Un vrai, un bel été indien!... Peut-être pas pour tout le monde!... Comme chacun le sait désormais, le Sud-Est a souffert de nouveau de quelques épisodes cévenols pour le moins actifs : 400 mm de pluie en quelques heures, notamment à l'est de Montpellier, voilà quelques jours!...

Néanmoins, il semble que la perspective de ces précipitations diluviennes ait incité bon nombre de domaines viticoles de la région à forcer l'allure, la plupart finissant les vendanges au cours du dernier week-end de septembre (27 et 28), voire dans la semaine précédente, lorsque cela était possible, notamment vis-à-vis des maturités recherchées. Après cette période intense, au cours de laquelle le vigneron se transforme parfois en manager hyperactif, organisant la cueillette, faisant face à d'éventuelles défaillances du matériel (un pressoir en panne à ce moment-là, cela peut mettre de l'ambiance!), faisant aussi des plans sur la comète (ah, l'année de la comète!) en prenant connaissance des qualités intrinsèques des raisins de l'année, d'aucuns cherchant des similitudes avec quelque millésime antérieur, mais ne les trouvant que rarement, on imagine aisément à quel point on peut être soulagé d'entendre les cuves de fermentations s'activer, alors que la pluie rince la toiture du chai, comme on passe au karcher les sols bétonnés du cuvier après la bataille, pour faire disparaître le sang des vignes. Et même si l'on sait que quelques amis se situant dans des vignobles plus septentrionaux, sont eux entrés, à leur tour, dans cette période de doute et de crispation, source néanmoins d'espoirs en des millésimes meilleurs.

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Et pour évoquer la météo de ce mois de septembre, il n'est que de consulter les statistiques publiées dans le quotidien Ouest-France, le 1er octobre dernier, pour se rendre compte à quel point les vignobles ne sont pas logés à la même enseigne, en cette année 2014. Certes, la seule partie sud du Grand Ouest dispose officiellement de vignes, le reste de la région étant supposé se situer au-delà de la limite nord de la culture de celle-ci, mais les chiffres sont pour le moins éloquents. Avec parfois vingt à trente fois moins de précipitations que la moyenne normale du mois en Pays de la Loire et des écarts de température de trois degrés avec les maximales, on se dit que l'on a là des conditions extrêmes, venant compenser certaines des difficultés du reste de la saison végétative. Même si, plus à l'est, d'autres ligériens n'ont pu sauver que l'essentiel, lorsque certaines périodes de pluie (et/ou de grêle) n'ont apporté que du trop plein, voire de la désolation.

Gageons que ce genre de considérations pourrait bien être à l'ordre du jour de l'Assemblée Générale des Vignerons de Bretagne, qui se déroulera en ce samedi 4 octobre à Vannes (56), tant les parcelles connues, comme celle de Quimper (avec 5 mm au lieu de 86,9 et + 3,5°) ou de Vannes (4,4 mm/60,2 et + 3,3°), ont pu produire dans des conditions exceptionnelles. On peut supposer que celles de St Suliac, non loin de St Mâlo et d'Agon-Coutainville, dans le Cotentin, toutes deux sur les bords de la Manche, sont aussi à même de proposer des cuvées hors normes, façon "millésime du siècle"!...

DSC01543Alors que les premiers retours étaient publiés ici-même, voilà deux semaines, d'autres nouvelles nous parvenaient du vignoble, notamment ligérien, mais pas uniquement. Le samedi 20 septembre, Marc Ollivier, Rémi Branger et Gwénaëlle Croix, pour le Domaine de la Pépière, en Pays Nantais, nous faisaient part de leur confiance : "Quelques petites nouvelles des vendanges entamées depuis déjà une semaine et demie. Pas besoin de faire un dessin : il fait beau, il fait même exceptionnellement beau. Matinées douces et sèches, après-midis chaudes et avec juste ce qu'il faut de vent. Après un mois d'août automnal, froid et arrosé, le soleil de septembre apporte une belle maturité du raisin. Les baies se concentrent et les sucres montent, les acidités restent élevées. Pas de gros orages attendus, nous poursuivons avec confiance. Du point de vue des équilibres, on peut peut-être rapprocher ce millésime de 2004. A suivre! L'équipe de vendangeurs a une belle énergie et l'ambiance est très bonne. Nous poursuivons la semaine prochaine avec notamment deux crus communaux : Clisson et Monnières-St Fiacre".

