Mistral gagnant du côté du Plan de Dieu!... Voici deux représentants de la nouvelle génération de vignerons du Rhône Sud, qui font souffler un vent nouveau sur la plaine et les coteaux, du côté de Sablet et Séguret. Leur histoire respective va s'écrire petit à petit. Pas forcément avec les mêmes archives, mais sûrement avec des sensibilités voisines. Pour le premier, il s'agit de donner un plein sens à sa vie de vigneron, en produisant du raisin et en accomplissant entièrement le cycle de la vigne et du vin. Pour le second, il s'agira plutôt de construire, sur une base de passion totale et sur des envies de partages. L'un fait appel aux fées de la fontaine, issues d'une légende locale, l'autre s'amuse presque déjà, quand on l'assure que c'est un crève-coeur d'apprendre qu'aucun vin n'est disponible au domaine!... Frédéric et Pablo. Pablo et Frédéric, attention aux rafales!... Ces deux-là sont partis pour revisiter la production de cette partie du Vaucluse. Et cela devrait se faire dans la bonne humeur. Mais, ne vous y trompez pas, la part de sensibilité qui les anime, associée à une forte détermination, les guident sur des chemins que les amateurs feraient bien de ne pas ignorer. Y'a du talent dans ce paysage baigné de soleil et de vent!...

025

~ Frédéric Meffre ~ Domaine Fontaine des Fées ~

Il représente la quatrième génération sur cette exploitation familiale, dont les installations sont situées au bord de la route de Vaison la Romaine. En fait, ni ses parents, ni ses grands-parents n'ont jamais vinifié leur raisin en cave particulière. La vendange coopérative, c'est du solide, dans le pays!... Mais, après ses années de formation, Frédéric Meffre se dit que tout cela n'a qu'un temps. N'en déplaise au landerneau local!... Il débute en 2010 sur une petite partie de l'exploitation et produit quelques cuvées, façon vins de garage. L'année suivante, son ami Pablo, qui travaille lui à Gigondas, au Château de St Cosme, décide de se lancer à son tour, en cherchant quelques parcelles disponibles. Dès 2011, ils achètent du matériel en commun, y compris la cuverie béton (53 et 66 hl!) achetée dans le Beaujolais. Pas du genre à se laisser déborder par un problème de transport!... Malgré leurs moyens limités, ils aménagent les bâtiments d'exploitation et les transforment en cave de vinification. Place à l'imagination, qui côtoie chaque jour le sens du bricolage, voire de l'innovation.

016   021   018

Frédéric s'est installé sur une petite dizaine d'hectares, issus du domaine familial en comptant dix-huit, mais sept seulement sont actuellement en production, du fait des 2,5 ha de plantes, ce qui est déjà bien pour découvrir et comprendre les terroirs. Non qu'il ignore tout de ces parcelles achetées par le grand père dans les années 60, mais leur conversion en bio, depuis 2009, apporte matière à réflexion et adaptation. Son père disposait voilà peu de 27 ha, dont les raisins étaient destinés à la cave de Roaix-Séguret. C'est encore le cas pour huit ou neuf hectares aujourd'hui. A plus ou moins long terme, le vigneron s'est fixé comme objectif douze ou quatorze hectares maximum, afin de vinifier l'ensemble de manière satisfaisante, avec des vendanges manuelles intégrales. Parmi les aspects d'une expérience acquise auprès de son père, les souvenirs pénibles de traitement sous les rangs, même si le travail du sol faisait partie des choix en vigueur et une forme de sécurité qu'apporte la dispersion des parcelles (plaine et coteau), vis-à-vis des accidents climatiques tant redoutés, mais aussi pour le travail dans les vignes et l'étalement des vendanges, du fait des écarts de maturité. Notons également qu'il dispose de plus de cinq hectares sur Villedieu, non loin de là (et dont la cave coopérative est labellisée bio, eh oui!). Il y a planté 1,5 ha de mourvèdre issu d'une belle sélection massale, complétant un gros îlot de vignes de près de quatre hectares, où l'on trouve aussi une toute jeune plantation de syrah (2012), en fait, une sélection de petite serine venant de Cornas, grâce à un ami pépiniériste.

