30 septembre 2009

Vendanges 2009 : alors, ce grand millésime?... (3)

Dernier flash-infos en provenance du vignoble!... Quelques mots de Valérye et Jean-Daniel, du Domaine Les Loges de la Folie, au coeur de Montlouis : "Les vendanges viennent de commencer (24/09) et promettent un très grand millésime : un mois d'août beau et chaud, septembre magnifique, avec juste ce qu'il fallait de pluie, la semaine dernière. Nous avons déjà vendangé nos sauvignons, pour notre cuvée Jalousie et les grappes arrivent, au fil de la journée, pour notre cuvée Velvet. Quant au chenin, il va patienter jusqu'à la semaine prochaine. N'hésitez pas à visiter notre blog, pour suivre l'évolution des vendanges et voir quelques photos!..."

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Montlouis et Vouvray donc, où vous pourrez, si le coeur vous en dit, découvrir le vignoble en calèche, grâce à Mascotte et Moustic, les chevaux de Philippe Chigard. Et par les temps qui courent, il y a matière à passer un bon moment!...

Montlouis encore, qui fait la une, ce trimestre, du n°94 de la revue Le Rouge et le Blanc. Ce qui ne manquera pas de réjouir, le plus tourangeau, le plus chinonais aussi, des passionnés de vins de Loire, alias Laurent Lalouette, qui vient de faire son entrée, discrète, mais vite débusquée par Sherlock Olif, dans la bloglouglou!... Vite, dans vos favoris : Ma passion des vins de Loire!...

Retour à Bordeaux, avec ce court message enthousiaste d'Alain Vauthier, du Château Ausone, grand cru de légende de St Émilion!...

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"Nous allons commencer les vendanges à Ausone cette semaine. La météo est au beau fixe et les raisins sont somptueux!... Nous avons la quasi certitude de rentrer un millésime d'anthologie!..."

Des propos plus mesurés, de la part d'Agnès Mosse, de St Lambert du Lattay, le 25 septembre : "On a enfin commencé les vendanges!... Hier, 30 ares de chardonnay, 10 hl, joli jus à 13,7°. On reprendra pour les chenins un peu plus tard... Ils sont tout stressés, les pauvres!...

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Au passage, une première occasion d'évoquer le prochain salon Anges Vins, qui se tiendra à St Aubin de Luigné, les 28, 29 et 30 novembre prochains. Un bel aréopage de vignerons layonesques, qui s'y entendent en matière de vins issus de la culture biologique et sans artifice!... A ne pas manquer!...

Et pour conclure, c'est Alexandre Bain, blogueur et vigneron artisan à Boisfleury, dans la Nièvre, qui nous parle de son millésime 2009, en Pouilly-Fumé : "Ce millésime s'annonce intéressant et très différent des deux précédents. Des conditions humides et difficiles en début de saison, suivie de trois coups de grêle entre le 7 mai et le 16 juillet. Les vignes ont souffert et nous avons perdu jusqu'à 70% de notre récolte. La pression mildiou était parfois importante, mais je crois que nous avons bien géré le champignon maudit!... Puis, de début août à aujourd'hui (02/11), nous avons eu des conditions de rêve avec du soleil, du vent d'est, ce qui a engendré concentration, état sanitaire impeccable, gros degrés et perte (un poil!) d'acidité."

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"La dynamique de fermentation est excellente cette année. Je me suis même essayé sur un rouge issu de vieux gamay en massale et pinot noir!... Depuis les vendanges, nous avons appliqué la 500P sur l'ensemble du vignoble et, avec Phénomème, aimable percheron, nous avons griffé la quasi totalité du domaine. Nous attendons un peu de pluie pour passer sous l'inter-rang, toujours avec Phénomène, puis nous allons butter quelques terres argileuses avant la taille."

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29 septembre 2009

Vendanges bordelaises : Domaine de Chevalier blanc 2009

Aussi loin que la mémoire me porte, je crois que j'ai toujours éprouvé une sympathie, voire une tendresse particulière, pour ce Grand Cru Classé de Pessac-Léognan. Des Graves, pour les plus nostalgiques. Est-ce sa découverte, un jour d'automne 1989 (vingt ans déjà!), en compagnie de l'incomparable guide qu'était alors Claude Ricard, l'ancien propriétaire passionné, qui venait de céder le domaine à la famille d'Olivier Bernard, le propriétaire actuel?... Est-ce l'image de cette sorte d'écrin de vignes, adossé aux premières parcelles de la forêt des Landes girondines, aux portes de Léognan et de son urbanisation galopante?... Peut-être, la dimension familiale, un rien paternaliste, d'une propriété qui n'affiche pas l'identité et les couleurs de tel ou tel actionnaire majoritaire, venu de Belgique, d'Irlande ou d'ailleurs!... Et encore moins le nom d'un homme d'affaires parisien, arrivé là pour faire étalage de sa fortune, à coup de travaux pharaoniens et d'ambition déclarée, de hisser au plus haut rang des grands crus, une propriété certes bien nommée, mais disposant d'un terroir, dont les qualités sont loin d'être démontrées!...

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En ce vendredi des derniers jours de septembre, il fallait être matinal pour apprécier toute la lumière dorée d'un lever de soleil automnal sur le Domaine de Chevalier. La veille, l'après-midi avait été chaude, quasi estivale et cette matinée de vendanges devait débuter au plus tôt. Dès 8h30, une bonne trentaine de personnes, dont vingt-cinq coupeurs et cinq porteurs avaient donc investi les parcelles n°5 et 6, au coeur du vignoble historique du domaine, plantées de sémillon en 1981 et 1967, respectivement.

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Les vendanges des blancs du domaine ont débuté le 8 septembre. Non qu'il faille trois semaines ou plus, pour couper le raisin sur six hectares, mais les exigences de qualité pour le Chevalier blanc ont imposé, depuis toujours ou presque, des tris successifs. En ce vendredi, il s'agit du deuxième passage, le deuxième tri donc, sur les sémillons considérés comme les plus qualitatifs de la propriété. Il ne s'agit pas de se louper et Frédéric Lelong, le chef de culture, rappelle à sa petite troupe les consignes de tri. Ici, le raisin destiné au grand vin est sélectionné à la vigne. De la haute couture, à moins qu'il ne s'agisse de chirurgie!...