En provenance de Vouvray, c'est Julien Védel qui nous communique une première tendance ce même 20 septembre. Il travaille au Clos Naudin, avec Philippe Foreau, mais dispose aussi de quelques arpents dans l'appellation tourangelle. "Pour le domaine [Clos Naudin], comme un peu tout le monde en Loire continentale (versus l'Anjou ou le Muscadet, sans pousser jusqu'à Sancerre), la banane est de mise! Du volume, après deux années qui ont mis à mal les stocks, à cause du mildiou et de la grêle et surtout un beau potentiel grâce à ce temps depuis presque un mois, alors que la saison a été chaotique! Un début précoce qui nous a fait craindre le gel, puis un temps maussade, quelques épisodes de pluies abondantes nous obligeant à traiter les onze hectares à dos (le travail du sol intégral a parfois ses inconvénients), mais l'état sanitaire tenait bon jusqu'à ce que "l'été" arrive et ses petites pluies récurrentes, ce qui a occasionné une sortie de mildiou virulente! Les grappes ont vu un peu de rot brun, sans trop impacter la récolte. Par contre, le feuillage a un peu souffert, selon les secteurs. L'état sanitaire est variable, de très sain à quelques foyers de pourriture, les cuvettes avec de la perte à venir et les beaux terroirs avec des départs de noble, qui nous donnent  l'espoir de beaux moelleux/liquoreux. Début le 1er/10 ou le 6 avec une petite équipe, si le temps se maintient au beau, pour se donner le temps de couper tranquillement et d'attendre la concentration. Si l'état sanitaire se dégradait, on renforcerait l'équipe." Il complète ensuite en évoquant son propre domaine : "Chez moi, un peu le même topo avec quelques départs de pourri, dont je me passerais bien, ne voulant faire que des secs comme King Richard [Richard Leroy], toutes proportions gardées évidemment!"

blanc2Quelques jours plus tard, le même Julien nous faisait part d'une évolution soudaine : "La situation se dégrade avec des attaques de pourriture acétique/vinaigre qui font qu'on commence demain pour sauver les trois quarts des parcelles au lieu de lundi. J'ai le même souci et ferais un premier passage samedi. Ce soir, tout entre 12 et 13 de potentiel. Est-ce les fameuses suzukii!?..."

En Anjou cette fois, c'est Christophe Daviau, du Domaine de Bablut, à Brissac-Quincé, qui nous donne une autre tendance, le 21 septembre : "Les vendangeurs sont arrivés... Ce jeudi 18 septembre, les premiers coups de sécateurs ont été donnés! Nous avons commencé par le chardonnay, pour le Crémant de Loire. Ce sera tout pour cette semaine. Nous poursuivrons par le sauvignon blanc qui est particulièrement aromatique (fruits exotiques, muscat), puis par le grolleau destiné au Crémant de Loire et pour Topette, en macération carbonique. Les cabernets et le chenin blanc seront pour plus tard. Actuellement, nous les chouchoutons en fignolant l'effeuillage et en enlevant les verjus (grappes secondaires). Nous suivons leur évolution chaque semaine par des prélèvements réguliers, ce qui nous rend très enthousiastes, car c'est toujours aussi prometteur."

A Savennières, Tessa Laroche nous gratifie d'un message assez laconique le mardi 23 septembre, traduisant aussi l'inquiétude : "Ce week-end, ce fut un peu l'horreur, notamment dimanche!... Beaucoup d'eau en peu de temps et beaucoup de mal à s'égoutter. Mais là, tout rentre dans l'ordre avec le soleil et heureusement, il ne fait pas trop chaud!"

pip1Toujours très attendu, le compte-rendu d'Olivier B (24 septembre), en provenance du Ventoux, du fait notamment de la tendance météo actuelle pour le Grand Sud : "Allo Houston, ici le Ventoux. Pas sûr que l'on vendange en short et en marcel ici, dans le sud-est, tellement la météo se fait capricieuse depuis un moment. Après un printemps et un été relativement favorable au cycle de la vigne, le début septembre plus qu'estival laissait entrevoir une vendange entre 2012 (année classique des vingt dernières) et 2013 tardive. Cinquième année sans cuivre et seulement troi spoudrages sur les roussanne, j'ai finalement craqué et j'ai traité une fois et demi ma surface fin août, pour éviter de perdre trop de feuilles par le mildiou mosaïque".