020

Découverte, en compagnie de Frédéric, de ce qu'on peut considérer un peu comme sa vigne fétiche. Nous sommes à l'endroit où les communes de Sablet (où se trouve la parcelle), Séguret et Gigondas se rencontrent. La parcelle domine la vallée du Trignon et le secteur s'appelle St Joseph. Il est le seul vigneron sur ce coteau atypique exposé est, qui regarde le St Amand et son vis-à-vis en AOC Gigondas, appartenant au Domaine Pierre Amadieu, une grosse écurie locale. Le village de Suzette, au coeur des Dentelles, n'est qu'à quelques encâblures. Non loin de là, sur cette rive de la rivière, se situe une fontaine où, selon la légende, les nonnes d'un monastère voisin venaient faire leur ablutions, parfois dans le plus simple appareil. Un berger raconta un jour au village qu'il y avait vu des fées. Ce ne pouvait être que la Fontaine des Fées, nom que le vigneron a donc donné à son domaine, pour le placer sous de bons augures.

Sur ce coteau à dominante argilo-calcaire, il y a là des vieilles vignes de grenache de près de 70 ans, plus une partie âgée de 35 ans, pour un total d'environ un hectare. Cette remarquable parcelle est complétée de près d'un hectare de quatre clones différents de syrah, plantée en 2009, en gobelet relevé (taillé à trois porteurs). Notez que les plus récentes plantations sont toutes en gobelet sur échalas. En matière tant de conduite de la vigne que de vinification, Frédéric veut construire son expérience. Il prendra donc le temps de quelques essais, comme revenir sur l'idée de la nécessité de grandes surfaces folières, qui peuvent réclamer beaucoup d'eau. Il est assez admiratif des vins de Rayas et du Château des Tours, où les gobelets sont pourtant écimés à ras, pour leur accessibilité. Où est vraiment la vérité?...

017   019   022

Il faut également noter que le secteur peut apporter de la difficulté, jusqu'au moment opportun pour vendanger. En 2012, il a vendangé là le 8 octobre, ce qui peut comporter des risques, du fait des pluies automnales certaines années. L'altitude moyenne - 350 mètres - y est certes pour quelque chose, mais l'ombre, présente dès 18h30 ou 19h en été, apporte un critère supplémentaire, sans oublier, depuis deux ou trois ans, les dégâts dus aux sangliers. Cependant, mis à part ce dernier point, il y a là matière à trouver une certaine fraîcheur dans les jus issus de ce coteau, d'autant que Frédéric Meffre aime garder les rafles (pas en 2011), même s'il sait qu'un bonne conjonction de tous ces éléments n'est pas facile à obtenir et à maîtriser. On peut également penser que certains cépages blancs pourraient trouver leur place ici-même, ou sur une partie des quatre hectares dont il dispose sur ce coteau de Sablet.

Autour de la maison de ses parents, dans la plaine, on trouve 3,5 ha plantés surtout de grenache et de syrah, cette dernière étant, aux yeux du vigneron, peu adaptée à ce secteur, puisqu'on y constate une certaine mortalité dès l'âge de 25 ans. Ce sont les mêmes terrasses alluviales de l'Ouvèze, aux sols "vainés", selon une expression locale, que pour une bonne partie du Domaine Jean David, situé à 1,5 km à vol d'oiseau. Non loin de là, sur Sablet, il dispose aussi d'une petite parcelle de carignan. A terme, il espère pouvoir planter du cinsault et de la counoise, malgré le décret d'AOC quelque peu limitatif, auquel il reste cependant attaché. La mésaventure de Jérôme Bressy, à Rasteau, sorti de l'AOC locale parce qu'il avait 17% de cépages divers (picardan, counoise, vaccarèse, terret noir...) l'a refroidi quelque peu. Pour ce qui est des blancs, il opte plus facilement pour les terroirs plus frais de Villedieu, avec notamment des plantations de marsanne et viognier sur les coteaux.

