prudence...) du Château Vieux Taillefer, situé à Vignonet. Pour ceux qui connaissent un peu le vignoble de St Émilion, à priori pas le meilleur secteur. Des sables souvent, mais aussi une veine de graves!...
Et pourtant!... Une très jolie expression sur les fruits mûrs, puis, à l'aération, une "typicité crasse de fer" superbe!... Bel équilibre. Pas d'extraction façon GCC body-buildé!... Oh! La jolie découverte!... Beaucoup de subtilité, d'élégance. Une grande netteté en bouche et une sorte de fidélité affichée au terroir... Je commence à comprendre pourquoi Guillaume a flashé pour ces vins!... Un domaine qui secoue quelque peu le landerneau saint-émilionesque, dit-on!... En tout cas, dès mon prochain passage à Bordeaux, une visite s'impose!... Soif de tels vins de Gironde!...
La seconde bouteille est angevine. En ces temps de pêche aux bars et aux lieux, il nous fallait un blanc sec qui réponde au mieux, à une recette de Filet de lieu jaune. Ne cherchez pas, j'ai ce qu'il vous faut : un sauvignon de Cyril Le Moing, cuvée Schistes 2006, en Vin de table, comme il se doit, mais à la hauteur des meilleurs!... Pur, tonique, frais... Belle expression florale, une touche de citron, puis de fruits blancs. Un vin qu'il faut mettre à table, que diable!...
Et quelque chose me dit que ce vin pourrait sans doute s'entendre avec une escalope de volaille joliment crémée et quelques champignons des bois... Sitôt dit, sitôt fait!... Régalons-nous, tant qu'il en reste!...
Aussitôt sortis de table, nous avons foncé à la Salle du Manège, toute proche. Ce soir, y chantait Rokia Traoré... Scotchés!... Quel talent!...
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Le plus rhodanien des coteaux de l'Anjou!...
Que l'on regarde du côté des coteaux du Rhône valaisan ou entre Vienne et Valence, le long du Rhône pré-alpin français, on ne peut s'empêcher de trouver un air de famille à ces fortes pentes, sous des cieux différents, mais qui, par les difficultés qu'ils imposent aux vignerons, en font des crus quasi légendaires.
En ce début octobre, c'est l'heure des vendanges aux Treilles!... Jo Pithon a rassemblé les forces vives de la famille et quelques amis de passage, pour ramasser le chenin de ce coteau exceptionnel de la vallée du Layon. Un site exigeant tout au long de l'année et qui plus est, à l'heure de la cueillette. Point de treuil aux Treilles, ni de monorail pour se jouer de la pente!... Il faut, avant tout, compter sur ses jambes et sur ses bras. Sportif!...
Un Grand Cru du Val de Loire que ce coteau des Treilles!... Comme d'autres pentes, d'autres parcelles sises tout au long du Layon. Et un excellent moyen de les découvrir, que de suivre le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer, qui allait de Chalonnes à Thouarcé et Doué la Fontaine. Amateurs de rando pédestre et de VTT, pensez-y pour une découverte de l'Anjou viticole!...
Pas certain que les vendangeurs ne prennent le temps de contempler le paysage des Bonnes Blanches et de Bézigon, sur l'autre rive du Layon!... A peine le temps d'une pause. Il faut faire vite, le week-end sera court et le dimanche venteux et pluvieux...
D'ailleurs, il faut aussi veiller à conserver son équilibre!... En effet, le sol est meuble et composé pour l'essentiel de schistes pourpres, bruns ou jaunes.
Ces vendanges, pour Isabelle et Jo Pithon, ainsi que pour Joseph, c'est comme un nouveau départ. Les Treilles, ce sera un peu le fer de lance du nouveau Domaine Pithon-Paillé. Y seront associées, des cuvées d'Anjou rouge et blanc de La Fresnaye, ainsi qu'un peu de Savennières. Sans oublier bien sûr, la gamme composée autour des raisins achetés dans diverses appellations : l'Anjou du Clos Frémur, mais aussi des Bourgueil, Chinon, ainsi que du grolleau.
Ici, Jo Pithon espère disposer d'une vingtaine d'hectolitres... La vendange est saine, mais les raisins plutôt petits. Les grappes comptent aussi une proportion non négligeable de grains secs. Il faudra jouer... serré, tout en maîtrisant les pressées.
De quoi donner de la profondeur de champ aux perspectives des vignerons de St Lambert du Lattay!... Des espoirs aussi, en s'appuyant sur l'expérience des uns et l'enthousiasme des autres, pour peu que la situation ubuesque dans laquelle se trouve actuellement Joseph, le fils, trouve son épilogue dans les prochaines semaines et que tout finisse par une belle noce!...
Et pendant ce temps, non loin de là...


















































































































