13 novembre 2011

Mais, que voulait-elle me dire ce jour-là?...

Les Terres Noires, un complexe sportif au vert, si proche de la ville mais déjà à la campagne. Depuis son plus jeune âge, Roma avait coutume d'y gambader à sa guise, dans un large espace libre entourant salle de sports, terrains de football et de tennis. Mieux, elle en avait pris possession, mais sans restriction d'accueil. Pas son genre! Avec ou sans papiers, tout visiteur à quatre pattes était pour elle un compagnon de jeu plutôt qu'un intrus. Curieusement, elle se faisait une joie d'en voir certains revenir. Avec d'autres, elle était parfois sur la réserve et préférait que je l'accompagne.

Aux beaux jours, la porte du bureau restant ouverte, elle se promenait, furetait dans des limites qu'elle avait adoptées, admises. Parfois, je me préoccupais des raisons de son absence qui se prolongeait. Je sortais alors, l'appelais, sifflais... Sans réponse, je m'inquiétais de ne pas la voir revenir, mais elle était comme ça... Je me lançais alors à sa recherche aux alentours immédiats. Immanquablement, si je prenais l'option de passer d'un côté de la salle, 04112011 003elle revenait par l'autre!... Je me suis demandé plus d'une fois si ce n'était pas un jeu entre nous. Où si elle ne cherchait pas à renforcer cette sorte de complicité qui nous liait au quotidien. Souvent, toujours à sa recherche, je me retournais et l'apercevais devant la porte, s'étonnant que je m'époumonne ainsi.

- Tu vas me faire tourner bourrique, lui reprochais-je alors gentiment.
- Mais, je suis là, ne t'inquiète pas, fais moi confiance, semblait-elle me dire, avec son regard plein de tendresse et d'une sorte d'insouciance rassurante.

En ce dernier mois de septembre passé avec elle, nous continuions nos passages aux Terres Noires. Elle restait plus volontiers avec moi au bureau, même porte ouverte. C'est vrai qu'elle avait peur des bruits de certaines activités relancées après l'été, comme ceux du stand de tir voisin, mais peut-être était-elle plus faible, tout simplement, ou avait-elle besoin de partager encore plus?... Si j'étais encore en charge de cette association sportive depuis plusieurs années, c'est aussi parce que Roma était là et que je me devais, je lui devais la possibilité de passer un peu de temps au grand air, chaque jour. D'une certaine façon, c'était notre raison d'être.

A la mi-septembre donc, avant de rentrer à la maison, je lui propose de faire un tour, comme nous le faisions souvent. La soirée est douce, presque chaude. Il n'a pas plu depuis plusieurs jours. Elle m'accompagne d'un pas04112011 001 somme toute alerte et nous traversons tout l'espace libre. A l'extrémité d'un des terrains de football se trouve une pente herbeuse d'autant plus confortable que les tondeuses ne sont pas passées depuis quelques temps. Je m'y allonge en observant quelques nuages et le ciel griffé par les avions, en haute altitude. Roma se roule sur le dos dans cette herbe épaisse, puis reste juste à mes côtés, assez longuement. Tranquille et calme. J'ai alors le sentiment fugitif que rien ne viendrait la déranger vraiment.

Mais le temps passe. Il faut rentrer. Je l'invite à reprendre la direction du parking. Elle me suit sans rechigner. Nous passons dans l'allée bordée de grands chênes vénérables. Là, elle a coutume de fureter lentement le long du talus. Je prends de l'avance, à peine quelques mètres. Je me retourne et l'interpelle doucement.

- Romanée, il faut y aller maintenant!...

Comme les autres fois, elle aurait dû continuer à se hâter toujours aussi lentement, sans se préoccuper vraiment de ce que je lui disais alors. Et moi, de m'impatienter encore. Mais, cette fois, elle est venu vers moi aussitôt en me regardant fixement de ses yeux sombres et doux. Elle s'est arrêtée tout près de moi. Étonné, je m'agenouille à côté d'elle, pose la main sur son dos, la caresse. Elle me regarde encore de la même façon. Je l'embrasse sur la tête. Nous restons là quelques instants... Et toujours ce regard et cette attitude que je ne lui connaissais pas, dans ce genre de circonstances...

Mais, que voulait-elle me dire alors?... Si l'on affirme parfois de certains animaux, qu'il ne leur manque que la parole, ce jour-là, Roma m'a parlé. Je n'ai rien entendu, bien sûr, je n'ai fait que ressentir... Était-ce pour me dire qu'elle allait nous quitter?... Était-ce pour me faire quelques reproches pour mon manque de vigilance quant à sa 04112011 002santé?... Ou pour souligner qu'elle aurait bien aimé continuer avec nous?... Ou qu'elle nous aimait, tout simplement?...

Mon trouble est resté présent depuis ce jour. Il me parait de plus en plus évident que nos animaux familiers nous délivrent des messages, quant à nos attitudes d'humains. On y trouve de la tolérance, des leçons de patience, le besoin d'échanger de la confiance... Sans doute aussi que la colère est mauvaise conseillère et que le partage, ne serait-ce que d'un peu d'eau, est primordial. Et qu'il ne faut pas tenir rigueur de certaines petites fautes qui égratignent notre ego.

J'ai très souvent été fier de Roma. Pas de ce que j'en avais fait (comment peut-on avoir cette prétention?...), mais de ce qu'elle était, tout simplement. Elle m'étonnait chaque jour, aussi pour tout ce qu'elle m'incitait à voir d'un autre oeil, les autres animaux, la nature, les hommes parfois... Finalement, je crois qu'être étonné, c'est un besoin de notre quotidien. Cela fait partie du carburant de notre vie. Je ne crains pas la panne sèche, mais sans elle, le futur a pris des rides. Néanmoins, je formule le voeu de rester fidèle à ce qu'elle était. Au nom de sa part d'humanité. Et parce qu'elle contribuait à donner un sens à ma vie...