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Dans les parcelles du jour, un premier tri a été effectué voilà une semaine. Dans l'intervalle, quelques 17 mm de pluie, lors du week-end du 19 et du 20, ont apporté un plus, à des vignes qui n'avaient pas vu d'eau depuis plusieurs semaines. On peut donc constater une petite correction à la baisse des degrés (12,8° en moyenne ce jour), ce qui permet d'espérer un équilibre quasi idéal. Un troisième tri suivra d'ici peu, pour faire ce qu'il convient d'appeler la "coupe rase". Ces dernières grappes seront sans doute destinées à une cuvée générique. Les meilleurs sauvignons, quant à eux, ceux de la parcelle n°9 (plantée en 1962) et d'une partie de la n°6 (plantée en 1967), sont déjà en cours de fermentation, au chai. Ainsi, ce soir, la colonne vertébrale du millésime 2009 sera constituée de lots qui vont s'articuler, pour composer le Grand Vin, ou être plutôt destinés à l'Esprit de Chevalier. Mais là, une autre équipe veille... Celle de Julien Delpeuch, maître de chai.

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Lorsque la parcelle est vendangée et que la remorque est pleine, direction le pressoir. Le pressurage se déroule par lot. Celui-ci permet de "régler" le pH des jus, avec des valeurs situées entre 3,15 et 3,22. Ce premier jus de goutte s'écoule dans une des deux cuves souterraines proches des pressoirs, puis est pompé et dirigé vers une série de barriques (de deux à cinq selon les lots) usagées. Une autre pressée permet de réserver quelques volumes de vin de presse.

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Lorsque les barriques du lot sont remplies, elles sont dirigées vers la chambre froide, où elles vont séjourner vingt-quatre heures. Pendant ce délai, les bourbes précipitent. Le débourbage peut donc être effectué en deux phases. Une bonne proportion de jus, quelque peu éclairci, est immédiatement dirigé vers les barriques, dans lesquelles va se dérouler la fermentation alcoolique. Le reste du jus est placé dans une autre barrique de la chambre froide, afin de prolonger la précipitation.

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C'est Thomas Meilhan, responsable qualité du domaine, qui nous trace les grandes lignes de la vinification et des choix en matière d'élevage. Chaque lot est donc dirigé vers les barriques destinées à la fermentation et à l'élevage. En principe, les meilleurs lots sont tous répartis dans des fûts neufs, d'un vin et de deux vins. Les turbidités sont plutôt hautes, puisque situées entre 240 et 280. La fermentation alcoolique peut durer dix jours, au mieux et au pire trois mois!... L'idéal se situant entre quinze jours et trois semaines.

Depuis trois ou quatre ans, les degrés naturels augmentent. Ainsi, en 2008, on a constaté 13,8° de moyenne26092009_022 26092009_008et un pH de 3.0!... Conséquence : on levure un peu plus qu'il y a dix ans... du fait des difficultés des levures indigènes du terroir de Chevalier, avec des jus de 13,5° et plus.

Dès la fin de la fermentation, bâtonnage quotidien sur lies totales, pendant un à trois mois. Puis, la fréquence est déterminée par dégustation. Ainsi, après douze mois d'élevage, le 2008 ne subit de bâtonnage que tous les dix jours et ce, probablement, jusqu'en mars ou avril 2010. Pour le Grand Vin, la durée du passage en barriques est donc de dix-huit mois et de neuf pour l'Esprit de Chevalier. Deux mois avant la mise, les bâtonnages cessent. Puis, on détermine si un collage est nécessaire et parfois, une filtration légère. Quinze jours ou trois semaines après la fin de la fermentation, apport d'un peu de SO², pour ne pas avoir de milieu trop réducteur. A noter qu'à Chevalier, pour tous les blancs, c'est zéro malo!...

On est tenté de voir là une technique Dubourdieu pure et dure... "Non!..." répond Thomas Meilhan. "C'est une technique Chevalier!..." Du fait, notamment que le célèbre conseil de la planète Bordeaux, préfère les vendanges plus précoces et des turbidités plus basses. En fait, ce dernier n'intervient qu'en cas de problème survenant en cours d'élevage et pour les dégustations essentielles, en vue des assemblages définitifs.

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Julien, maître de chai, à Frédéric : "Beaux raisins!... Superbe!...
Frédéric, chef de culture, à Julien : "A toi de jouer maintenant!..."

2009 s'annonce donc sous les meilleurs hospices, au Domaine de Chevalier!... Les blancs ont un potentiel rare et pour les rouges, on joue sur la maturité parfaite, du fait notamment d'une météo très favorable, qui va permettre de vendanger les merlots au meilleur moment. Pour les cabernets, il convient d'être patient, mais, il faudrait une totale dégradation de la situation pour compromettre la qualité de la vendange. Même si d'aucuns font remarquer que les volumes en rouge, sont assez importants...

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Il faut savoir réussir les grands millésimes!... Même si naguère, la réputation du domaine s'est en partie construite sur les réussites lors de petites années (ce n'est pas un peu une légende, ça?...), un cru classé de cette notoriété ne peut pas se permettre de rater les grands rendez-vous!... Aujourd'hui, des responsables du domaine aux visiteurs, tout le monde a le sourire!... Chevalier est prêt pour les joutes et tournois du XXIè siècle!... Palsambleu!... Montjoie Léognan!....

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23 septembre 2009

Vendanges 2009 : alors, ce grand millésime?... (2)

Avant une escapade très attendue en Pessac-Léognan et en Haut-Médoc, pour quelques heures de vendanges bordelaises, voici d'autres nouvelles, en droite ligne du Beaujolais, mais également du Roussillon. Là-bas, il ne reste que quelques muscats à ramasser, ça et là... Et où une autre escapade se prépare avec Vigne'Horizons!...

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Jolie photo, catégorie ambiance, qui nous vient de chez Jean-Claude Lapalu, au coeur du Beaujolais et dont on ne présente plus les Brouilly!... Rang du Merle, Cuvée des Fous, Croix des Rameaux, sans oublier le Beaujolais-Villages Nouveau, en vin de soif, pur plaisir.

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Crédit photos : Jean-Claude LAPALU

Le vigneron résume ainsi les conditions qui ont présidé au millésime 2009 : "Après un hiver froid, sur l'ensemble du printemps, l'ensoleillement a été supérieur à la moyenne. Début juin, les orages se manifestent sans faire de dégâts (ce n'est pas le cas partout!). Après cette période orageuse et depuis la mi-juin, nous sommes entrés dans une période de beau temps, chaud, qui facilite le travail cette année et nous conforte pour une date de vendanges plus précoce qu'en 2008 et, si août est comme le moi de mai, comme nous avons l'habitude de le dire chez nous, "nous tenons peut-être une belle année" et c'est chose faite! La date des vendanges est fixée au 27 août, la cueillette des raisins se déroulant sous un temps estival, les raisins sont sains et sucrés. Le millésime!!!!!!

