Vinexpo 2015, c'est parti!... Enfin, les "offs" de Vinexpo!... Me voilà en train de parcourir la campagne et les routes de la Gironde et des Landes Girondines pendant trois ou quatre jours, pour la bonne cause!... Avec cette fois un statut d'amateur-blogueur-co-auteur, mais aussi un autre de néo-entrepreneur qui veut dépoussiérer ses rêves... Ça fait beaucoup pour un seul homme, me direz-vous?... Peut-être, mais ce n'est pas parce qu'on s'installe en plus dans une situation de pré-retraité d'Orange qu'on va s'interdire de déguster des vins oranges et se mettre au camping-car et à la pétanque!...

11391772_10206817569895791_4130512233778130315_nSi les festivités officielles ne débutent que le dimanche, avec le salon mondial inauguré cette année par le PR lui-même (le Président de la République bien sur, pas PhR!), nous sommes conviés à la traditionnelle mise en bouche du samedi après-midi, au Château La Tour Blanche, pour le Sweet Wines of the World, histoire de se souvenir où la saveur sucrée (entre autres) se situe dans notre bouche et faire le plein d'énergie, en vue des journées à venir.

En à peine deux heures, il est assez symptomatique de constater à quel point il est parfois difficile "d'encaisser" autant de sucres résiduels à notre époque où la consommation de ces souvent grands vins tend à devenir anecdotique. Ces nectars aux multiples facettes - cette dégustation le démontre aisément - ont souvent disparu de nos menus et la grande restauration ne les conviant que rarement à la fête, les sommeliers s'imaginent désormais transmettre à leurs successeurs un patrimoine de petites merveilles destinées aux recherches archéologiques du futur!... Les smart-phones des millénaires à venir verront peut-être surgir l'annonce de découvertes extraordinaires de cuvées d'Anthologie 1997 ou 2010 dans une caverne troglodytique, quelque part entre Loire et Layon, après que ces cours d'eau aient très patiemment creusé, au fil des siècles, les canyons d'une Vallée des Merveilles, que nos descendants visiteront comme le Grand Canyon de nos jours. Peut-être apercevront-ils la silhouette éphémère, comme un fantôme virtuel, d'un vigneron guidant son cheval, sorte d'indien sur un promontoire guettant les caravanes, ne manquant pas de s'évaporer dans les brumes matinales, dès que sortiront les capteurs d'images du futur.

001Afin d'étalonner mes papilles, dégustation des trois cuvées proposées par Catherine et Philippe Delesvaux. Pas mal pour situer les choses!... Dans l'ordre, Les Clos, puis la Sélection de grains nobles et Anthologie, le tout en version 2010. Trois vins qui démontrent bien la progression dans la gamme, pour un millésime somme toute assez rare, même si le domaine est un habitué des Grains Nobles naturels, au fil des ans, à l'exception des dernières années.

Autre classique ligérien, les Vouvray du Domaine Huet qui, a contrario, propose trois vins de millésimes différents, à savoir un Clos du Bourg 2007 moelleux (45 gr se SR) très agréable, puis Le Mont 2005 moelleux 1ère trie passerillé (85 gr) et la Cuvée Constance 2003, à l'équilibre séducteur pour cette année hors normes.

Toute la noblesse des grands vins ensuite, avec les SGN proposées par Olivier Humbrecht. On se dit parfois, perfide, que l'on va bien finir un jour par trouver un échantillon bancal issu de ce domaine, mais loin s'en faut!... Au contraire, il semble qu'au fil des années, tous les vins gagnent en pureté d'expression et en distinction. Impression confirmée ce jour-là, ce que l'avis de Yair Tabor ne manquera pas de renforcer, présent à La Tour Blanche et croisé le lendemain, qui ne tarissait pas d'éloges, comme nous tous, fans du Domaine Zind-Humbrecht!... Des vins de méditation, ne pouvant que s'accorder avec l'écoute de musique classique, tant la mélodie du Clos Jebsal 2010, trie spéciale de pinot gris, avec pas moins de 323 gr de SR et 6,5°, puis le remarquable Clos Windsbuhl 2010, (259 gr, 7,5° et 15 d'acidité), suivi du Gewurztraminer Grand Cru Goldert 2007 (240 gr de SR), aux arômes de roseraie de fin d'été, où la rose fanée le dispute aux nuances minérales et musicales d'une rivière à truites, glissant de cascades en ressauts dans un vallon boisé, comme un souvenir de villégiature estivale lointaine... Lyrique?... Un tant soit peu, je le concède, mais il faut parfois laisser son cerveau capter la musique du monde.

11401404_10206817980706061_8535864072532990565_nUne découverte franco-française ensuite, puisque pour la première fois présent à Bommes, Jean-Marc Grussaute, de Camin Larredya, à Chapelle de Rousse en Jurançon, avec deux très beaux vins issus de petit manseng, Au Capcèu 2012 et 2013, distingués et expressifs, conservant les nuances apportées par les deux millésimes successifs.

