Du 16 au 20 juin derniers, Bordeaux s'est mise aux couleurs de Vinexpo!... Enfin, une partie de Bordeaux et de ses alentours. Comme tous les deux ans. Il y a ceux qui viennent en jet de l'autre côté de la planète, pendant que d'autres viennent en camping car, habitués à camper non loin du salon tendu de moquette rouge.

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Si la célèbre biennale brille de mille feux pour séduire les professionnels du monde entier, notamment par sa chaleur caniculaire le plus souvent - ce ne fut pas le cas cette année puisque, à part le dimanche fidèle à la légende, la semaine fut quelque peu humide... - elle n'est pas l'objectif majeur de bien des amateurs et pour cause, puisque son accès est relativement vérouillé. Une fois les verrous sautés cependant, les allées de Bordeaux-Lac restent quand même source de découvertes, que l'on peut parfois même confirmer chaque année impaire, pour peu que l'on décide d'y consacrer une trop courte journée. Si l'on n'est pas désorienté, voire déboussolé par les dimensions de l'expo et si l'on n'a pas peur de marcher du hall 2 au hall 3 en franchissant le kilomètre de hall 1, les visiteurs de passage peuvent se livrer à leur sport favori : la découverte du monde de la vigne et des vins, sans arrière-pensées, toutes papilles ouvertes. Mais, nous y reviendrons.

016Pour beaucoup donc, la petite semaine bordelaise obéit à une chronologie influencée par les "offs" qui fleurissent dans la région tous les deux ans (un rythme que d'autres rendez-vous annuels pourraient peut-être adopter d'ailleurs, au cas où d'autres formules voisines verraient le jour...), avec un petit inconvénient non négligeable, les distances à parcourir dans et au-delà de la métropole aquitaine, afin de rejoindre les uns et les autres. Si bien que certains décident de quelques impasses : rendez-vous rive droite pour les uns, rive gauche pour d'autres.

Avant même l'ouverture des festivités, le Château La Tour Blanche, au coeur de Sauternes, propose de mettre nos papilles dans l'ambiance ou à l'épreuve, c'est selon. Au programme du samedi après-midi, la dégustation des Vins Liquoreux du monde, 7è édition cette année. Le château légué à l'Etat en 1909, par son propriétaire de l'époque, Daniel "Osiris" Iffla (sic!) compte également en son sein une Ecole de Viticulture et d'Oenologie. C'est ce statut, l'obligeant à assumer une part de missions pédagogiques, qui a incité ses dirigeants à s'ouvrir sur le monde par le biais de cette sympathique rencontre internationale, puisque si la France est largement présente, pas moins de dix autres pays sont représentés. Près de trente vignerons prêts à nous "ensuquer", avec des doses de sucres résiduels à faire palir les tenants du "zéro sucre". Pour ce qui est du "zéro soufre"...

017Dans cette dégustation, sise au sein même de la cuverie inox (bien équipée!) de l'Ecole, la tentation est grande de (re)découvrir quelques stars internationales. Tiens, Yquem est absent et remplacé par Suduiraut!... L'occasion est belle, cependant, de revoir quelques-unes de ces cuvées, qui naguère, nous époustoufflèrent. Et de consater que pour certaines, les superlatifs employés voilà quelques années ne sont plus de la même teneur désormais... Evolution des goûts?... Sens critique plus développé?... Serions-nous quelque peu blasés?...

Au chapître des belles cuvées, bien appréciées cette après-midi de la mi-juin, le trio proposé par Philippe et Catherine Delesvaux, ou celui des Humbrecht Père et Fils, mais surtout ce jour-là, les nectars du Château Tirecul la Gravière, très en forme. Au rayon hors frontières, les Grains Nobles valaisans tendent à démontrer la part d'une certaine technologie maîtrisée, alors que Klein Constancia, Kracher ou Inniskillin luttent pour le maillot jaune d'or des liquoreux, catégorie... hors catégories!... A laquelle, on pourrait aussi joindre Ben Rye, de Donnafugata, voire le Tokaji de Disznoko. A moins qu'ils ne soient tous en lisse pour le classement des meilleurs escaladeurs dans l'échelle des sucres!... Il faut cependant noter le charme des Malaga 100% moscatel de Telmo Rodriguez, pleins d'une jolie fraîcheur et le surprenant "Sauternes" californien de Luc Morlet, un Français installé sur le Côte Ouest, non loin de la Napa Valley, en tant qu'agent d'une célèbre tonnellerie et qui a trouvé quelques arpents de sémillon, sauvignon et muscadelle, histoire de proposer Billet Doux 2009, en droite ligne de l'Alexander Valley.