Du côté du Roussillon, tant Bruno Duchêne, de Banyuls, que Benoît Danjou, d'Espira de l'Agly, confirment les informations apportées là par Jean-Philippe Padié, de Calce, notamment, pour ce qui est des dates très précoces de vendanges :

"Tout est en cave pour notre part (21/09). Vendanges assez serrées. On a commencé le 18 août et fini le 8 septembre. Il a fallu un peu courir jusqu'à fin août. Le temps était torride, les nuits chaudes. Ma crainte était que les raisins concentrent trop, avec des acidités qui se barrent!... Les nuits ont commencé à se rafraîchir tout début septembre. Au final, les équilibres sont intéressants (peut-être avec moins d'acidité que 2007 et 2008). Les expressions aromatiques sont très intenses, les couleurs diffusent très vite, les tannins sont fins. Une année totalement nouvelle, donc. L'état sanitaire était bon, mais il y a eu un stress hydrique assez marqué sur certaines vignes. Donc, sur une même grappe, il a fallu trier des grains verts et des grains qui étaient confits. Un peu comme en 2003 finalement..."

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"Il y a eu de l'eau jusqu'à fin juin. La plante s'est refait une petite santé. C'était la fête pour elle (pour le mildiou aussi d'ailleurs!). Enfin, de l'eau, on en profite. On fait de la feuille, des réserves... Et puis, courant juillet, on coupe le robinet! Avec en plus, des températures caniculaires. Là, elle s'est calmée. Certaines ont continué à bien bosser. Peut-être que les schistes, naturellement plus filtrants, plus pauvres en argiles, ont mieux réagi?... Je ne la jouerais pas "à la Bordelaise", en fanfaronnant que c'est encore une fois, le millésime du siècle!... Une année différente, comme d'hab'. Une année intéressante, comme d'hab'!... Une année qui aura demandé pas mal de vigilance à la vigne, pendant la01042009_092 période végétative, avec une forte pression phyto 01042009_048(mildiou, oïdium, eudémis...). Une année avec de tout petits rendements aussi. Déjà que c'était pas bien épais!... En plus, certaines vignes ont été nettoyées par les sangliers, notamment la "vallée oubliée" de marnes noires (Comme Jou). On y faisait du 5 hl/ha d'habitude, on est passé à moins d'1 hl/ha!... Sales bêtes!... Eux aussi avaient faim et soif. Ce que la nature donne... Une année à la fois tempérée (au début du cycle, jusqu'à la fermeture de la grappe) et très solaire dès le début de la véraison. On aura, je pense, cette "ambivalence" au final. Pour l'heure, tout fermente tranquillement. J'ai fait le choix de macérations plus courtes, avec une proportion grandissante de grappes entières, pour amener un peu plus de fraîcheur et de tension. Les malos commencent à s'enclencher discrètement par ci par là... Il faut veiller au grain. Enfin, maintenant, c'est juste de l'attention et de l'écoute, dans l'intimité de la cave... Voilà pour ce qui est de Calce. L'été cède la place à l'automne. En attendant les châtaignes avec impatience!..."

Roussillon toujours, n'oubliez pas la chronique d'Hervé Bizeul, du Clos des Fées, à Vingrau. Des billets quotidiens incomparables. Des photos comme si vous y étiez!...

Enfin, d'autres chroniques, bordelaises celles-là : Jean-Marc Quarin, en live, nous apporte une foule d'informations, de rapports météo, d'entretiens, qui s'avèrent passionnants!... "Septembre fera ou défera le millésime!..."

Alors, faites vos jeux!... 

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20 septembre 2009

Une ventrée de pignons, made in St Jean de Monts!...

La météo du journal régional le dit : "L'automne s'invite en douceur". En ce dimanche 20 septembre, si la marée d'équinoxe a bien apporté quelques orages et trombes d'eau ces deux derniers jours, dans le secteur, le calme, la douceur sont de retour.

St Jean de Monts, la station balnéaire préférée des amateurs passionnés et ascensionnistes, conviait en cette journée quasi estivale, tout ce que la région compte d'amateurs et d'admirateurs du cheval sous toutes ses formes. Pour tout dire, ça sentait plutôt le crottin que le guano sur l'esplanade!...

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Mais, une marée basse de 109, qui plus est à la mi-journée, c'est aussi une bonne occasion de pêcher quelques pignons!... Les pignons, vous savez bien!... Telline pour les uns, donax pour d'autres. En tout cas, un petit bivalve succulent au sortir de la plage!...

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Et, pendant que d'aucuns ramassaient un seau d'ormeaux du côté des Glénans (nous n'avons pas les mêmes valeurs!...), d'autres faisaient équipe au-delà de l'Estacade, sur le plage de la Davière, pour se préparer une ventrée de pignons, en soirée!...

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Et quand on sait qu'il ne faut que quelques minutes pour transformer cette jolie pêche en petit régal pour les amateurs de coquillages et fruits de mer, auquel il est aisé de trouver un partenaire pour la soif, à quoi bon hésiter?...

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Donc, en guise d'associé de cette assiette de pignons, délicatement crémée, juste parsemée de ciboulette, à peine saupoudrée d'ail et de poivre cubèbe, L'Ami Chenin, de Xavier Amat, version Le Goût de mon Blanc 2007 répond parfaitement, avec une petite pointe citronnée et une tonicité remarquable!...

Joli bol d'air!... Et après les pignons, avec l'automne, ça vous dit quelques champignons?...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

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18 septembre 2009

Domaine Mazet des Croses : vivez l'aventure du vin!...

Ah, la jolie idée!... Tous-en-semble, tous-en-semble!... Cette initiative nous vient du coeur du Gard. D'un petit vignoble de 5 ha, situé entre Nîmes et Alès, le Domaine Mazet des Croses. Installés là depuis 2005 et à l'aube de leur cinquième millésime, Renaud Berthoud et Nathalie Bruggey lancent le projet (R)assembler.

Il s'agit donc de créer une nouvelle cuvée de vin rouge, pouvant se situer quelque part, entre Vent d'Anges et L'Ange et l'Hic, les deux assemblages proposés à ce jour.

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Jusque là, rien de très nouveau, me direz-vous!... Mais, la grande originalité de l'affaire, c'est que ce couple de vignerons propose d'élaborer ce vin collectivement, à partir de vins bruts de cuve et de décider en commun, via un blog, de toutes les étapes qui font un vin!...

100 co-vignerons pourront s'associer pour l'occasion, moyennant participation. Ils seront informés de l'évolution des choses et apprendront comment l'on construit une cuvée.

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Mais, ce n'est pas tout!... Chacun pourra prendre part aux décisions concernant l'élevage, l'assemblage, le nom de la cuvée, la création de l'étiquette et tutti quanti!... Et mieux encore, les participants recevront chez eux, des échantillons après les vinifications, puis juste avant l'assemblage et enfin, des deux propositions regroupant le plus de suffrages, en vue du vote final.

Mise en bouteilles, grande fête finale!... Allez, hop!... (R)assemblement!... Tous à Gajan!...