023

Frédéric Meffre se définit donc comme un tenant de la nouvelle génération, souhaitant sortir de la coopération et valoriser son travail. D'autre part, s'il porte un nom bien connu dans la région (Gabriel Meffre était un lointain cousin de son grand père), il sait à quel point il doit diversifier sa clientèle, basée pour le moment sur une vente directe aux particuliers et à quelques restaurants du coin.

Petit tour d'horizon des cuvées disponibles, en commençant, par le Côtes-du-Rhône blanc 2012. Les vignes sont sur la plaine de Séguret et c'est là le premier vin (avec le rosé) labellisé bio, puisque obtenu après trois années de conversion. C'est pour le moment une production assez confidentielle, puisqu'il n'en existe que trois barriques, issues d'une parcelle d'une vingtaine d'ares. Il y a là 50% de grenache blanc, plus 40% de viognier et un soupçon de piquepoul. Les premiers retours sont encourageants et le vigneron va sans doute prêter une attention particulière aux cépages blancs plantés en 2011 (50 ares de marsanne d'une belle sélection massale et de viognier sur un coteau plein nord et un sol de galets roulés et d'argile) et en 2012 (50 ares de bourboulenc, de clairette et de grenache blanc, sur la plaine et des graviers drainants), sans oublier la petite parcelle de vermentino tout près de la cave, en Vin de Pays. La vendange des blancs se fait en caissettes et passe une petite journée en chambre froide. Les fermentations se déroulent en cuves inox, avec là, un refroidissement très artisanal, au moyen de bag-in-box remplis d'eau et congelés!... Quand on vous dit qu'il faut parfois de l'imagination, dans ce métier!... La fin des fermentations se fait en barriques (fûts venant du Château St Cosme) dans le sous-sol de la maison de ses parents.

Le Côtes-du-Rhône rosé 2012 est issu de 60% de syrah et de 40% de grenache. Pour les deux cépages, la moitié provient d'une saignée et la seconde partie d'un pressurage direct. Une combinaison qui fonctionne bien, de toute évidence, avec une définition sur les petits fruits rouges (cassis, fraise des bois...), assez flatteur, mais franc. En 2011, le rosé était 100% syrah, un choix qui finalement plaît aussi bien à Frédéric. Du côté des rouges, trois vins sont proposés : un Côtes-du-Rhône 2011, assemblage de raisins des trois communes, Villedieu, Sablet et Séguret. 50% syrah éraflée, 30% de grenache et 20% de carignan. Ces deux derniers vendangés en même temps et passant par une semi-carbonique. A noter que tous les rouges sont en levure indigène, ce qui devrait se généraliser très vite pour l'ensemble. A suivre, un Séguret 2011, dont la vendange est pratiquement toute éraflée. 60% grenache et 40% syrah des vignes de la plaine, autour de la maison. Seules les presses passent par un petit élevage dans des barriques de plusieurs vins, avant assemblage avec le vin de goutte. Le Sablet 2011, quant à lui, est issu des parcelles en coteau, du secteur de St Joseph. 70% grenache (vignes de 70 et 35 ans) et 30% syrah (jeunes et vieilles vignes), le tout vinifié séparément puis assemblé. 50% est élevé en barriques de quatre ou cinq vins là encore, pendant un an et 50% reste en cuve. La mise date de février dernier. Toujours dans cette logique d'expérimentations diverses, pour le millésime 2012, les raisins ont été ramassés en même temps et ont co-fermenté. Autre option possible, pourquoi pas un 100% grenache?... Quoiqu'il en soit, cette jolie cuvée gagne en expression épicée notamment, avec une jolie fraîcheur et une finale légèrement acidulée, qui propose des tannins fondus et une bonne persistance.