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Après cette soirée gourmande, dimanche est un autre jour. La perspective de cette déambulation dominicale dans Vinexpo en solitaire n'est pas vraiment pour me combler, si ce n'était quelques rencontres inattendues, quasiment inévitables, au coin de l'une ou l'autre des allées façon couloir de stade olympique. Mais, j'ai la chance pour l'occasion, d'être accompagné de Solène, Bordelaise depuis très peu, que l'on savait passionnée des affaires muscadétines, mais qui ne cache pas sa soif de découvertes extra-bordelaises. Dont acte, après avoir constaté la présence d'une saine lecture au stand de la Librairie Mollat - Tronches de vin soi-même! - nous nous glissons dans la peau des arpenteurs de salon du dimanche.

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Premier rendez-vous du côté du pavillon autrichien, qui cache toujours quelques pépites. Avec Schloss Gobelsburg et Bründlmeyer, il y a de quoi faire en la matière, des grüner veltliner du premier cité, dont il faut apprécier la "prise de terroir", au riesling trockenbeerenauslese ou encore au Brut rosé, au Brut 2008 et à l'Exta Brut du second, aussi remarquables l'un que l'autre. A noter la toute aussi remarquable documentation disponible concernant la Klassifikation 2012 des 1öwt Erste Lagen (les Premiers Crus) des régions de Kemptal, Kremstal, Traisental et Wagram, autant de secteurs qui encadrent cette partie de la vallée du Danube, que l'on se prend à rêver de découvrir au cours de belles journées d'été. Tous à vos vans!...

Après un stop manqué du côté de la Sicile, un casse-croûte réparateur, l'absorption d'eau fraîche et même d'une glace vanille-fraise, chaleur oblige, nous décidons de prendre d'assaut les fuseaux horaires, passant ainsi de la Toscane de Selvapiana, découverte possible grâce aux conseils avisés de Fanny Breuil et dont la qualité des Chianti Rufina et autre Vin Santo se confirme à chaque fois, aux cuvées de la Famille Irurtia, qui n'est pas basque comme on pourrait le croire, mais uruguayienne et située au kilomètre 0 du Rio de la Plata. C'est pourtant bien un Basque qui créa la bodega en 1913, Don Lorenzo Irurtia, dont la descendante présente ici, nous faire part des affres de la circulation aérienne planétaire du XXIè siècle. Elle ne peut en effet nous présenter ses cuvées (modern style) sans nous proposer la moindre documentation, vu que ses bagages ne devraient atteindre Bordeaux qu'au sur-lendemain de son arrivée!...

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Du vin donc, mais aussi des personnages croisés çà et là, tel ce vigneron du Péloponèse évoquant le domaine Ktimas Tselepos et parlant surtout de quelques cépages grecs chantant la tradition du berceau de la civilisation méditerranéenne : moschofilero, agiorgitiko... La part du rêve de séjours plus ou moins exotiques aussi parfois, comme le proposent les multiples cuvées de Donnafugata, célèbre domaine sicilien dont les étiquettes sont, à elles seules, une invitation au voyage, ou comme la carte des régions viticoles sud-africaines, appréciée en dégustant, en fin de journée, une belle série de chardonnay de chez De Wetshof.

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"Les Vendéens sont point si fous, partiront point sans boire un coup!" Célèbre contine des longues soirées festives dans nos contrées!... Autant que ce soit avec un vin de Vendée et cela tombe bien, puisque nous croisons sur le chemin de la sortie, Christian Chabirand, de Prieuré la Chaume, à Vix, qui partage un stand avec d'autres vignerons ligériens. Ce dernier propose notamment une nouvelle cuvée issue d'une vendange très riche de merlot, Rigoletto 2010, dont le potentiel est certain, après ses trente mois d'élevage en cuve. Pour un peu, on capterait une once de nostalgie chez Solène, découvrant que ses années nantaises n'ont pas suffi, pour découvrir tout le potentiel vineux vendéen!... Ce n'est pas grave Solène, on pourra de nouveau procéder à quelques échanges, puisque le derby de l'Atlantique, Nantes-Bordeaux, est de nouveau inscrit au calendrier footballistique. Il nous faut bien quelques réserves, afin de confectionner les sauces bordelaises de nos recettes hivernales de boeuf braisé!...