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14 septembre 2009

Luca Roagna, à Barbaresco (Piémont)

Pour tout dire, j'avais hâte de découvrir ce domaine, au coeur du vignoble piémontais historique. J'en avais fait la connaissance, par flacons interposés, lors du off de Vinexpo 2007 - Haut les vins! - proposé au Château de Cujac, dans le Médoc. Un "off" hautement recommandable d'ailleurs, faut-il le rappeler!... A cette occasion, j'y avais donc rencontré un vigneron, jeune et passionné - Luca Roagna - qui m'avait étonné par son engagement, au profit d'une viticulture traditionnelle et une sorte de fidélité à ce qui a fait la réputation des plus grands Barolo et Barbaresco : le nebbiolo, cépage dont il convient de respecter l'expression des tannins les meilleurs, sur un terroir qu'il faut savoir découvrir et apprécier, en faisant le choix d'une durée d'élevage qui n'a plus rien à voir avec les contingences économiques de notre époque. "C'est notre Histoire et c'est notre Futur!..."

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Barbaresco est une petite commune qui compte à peu près autant d'habitants que d'hectares de vignes en production dans l'appellation (DOCG) éponyme: environ 650. Cette dernière, située au nord-est d'Alba, sur la rive droite du Tanaro, affluent du Pô, recouvre le territoire complet de deux autres communes, Neive et Treiso et une petite partie (frazione en italien) d'Alba, San Rocco Seno d'Elvio. On a coutume de dire que le vin y était connu des Romains et que les Gaulois furent notamment attirés par l'Italie, à cause de la qualité des vins de Barbaritium, qui devint ensuite Barbariscum, puis Barabresco. Certains historiens soutiennent néanmoins que, le village tire son nom des hordes de barbares, qui déferlèrent sur la péninsule, après la chute de Rome, y découvrirent son vin et s'y installèrent durablement, pouvant défendre aisément cet oppidum, convoité notamment par les grandes cités voisines, Alba et Asti.

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Luca Roagna, représentant de la cinquième génération de la famille, en appelle à Beaudelaire et à l'Âme du vin, pour situer sa passion pour une terre et pour une vigne qui, chaque jour, animent ses sens et son esprit. Pour être certains de ne pas nous perdre dans les vignes, nous attendons Luca sur la petite place, face à la Mairie, près de l'Enoteca Regionale del Barbaresco et à quelques pas de chez Angelo Gaja... En quelques instants, nous arrivons devant la maison familiale et quelques pas suffisent pour prendre pieds dans les vignes de Pajé, un amphithéâtre, une arène incomparable. On y pénètre comme dans un stade!... On ne sait encore, si nous allons pouvoir assister à un combat de titans, entre la vigne et le ciel, ou si ce jour, nous sera donné de découvrir une tragédie de Sénèque ou de Térence.

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L'Azienda agricola Roagna est considérée comme un assez gros domaine pour la région, avec ses quinze hectares à Barbaresco, mais aussi en DOCG Barolo. Certaines caves ici, ne regroupent parfois qu'un seul hectare de vignes, voire un demi-hectare!... C'est ce qu'il convient d'appeler une "cave historique". En effet,img404 img405la réglementation piémontaise oblige tout producteur, à vinifier les vins dans l'aire d'appellation correspondante : Barbaresco dans une des trois communes de la DOCG, Barolo (au sud-ouest d'Alba) dans une des dix communes concernées. Or, une cave historique a une dérogation de la Présidence de la République italienne, pour autoriser les vinifications "délocalisées", puisque c'était déjà le cas dès les années 50, lorsque ses grands-parents, Giovanni et Maria-Candida, ont quitté le centre du village, pour s'installer à Pajé. Néanmoins, Alfredo et Luca Roagna investissent dans une nouvelle construction, disponible pour les vendanges 2010, à Castiglione Falletto, commune voisine de Barolo et de La Morra, surtout pour simplifier les aspects pratiques, notamment lors des vendanges, sachant qu'une heure de tracteur sépare les parcelles en Barolo de la cave actuelle!... Ce sera également un lieu se stockage plus adapté à la volonté du vigneron de mener l'élevage en bouteilles jusqu'au terme voulu, pour toutes les cuvées. Ainsi, actuellement, les vins issus de deux micro-parcelles, achetées voilà quelques années, sont commercialisées plus rapidement que souhaité, pour manque de place!...

Le domaine est désormais le seul à Barbaresco, à s'inscrire dans cette démarche traditionnelle. Il en reste peut-être une dizaine en Barolo... C'est aussi un des rares à avoir adopté une méthode biologique dans les vignes (sans certification). Pas de produits chimiques, aucun intrants divers et de l'herbe toute l'année!... Les bois de taille retournent à la terre!...

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Les sols sont ceux du quaternaire. La mer était présente dans la région, il y a un million d'années. On constate souvent une stratification de différents minéraux : calcaire, sable parfois (pas à Barbaresco), une ligne ferrugineuse, des marnes bleues, typiques de Barolo et Barbaresco ("on devrait planter du savagnin, suggère Olif!...") et de l'argile dans la partie supérieure des collines. Les meilleures expositions sont sud, sud-est et sud-ouest. D'une façon générale, dans la région, on plante le barbera dans le haut, à mi-pente le nebbiolo et dans le bas, le dolcetto. De nos jours, le nebbiolo (business oblige!) a tendance à "glisser dans la pente", mais Luca Roagna y est formellement opposé. Il faut dire que ses dolcetto ont parfois un caractère ou une certaine parenté avec ses nebbiolo, comme le montre une récente dégustation verticale sur quinze millésimes, qui a permis de constater la qualité des 1995 et 1996, ce qui est loin d'être la règle pour ces vins!...

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A gauche, le dolcetto, à droite, le nebbiolo

Tout oppose ces deux cépages : le dolcetto (vigne de 40-45 ans ici) débourre tardivement, mais la vendange est précoce. La maturité se situe vers la mi-septembre et là, il ne faut pas attendre, car le raisin sèche, du fait des nuits fraîches. A contrario, le nebbiolo a un débourrement précoce, mais les vendanges ne se déroulent pas avant octobre, voire la première semaine de novembre, d'autant que Luca Roagna privilégie la qualité des tannins, sans se soucier outre mesure des sucres.

Chacun l'aura compris, ici, le nebbiolo est roi!... C'est, selon le vigneron, le cépage qui exprime le plus l'identité du terroir, pour peu qu'on lui en laisse le loisir... Ici, sur la colline de Pajé, les Barbaresco savent être différents. Les vignes sont donc vendangées séparément, selon leur âge et leur situation dans la pente.06092009_037 06092009_042D'une façon générale, les vignes de moins de vingt ans (issues de sélections massales uniquement), sont destinées au Langhe Rosso, avec un assemblage de 50% de raisins issus de Barolo et 50% issus de Barbaresco. Les vignes de vingt à cinquante ans, les plus basses sur le coteau, composent les cuvées classiques (Barbaresco Pajé ou Barolo). Lorsqu'elles ont plus de cinquante ans et dans les meilleurs millésimes, elles sont destinées aux "grandes cuvées" ou aux Riserva. Enfin, les vignes de soixante-cinq ans d'âge moyen composent le Barbaresco Crichët Pajé, dans les millésimes exceptionnels (deux à trois fois par décennie). Dans les millésimes "standards", les vinifications sont conduites séparément, mais le tout finit le plus souvent dans un assemblage.