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Cette vie est-elle une passerelle branlante entre deux mondes?... Est-ce l'écume de la vague submergeant le caillou sur le sable et qui finit emportée par le vent marin?... Est-ce un soleil trop brillant, qui ne masque plus ses faiblesses après la tempête?... J'avoue ma lassitude, depuis quelques jours, face au développement exponentiel du virtuel, du paraître et du sempiternel besoin de séduire, comme de cette soi-disant fidélité à des idées tendance, qui érige des citadelles d'intolérance. Et, dès demain, revendiquer le droit de changer de point de vue, de me tromper, de préférer une longue balade sur le sable d'une plage, même sans mon chien, mais un peu sur ses traces quand même, plutôt que la musique grinçante d'une journée virtuellement amicale, voire amicalement virtuelle. Décidément, j'ai beaucoup appris pendant cette petite douzaine d'années et même que le silence a des fois plus de sens que la parole... 

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02 octobre 2011

Ciao Roma, ciao bella!...

Décidément, je n'aime pas les mois d'octobre... A peine celui-ci commence, qu'il nous met dans un grand désarroi!... Après quelques jours, à peine quelques semaines de lutte contre un cancer irréversible et sans rémission, Roma, notre fidèle compagne à quatre pattes de plus d'une décennie, a dû rendre les armes... Elle est maintenant au paradis des chiens trop gentils!... Mais comment pouvait-elle nous donner autant d'amour?... Au point où, nous nous demandions parfois, dans des soirs de doute, s'il ne valait pas mieux vivre avec les animaux, plutôt qu'avec les hommes parfois si inutilement méchants, cruels!...

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J'en parle ici (et peut-être certains y verront un manque de pudeur...), parce qu'elle fut la compagne de toutes nos escapades, ou presque, que ce soit en randonnée, à la montagne ou dans le vignoble de France, de Suisse, d'Italie ou d'Espagne. Et sans doute ailleurs encore, si le temps nous en avait été donné. Elle avait d'ailleurs quelques amis vignerons complices, qui ne manquaient pas de répondre à ses sollicitations, pour qu'ils lui relancent ce caillou qu'elle déposait à leurs pieds!... Et puis, il y avait ces mots plage et mer, qu'il ne fallait pas prononcer, si nous n'étions pas prêts à l'y emmener sur le champ!... Nous y sommes retournés avec elle une dernière fois hier, par une après-midi estivale, pour un 1er octobre. Malgré ses difficultés pour marcher, elle nous apporta un dernier caillou de La Mine et celui-ci avait la forme d'un coeur... Incroyable!...

Cette douleur passera bien sûr, comme d'autres... Heureusement, nous avons tant de beaux souvenirs d'Elle... Ciao bella, ciao Roma!...

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24 février 2011

Sur la piste du diamant noir!...

La veille, Christian Véquaud avait été très clair : "Demain, ce sera le dernier jour de la saison! Si vous voulez faire un tour dans la truffière..."

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Pas tous les jours, qu'on vous propose d'aller chercher des truffes!... En plus, pas besoin cette fois, de parcourir quelques centaines de kilomètres, puisque la dite truffière se situe en Vendée et plus précisément, à Nalliers, petit village sur la route qui relie Luçon à Fontenay le Comte, non loin également de Vix et du domaine Prieuré la Chaume, de Christian Chabirand.

Nous sommes là dans le Sud-Vendée, sur un sol argilo-calcaire et un sous-sol largement calcaire. Ce type de géologie favorable à la trufficulture (en plus de la viticulture!) s'étend dans toute cette partie du Centre-Ouest littoral, de La Rochelle à l'estuaire de la Gironde et, plus vers l'intérieur, englobant le Cognaçais, avant de rejoindre le bassin de la Garonne.

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Christian Véquaud dirige une exploitation agricole autour de l'élevage de volailles et de cochons. En 1999, il décide de diversifier ses productions, en l'étendant à la truffe, un produit que l'on ne trouve alors pas en Vendée. L'aventure débute par le choix d'un terrain et la plantation d'arbres. Des chênes bien sûr, qu'ils soient verts, blancs ou pédonculés, voire kermès, mais pas seulement. En effet, pour peu qu'ils soient adaptés au sol, les charmes, tilleuls, noisetiers, pins noirs d'Autriche, ou encore cèdres de l'Atlas ou cistes sont tous favorables à la truffe.

Un premier hectare planté en 1999 donc, puis un autre en 2001, de même en 2003, 2005 et 2007. Pour cela, on peut donc faire appel à des spécialistes en la matière, telles les Pépinières Robin, qui proposent des plans truffiers mycorhizés avec tuber melanosporum, par exemple, la variété dite truffe noire du Périgord.

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Au bout de cinq à huit ans, on peut commencer à récolter des truffes. Lors des premières années, Christian Véquaud utilise un cochon, d'abord de petite taille, puis devenant... encombrant, il devient difficile à gérer, notamment du fait qu'il est friand des dites truffes!... Il passe donc naturellement au chien, d'autant qu'il dispose d'une chienne labrador. Surprise! Celle-ci ne se sent pas vraiment concernée. Il fait donc appel à un trufficulteur charentais, qui lui rend visite de temps en temps. Pas l'idéal pour une bonne gestion de la ressource!...

Un jour, Florent, le gendre de Christian, se dit que peut-être, sa chienne ferait l'affaire!... Il faut essayer! Dandine, à peine âgée d'un an, issue d'un croisement improbable de berger allemand et de labrador, se montre très attentive. Ca marche! Aujourd'hui, à deux et demi, elle est devenue experte en la matière! Une vraie master truffe!...

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Entre le maître et le chien, une véritable complicité s'est installée. Nous sommes en toute fin d'une saison de trois mois. Pas évident de trouver quelques spécimens! Pourtant, en à peine plus d'une heure, Dandine va dénicher cinq diamants noirs, de petite taille certes, mais les plus belles pièces ne sont plus disponibles à cette époque. L'odeur est forte, puissante et caractéristique... pour qui a eu la possibilité d'en sentir! Quelques souvenirs d'initiation à la dégustation des vins et des arômes artificiels utilisés à ces occasions rafraichissent ma mémoire. La terre et les cailloux du sol en sont imprégnés, ce qui permet, au passage, de confirmer le nez du chien, avant même d'identifier le précieux produit dans la terre. Dix-huit grammes sur la balance, de quoi se régaler!...