Frédéric Meffre n'est pas de ceux qui font étalage de leurs certitudes, ce qui peut paraître logique, trois années, c'est très peu. Il prend aussi conscience, cependant, de critères largement valorisant. Ainsi, sur Séguret et Sablet, très peu de domaines disposent à la fois de parcelles en plaine et en coteau. La question peut donc se poser, de faire le choix d'assemblages de secteurs différents ou de mettre rigoureusement en valeur des vinifcations parcellaires. On peut penser que le vigneron va multiplier les essais divers, tout en ne se perdant pas en route, en transformant son domaine en laboratoire. Soyez certains que les avis des amateurs de passage seront les bienvenus, mais le potentiel de cette propriété et la passion qui l'anime mettent déjà l'ensemble à l'abri des fortes rafales de mistral, inévitable si souvent dans la région.

033

~ Pablo Höcht ~ Domaine de Crève Coeur ~

On ne sait trop si les débuts de Pablo remontent à 2010 ou 2011. En fait, on n'a pas le sentiment que cela soit d'une très grande importance pour le vigneron. N'y voyez surtout pas de la désinvolture de sa part, car son côté volontiers rieur cache mal une forme de rigueur et de précision, qui ont peut-être pour origine sa formation scientifique d'ingénieur chimiste, suivie à Strasbourg, avec l'arrière-pensée de se lancer, à priori, dans la recherche. A moins qu'il ne se nourrisse quelque peu de la dualité supposée de l'origine de ses parents, avec un père allemand, peintre de son état et une mère française d'origine italienne.

Que faut-il pour passer de la chimie à l'oenologie? Comme chacun sait, il n'y a finalement pas un monde entre les deux matières. La maison parentale, Crève Coeur, située juste derrière le château de Séguret est agrémentée d'une vigne de 5 ares, avec laquelle on fait, tant bien que mal, un peu de vin chaque année. Il y a même une micro-cave sous l'atelier de l'artiste. C'est sans doute, dans ces moments-là que Pablo Höcht se dit qu'il serait intéressant d'en savoir plus, sur ce mystère de la vigne et du vin. Qu'à cela ne tienne, il reprend ses études en filant à Montpellier, jusqu'au diplôme d'oenologue.

029 028 034 030

A la sortie de la fac', le néo-vigneron doit façonner son expérience. Il trouve sa place au sein du Domaine de St Cosme, à Gigondas. Dans la même dynamique que son ami Frédéric Meffre, il se lance en 2010 et cherche quelques parcelles. Il en trouve une de deux hectares sur le Plan de Dieu, qu'il convertit aussitôt à l'agriculture biologique et même à la biodynamie, qu'il pratique chez son employeur. Il y a là de vieux grenache plantés en 1955 et du mourvèdre, sur une terre rouge assez sableuse et des galets ronds plutôt typiques de certaines parties de ces terrasses alluviales de l'Ouvèze. Désormais, il dispose de près cinq hectares, avec une parcelle en fermage de plus de deux hectares sur Séguret, vignes appartenant au père d'un copain parti à la retraite et vendant des santons près de l'église du village.

Après la production de 4000 bouteilles en 2010, il est passé à 14000 en 2011. Le grand saut!... En fait, malgré les années de conversion des parcelles n'ayant connu qu'une approche très conventionnelle, il a maintenu des rendements se situant entre 20 et 25 hl/ha, ce qui dénote d'une certaine maîtrise, qui n'est pas sans étonner ses voisins. Pour le vigneron, l'objectif serait de disposer de huit ou dix hectares, pour à la fois en vivre et faire le maximum tout seul. Ainsi, fin 2014, il est possible qu'il prenne en fermage une partie des parcelles de Jean-Claude Leyraud, 2,5 ha à Rasteau et peut-être 2,5 ha en Côtes-du-Rhone.