"Les raisins sont bien plus gros que l'année passée (30% trop petit) à la faveur des orages hebdomadaires des mois de juillet et août. Cela a amené l'ODG a demandé une augmentation de rendement à l'INAO, de 52 à 60 ou 65 en rouge et blanc. Mort de rire quand, cette semaine, on reçoit une autorisation d'enrichissement. Pour moi qui dépasse rarement les 30 hl/ha à la souche présente, ça n'a évidemment aucune incidence. Le souci, c'est que depuis quinze jours, on regarde tomber la pluie au moins deux fois par semaine et à coup de 70 mm par ci, 10 par là, avec peu de vent ensuite. Je ne sais pas bien où cela va nous mener... Les grosses grappes, trop grosses à mon goût, se gorgent d'eau et les degrés potentiels régressent par effet de dilution."

blanc3"J'aimerai que les blancs tiennent jusqu'au 4 octobre (20 septembre habituellement), mais la charge important de grosses grappes entremêlées me laisse pensif... En rouge, c'est la même, certaines grappes restent roses et quand on sait que l'on vendange souvent deux semaines après les blancs, cela nous ramène à 2013, vers le 20 octobre et des vinifs pas terminées avant les tournées et autres salons de novembre. Bref, aucune certitude, mais c'est bien pour que chaque année soit différente que je persiste à aimer cette passion... Yalla, la suite dans une semaine ou trois..."

A suivre, le CR millésimé 2014 de Benoît Tarlant, en provenance de Champagne, le 25 septembre : "C'est bien la première fois que je t'écris sur les vendanges à posteriori. Soit on est en avance, soit tu es en retard... ou bien les deux".

"L'année fut plutôt sereine, les maladies qui, habituellement nous mènent la vie dure, étaient cette année en retrait. Assez peu d'oïdium et pas de mildiou de saison. Il est apparu à la fin sur les brous sans trop de dommage. Et même s'ils ne sont pas passés loin, les Champenois ont évité les gros orages symbolisant l'année et frappant nos confrères plus au sud. Quels que soient les cépages de Champagne, la montre était belle et la constitution des raisins s'est confirmée par la suite. 2014 est une année à raisins. En avoir, c'est bien, qu'ils soient beaux est la finalité".

"Les soins des travaux d'été comme l'écimage, d'effeuillage oriental, de tonte et autres joies estivales étaient particulièrement importantes pour obtenir des raisins sains et mûrs à la fin du cycle, malgré un mois d'août particulièrement frais. Et septembre est apparu avec ses belles journées chaudes (trop?) et ensoleillées. Les vendanges ont battu leur plein au 15 septembre sur toute la Champagne. La chaleur des jours et nuits, la fragilité de certaines baies, le nombre de raisins accrochés et la présence de drosophiles autour des cagettes empêchaient de prendre son temps. C'est donc un rythme soutenu au pressurage qui a permis de rentrer quantité et qualité. Au premier nez, l'expression des jus est franche, sur le fruit, avec du goût et de la netteté. La tenue dans le temps, avec des perceptions acides différentes en fonction des terroirs fera le reste. On testera tout cela après les fermentations, mais vu le potentiel initial et la beauté des raisins, il y a tout pour faire un millésime intéressant."

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Un petit retour à Margaux, avec Vincent Ginestet, qui se lance le 29 septembre : "Nous avons attaqué les merlots ce matin. Les degrés sont bons sans être trop élevés (14°), l'état sanitaire impeccable, pas de botrytis. Les peaux sont à maturité optimale, cela devrait faire de bonnes cuves de merlot! On fait tout pour!..."

Enfin, un petit mot de Catherine Delesvaux, le 30 septembre. Dans le Layon, les perspectives sont très encourageantes : " En cette veille de début de vendanges où le temps semble s'accélérer, tout va pour le mieux, mais nous conservons les doigts croisés. Il peut se passer tellement de choses pendant ces semaines à venir. Beau temps général, des brouillards matinaux depuis la semaine dernière (botrytis cinerea, lève-toi!), nuits à 10°, jour à 24°, soleil, temps sec (sauf lundi matin, mais c'est bien). Que demander de plus?... A suivre donc!... Une pensée pour les collègues que la météo n'a pas épargnés".

Ne reste plus qu'à espérer que la bascule météo qui se profile à l'ouest ne vienne pas trop bousculer les vignerons, dans leur quête du meilleur. A suivre!...

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Toutes dernières nouvelles du vignoble! En cette journée du 18 octobre, des températures de l'ordre de 24 à 26° sont annoncées pour le week-end en Vendée!... La bascule météo est partie à la plage, comme nombre de ceux qui veulent profiter de ce temps. A vos barbecues et planchas!... Olivier B, au pied du Ventoux, nous fait part de son enthousiasme final, en guise de conclusion :

"Et bien finalement, on était en short et en marcel... Météo décalée, nous avons vendangé les blancs le 4 octobre avec un peu de tri habituel, pourriture acide sur les roussanne, qui partent en sucette en quatre jours lorsque le ciel alterne averses et soleil. Du 14 au 16, c'était au tour des rouges. A part les deux premiers morceaux de syrah plus fragiles et qui ont réagi comme les roussanne, tout était plutôt joli."