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Passons à table!... Et pour l'occasion, des recettes simples qui permettent de capter l'impact de la truffe dans nos assiettes. Au programme, des oeufs à la coque aux pelures de truffes et une brouillade aux truffes, le tout accompagné de toasts au beurre de truffe.

Tout d'abord, il faut entreposer les truffes avec les oeufs dans le réfrigérateur pendant deux jours mais, chose importante, dans un récipient hermétique, sinon, tout le contenu de votre frigo va s'imprégner des arômes de truffe. Et là...

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Ensuite, vous émincez les truffes à l'aide d'une mandoline ou d'un couteau fin. Vous pouvez passer au toaster quelques mouillettes de pain de campagne et les tartiner de beurre de truffe.

Après, deux options : cuisson des oeufs à la coque, résolument parfumés, puis une brouillade à la poêle avec les éclats de truffe et un soupçon de crème fraîche.

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Pour l'occasion, ne lésinons pas sur le flacon! Pourquoi pas un Vouvray sec 2007, du Domaine du Clos Naudin, de Philippe Foreau. Un même élan généreux, une espèce de parenté lointaine pour ce qui est de la terre d'origine... Une jolie persistance, élégante et droite. Slurpique!...

 

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

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19 février 2011

Petit bol d'air sur le polder du Dain

Beau temps, belle mer, des pêcheurs à pieds plein la Baie de Bourgneuf!... L'équinoxe est dans un mois, mais ça sent le grand coef!... Il va y avoir quelques centaines de kilos de palourdes dégustées ce week-end!... Gaffe à la ressource, quand même!... A propos de fruits de mer plutôt rares et très contingentés, les ormeaux. Il y a trente, quarante ans et plus, la côté nord de la Bretagne était une sorte de sanctuaire pour ces gastéropodes goûteux. On savait où les trouver, mais on ne pouvait aller les pêcher qu'aux grandes marées basses, à pieds. Puis, la plongée sous-marine étant devenue de plus en plus accessible, une sorte de surpêche en a réduit le nombre, au point de le faire disparaître, ou presque, de la zone littorale. A coup d'interdictions, répondant au braconnage, les ormeaux sont revenus à la surface, au point de voir apparaître l'attribution de licences de pêche. Est-ce suffisant?... Pas sûr!... Chaque année, les pêcheurs à pieds voient le nombre de spécimens autorisés se réduire (dix par marée actuellement, semble-t-il) et la dimension minimale augmenter (9 cm aujourd'hui).

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Reste donc l'élevage. Plutôt rare, parce que très technique. Et absolument pas rentable et viable actuellement en France, sans une polyactivité, dans cette branche de l'aquaculture. En tout cas, pour de petites structures, comme celle de Thierry et Mireille Labadie, L'Orimer, dans le polder du Dain, à Bouin, dans le Nord Vendée. Deux ou trois éleveurs sont présents en Bretagne, mais ceux de Normandie ont, semble-t-il, cessé leur activité. Il en existe également sur les lieux de pêche "historiques", à savoir la Californie, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, ces deux derniers pays ayant du mal à satisfaire la demande asiatique. Les abalones sont très prisés en Chine, au Japon, en Corée, à Singapour et Hong-Kong!...

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Voilà quelques années, Mireille, anglaise d'origine et chercheuse de formation, aux côtés de son brico-inventeur de génie, Thierry, se lancent dans l'élevage d'oursins dans la Manche. Un beau projet, plutôt (trop) bien encadré par les politiques et les universitaires régionaux... Échec!... Disposant de tout le matériel, il est hors de question pour eux, de ne pas tenter autre chose en aquaculture. A cette époque, ils apprennent l'existence d'un élevage d'ormeaux en pleine mer, véritable pionnier en Europe, installé à Guernesey, depuis au moins vingt-cinq ou trente ans. Ils achètent donc des naissains chez cet éleveur et décident de s'installer en Vendée.

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Ils sont donc à Bouin depuis six ans et surtout pour la qualité de l'eau de mer. La richesse de la zone tient en une eau de forage salée, prise à huit mètres de profondeur, qui percole à travers la roche et qui finit par être pure et très riche en nutriments et en sels minéraux. Les ormeaux en profitent bien!... Eau de forage brute + différentes espèces de phytoplancton, afin de diversifier les menus et le cycle est lancé!... Durée : trois ans, environ, jusqu'à la vente. C'est l'éleveur qui décide de la mise sur le marché. Ici, les ormeaux doivent atteindre six à sept centimètres.

Dans la nature, les oeufs d'ormeaux apparaissent en été. Dans un élevage, à partir de mai ou juin. Une petite larve nage pendant quatre à cinq jours. Avec sa coquille, elle vient se fixer et devient sédentaire. Elle commence à ramper et perd sa faculté de nager. Elle devient donc un brouteur, qui commence à ingurgiter du phytoplancton. Elle atteint vite la taille d'une tête d'épingle... et séjourne ici, dans un dispositif ingénieux et expérimental!... Top secret!...

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Au bout d'environ six mois, l'ormeau atteint deux à trois millimètres et va croître régulièrement. A partir de dix-huit mois, sa croissance peut accélérer, selon la dose de laminaire, d'algue rouge ou de dulse ingurgitée. Curieusement, des individus de la même année peuvent avoir une taille très différente, exemple même des effets d'une forme de sélection naturelle.

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Au bout de trois ans donc, les ormeaux peuvent arriver dans l'assiette des amateurs... et des curieux!... En effet, ce produit rare a trouvé quelques supporters du côté des grands chefs de la grande restauration bretonne et accessoirement, normande ou ligérienne, mais les ventes fluctuent chez les amateurs, du fait, sans doute, de la difficulté d'en réussir la préparation à tous coups. Ainsi, la Maison Labadie met sur le marché deux cents kilos d'ormeaux par an, environ, alors que le volume atteignait cinq cents kilos naguère.