Franchissant les frontières, ce que l'on ne manque pas de faire aisément ici, du moins virtuellement, puisque l'on peut passer des Etats-Unis (et oui!) à la Croatie, en passant par l'Espagne, l'Allemagne, la Hongrie, l'Afrique du Sud, l'Italie, le Canada et l'Autriche, excusez du peu!... L'Autriche justement avec un des grands maîtres en matière de liquoreux, Gerhard Kracher, d'Illmitz, dans le Burgenland, dont les multiples cuvées numérotées ont parcouru le monde. Ici, l'on pouvait passer joliment d'un Beerenauslese 2012, assemblage de welschriesling et chardonnay, puis à un même duo en Trockenbeerenauslese n°6 et enfin au n°2, pur chardonnay 2002, à la puissance assez remarquable.

Pour en terminer avec les liquoreux, quasi découverte (puisque juste un 2012 entrevu et apprécié aux Carafés, à Nantes, voilà à peine quelques semaines) des vins croates de Vlado Krauthaker, de Kutjevo, en Slavonie, région de douces collines dans l'est du pays, située sur le 45è parallèle, comme le vigneron ne manque pas de nous le préciser, à savoir sur une même ligne terrestre que l'Istrie, le Piémont, la Vallée du Rhône, Bordeaux et l'Orégon, sorte de prestigieux cousinage planétaire. Trois cuvées là aussi, dont un Zelenac 2009, puis Grasevina 2011 et 2012, deux cépages autochtones sur des terroirs argilo-calcaires, issues de raisins surmûris et atteints de pourriture noble, puisque lorsque le botrytis cinerea n'est pas au rendez-vous, seuls des blancs secs sont produits.

001Après cette mise en bouche, le dimanche était consacré à Haut les Vins! Une autre très belle sélection internationale, avec des domaines allemands, espagnols, italiens et portugais, sans oublier les vignobles français de tous les horizons. Un cadre résolument bucolique, en bordure de Gironde, à quelques encablures du nouveau stade des Girondins de Bordeaux, le Château Grattequina, situé naguère sur une île du fleuve rattachée au continent en 1860, pour cause de développement de l'activité fluviale. Sur des cadastres anciens, cette terre porte le nom de Gratte Qui N'a, nom qui lui vient, dit-on, de la tendance argileuse de sa terre, chargée des alluvions du fleuve, dont il fallait beaucoup gratter le sol, afin de le cultiver. Une autre version de cent fois sur le métier, il faut remettre l'ouvrage, une maxime bien connue des vignerons, ayant besoin de croiser le verre avec leurs clients très régulièrement. Un cadre tout à fait agréable et toujours une restauration de grande qualité à l'heure de la pause, assurée par l'Univerre, bar-restaurant à Bordeaux.

En l'absence des Delesvaux (bon, en même temps, ils ne peuvent pas être partout!), mise en bouche des plus délectables, avec les Champagne de Mélanie et Benoît Tarlant, dont un trio Brut Nature 2007 (plus un peu de 2006, 2005 et 2004), suivi du Rosé Zéro sur une base de 2008 et de La Matinale 2003, tous aussi remarquables l'un que l'autre. Pour ponctuer le tout, la Cuvée Louis, un parcellaire sur une base de 1999 (avec un peu de 98, 97 et 96) absolument classe.

Du monde au balcon de ce pavillon de réception, dont nous redescendons cependant, pour faire un tour d'horizon des cuvées proposées par Hélène Thibon, du Mas de Libian, dans le Sud-Ardèche. Le blanc Cave Vinum 2014 (40% viognier, 40% roussanne et 20% clairette) a tout pour nous séduire, mais il est tout à fait introuvable!... Suivent Vin de Pétanque 2014 (star des cavistes), Bout de zan 2014 brut de cuve, mais lui aussi séducteur, Khayyam 2014, mais aussi Khazan 2013, avec une majorité de syrah et La Calade 2013, un pur mouvèdre passionnant.

Retour ensuite sur les vins de Michel Théron, du Clos du Jaugueyron, à Arsac, avec principalement les 2012. Le Haut-Médoc tout d'abord, puis les Margaux, dont Nout 2012 et les cuvées domaines en AOP Margaux, en version 2011 et 2012. A noter aussi le Petit Jaug 2012, un bon volume destiné dans un premier temps à la vente en vrac, mais qui apparaît désormais en bouteilles, avec un côté gourmand intéressant, au regard du potentiel de garde des cuvées du domaine.