013Ma seconde journée à Bordeaux est pour le moins à géométrie variable!... Renaissance des Appellations, les Anonymousses et cocktail dinatoire au Domaine de Chevalier!... Du bermuda de la Coloniale à tenue correcte exigée, en passant par la marinière, choix vestimentaire de l'été, voyons!... Message personnel destiné à Sabine Bucquet-Grenet pour commencer : "On a retrouvé la Vendée. Je répète : on a retrouvé la Vendée!..."

Cette année, Renaissance se déroule quai des Queyries, dans les locaux réhabilités de l'ex-caserne Niel. Le casque colonial est presque de rigueur, si l'on s'en tient au nombre de militaires passés par là naguère, en partance pour des destinations lointaines, au temps, béni ou pas, des Colonies. Renaissance, au moment de Vinexpo, c'est une sacrée grosse machine, dont il est difficile de faire le tour, mais qui permet quelques découvertes, vu que certains vignerons de l'association ne viennent qu'à cette occasion ou presque. Après avoir constaté qu'il est quasiment inutile de s'approcher du stand du domaine bourguignon Leroy, pris d'assaut comme à chaque fois, mieux vaut apprécier une mise en bouche auprès de Stéphane Tissot, qui reçoit d'ailleurs la visite simultanée de Bernard Antony, célèbre grand maître fromager affineur alsacien, qu'il sera possible de croiser également en fin de journée. Salut amical également à Nuria et Diego, du Mas Estela, ou encore à Frédéric Niger, Théo Milan, Sylvain Potin, sous la bannière du Domaine Leflaive pour l'occasion, mais aussi du Clau de Nell, Thierry Michon, aux Delesvaux et quelques autres!... Que du beau monde!...

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Du côté de l'Italie, Stefano Bellotti et les Foradori ne sont plus seuls!... Les Transalpins n'étaient pas moins de quatorze et, chaque fois plus nombreux, ils nous permettent de prendre la mesure de la grandeur et de la variété du vignoble italien, si c'est encore nécessaire. Au chapître bonne surprise, l'Azienda Agricola Le Sincette, sise du côté ouest du Lac de Garde, qui dispose de quelques cuvées issues de cépages internationaux, mais aussi de vins sincères et droits issus de groppello, marzemino et autre erbamat!... Foncez!... Dans un même élan, vous pouvez également partir pour le Burgenland autrichien. En effet, ma visite se prolongeant, je croise Alain Déjean, du Château Rousset-Peyraguey, à Sauternes, qui s'est lui aussi rangé du côté des visiteurs. Celui-ci me conseille de découvrir Meinklang, un domaine en biodynamie, que dis-je, une entité austro-hongroise à la gloire du label Demeter, où chaque membre de la famille applique la méthode à diverses cultures : vignes (sur 55 ha!), fruits, céréales, bovins, herbes et fleurs. La boucle est bouclée!... Ce qui ne gâte rien à l'affaire, c'est le niveau des vins proposés par Werner Michlits. Il y a là toute la gamme des cépages du pays et quelques autres, mais la plupart sont dotés d'une pureté et d'une profondeur d'expression pour le moins remarquable. Il y a parfois quelque chose de confondant à faire le constat d'une démarche aussi pleine, entière et résolument ancrée dans la terre dont on dispose, au fil des générations.

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Second acte du lundi, les Anonymousses. Association à caractère durable, elle dispose pour l'occasion du I.Boat, amarré dans un bassin à flots du port, où se déroulent régulièrement quelques soirées musicales à succès dit-on, du jazz au métal hurlant. Un bateau réhabilité là encore, mais que les Vendéens pourront aisément reconnaître, puisqu'il s'agit là de La Vendée, qui assurait naguère la liaison entre le continent et l'Ile d'Yeu, par tous les temps ou presque!... Certains ont pu en garder un souvenir impérissable, notamment lorsqu'une forte mer imposait aux passagers pas moins d'une heure un quart de traversée!... Allons, la mer est belle-l-euh!...