En Barolo, à Castiglione Falletto, les vieilles vignes on été plantées en 1937. Certaines n'ont pas moins de cent ou cent-dix ans!... A noter que dans cette partie du vignoble, du fait de la présence de sable, on pratique le marcottage. On dévie un rameau de la vigne mère, qui s'enracine petit à petit et on le coupe au bout d'une vingtaine d'années. Il a donc ainsi profité de l'enracinement de la partie la plus âgée et eu le temps de développer ses propres racines, vers la roche mère. Ce n'est possible que du fait de la bonne proportion de sable, qui protège les vignes du phylloxéra.

Notons également qu'à Barbaresco, les sols ont un pH basique de 7.8, voire de 8.0!... Ce qui fait des nebbiolo de bonne garde. Sur l'autre rive du fleuve, en Roero, les pH sont rarement au-dessus de 5.8 ou 6.0, ce qui fait des vins à consommer plus jeunes. Enfin, à la vigne, Luca Roagna n'utilise que soufre et cuivre, ce dernier étant, à ses yeux, un bon stimulant pour la pellicule des raisins.

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Et à la cave, me direz-vous?... Luca Roagna prépare un doctorat en oenologie, mais l'essentiel des principes qu'il met en application, a pour origine la mémoire collective, en l'occurrence familiale, avec la transmission du savoir et de tout le bon sens de son grand-père notamment, aujourd'hui disparu. Et, il y a peu de chance que le vigneron de Pajé ne fasse évoluer ce qui fait le succès de ce domaine, présent dans de nombreux pays!...

Inutile de préciser que ce ne sont pas les standards internationaux qui sont recherchés là!... Avec notamment, l'emploi de bois neuf : "Pourquoi rechercher les tannins du bois, quand il y a déjà une grande quantité de tannins de qualité dans le raisin?... Pour plus de fraîcheur? Des arômes de vanille?... Mais pour quelle complexité et pour quel potentiel de garde?..."

Deux objectifs avoués : l'extrême qualité des tannins, extraits doucement et l'expression du terroir. Pour cela, les "vendanges tardives" deviennent une évidence. Ensuite, fermentation et macération de cinquante, soixante, voire quatre-vingt-dix ou cent jours, selon les cas, en grands foudres de bois ouverts, afin de perdre, dans ce laps de temps 1° à 1,5° d'alcool, chapeau immergé. Levures indigènes, bien évidemment. Quelques éventuels pigeages, pour casser le chapeau et un peu de remontages si nécessaire, mais uniquement pendant la fermentation (8 à 12 jours). Jus et matières solides sont séparées aux alentours de la mi-décembre, puis l'élevage en foudre commence pour... quatre années minimum!... Et dans certains cas, comme le Barbaresco Riserva Pajé 1999, actuellement disponible, pas moins de huit ans!... Certaines cuvées ont passé douze ou quinze ans en foudre!...

Dans les derniers moments de cet élevage sous bois, les vins sont transférés en barriques non neuves. Elles proviennent souvent de Nuits-St Georges et ne comptent pas moins de vingt ou vingt-cinq ans. Lorsque des barriques neuves sont achetées, elles sont remplies pendant trois ou quatre ans, d'eau et de sel. En fait, les barriques ne sont utilisées que pour une sédimentation plus rapide, du fait de leur volume plus restreint et des échanges gazeux réduits, en vue de la mise en bouteilles. Avant celle-ci, aucune clarification, ni aucune filtration. Cette séquence, en bouteilles cette fois, prolonge l'élevage de deux années. Il faut savoir que la législation autorise la sortie des Barbaresco 2006 et des Barolo 2005, actuellement. Au Domaine Roagna, ce sont les 2003 qui sortent!... Et quels 2003!...

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Paroles du grand-père : "Si tu veux savoir si le terroir est important pour un vigneron, tu dois boire ses vins dans les mauvais millésimes. Après un an seulement, s'il ne donne pas d'importance au terroir, le vin est imbuvable dans ces petites années!... Dans un bon millésime, il faut attendre vingt ans!... Tous les crus, dans les millésimes faciles, font de bons vins, mais après vingt ans, le terroir doit faire la différence. Dans les mauvais millésimes, au bout d'un an, on sait à quoi s'en tenir!.."

Plein de bon sens le jeune homme!... Qui nous dit que, finalement, après toutes ces considérations, il serait tant de passer aux choses sérieuses. Nous nous glissons jusqu'à la cave : "Voici la Banca Roagna,dolcetto_alba_1_ bienvenue!..."

La série de bouteilles dégustées a été ouverte la veille, lors du passage d'un importateur suédois. Elles sont toutes parfaites.

- Dolcetto 2008 :
Trente jours de macération et élevage d'un an. Belle structure harmonieuse, solide, de garde. Assez loin du Dolcetto classique, mais une belle texture, qui ne demande qu'à s'exprimer. De l'aveu du vigneron, on peut s'attendre à plus de complexité, après six mois de bouteilles.

- Barbera 2004 :
Récolté dans la région de Barolo, à Castiglione Falletto. La mise a été faite pendant la première semaine d'août 2009! Sur ce cépage, les tannins sont très souvent faibles et l'acidité plutôt élevée. Ici, le terroir domine le cépage et les tannins viennent équilibrer le tout. Texture solide, droite et ferme. Luca semble dire langhe_rosso_1_qu'il fait cette cuvée pour compléter la gamme, presque pour le fun!... Doit en faire pâlir plus d'un dans la région!...

- Langhe Rosso 2003 :
Un assemblage de nebbiolo issu des deux appellations, Barolo et Barbaresco. De la puissance et de la fermeté, mais une élégance soyeuse. Pas la moindre expression confiturée et un fruité séducteur.

- Barbaresco 2003 :
Cette année-là, dans la région, la plupart des domaines avaient terminé les vendanges vers le 10 ou le 15 septembre. Au Domaine Roagna, elles ont débuté entre le 25 et le 28 du mois, pour se terminer le 18 octobre!... Cinq semaines après les autres!... Un rouge profond, avec un très léger reflet marron. La robe évolue très peu avec les années, si la vinification est bien faite, selon Luca. Pour cette cuvée, les vignes ont environ quarante ans et sont situées dans le bas de Pajé. Un très beau fruit, solide et cohérent. Pas la moindre lourdeur.