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Il faut dire que ce travail "d'orfèvres" souffre de quelques difficultés, propre à la qualité de l'eau de mer. Notamment pour la partie nurserie et écloserie d'huîtres, mais aussi pour les ormeaux. Les Labadie, avec d'autres sans doute, ne peuvent que constater parfois, le pompage d'une eau de mauvaise qualité. Leur inquiétude, voire leur abattement, a pour origine les conséquences d'une production intensive chez les maraîchers, du côté de Machecoul, en plus des monocultures locales, possibles uniquement à grands renforts d'engrais, de pesticides et d'herbicides divers. Résultat : en 2010, perte de la moitié de la production de naissain d'huîtres!...

La diversification s'impose donc, mais amène fatalement d'autres difficultés, comme la maladie constatée pour les huîtres, qu'il est encore difficile de juguler. Cependant, Thierry Labadie est une sorte de chercheur infatigable! Si bien que son laboratoire cache encore une nouvelle orientation, vers un autre gastéropode. Mystère... mais de bons espoirs, à ce jour.

Face à ces difficultés, les Labadie font un peu profil bas, en ce moment, et se contentent d'approvisionner leurs clients habituels. Vous pouvez trouver leurs ormeaux à la carte d'établissements tels La Marine, à Noirmoutier ou La Mare aux Oiseaux dans la Grande Brière, mais aussi au Quai des Saveurs, sur le port des Sables d'Olonne, ou le Petit Saint Thomas, à La Garnache. Et depuis peu, sur le marché, à La Roche sur Yon, grâce à des amis ostréiculteurs!...

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Et, me direz-vous, ça se cuisine ces p'tites bêtes là!... En effet!... Juste le temps d'une petite escapade jusqu'au Passage du Gois, à marée haute ou presque et on en reparle!...

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11 octobre 2010

Bio Nant' : légumes anciens à redécouvrir!...

Lors d'un récent passage dans cette bonne ville de Nantes, nous avons pu découvrir cette jolie table, appréciée des gourmands et des gourmets : Le Picolo. Parmi les objectifs de Thomas et Aurélie, rendre à quelques légumes anciens, voire oubliés, leurs lettres de noblesse, mais surtout leur place à table.

Dans la ville de la Duchesse Anne, un des plus beaux marchés, celui de Talensac, attire les Nantais plusieurs fois par semaine. Plutôt que de monter les marches et d'entrer dans la halle carrelée, glissez-vous sur la gauche, en venant du bas de la place. Les mardi, jeudi, samedi et dimanche matin, le premier étal que vous trouverez sur votre droite, est celui de Jean-Yves Moullec, de Bio Nant'. Spécialité : les légumes anciens, des saveurs et des goûts qui vous bousculeront les papilles!... Amateurs de surgelés ammoniaqués, passez votre chemin... ou commencez votre cure et votre conversion!....

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Cette petite entreprise, lancée voilà deux ou trois ans, fait son petit bonhomme de chemin. Ici, tout est bio et de saison. Inutile de chercher en avril, les légumes qui apparaissent en octobre ou novembre!... En quelques phrases, pour peu que vous soyez un tant soit peu curieux, Jean-Yves Moullec vous donnera les pistes à suivre et le calendrier futur de votre cuisine et de votre table.

Tenez, dans les prochaines semaines, vous pourrez (re)découvrir le panais ou les radis noirs ronds. Mais aussi l'aubergine blanche, plus parfumée, plus dense et savoureuse, ou encore le poivron corne de boeuf, tout à fait digeste. Sans oublier le tétragone, l'épinard originel, dit-on, au goût intense.

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Notez que nous sommes aussi au coeur de la saison des courges anciennes. Et les variétés multiples et colorées pourraient vous régaler. Sans oublier les tomates coeur de boeuf anciennes, ou les betteraves blanches ou oranges. Ces légumes, Bio Nant' se les procure dans la région, comme à l'ESAT du Val de Vay, non loin de la route de Rennes, ou en Pays de Retz, voir à Cleder, près de Brest.

Avec de tels produits, l'envie de passer en cuisine devient vite irrésistible. Pour l'occasion, Jean-Yves Moullec me suggère de quoi composer une salade délicieuse à base de chaillotes (ou christofile, ou chouchou à la Réunion), de poivron corne de boeuf, de radis red meat, de betterave orange et de tomate cornue des Andes. Le tout coupé fin, arrosé d'huile d'olive, un jus de citron à peine salé pour les chaillottes... Slurpique!... Pour l'occasion, ouvrez une bouteille de Miss Terre 2009, de Marc Pesnot, naturellement Muscadet et la table de votre soirée est parsemée d'étoiles!...

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Vous pouvez aussi cuisiner ces petites merveilles et pour ça, le marchand de fruits et légumes de Talensac n'est pas avare de conseils et de recettes. Une idée pour ce navet boule d'or?... Qu'à cela ne tienne, mais ne le répétez pas à Aurélie et Thomas!...

Pour cette tranche de foie de veau aux échalotes déglacées au vinaigre de cassis, pourquoi ne pas essayer une purée de patates douces et chaillottes, un soupçon de noix de muscade, du parmesan râpé?... Quelques minutes sous le grill... C'est prêt!... Cette fois ci, un Saumur-Champigny, Amateüs Bobi 2007, de Sébastien Bobinet fera délicieusement l'affaire!...

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Vous n'habitez pas Nantes?... Tout n'est pas perdu!... Vous trouverez aussi Jean-Yves Moullec, à Pontchâteau le lundi, à Missillac le mercredi et à Guenrouet le vendredi. Mais, ces légumes ne sont pas l'exclusivité de la région. Cherchez bien, il y a sûrement un marché près de chez vous!...

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06 septembre 2010

CHX live, troisième!...

Après un petit séjour en Italie, sur lequel nous reviendrons dans quelques jours plus largement, direction le Valais suisse!... C'est autre chose, mais c'est bien aussi!...