016Un micro-salon, mais une ambiance fort sympathique, où quelques talents bien connus des amateurs proposaient leurs nectars : Les Trois Petiotes, Planquette, catégorie régionaux de l'étape, mais aussi Francis Boulard, Gilles Ballorin, Aline Hock, Ivo Ferreira, Anne Paillet, Mathias Marquet, Alban Michel, Damien Delecheneau et quelques autres du même calibre.

019S'il fallait en citer deux pour l'occasion, pourquoi pas Le Petit Domaine, de Julie Brosselin et Aurélien Petit, à Montpeyroux, avec un joli trio sur la table, mais aussi le "micro-Sauternes" de Vincent Quirac et son Clos 19 bis, un demi-hectare destiné au liquoreux (mais pas trop!) et un hectare en appellation Graves et Graves Supérieures. C'est nature, dynamique et à découvrir in situ avant longtemps!...

Bigre! Comme le temps passe. Les sirènes pessac-léognanaises retentissent. Il me faut quitter Bordeaux au moment où la météo semble donner quelques signes de faiblesse et de changement. Ce serait dommage pour le cocktail dînatoire de Chevalier!... Quelques centaines de personnes dans le sous-bois et sous la pluie?... Ca promet une certaine ambiance!... Heureusement, Olivier Bernard et son épouse ont tout prévu et les installations du domaine permettent de s'adapter. Tant pis pour les goûteuses préparations à la plancha, qu'il est impossible de proposer dans le chai!... A l'occasion de Vinexpo 2013, c'est le 13è Tour de France des Appellations qui est prévu là. Une tradition proposée par le maître des lieux, par ailleurs Président de l'Union des Grands Crus depuis décembre 2012, réunissant quelques maisons et vignerons amis, lors d'une soirée permettant aussi d'inviter moult professionnels planétaires de passage, ainsi que quelques journalistes et autres prescripteurs potentiels ou confirmés.

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J'avais pris le temps, pour l'occasion, de repasser ma chemisette en lin mais, avant lontemps, c'est d'un ciré et de bottes dont les convives vont avoir besoin!... Le déluge s'abat sur Léognan, ça va être chaud!... Quelques magnums de Miraval rosé séjournent dans des seaux à glace dignes de la coupe remportée par Marion Bartoli, lors du dernier tournoi de Wimbledon. Ils voisinent avec des cuvées de Zind-Humbrecht ou d'Egon Müller. C'est ce dernier l'invité d'honneur du jour. Il y en a toujours un, surpassant parfois moult cuvées dégustées là. Un instant, je me suis dis qu'Angelina (avec ou sans Brad) allait surgir de son hélicoptère posé sur la pelouse face au chai...

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C'est l'heure de passer à table. J'ai toujours quelques scrupules à jouer les pique-assiettes jusqu'au bout. Mon statut de familier du chef de culture ne m'incite pas forcément à me glisser à table avec les invités. D'aucuns se précipitent déjà pour remplir leur verre de quelque cuvée d'Olivier Leflaive ou de Pol Roger. "Vous n'avez pas un p'tit Montbenault, là?..." Le chai est quasiment déserté, tout le monde passant à table. Je reste avec Rémi Edange et deux Suisses pour apprécier comme il se doit les huîtres du Bassin d'Arcachon tout à fait succulentes et venant en droite ligne des Parcs de l'Impératrice. Je devine les regards suspicieux de mes voisins, lorsque je verse dans les coquilles de ces excellents mollusques, un soupçon de Kabinett 2011 Scharzhofberger ou de Riesling Clos Windsbuhl... "Vous devriez essayer", dis-je. "Dommage qu'il n'y ait pas un bon Vin Jaune!..." Bizarre!... Je me retrouve rapidement seul...