- Barolo 2003 :
Vendangé un peu plus tard, du fait de sa situation, en bas du coteau. Des vignes d'environ trente-cinq ans, âge auquel, beaucoup de vignes sont arrachées dans la région!... Une macération de soixante jours, pour cebarolo_vigna_rionda_1_ vin qui exprime une belle pureté et une sorte de rigueur soyeuse.

- Barolo Vigna Rionda 2005 :
Une parcelle de vignes de quarante à soixante ans, à Serralunga d'Alba, récupérée en 2003, dont il achète les raisins à un vieux vigneron du cru, fidèle à la tradition et au travail du sol. Pour Luca, c'est une "exception olfactive et gustative"!... Grande complexité d'ores et déjà! Tannins solides, qui tapissent la bouche. On entre dans une autre dimension...

- Barbaresco Asili 2004 :
Une des nouvelles cuvées du domaine, issue d'une micro-parcelle de 22 ares, située face à la colline de Pajé. Au final, 1200 bouteilles d'un joyau rare. Un terroir qualifié de plus masculin par le vigneron, qui forge de grands espoirs, pour une longue garde, de plusieurs décennies, pour ce vin puissant et ferme.

- Barbaresco Montefico 2004 :
barbaresco_paje_ris_1_Une autre petite parcelle de 24 ares, au terroir exprimant, à priori, plus de finesse et d'élégance. L'équilibre affiché entre l'acidité et les tannins laisse présager un superbe avenir. Minéralité et puissance. Pureté et persistance cohérente. Attention!... Décollage!...

- Barbaresco Riserva Pajé 1999 :
1500 bouteilles de ce nectar, issu de vignes de soixante ans et plus, qui a passé huit années en foudre. La grandeur du terroir, qui prédestine le vin à une garde possible de trente ou quarante ans. La bouche est nappée, tapissée de tannins remarquables d'élégance et de pureté. Énorme!... Luca précise qu'actuellement les 1969 et 1970 de cette cuvée sont très intéressants à déguster et qu'il garde un grand souvenir d'un 1931 du cru (un vin de méditation)!... Du grand art!... Pour le vigneron, une cuvée typique du domaine, qui exprime tout l'équilibre entre une belle acidité et l'élégance d'un beau bouquet tertiaire à venir.

- Barolo La Rocca e la Pira 1995 :
Pas plus de 900 bouteilles d'une cuvée d'exception, issue de vignes de 1937. Le vin a passé douze années en foudre et trois en vieilles barriques!... Une parcelle monopole pour le domaine. Ces vins montrent à quelbarbaresco_crichet_paje_1_ point le vigneron cherche à mettre en évidence le terroir, en se mettant à sa disposition, sans faire la démonstration de ses compétences oenologiques, ni faire preuve d'un ego surdimensionné (suivez mon regard!). Notez que l'on a coutume de dire que Barolo, c'est plus structuré et que Barbaresco, c'est l'élégance. Or, pour le Domaine Roagna, c'est l'inverse!...

- Barbaresco Crichët Pajé 2000 :
Le porte-étendard du domaine!... Vendanges en novembre, parfois. Macération de 80 à 100 jours, un élevage de huit ans et plus. Une cuvée qui atteint les sommets!... Potentiel de garde : le demi-siècle. Un vin que l'on acquiert en pensant aux générations futures. Déjà un monstre de distinction et d'élégance. Sa complexité en impose aux dégustateurs et les pousse à plus de concentration, d'attention. Un moment rare!...

- Barolo Chinato :
Une cuvée apéritive pour terminer la dégustation et deviser encore, à propos de la grandeur de ces vins piémontais... Le vin de cette cuvée, quelque peu marquée par des amers conséquents, trouve son origine chez un pharmacien de la région, qui le proposait au XIXè, comme recette médicinale, à base d'herbes diverses, à laquelle on ajoutait un peu de sucre, pour faire passer l'ensemble!... En fait, cet élixir était composé, pour partie, de quinine (china en italien), entre autres, ce qui permettait de prescrire à la population une substance qui avait des vertus anti-fièvres diverses, notamment celle due au paludisme. Malin!...

Dans un même ordre d'idée, à propos, si vous passez par Barbaresco, pour rendre visite à Luca Roagna, n'oubliez pas d'apporter dans vos bagages une bouteille de Chartreuse!... Oui!... Cette fameuse liqueur verte, cadeau de votre belle-mère, dont vous ne savez que faire!... Eh bien, Luca adore ça!...

Il ne manquera pas alors, de vous conseiller quelque table piémontaise, à Barbaresco, Alba, ou ailleurs. Ainsi, n'hésitez pas à vous rendre au restaurant La Libera, au coeur d'Alba, à quelques pas de la Via Vittorio Emanuele, là-même où se déroule, chaque année, la Foire Internationale de la Truffe blanche (3-10 au 8-11-2009) la grande spécialité locale!...

Notez également que le Domaine Roagna propose des cuvées originales, découvertes à Bordeaux, en juin 2007 : un "blend" de deux à quatre millésimes (Opera Prima XV, 97-98-99) de Barbaresco, pour ajouter de la complexité à la complexité issu du terroir du cru de Pajé. Autre grande originalité, Solea, un assemblage de 75 à 80% de chardonnay et de 20 à 25% de nebbiolo vinifié en blanc. Macération de deux semaines et élevage dans le même esprit que les rouges du domaine. Un vin de méditation!...

Alors?... Pourquoi pas une petite escapade automnale en Piémont?... Avec de telles chandelles, vous deviendrez vite joueur!...

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12 septembre 2009

Vendanges 2009 : alors, ce grand millésime?... (1)

C'est très clair : il faut s'attendre cette année, à un nouveau dico de superlatifs, à propos du millésime qui prend forme, qui va naître en ces prochaines semaines, après des mois de gestation, sous des augures météorologiques, le plus souvent satisfaisants!... Mais là, selon les premières observations et les plus récents avis, le potentiel du raisin et donc, de la vendange qui donnera naissance au millésime 2009, semble excellent. Bien évidemment, tous les vignerons ne seront pas logés à la même enseigne. De plus, les options prises, les choix des vinificateurs seront essentiels. Au final, certains seront peut-être déçus, au regard de la matière livrée par Dame Nature... et les amateurs parfois circonspects, mais, il semble assuré qu'une grande proportion des raisins de septembre sont de toute beauté!...

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Vendanges 2006 au Domaine Aloha, à Brem, en Fiefs Vendéens

Pour se faire une idée, quel meilleur moyen d'envoyer quelques messages aux quatre vents?... Surtout vers ceux qui sont en phase d'observation et sur le point de prendre la décision d'y aller. Dans certaines régions, peu de réponse... En fait, il est probable que nombre d'appellations sudistes sont déjà en plein boom. Comme 01042009_044le laisse clairement entendre Jean-Philippe Padié, de Calce, en Roussillon qui, dès le 16 août nous disait : "On commence après-demain!... C'est l'effervescence!..."