026   032   031

Son premier vin, le Côtes-du-Rhône rosé 2012, ou le Rosé du Coucou, est à la fois un clin d'oeil à sa toute première année - "Au début, j'allais nicher de partout!..." réalisant certaines phases successives dans divers endroits - mais aussi l'illustration de ce qui compose un peu son jardin secret, avec la représentation sur l'étiquette de la Pachamama, la Terre-Mère, symbole de la fertilité pour les populations andines. D'ailleurs, dès qu'il peut, il se paie le luxe de quelques escapades en Amérique du Sud. Ce rosé est composé de 60% de grenache et 40% de cinsault, en pressurage direct dans un vieux Vaslin, d'où la couleur assez soutenue. Les parcelles sont situées sur Sablet et Séguret, dans des endroits assez ombragés et frais, ce qui les destine parfaitement à ce type de vin. Et là, il suffit d'attendre la fin de la journée, lorsque la nuit tombe. Glissez-vous à table, sous le tilleul. Servez un peu de melon de pays, quelques tranches de pata negra, à peine de fleur de sel. Mettez un disque de Paolo Conte ou, pourquoi pas Porque te vas. Il ne vous reste plus qu'à écouter le mistral... Et voyager avec lui...

Le premier rouge, un Côtes-du-Rhône 2011, vient de la plaine de Séguret. C'est un 100% grenache, issu de vignes de cinquante ou soixante ans. A partir du millésime 2012, il s'agira pour l'essentiel d'un Séguret, puisque Pablo a procédé à un surgreffage de mourvèdre sur une partie des vignes, afin de satisfaire aux exigences de l'appellation. Le tout passe en cuves béton et les trois quarts de la vendange ne sont pas éraflés. Une tendance quasi générale pour le domaine, sauf pour ce qui est de certaines parcelles bien ciblées par le vigneron. A suivre, le Sablet 2011 (80% grenache et 20% mourvèdre) vient du secteur du Plan de Dieu. Fermentation en cuves béton également et élevé en barriques pendant douze mois, dans le micro-caveau. Ces fûts viennent de St Cosme et sont de belles origines (Taransaud et Dominique Laurent). Ils font la démonstration de l'importance d'un élevage dans des contenants de qualité. A ce stade, le vin est puissant, mais a gardé un croquant remarquable et friand. Du grand art!...

Attention!... Une bonne partie de la production de Crève Coeur est déjà distribuée à l'export. Il va falloir vite jouer des coudes pour trouver les cuvées du domaine, même si Pablo s'attache depuis encore peu de temps à développer soigneusement la distribution de ses vins, dans toutes les directions. D'autant que 2012 (que nous n'avons pas goûté) s'annonce plein de fruit et plus léger que 2011, avec des niveaux d'alcool à 14 ou 14,5° (quand même, mais nous sommes en Rhône... austral!...). Pour le dernier millésime, les vendanges se sont déroulées dès le début septembre, le vigneron craignant les degrés élevés qu'atteint parfois le grenache, cépage largement majoritaire pour le moment au domaine. Vous aurez aussi noté les étiquettes très artistiques choisies par Pablo Höcht. En fait, il s'agit de dessins réalisés par son père (également l'auteur de l'affiche de la Fête d'hUe VIN, à Séguret) et souhaite qu'ils soient différents chaque année. Une agréable perspective pour les collectionneurs, voire les salles de vente.

On se réjouit de deux rencontres comme celles-là!... Parce que la viticulture rhodanienne, qui possède quelques étiquettes parmi les plus grandes stars actuelles, nous laisse entrevoir d'autres sensibilités chez les vignerons de la région. Quelques-uns des plus jeunes n'ignorent rien du passé du Rhône viticole, mais ils vont sans doute marquer leur territoire, parce qu'ils sont passionnés et qu'ils aiment le vin. Et qu'en plus, ils ont des idées!... On peut ainsi citer également Olivier Tropet, au Domaine Pique-Basse, à Roaix, qui s'est installé au début des années 2000, dans des conditions proches de celles de Frédéric Meffre, mais aussi Clément Sini (salarié à ce jour de Marcel Richaud, à Cairanne), avec Les Fumades, à Mondragon et deux ou trois parcelles au-dessus de Bollène, souvent cité parmi les vignerons d'avenir et de talent. Décidément, ça bouge sur les rives du Rhône!...