- L'Arpille, y'a pire!... Valais-y!... -

En ce dimanche, le col de la Forclaz est pris d'assaut!... On n'y va pas à reculons, parce que le panorama, là-haut, à 2085 m vaut le détour et la sueur qui perle sur nos fronts dans la pente, n'est vite, finalement, qu'un lointain souvenir. Et parce que nous avons des jambes de feu!... Non mais!...

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Évidemment, avec ses 500 et quelques mètres de D+, on est loin des sorties haute montagne que l'on peut faire dans la région. Mais, pour une virée familiale et dominicale, pas mieux dans le secteur!... Au sommet, c'est le grand spectacle, pour peu que la météo s'y prête. Et là, elle s'y prête!...

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En bas, Martigny et, rive droite du Rhône, les vignobles valaisans de Fully et autres. Le Mont Blanc, côté France. Le Grand Combin et quelques sommets suisses côté Italie et là-bas, vers l'est, quelques "4000" helvètes des plus impressionnants, Jungfrau, etc...

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Et comment ne pas finir cette balade bucolotonique en profitant de l'alpage de l'Arpille, dans l'herbe, pour une courte sieste et au bord d'un trou d'eau. "Tu a vu ton visage?..." Et un coup de soleil, un!...

- Vinea 2010, à Sierre -

Rendez-vous incontournable pour tout amateur de vins et de dégustation, pour peu que le calendrier des vacances coïncide : Vinea. Le beau temps sied à ce salon outdoor, proposé dans le centre de Sierre, sur l'Avenue Général Guisan jusqu'à la Place de l'Hôtel de Ville, en passant par l'Avenue de la Gare. Pas moins de 150 "encaveurs", selon le terme en vigueur dans le pays, sont présents. Alors même qu'il s'agissait, naguère, d'une manifestation résolument valaisane (ouverte néanmoins à un invité annuel), le salon de plein air est désormais appelé le Salon des Vins Suisses. Néanmoins, les "invités" sont toujours d'actualité. Cette année, la Fédération des Syndicats de producteurs de Châteauneuf-du-Pape, ainsi que les vignerons du Tessin, canton situé aux confins de l'Italie du Nord. Avec, en plus, diverses associations valaisanes : Grands Crus de Salquenen, de St Léonard, de Vétroz, de Fully et du Chablais.

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On notait quelques absences parmi l'élite locale, mais globalement, nombre des meilleurs domaines valaisans sont de la partie, lors de cette manifestation. Notre duo de blogueurs - Olif, venu en voisin, manque rarement Vinea - pouvait donc partir à la (re)découverte et à la rencontre de quelques vignerons.

Ouverture couleur locale, puisque le Domaine des Muses, de Robert Taramarcaz, est situé à Sierre. Belle entrée en matière, avec une gamme plutôt... taramarcable!... Une bonne partie des 2009 sont présentés et les blancs s'en sortent fort bien, malgré les craintes exprimées çà et là : millésime riche, manque de vigueur voire sucres résiduels... La petite arvine est fine et délicate et à l'image de l'ensemble, qui propose des expressions nettes et plutôt précises.

De Sierre également, Denis Mercier semble disposer de terroirs plus chauds pour ses blancs, mais pas de défauts notoires à relever. De jolis rouges, dont le cornalin (2008), souvent cité parmi les meilleurs, le pinot noir ou même la dôle (2009), agréablement composée de 60% de pinot noir, 20% de gamay et d'ancelotta.

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Beau tour d'horizon aussi, des Vignes du Potier, d'Olivier Cosendai, de St Pierre de Clages et ses quelques perles, qui valent plus qu'une citation anecdotique : Opale 2008 (assemblage de 45% d'humagne blanche, une rareté et de petite arvine vinifiée en barriques non neuves, ou presque). Un assemblage rouge ensuite (70% gamaret et 30% garanoir) très couleur locale et Onyx 2008 (45% merlot, 45% syrah et 10% cabernet franc). Enfin, Ripopae Classica, composée d'une forte proportion des mêmes cépages dans le millésime 2008 et de 7% de cabernet franc et syrah passerillés, issus du millésime 2009!... Étonnant!... Le vigneron s'amuse et nous nous délectons de cette cuvée qui nous bouscule!...

Découverte majeure de la journée, le Domaine de Beudon, les Vignes dans le Ciel, de Fully!... Ben oui, on y accède à pieds ou en télécabine privée!... Nous profitons donc de sa présence à basse altitude pour faire connaissance avec les cuvées de Jacques et Marion Granges, qui revendiquent une pratique de la biodynamie depuis fort longtemps. A la lecture du carnet du salon, je découvre après coup, que le responsable de la vinification est Pierre-Antoine Crettenand, de Saillons. La gamme est large et belle, avec les monocépages classiques et quelques assemblages étonnants : Schiller 2008 ou Constellation 2007 (diolinoir, pinot noir et gamay). Mais, le fendant 2007 ou le gamay 2006, par exemples, ne sont pas en reste. Des vins vivants et plutôt remarquables. Une visite au domaine s'impose!... Affaire à suivre!...

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Voisin immédiat de stand, donc, Pierre-Antoine Crettenand. Pour ma part, une découverte datant de quelques années, mais que je n'avais pu renouveler, pour cause de calendrier de vacances inadapté ou d'occupation façon haute montagne du vigneron, dans les jours qui précèdent Vinea. Là encore, une jolie série, avec fendant 2008, petite arvine 2009 ou cornalin 2008, mais également, avec la durize 2007 (le rouge de pays) ou le gamaret passerillé 2008, catégorie pur plaisir!...

A l'heure de la raclette valaisane ou quand la fréquentation devient plus problématique (quoique, la proportion non négligeable de jolies jeunes filles en fleur de la région est plus source... d'étonnement que de problèmes!), passage rapide chez Jean-Claude Favre, absent pour l'heure, puis chez Romain et Gladys Papilloud, de Vétroz, dont la Cave du Vieux Moulin fait une fois de plus la démonstration du haut niveau des cuvées proposées, que ce soit l'amigne 2009 ou le cornalin 2009 (très réussi!), voire le trio Dédicace 2008 (60% syrah et 40% gamaret), Passion 2007 (carminoir, merlot et cornalin) ou encore Volupté 2007, un ermitage remarquable et des plus... voluptueux!...