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Je file donc jusqu'au buffet de fromage, histoire de retrouver Bernard Antony, croisé le matin même à la Caserne Niel. J'y retrouve Michel Bettane, qui visiblement a également décidé de squeezer le dîner. Ses raisons ne sont sans doute pas les mêmes que les miennes, c'est un bon copain du couple Bernard. Nous composons nos assiettes quasiment de concert. Pour un peu, on parlerait fromage plus longuement... J'ai presque envie de lui parler aussi de Tronches de vin et de l'ami Olif, mais j'ai peur qu'il ne se mette à fuir en hurlant, comme s'il avait vu soudain le fantôme de quelque vigneron nature italien l'obligeant à ingurgiter un pecorino sicilien largement trop poivré, en guise de châtiment suprême. Et, de plus, avec le temps qu'il fait dehors... J'avale un joli et délicieux dessert genre fraises et glace et décide de prendre congé, avant que ma puissante berline allemande ne reste embourbée sur l'un des espaces verts servant de parking pour l'occasion. Plutôt bien élevé, je remercie Madame Bernard en lui offrant un exemplaire de Tronches de vin, lui suggérant que ce pourrait être une sympathique lecture pour l'été, entre Inferno, de Dan Brown et certaines parutions à caractère cullinaire des Editions de l'Epure. Pour la dédicace, on verra plus tard... I am a poor lonesome cowboy qui chevauche dans la nuit épaisse... Demain est un autre jour...

032Pour ma dernière journée avant de mettre cap au sud, j'ai prévu un programme plus light, d'autant que je suis accompagné de Madame PhR et de notre fidèle Horta. Au niveau de la météo, cela s'est résolument gâté. Pour tout dire, il tombe des cordes!... La chartreuse du Château de Cujac et ses dépendances, où se déroule Haut les vins! sont certes coquets et agréables, mais tout devient compliqué dans ces circonstances. Ce salon est un très beau rendez-vous, avec pas moins d'une cinquantaine de vignerons venant de toute la France, mais aussi d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, du Portugal et de Serbie. Parmi les rencontres et les saluts amicaux à Giulio Armani, Patrick Baudouin et autre Benoît Tarlant, Marc Pesnot, Hélène Thibon ou Marc Ollivier, notons Michel Théron, du Clos du Jaugueyron, à Arsac, voisin de Christophe Landry, à qui nous ne manquerons pas de rendre visite dans les prochains mois, ou encore Thomas Teibert, du Domaine de l'Horizon, à Calce. Enfin, jolie rencontre également avec Antoine Guccione, de Valdibella, une entité sicilienne à caractère coopératif. Une "compagnie" de Camporeale, non loin de Palerme, qui cultive la biodiversité locale et propose de jolies cuvées, tout en luttant contre le pizzo, le racket imposé par la mafia locale, dans le cadre d'Addiopizzo, un mouvement de protestation créé en 2004 par des jeunes de Palerme, auquel la coopérative fut parmi les premiers à adhérer. Un logo distinctif apparait d'ailleurs sur les étiquettes, comme c'est le cas pour de plus en plus de produits, dans les épiceries siciliennes.

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Ultime rendez-vous au Château Baulos-Charmes, à Cadaujac, avec le groupe des Jeunes Vignerons Européens, les "Tomorrow's Great Winemakers", comme le précise le propectus impirmé en anglais. Une quinzaine de domaines, dont deux à trois représentants espagnols et portugais. On y retrouve d'autres Tronches de vin, comme Valérie Godelu, Elodie Aubert et Raphaël Gonzalès (auxquels nous donnons rendez-vous prochainement, puisque nos vacances nous amènent à cinq kilomètres du Clos des Cimes!), mais aussi le Ligérien Thomas Boutin, le Bourguigon Ludovic Bonnardot ou encore Laurence Alias, de la Closerie des Moussis, autre voisine de Christophe Landry, non loin de Margaux, dont nous devrions découvrir le domaine prochainement, sans oublier le Vendéen Jean-Marc Tard.

Parmi les visiteurs, Monsieur Ito, passionné japonais, aperçu également à Cujac, qui me lance : "Mais, vous êtes vraiment partout!" On notera au passage le soin apporté par ce dernier aux découvertes qu'il peut faire pour son importante société d'importation au Japon. Présent en cette toute fin de journée et, semble-t-il intéressé par quelques cuvées, il ne manquera pas d'être à la porte du chai dès la première heure le lendemain matin, afin de tester les vins à l'ouverture des bouteilles. Une attitude qu'on ne peut que louer!...

A la même heure, nous prenions la route du Sud-Est, pour un tour d'horizon plus ciblé de la Drôme provençale, du Vaucluse et du sud de l'Ardèche. Mais, ceci est une autre histoire...