005Difficile de tout déguster, mais les conversations diverses et enrichissantes se multiplient, y compris au cours de la pause gourmande. A l'issue de celle-ci, nous sommes sur, sur, sur le balcon, comme Juliette, pour un sympathique recadrage des papilles avec les muscadets de Marc Ollivier. La Pépière 2014, Gras Mouton, mais aussi deux des quatre crus communaux 2013 du domaine, prélevés sur cuves, Monnières-St Fiacre et Clisson. Où l'on apprend au passage qu'aucun de ces quatre crus (avec en plus Château-Thébaud et Gorges) ne sont disponibles à Maisdon sur Sèvre, du moins avant les mises prévues en automne, ce qui illustre assez bien le succès de ces cuvées, toutes destinées à tirer la région vers le haut. Belle Cuvée 4 également, assemblage de crus divers élevés quatre ans.

Impossible d'oublier l'Espagne, joliment représentée ici. Nous voilà partis pour une traversée est-ouest, qui va nous conduire du Priorat à la Gallice, en passant par la Rioja. Autant de belles (re)découvertes au programme!... Comme un goût de vacances avant l'heure et d'envie de découvrir ces vignobles inscrits depuis plusieurs années déjà au registre de nos projets de séjours. Le Priorat ne nous est pas vraiment inconnu et nous gardons le souvenir d'un passage à Torroja del Priorat, le petit village où habite Dominik Huber, de Terroir al Limit. Très belle série dégustée, avec des vins complexes, jouant sur la puissance, mais dotés d'un caractère alliant originalité et spontanéité. Deux blancs de haut niveau, avec Terra de Cuquès 2013 (Vi de Terra Viva), composé de pedro ximenès et de 20% de moscato et surtout Pedra de Guix 2012 (Vi de Coster), intense et droit (PX, maccabeo et grenache blanc). Les rouges montrent une belle progression avec Torroja 2013 (50% grenache et 50% carignan), puis Arbossar 2012 (Vi de Coster), pur carignan issu d'une parcelle exposée nord, à 350 m d'altitude. Une "cuvée miroir" avec Dits del Terra 2012, vigne située à la même altitude, mais sur le versant sud opposé. Une comparaison étonnante!... Deux Vi d'Altura ensuite, avec Les Tosses 2012, de vieilles vignes de carignan âgée de 90 ans à 600 m d'altitude et pour finir en beauté, Les Manyes 2012, un grenache planté à 900 m!... Tous les vins du domaine proposés lors d'une dégustation remarquable, dont certains nous emportent dans une autre dimension!...

002Autre très belle série en compagnie d'Olivier Rivière, un français installé en Rioja depuis plusieurs années désormais, proposant des vins issus d'achats de raisins, mais aussi de parcelles dont il est propriétaire. Un premier blanc venant de Rioja Alavesa, Jequitiba 2014, agréable et frais, suivi d'un maccabeu, Mirando del Sur 2013, passé par un élevage en fûts de Jerez, qui fait de cette cuvée une vraie bombe. "L'idéal pour accompagner un grand jambon ibérique!" suggère Emmanuel Heydens, le Passeur de Vin genevois, qui déguste à nos côtés. De très belles expressions ensuite, avec les rouges, de La Vallada 2013, pur tempranillo de la DO Arlanza, puis de El Cadastro 2012, pour lequel le même cépage est associé à 5% de grenache, le tout issu de parcelles plantées à 1000 mètres. Rayos Uva 2014 et Ganko 2013 (grenache et carignan de Rioja Alta) sont désormais de beaux représentants de la Rioja, devenus des classiques du domaine. Finale explosive avec l'ultime cuvée du jour : La Vinas de Eusébio 2013.

En Galice, dans le vignoble de Monterrei proche du Portugal, se cache la Quinta da Muradella, de Jose Luis Mateo, peu connue en France, si ce n'est de quelques aficionados, qui peinent toujours, cependant, à trouver un importateur pour ces superbes cuvées, notamment les blancs souvent à base de cépages peu connus, tels que donna blanca ou treixadura. Certains soulignent que le transport en provenance du Finistère espagnol est un véritable problème, comme s'il s'agissait du dernier Far West moderne en Europe!... Alors, qui pour tenter l'aventure?... Le vigneron de Verin dispose de 24 ha, dont 14 lui appartiennent. Trente quatre parcelles dans quatre secteurs différents et autant de gammes de vins proposées aux amateurs. Granite, schiste ferreux, granite avec une couche superficielle de sable, ardoise ferreuse et argiles décomposées. Plus loin encore, une vigne complantée de plus de cent ans, dans la montagne de Vilardevos, à 870 m d'altitude, sur une coulée d'ardoise très érodées. Autant de terroirs que Jose Luis tente de mettre en valeur, avec un grand nombre de cépages autochtones. Pour l'occasion, une petite dizaine de cuvées, avec notamment des très beaux blancs : Alanda 2014, puis Sabrego 2011, 100% donna blanca, puis Gorvia 2011, un parcellaire sur schiste issu du même cépage et deux millésimes (2010 et 2012) de Muradella, pur treixadura. On retrouve ensuite les rouges dans une gamme proche : Alanda 2012, assemblage de mencia, bastardo, mouraton et garnacha, avec à suivre Gorvia 2012, une dominante de 55% de mencia, associé à du bastardo et du caino redondo. Enfin, Muradella 2012 et Bewande 2011, issu de mentilla.