Cap sur la Champagne, pour commencer : Francis Boulard l'affirme sereinement : "Les raisins mûrissent tranquillement... rien de presse." Vous pouvez en tout cas, suivre la suite des aventures du millésime 2009 en Champagne sur son blog.

Autre champenois et blogueur, s'il en est, Benoît Tarlant estime (le 8 septembre) "qu'en Champagne, la vendange arrive à grands pas. Certains villages hâtifs vont commencer ces prochains jours, mais l'ensemble de la région devrait vendanger entre le 14 et le 27 septembre... Le sentiment d'avant vendanges est qu'on a les mêmes prémices que l'année 1997."

"On a eu, comme un peu partout en France, un bel et vrai hiver (les -10° n'étaient pas rares!), mais pas dedebutseptembre gelées de printemps. La période la plus stressante fut de la mi-mai à la fin juin : les pluies, les orages violents, comme à Chaizy et Aÿ, ou bien la grêle dans la Vallée ont compliqué la protection de la vigne, notamment contre le mildiou. La pression était comparable à celle de 1997, avec de fortes attaques sur grappes. Passée cette étape, le mois d'août nous a heureusement rassuré, avec une très belle dynamique de maturation. A quelques jours des vendanges, les raisins sont sains, bien aérés et profitent pleinement de ces nuits fraîches. Finalement, c'est optimiste que j'appréhende cette vendange. Tu m'aurais dit ça au moment de Vinexpo, je n'y aurais pas cru!..."

Passons ensuite à la Bourgogne et, plus exactement, au Mâconnais. Corinne Merlin, de La Roche-Vineuse nous glisse un petit message, en plein coeur de l'action!...

"Les conditions sont exceptionnelles!... Nous avons commencé le lundi 7 septembre, par les Moulin à Vent. Aujourd'hui (le 10), nous récoltons les chardonnay, à La Roche-Vineuse. Les raisins sont à point, bien dorés. Très belles constitutions des jus. Je pense que l'on tient un grand millésime!"

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Route plein sud ensuite, vers la Vallée du Rhône. Christine Saurel, du Domaine Montirius, est résolument confiante :

"Les vendanges ont commencé tranquillement chez Montirius, par les grenache blancs et la roussanne, le vendredi 4. Les premières syrah ont été ramassées ce jour (le 7). L'état sanitaire est superbe. Les vignes se portent bien. Les journées sont chaudes (28 à 30°) et les nuits fraîches, autour de 12°, ce qui permet de continuer le mûrissement du raisin, par l'amplitude thermique jour-nuit. Cela compense la pluie espérée, qui n'est pas arrivée la semaine dernière."

"Tout mûrit à la même vitesse dans le grain de raisin : pépin, pulpe et peau. La dégustation doit être précise pour déterminer le moment optimal pour la vendange. Nous sommes très confiants, sur ce superbe millésime en gestation."

De Bordeaux, assez peu de chose... Certains évoquent un stress hydrique, dans quelques secteurs... Nous avons malgré tout, l'avis d'André Chatenoud, du Château de Bellevue, à Lussac-St Emilion, lui05062008_033 05062008_039également, très optimiste :

"Toutes les conditions sont réunies jusqu'à aujourd'hui (le 7) pour faire un grand millésime. Nous sommes dans les mêmes caractéristiques que pour 2005."

"Le mildiou a été délicat en juin et a "mangé" environ 5 à 10% de la récolte, selon les parcelles. Mais, il en reste assez pour faire du bon vin. Dans le coin, la récolte peut être variable, à cause des fortes chutes de grêle de mai et les vignerons touchés ont perdu de 50 à 90% de leur récolte, suivant les endroits!... Je pense, pour ma part, vendanger le 21 septembre. J'ai déjà ramassé mes premiers sauvignon gris le 28 août. Peu, mais excellent!..."

Pour en savoir plus, à propos de ces premières grappes, cliquez ici.

Ensuite, remontons la Loire. C'est Marc Ollivier, du Domaine de la Pépière, à Maisdon sur Sèvre, qui 13199727_p_1_nous donne son avis (le 8), pour cette partie de la région du Muscadet :

"Nous ne sommes pas encore en vendanges, je pense débuter mardi prochain. Je disais ce week-end que, si on m'avait demandé d'écrire le scénario, je n'aurais pas changé une ligne sur le temps que nous avons eu depuis cinq semaines!... Bien sur, quelques parcelles ont vraiment soif, mais dans l'ensemble, on espère faire quelque chose d'exceptionnel."

"Les nuits sont froides, on est donc à l'abri des chutes brutales d'acide malique, type 2003. La pluie est venue, la semaine dernière (20 mm), juste ce qu'il fallait pour accélérer la maturité. Évidemment, tant que le raisin n'est pas à l'abri, les mauvaises surprises sont toujours possibles. On croise les doigts, en espérant que ce temps dure encore trois semaines."

Cap sur l'Anjou, où René Mosse, de St Lambert du Lattay, grand maître es-humour à étages multiples, nous gratifie d'une réponse laconique, qui nous transporte vers les sommets : "Bonjour - Je pense qu'on va faire le millésime du siècle- A bientôt." Fermez le ban!... C'est très clair pour tout le monde!... Limpide, même. Vivement demain!...

Intéressant ensuite de connaître l'avis de Nicolas Joly, de la Coulée de Serrant, surtout dans une année telle que 2009. Jadis, il n'est pas évident que des Savennières secs auraient vu le jour.

"Profil d'année très inhabituelle, avec sécheresse totale entre le début juin et maintenant. Aucun orage. 15 mm il y a une semaine. Heureusement, nuit froide quasiment tous les jours, du printemps à maintenant, alors que cette situation n'apparaît normalement que fin août!... Quantités moyennes, au mieux, c'est à dire pou121207_028r 121207_031nous (très vieilles vignes) autour de 20 hl/ha pour la Coulée. Vendange fin septembre probablement. Le magnétisme de la Terre est déréglé et cela devient problématique. Il peut y avoir des changements magnétiques graves prochainement..."

Un de ses voisins, Éric Morgat semble aussi confiant : "2009? Un peu d'eau (enfin!) fin août a relancé la maturité sur les vignes les plus stressées. Depuis, grand beau temps, alors pourvu que cela dure, car ça peut être très beau..."