"Mon détachement habituel et ma vision rock'n roll du boulot m'a fait craindre le pire lorsque, la semaine dernière, on profitait de la vie plutôt que de vendanger. A une heure d'ici, se déroulait le troisième phénomène cévenol consécutif et on nous annonçait le déluge. Il ne s'est finalement rien passé et trois jours ont suffi pour que la vendange soit à l'abri. Comme d'hab, on a terminé par la syrah magique (deux photos ci-dessous), avec pratiquement zéro raisin par terre!...."

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"De l'avis mes vendangeurs qui ont travaillé durant un mois de l'ouest à l'est du Vaucluse, les raisins des vignes que j'ai accompagnées en 2014, malgré le petit tri, faisaient partie des plus beaux qu'ils aient eu à ramasser et aussi 30% de récolte en plus, ce qui correspond à une belle année dans les clous du rendement recherché aux alentours de 30-35hl/ha à la souche. Alors now, 2014 est bien lancé, reste l'accompagnement et l'amour habituel et ça devrait le faire. J'adore! Trop de la boulette!... A l'année prochaine!..."

Presque au moment même où je prenais connaissance de ce message plutôt rassurant, arrivait sur mon téléphone, une photo en provenance de Touraine, prise par un vigneron qui nous avait fait part de son inquiétude, quant à l'effet dévastateur supposé des suzukii. Vous savez bien, drosophila suzukii!... Certains, au tout début de la campagne des vendanges 14, diffusaient la photo de l'insecte sur les réseaux sociaux, en annonçant qu'il tiendrait, malheureusement, la vedette lors de la cueillette en cours. Et puis, l'annonce a fini par faire long feu!?... La photo en question, prise le matin même, montre des grappes sur pieds ressemblant à des raisins noirs, du type cabernet franc, comme on en voit le long de la Loire. En fait, il s'agit de chenin!... Des raisins destinés à produire des liquoreux de Touraine, mais qui risquent de ne pas voir le pressoir et pour cause!... Alors, qu'en est-il dans le vignoble?... Curieusement, peu de retours évoquent le fléau, pourtant, il semble qu'il affecte nombre de régions. Le risque de piqûre acétique pressenti en amont et évoqué par certaines institutions locales pourrait avoir déclenché quelques anticipations, initiatives cachant finalement la misère. L'insecte étant connu pour s'attaquer de manière privilégiée aux raisins rouges, certains sont aujourd'hui surpris de le voir sur des blancs, mais il semble que ce soit, pour l'essentiel, sur des raisins destinés à produire des liquoreux. Certains secteurs du Bordelais, plus ou moins limités, semblent touchés et parmi ceux-ci Sauternes. En tout cas, l'auteur du cliché essaye de traduire, au-delà de la photo, l'inquiétude que de célèbres domaines ressentent aujourd'hui. Et plus encore, parce que d'autres semblent appliquer un "silence radio" curieux et même parfois, annoncer une qualité équivalente à 2008 ou 2012, alors que seulement quelques kilomètres séparent leurs vignobles de celui concerné!... Alors, la suzujii serait-elle particulièrement sélective?... Les modes de culture sont-ils en cause?... Ou certains attendent-ils les analyses diffusées par les institutionnels, après vendanges, pour évoquer le sujet, après deux années difficiles, comme c'est le cas en Val de Loire?... A suivre donc, notamment parce que l'avenir n'est pas très clair, pour ce qui est des moyens de lutter contre cet insecte qui, s'il apparaissait chaque année, pourrait remettre en question, ni plus ni moins, la production de moelleux et de liquoreux. Un avis, amis vignerons?...

Ultimes nouvelles en provenance d'Italie, par le biais de la famille Negro, à Monteu Roero, au coeur des Langhe piémontaises, avec la réception du compte-rendu des vendanges 2014 établi par le Consorzio di tutela Barolo Barbaresco Alba Langhe e Dogliani. Un long rapport dont voici l'essentiel : "Bien que l'année 2014 ait été l'une des plus complexes de ces dernières années concernant la gestion des vignobles, elle nous a réservé d'agréables surprises quant à la qualité des raisins vinifiés, ceci grâce à une fin de saison favorable."