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Vous avez raté Vinea?!... Ne manquez pas de mettre ce week-end à votre programme à l'avenir. Le temps d'une courte visite aux Oenothèques de Leytron et de Fully et chacun reprend la route de son home ou de son bivouac. Et si vous passez par le poste-frontière du Châtelard, marquez le stop chez J-B Michellod, à la Cala del Puro. Vous trouverez la, les meilleures vitoles de Cuba, de St Domingue, du Nicaragua ou du Honduras, en vente à l'unité. Pour tous les amateurs de cigares (accessoirement de modèles réduits autos, avions et chantiers), une adresse incontournable!... Le Valais, ça nous gagne!...

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30 août 2010

CHX live, deuxième!...

Week-end frisquet à Chamonix! Jeudi dernier, en fin d'après midi, certains thermomètres (optimistes?) affichaient 30,5°!... Pas très normal... Vingt quatre heures plus tard, au moment où le 8è UTMB devait prendre son envol, l'ambiance tendait à fraîchir, les nuées à s'assombrir... Quelques gouttes (sous le Goûter) faisaient leur apparition. 18h30 : top départ!... Toujours dans cette ambiance magique et bien huilée. Trois heures plus tard, stop à St Gervais et aux Contamines!... Les 2300 participants apprenaient que la course était neutralisée.

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En bas la météo est exécrable. En haut, c'est bien pire! De plus, il est question d'éboulements sur le parcours et d'un "débalisage sauvage" sur une des parties les plus ardues du tracé!... Rumeurs ou pas?... A peine quatre heures plus tard, les organisateurs optent pour une "relance UTMB", sur le parcours de la CCC, avec départ à Courmayeur, à 10h. A coup de SMS, participants et bénévoles sont tant bien que mal prévenus. Un tiers environ reprendra le départ, accompagnés de la moitié des inscrits de la TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie), annulée également. C'est la montagne qui gagne!...

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Samedi matin, c'est marché à Cham', sur la Place de l'Alpina. On y trouve des fruits et des légumes, des légumes et des fruits, des saucissons et du fromage, du fromage et des saucissons. Et puis, de l'huile et du vinaigre. L'huile d'olive à Jojo, les vinaigres à Popol, les soupes à Lili, le tout proposé par Les Produits dans la Nature, basés à Mésigny, en Haute-Savoie. L'huile vient du Portugal, de la région de Beira Bexa. Les vinaigres, quant à eux, viennent de St Cyr sur Mer, près de Bandol. Il y en a de toutes les couleurs : à la pulpe de figue, de framboise, de pomme verte, de tomate basilic, de poire à la vanille, de piment d'Espelette, de poivron rouge, de mûre, etc!... Ça va déglacer, cet hiver!...

- Casa Valerio, Pizzeria -

Ça fait plus de trente ans que Valerio Commazzetto est installé à Chamonix, rue du Lyret. Passionné de course automobile, au point de courir, naguère, les 24 heures de Chamonix sur glace, ce pizzaiolo issu d'une des plus grandes écoles italiennes en la matière, est aussi passionné de pizzas, de cuisine transalpine et de vins!... Il n'est qu'à voir sa carte d'ailleurs!... Le problème, avec ses pizzas, c'est que lorsque vous en avez apprécié quelques-unes, parmi toutes celles qui figurent sur sa carte, vous avez quelques difficultés à avaler les autres!...

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Mais, figurez-vous qu'il est sur le point d'ouvrir une école (par délégation, de celle dont il est issu) pour la Savoie et la Haute-Savoie. Heureux Savoyards!... Le secret?... Valerio dit, tout simplement, qu'il n'y a pas de secret!... Le tout est de ne pas se raconter d'histoires. Tant pour la pâte, pour laquelle il ne faut rien laisser au hasard, que pour les produits qui gagnent à être préparés "maison" ou rigoureusement sélectionnés. Et çà, Valerio, il sait faire!... Cuisson au feu de bois, juste ce qu'il faut. Un régal!... Vous pouvez aussi faire le choix de quelque recette italienne : l'osso bucco est succulent, les escalopes à la milanaise savoureuses!...

Il y a bien sur d'autres jolies tables à Chamonix : Albert 1er, la Maison Carrier, Atmosphère, Le Bistrot, Le Rosebud, L'Impossible... On en reparle!... Euh, ceci dit, je ne vais pas faire l'intégrale, rassurez-vous!...

Bon, ben si on filait en Italie?... Justement, dès demain, avant même l'aube, nous serons sous le tunnel!... A bientôt!... O sole mioooo!....

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26 août 2010

CHX live, première!...

Pour tout dire, nous avions quelques craintes au sujet de la météo, tout en croyant, comme il se doit, en notre bonne étoile. Mais, au coeur de cette première semaine, force est de constater, qu'à part un mardi maussade (juste un peu, mais pas trop!), la clémence du ciel nous pousse sur les sentiers. Certes, nous006 n'affichons pas la même détermination à cumuler les dénivelés, quitte à devoir faire l'impasse sur quelques 001tartes aux myrtilles des chalets et refuges d'altitude, mais au final, la juste répartition des choses, les journées de pause qui succèdent aux escapades, attisent notre curiosité pour tout ce que nous avions zappé par le passé.

Ainsi, en ce mardi matin, le petit déjeuner avalé face au Mont Blanc quelque peu chahuté par de grises nuées, nous permet de découvrir une succulente confiture, proposée par un habitant de la vallée de Chamonix, présent ce matin là sur le petit marché bio de Chamonix-Sud. Retour sur le marché avant même la fin de la matinée : rendez-vous est pris pour le lendemain, jour de cueillette!...