004Dernières découvertes du jour et tout d'abord auprès de la tout à fait charmante Brunnhilde Claux, du Domaine de Courbissac, dans le Minervois, du côté de La Livinière. Une jeune femme dynamique et volontiers rieuse, surtout lorsqu'elle explique en préambule qu'elle doit son prénom à la passion de son père pour les opéras de Wagner!... Pour peu, elle s'excuserait même de figurer en haut du palmarès des prénoms les plus difficiles à porter!... Mais, il y a peu de chance qu'elle le renie jamais, sans doute comme ses choix en matière de vins et de vinifications. Son parcours parle pour elle, avec une expérience acquise auprès des Gauby et autre Dominik Huber, en Priorat. Trois jolies cuvées proposées, avec tout d'abord L'Orange 2014, un blanc de macération (marsanne et muscat) de neuf jours plein de fraîcheur, puis deux rouges : Les Traverses 2014 (grenache, mourvèdre et syrah), aimable et frais, puis Les Farrajales, pur cinsault des plus toniques en AOP Minervois. Indiscutablement, une piste à suivre, au pays des dolmens et pierres levées, des chapelles romanes et des châteaux cathares.

Une large gamme de crus bourguignons ensuite, avec la série proposée par Bernard Bouvier, dont les Fixin, Marsannay et Gevrey-Chambertin possèdent souvent élégance et précision, même s'ils sont encore très jeunes, puisque issus pour la plupart du millésime 2012, alors même que le domaine est certifié bio depuis 2013. En guise de conclusion, le Grand Cru Charmes-Chambertin 2012 tend à démontrer que tout est mis en oeuvre pour laisser s'exprimer le terroir des différents climats, une approche que le vigneron de Marsannay porte littéralement en lui. On devine sans peine qu'une dégustation verticale de certains crus, tel que le Gevrey-Chambertin Racines du Temps, porte-étendard du domaine, doit être absolument passionnante.

Finale gourmande pour terminer l'après-midi, en compagnie de Fabien Jouves, du Mas del Périé, en Cahors. Un talent désormais confirmé, que ce jeune vigneron installé depuis 2006 sur le Causse du Quercy. Un vent nouveau indiscutablement, que l'on apprécie la cuvée pur jus, issue d'une macération carbonique, Tu vin plus aux soirées 2014 (70% malbec et 30% cabernet franc), ou que l'on déguste à table l'impressionnante Bloc B763 2012, que d'aucuns classent désormais parmi les plus grandes cuvées du Sud-Ouest!... Mais, la gamme est sans fausse note, avec des vins disponibles et frais, même quand le vigneron, quelque peu joueur, propose Bid'Ouillage 2011, un chenin ouillé par erreur avec du malbec!... Là, c'est l'envie de découvrir l'ensemble in situ qui devient le plus fort. Et ce sera peut-être le cas avant longtemps...

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Après une telle journée, qu'espérer de mieux qu'un bon bol d'air au Domaine de Chevalier, pour la traditionnelle soirée qui s'y déroule tous les deux ans, le lundi de Vinexpo. En fait, les Bernard savent recevoir et nombre de personnalités du Monde du Vin s'y pressent : propriétaires de crus locaux, négociants, importateurs internationaux, journalistes, vignerons d'autres régions et même... blogueur!... Cette année, j'ai donc pu offrir un exemplaire de Tronches de vin n°2 à Madame Bernard, qui a donc pu ainsi, compléter sa collection!... Le monde est en marche!.. Si, si... Cette année encore, l'invité d'honneur de cette soirée festive et gourmande n'était autre que Dirk Van der Niepoort, dont on connaît la remarquable gamme de Porto et de vins du Douro. Un personnage hors du commun, venu en jeans et crocks (du coup, nous étions au moins deux!), ce qui dénotait quelque peu dans le paysage!... Et l'occasion de se remémorer un échange de bons procédés sur la terrasse du Presbytère, à Calce, voilà à peine quelques années, lorsqu'il nous fut permis d'échanger quelques huîtres de Vendée, à l'heure de l'apéro en compagnie de Tom Lubbe, contre divers échantillons de Porto Vintage, entre autres, dont les mémoires et les papilles vendéennes se souviennent encore!... Et, au passage, être invité à découvrir Vila Nova de Gaia... Je crois que je vais aisément me faire à cette idée et inscrire cela sur mes tablettes!...

A suivre...