Je ne connais guère d'exemples de cépages d'origine transalpine qui n'aient franchi les Alpes!... Il faut bien admettre que c'est plutôt dans l'autre sens - le bon, en fait, si on respecte le parcours des troupes d'Hannibal, en l'an 218 de notre ère - que les variétés de vignes dites "amélioratrices" ont escamoté les 25012009_001frontières. Sauvignon, chardonnay, cabernet et autre merlot, pour ne citer que celles-là, sont bien plus connues (et admises?) en Piémont ou en Toscane, que les nebbiolo, sangiovese ou arneis en Vallée du Rhône ou en Provence!...

Et pour l'heure, nous voici donc en présence de deux flacons de barbera, cépage piémontais s'il en est, proposés par un domaine languedocien, St Jean de Conques, du côté de Quarante, entre Béziers et Narbonne. Un assez grand vignoble en fait, propriété de la famille Boussagol, avec ses 70 ha, dont six en AOC St Chinian et une très large proportion en Vin de Pays d'Oc. Un domaine novateur, puisqu'il fut le premier, dit-on, àcadre3_1_ planter du colombard en Languedoc (1989) et reste le seul, semble-t-il, à disposer de barbera depuis 1997.

A noter des tarifs pour le moins raisonnables et ici, une jolie fidélité d'expression au cépage, avec son caractère acidulé, associé à des notes doucement épicées. Et notamment pour la bouteille de droite, sur la photo ci-dessus. Pas un monstre de complexité, mais un vin agréable et tonique, qui répondit bien à un rôti de dindonneau, accompagné de champignons de Paris.

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