- Les sonnettes Devouassoud, à Chamonix -

Mais, avant même cette escapade du côté de Vallorcine, petite visite à l'Atelier Devouassoud, situé Chemin à Batioret, qui tend à démontrer que tous les Chamoniards n'étaient pas prédestinés à courir la montagne, puisque depuis six générations, la famille sonne les cloches de la région et même au-delà!... En fait, des cloches, non!... Des sonnettes, que l'on accroche au cou des vaches, moutons, chèvres... Dans d'autres vallées et alpages, on les appelle sonnailles, par exemple. Que feraient les éleveurs sans ces instruments, cette musique, cette mélodie qui berce nos montagnes et qui leur permet de retrouver les bêtes égarées, la nuit ou dans le brouillard?... Cherchez bien, vous en avez forcément la mémoire!... Et que feraient nos belles-mères, sans ces souvenirs de villégiatures alpestres, accrochés à la poutre, près de la porte de leur pavillon pellargoniumisés : "Papa, je veux sonner la cloche à Mamie!..."

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Dans les années 1820, Pierre Devouassoud se déplaçait en Lombardie voisine, pour travailler sur les métiers à tisser. Dès 1829, il exprime le souhait de rester vivre dans sa vallée. Le souci du maintien des activités humaines en montagne ne semble pas être une nouveauté!... Il décide donc de créer un atelier de fabrication de sonnettes. Pas une fonderie pour des cloches classiques, mais une forge pour mettre en forme des plaques d'acier spécial, au moyen de cinquante et une opérations successives, qui ont déterminé la méthode Devouassoud. Celle que Pierre, Michel, Émile, Edmond, Gérard et aujourd'hui Thomas ont successivement apprise et intégrée, afin de rester un des deux seuls 003fabricants artisanaux004 de France (avec un Pyrénéen) de ce type de cloches, dont le son nous semble familier et dont nous aurions tant de mal à nous passer vraiment.

Certains diront que l'histoire, en se déplaçant près de la Route Blanche, a perdu un peu de son charme. L'ancien atelier, tout à fait vétuste, plus près du centre, est souvent apparu, à l'annonce des beaux jours, dans nombre de magazines!... Mais, il ne faut pas voir là une résurgence passéiste. Il s'agit plutôt d'une affirmation de l'identité montagnarde, vivement portée par quelques-uns. Celle qui tisse l'écheveau d'une société à taille humaine, capable de se tourner vers l'avenir, en s'appuyant sur certaines traditions fortes et en rappelant la valeur de ce qui nous échappe si souvent!... Des troupeaux dans la montagne, du fromage d'alpages, des charcuteries goûteuses et saines, des fruits savoureux... Tiens oui, des fruits, justement!...

- David Vallas, petits fruits bio, à Vallorcine -

Voilà un jeune homme qui s'inscrit, d'une certaine façon, dans ce retour à certaines de ces valeurs. Pas par idéologie, par idéal, tout simplement. Après une vie plutôt itinérante avec sa famille, celle-ci revient au pays, au moment où il doit partir faire ses études. Mais chaque retour, à l'occasion des vacances, lui laisse apparaître que Vallorcine, au fond de la vallée de Chamonix, n'est pas qu'une commune frontalière, sur la route du Valais et de Martigny (le poste frontière du Châtelard est à deux kilomètres!), mais un village résolu à vivre, avec ses richesses et conscient des difficultés inhérentes au milieu.

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Depuis deux ans, David Vallas est installé au Sizeray de Vallorcine, après avoir fait quelques aller-retours avec l'Auvergne, où il était jusque là. Il dispose là d'1,5 ha de bonnes terres "historiques". En fait, elles sont situées non loin de la petite église et du cimetière, quasiment les seuls vestiges du coeur de l'ancien village, le chef-lieu, qui fut détruit par une avalanche, à la fin du XVIIIè siècle. Reconstruit à quelques centaines de mètres, au bord de la route de la Suisse et de Chamonix, le village a laissé libres les anciens jardins, souvent devenus des pâturages. Il a donc planté là des framboisiers, des groseilliers, des cassissiers, en optant aussitôt pour une culture bio. Il faut dire qu'un tel choix est plus aisé qu'ailleurs, du fait de l'environnement local très préservé, au point même qu'il n'y a pas de période de conversion nécessaire!... Ce qui n'exclue pas certaines difficultés propres à ce milieu montagnard. Rappelons que Vallorcine est située à plus de 1200 m d'altitude, que l'enneigement peut être conséquent jusque début mai et qu'aux beaux jours, la pousse de l'herbe peut être importante et problématique.

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Bien sur, il s'agit là pour David Vallas, d'une "co-activité", qui fait suite à celle de l'hiver, dans un proche restaurant d'altitude. Il dispose néanmoins de quelques variétés précoces, qui lui permettent d'étaler au mieux, la cueillette estivale. Cependant, sa production n'était que de 200 kg de fruits en barquettes en 2009 et d'environ 500 kg cet été. Non compris, ceux qu'il destine à diverses transformations : confitures (délicieuses!), sirops, pâtes de fruits, etc... Il s'attache bien sur, à être présent sur les marchés locaux de Chamonix et d'Argentière et travaille régulièrement avec trois restaurants chamoniards.

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Tout cela rend David résolument optimiste, sachant qu'il se considère encore comme un débutant en la matière, devant faire face à quelques aléas liés à la météo notamment. Ou à d'autres contingences, telles que les vaches, qui se sont régalées des myrtilliers plantés sur les premières pentes!... Mais, les idées ne manquent pas!... Dès l'an prochain, il se lance dans les légumes : salades, courgettes, poireaux, potirons... Voilà qui fera de lui un acteur encore plus important de la vie locale. Vallorcine compte un troupeau de vaches pour les fromages, d'autres dans les alpages et une production de miel de qualité. Et désormais, un producteur de petits fruits bio. De quoi satisfaire les skieurs de l'hiver et les randonneurs de l'été!... Et tous ceux qui ont envie de découvrir une nature des plus... nature!...

David VALLAS - Le Sizeray - 74660 VALLORCINE

Et pour le reste?... Et bien, mardi soir, sur les coups de 22 heures, plus de 70 équipes de deux ou trois coureurs sont parties de la Place du Triangle de l'Amitié, pour la Petite Trotte à Léon, une des courses qui animent la fin de semaine, dans le cadre de l'UTMB, l'Ultra Trail du Mont Blanc, qui part lui, samedi à 18h30. Un petit faible pour cette PTL, épreuve sans classement et en autonomie complète, de 240 km et 18000 m de D+!... 114 heures imparties et deux dizaines de cols à plus de 2500 m à franchir!... La montagne?... Ça nous gagne!...