"Le printemps s'est présenté sur les vignobles des Langhe de manière graduelle mais plutôt précoce, provoquant une reprise végétative anticipée par rapport à l'année précédente. Le début de l'été a enregistré des températures totalement dans la norme, ce qui a permis de conserver la petite avance végétative acquise au printemps par rapport à 2013. La quantité de précipitations au cours de l'été, au-delà de la moyenne, est due surtout à l'intensité des phénomènes plutôt qu'au nombre de jours de pluie. Nous avons assisté au moins, en deux occasions, à de véritables trombes d'eau très localisées et intenses. Les pluies des 23 et 29 juillet ont été particulièrement importantes, avec des conséquences profondément différentes : nous avons enregistré 63 mm de pluie dans la même journée dans certaines zones et 13 mm à seulement 15 km de distance! Le mois de septembre a été sans aucun doute positif sur le plan climatique avec une bonne amplitude thermique, facteur resté stable également au mois d'octobre, ce qui a largement contribué et de façon déterminante à la maturation des raisins et à la composition phénolique."

"Les variétés à baies blanches de la zone ont enregistré une baisse de production par rapport à l'année précédente, avec des teneurs en sucre très similaires accompagnées d'acidités parfois très nettes, qui devraient garantir la fraîcheur également des parfums. Parmi les cépages à baies rouges, le Dolcetto est peut-être la variété qui a obtenu un rendement plus faible sur le plan quantitatif, mais quand les opérations d'éclaircissement et de nettoyage des grappes ont été effectuées correctement, il n'y a pas eu de problèmes sanitaires. Par voie de conséquence, on peut s'attendre à un vin équilibré, peut-être moins structuré et alcoolique, mais avec une variété de parfums intéressante et une force colorante marquée due à la présence d'anthocyanes particulièrement appréciée dans les zones de Dogliani et de Diano d'Alba."

"La Barbera se présente aux vendanges avec une situation plus hétérogène, la zone de production étant plus vaste et qu'il est par conséquent difficile d'établir une moyenne. La teneur en acidité, qui est déjà une caractéristique génétique du cépage a été influencée et accentuée par les températures maximales du mois d'août peu élevées. Le Nebbiolo possède des potentialités intéressantes et démontre une surprenante capacité d'adaptation à nos territoires. Les vignes bien travaillées, aux grappes bien aérées ne montrent aucun type d'attaques de pourriture. Dans la zone de Barolo, la situation est beaucoup plus variée par rapport aux années préécdentes, à cause des averses de grêle ayant touchée"à tâche de léopard" la zone de production. La zone de Barbaresco mérite un discours à part, ayant enregistré une situation privilégiée sur le plan climatique : il suffit de penser que les précipitations ont eu une intensité trois fois plus basse par rapport au reste du Piémont et qu'il n'y a pas eu d'averses de grêle. Pour les Nebbiolos en général, on peut s'attendre à des vins d'une teneur en alcool moyenne, élégants, équilibrés, avec une bonne acidité et par conséquent des vins de garde, avec d'excellents parfums riches en notes minérales. Finalement, l'année 2014 confirme qu'il est illusoire de faire des prévisions trop anticipées dans les Langhe, car nous avons constaté que la dernière partie de la saison est fondamentale pour la qualité finale des raisins et des vins."

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Lorsque aujourd'hui, 17 novembre, est arrivé le message d'Anne Houillon, je me suis dit un instant que le Jura optait pour des vendanges tardives!... En fait, il n'en était rien : "Nous avons dû commencer les vendanges en catastrophe le 16 septembre, soit une semaine plus tôt, car les ploussard ont été atteints par drosophila suzukii. Beaucoup de tri pour ne garder que les grains sains. C'est vrai que le moral, en appliquant un tri aussi drastique, était plutôt bas. Ca fait mal au coeur de laisser par terre une récolte qui était prometteuse. Cette année vient se rajouter aux précédentes concernant les faibles récoltes."

"Après les ploussard, nous sommes passés aux blancs. Une peau plus épaisse et plus saine. C'était un plaisir de couper et de pouvoir tout laisser dans le seau! C'est une année avec des raisins sans trop de jus."

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"Sur le temps des vendanges, nous avons pu être en short et "marcel"! C'est agréable pour le moral de la troupe! Il a plu le week-end entre le plousard et les blancs et à la vin des vendanges."

"Nous finissons par le plus beau, notre équipe! Nous avons été gâtés par toutes ces personnes qui viennent à la maison. C'est un ensemble de rires, de gaité et d'amitié tout en ayant le respect du travail! C'est un plaisir de leur faire la cuisine, avec le bon pain de Pierre sans oublier nos vins et ceux de nos amis que nous leur faisons découvrir!..."

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