Glissons jusqu'en Aubance, où Marc Houtin confirme :

"Effectivement, les choses ne se profilent pas trop mal. Gamay et chenin sont magnifiques. Les cabernet franc et, dans une moindre mesure, les grolleau ont un peu souffert du stress hydrique estival, donc faible récolte attendue sur ces deux cépages et il va falloir attendre un peu plus pour les récolter à maturité. Le sauvignon est très beau, déjà bien jaune et à 12,5° de potentiel. Dans trois semaines, nous devrions faire une belle trie pour le moelleux (cuvée Merci). Démarrage prévu des vendanges vers le 21 septembre, avec des gamay pour un pétillant naturel rosé. Patience donc..."

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Enfin, côté Touraine et Vouvray, Julien évoque la situation chez Philippe Foreau : "Nous aussi, ça s'annonce très bien... Malgré une grosse attaque d'oïdium diminuant les rendements sur certaines parcelles, la vendange est de toute beauté, relativement saine, avec des départs de pourriture noble. Pas de stress hydrique chez nous, hormis peut-être quelques jeunes plants sur parcelles enherbées... Philippe pense à 1989, moi, ça me plairait plutôt bien!... Le millésime du siècle?... ;-o)))"

Verdict, dans quelques semaines, dans quelques mois, quelques années sans doute!..

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10 septembre 2009

Iris et les blaireaux

Il y a sûrement quelque chose à faire!... Non, je ne suis pas en train de muter en Pierre Bellemare de la blogosphère vinique, ou en Julien Courbet des vignerons soumis aux catastrophes naturelles, mais voilà!...

A cette période de l'année, il n'est pas rare que je m'enquiers des sentiments de tous ceux qui, dans le vignoble, surveillent le ciel, goûtent les raisins et... croisent les doigts, en espérant que les éléments ne viendront pas détruire les espoirs, à peine formulés, d'un grand millésime.

Ainsi, les messages de La Pipette aux quatre vins s'envolent aux quatre vents!...

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Photo : Benoît TARLANT

Bon nombre de vignerons m'ont, d'ores et déjà, répondu et un petit tour d'horizon paraîtra ici-même, dans quelques jours. Mais, parmi ces messages en retour, l'un d'eux m'a quelque peu interpellé. Ce n'était pas, en soi, une découverte, parce que les déboires d'Iris, vigneronne du Domaine de Lisson, en Haut-Languedoc, sont déjà connus de ceux qui se disent fans des cuvées issues de ce coteau exceptionnel d'Olargues.

"Les raisins, qui s'annonçaient beaux, ont encore une fois déjà fini dans la gueule de nos amis habituels : blaireaux et sangliers, qui ont bravé les clôtures!... Disparues donc, les "précoces" pinot noir, côt, merlot!... De ces derniers, j'ai pu sauver (cela relevait du pur masochisme...) une grappe qu'ils avaient oubliée : le jus affichait 14,5°!... J'attendais la maturité des pépins..."

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Photos millésimées 2007

"Encore sur pied : mourvèdre, petit verdot (11° la semaine dernière) et les cabernets, tous beaux, mais pas complètement mûrs... et je commence à avoir des "manquants"!... Donc, comme trop souvent ces dernières années, la qualité est là, mais la quantité ne le sera pas!... Que faire?... Je ne sais plus..."

Déjà en 2006, la récolte avait fini en un "passetoutgrains" des ultimes grappes, qu'Iris avaient réunies en une barrique!... Un côté "fun", pour l'anecdote, mais pas très drôle, pour celle qui essaie de faire de son vignoble hors normes, un cru viable!...

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Et comment se passer du Clos des Cèdres, des Échelles de Lisson, du Clos du Curé?... Impossible!... Les dernières phrases du message d'Iris ne peuvent laisser indifférents : "Je regrette que ces nouvelles soient plus paysannes que viniques - mais c'est notre dure réalité - je me demande si je vais pouvoir continuer encore longtemps dans ces conditions désespérantes..."

Alors voilà, vous qui passez par ce blog, comme ça, par hasard et qui pouvez apporter un commencement deLisson_080907_022 solution à Iris, dans sa lutte quotidienne et automnale, contre les mammifères de tous poils qui peuplent Lisson, n'hésitez pas!... Bien sur, Iris n'est pas restée les deux pieds dans la même comporte depuis tout ce temps!... Les chasseurs du coin sont mis à contribution depuis l'ouverture de la chasse (15 août), mais la population de ces animaux a quadruplé depuis 2000, dans le département. Ce n'est donc pas une sinécure!...

Peut-être, dans votre entourage, un grand-père chasseur, un écologue capable d'évoquer l'équilibre du lieu... Que sais-je?... Une suggestion, fusse-t-elle aux yeux de certains, saugrenue... comme surgreffer du muscat sur une partie des parcelles, pour sauver le mourvèdre ou le pinot noir!...

Et dire à Iris, que l'on ne veut pas qu'elle arrête!... Il faut sauver Lisson!...

Posté par PhilR à 00:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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06 septembre 2009

Retour au calme

Y'a pas!... Il y a forcément des quinzaines qui passent plus vite que d'autres!... Pas pour vous?!... Que dire?... En tout cas, en Vendée, le temps est calme, le ciel bleu, alors qu'ailleurs... la tempête fait rage!...

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C'est une rentrée du genre... pétaradante!... On se croirait dans une université d'été du PS ou de l'UMP (par exemple) qui tourne mal!...

Bientôt, le récit et quelques souvenirs de découvertes et rencontres valaisannes et piémontaises, au cours d'une jolie quinzaine alpine.

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Et pour saluer ce retour à la case départ, après toutes ces barres de céréales et ces boissons énergétiques, il faut revenir aux fondamentaux!... Pourquoi pas un bon rôti de boeuf?... Et un coup de rouge qui vous laisse des souvenirs, du genre impérissables?... Pour la viande, no problem, le boucher est proche et compétent. Pour le vin et alors même qu'en franchissant la porte de la cave, je me dis qu'il va décidément falloir y mettre un peu d'ordre, une bouteille, sur le haut du casier, me fait de l'oeil!... Non!... Vraiment?... Bon, alors, c'est bien parce que les vacances se terminent!...

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Voilà un vestige de séjour cannois. Vous n'allez pas le croire, de voyage de noce en fait!... Si, si!... Avions-nous décidé de placer notre union sous de bons augures?... En tout cas, dans nos bagages de retour, cette bouteille de La Vendange des Moines rouge 1997, du Monastère de St Honorat, au large, enfin, à quelques encablures de Cannes. Et en fait, encore une jolie bouteille de nos jours, à dominante syrah et un peu de mourvèdre, si l'on en croit la composition des plus récents millésimes des vins de ce lieu plutôt exceptionnel.

Allez en paix, chers frères et soeurs!... De Pontarlier et d'ailleurs!... Mais non enfin, puisque je vous dis que je ne suis pas parti pendant deux semaines, en retraite spirituelle et vinique!...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

Posté par PhilR à 22:21 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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