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10 mars 2010

Xynthia, J+10

Loin de moi l'idée de céder au sensationnel. Il y a assez des médias traditionnels pour osciller, dangereusement certains jours, entre nécessité de témoigner, de rendre compte et satisfaction d'une certaine forme de voyeurisme, voire de réactivation passagère d'animosités locales, qui n'apporteront guère de choses positives dans le débat.

Depuis une semaine, notre quotidien régional, Ouest-France, est plein de ces photos prises à bord d'un canot pneumatique ou d'un hélicoptère survolant la zone la plus sinistrée, où l'on peut distinguer ces alignements de petites maisons blanches, typiques de la région, avec leur toit de tuiles ocre. Une sorte de paix en émane... De paix éternelle même, pour trop de victimes...

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Et puis, ce dimanche, sont parues ces deux vues du satellite SPOT (dont celle de droite prise le 2 mars dernier) de la Baie de l'Aiguillon, qui valent mieux qu'un long discours. Sur la partie gauche des images, les deux communes meurtries de L'Aiguillon sur Mer et de La Faute sur Mer, avec la pointe d'Arcay, souligné d'un trait blanc de sable et nos souvenirs de nuits passées là, pour pratiquer le surf-casting. On distingue aussi à quel point, la mer est entrée dans les terres agricoles qui bordent St Michel en l'Herm, Champagné les Marais et autres communes proches. Des milliers d'hectares, de ce qu'on appelle parfois la P'tite Beauce, recouverts par l'eau salée. C'est un autre aspect du drame que vivent les populations de cette région. L'agriculture, les élevages divers sont dans une situation que l'on a peine à imaginer.

A droite de ces photos, c'est la Charente Maritime, avec notamment Charron, dévastée également et ses ostréiculteurs désespérés. Plus au sud, La Rochelle, ou encore le Marais d'Yves, particulièrement touché dans sa biodiversité, à l'image de l'île de Ré ou d'Oléron. Non loin de là, la ville fortifiée de Brouage, à deux kilomètres de la mer, a vu revenir les flots lécher ses mûrs!...

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En Vendée, on peut affirmer sans crainte d'être excessif que tous les secteurs conchylicoles sont durement touchés. Comme ci-dessus, au Port de la Guittière, à Talmont-Saint Hilaire, ou cabanes, parcs à huîtres et matériels divers ont souffert, ou sont même, pour certains, largement détruits.

Les effets de la tempête, sur le profil de la côte, ne sont pas les moins visibles, comme ci-dessous, du côté de la petite plage, proche du vivier de La Mine, où je séjourne volontiers, dès les premiers beaux jours. Le sentier du littoral a disparu, dans sa partie la plus proche de la grève!... La Mine, ma plage amie de trente ans!... L'accès par l'autre extrémité du sentier est également fermé. Sa prolongation vers le Port de Bourgenay, côté sud aussi.

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En prenant la direction des Sables d'Olonne, les dégâts deviennent spectaculaires. La route de la corniche a subi quelques outrages, qui vont empêcher son accès pendant quelques semaines. La nouvelle passerelle réservée aux piétons et aux cyclistes, face au restaurant étoilé Cayola s'est envolée!...

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En plusieurs endroits, les portions de chemin ont disparu. Pire encore, la route a été littéralement coupée par le flot dans un des virages, malgré une protection centenaire.

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Quelques kilomètres encore et l'ampleur du phénomène prend toute sa dimension dans la ville et le port des Sables d'Olonne, sans pertes humaines malgré tout. Cela laisse supposer la hauteur d'eau au plus fort de la marée!... Sur le Remblai, la mer a atteint les façades et déferlé dans les caves. Le bitume a été soulevé par l'eau s'engouffrant sous le trottoir. Port Olonna est un sinistre capharnaüm!...

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En continuant vers le nord, un autre point de la côte concentre l'attention des spécialistes du littoral, afin de limiter au plus vite les effets de la marée : la Plage des Granges, près de La Gachère, à l'embouchure du petit fleuve côtier Auzance. Là, l'écluse et la digue ont résisté, mais de chaque côté, surtout sur la rive nord, la dune a été emportée, comme un château de sable, à la fin d'un concours estival, pour enfants en villégiature!...

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La Plage des Granges, elle-même, a reculé de plusieurs mètres (dix par endroit). Le profil de la dune a quelque peu évolué... Ce sera désormais une constante jusqu'à Noirmoutier.

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Parmi ces plages dévastées, l'une d'elles attisait ma curiosité. Nous nous y rendons en passant par St Gilles-Croix de Vie, où les effets de la tempête sont peut-être moindre que dans d'autres points de la côte, à l'image également de St Jean de Monts, quasiment épargnée. Mais, tout est relatif. Nous voici donc, à l'entrée de la Plage de la Parée Préneau, à St Hilaire de Riez. Là, une barrière en empêche l'accès aux promeneurs. Et pour cause!...

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On y découvre une marche d'environ 3,50 m!... Ce qui vient confirmer le constat fait plus au sud. Pour illustrer complètement l'ampleur du phénomène, on voit là une sorte de trottoir en béton, que je retrouve non sans surprise, après quelques années. En effet, il s'agit de la conduite bétonnée, qui protège l'atterrissage des câbles sous-marins transatlantiques!... Celle-ci devrait être à 4 m, au moins, sous le sable de la plage!... Étonnant!...

A priori, sur toute la côte, on constate un recul de 7 à 10 m du trait de côte des dunes littorales. Ce retrait est certes connu depuis de nombreuses années. Mais, d'aucuns estiment que celui-ci atteint 20 m dans certains endroits, depuis le 28 février dernier. Ci-dessus, la photo de droite est une vue de la Plage de Luzeronde, sur l'île de Noirmoutier, non loin du port de l'Herbaudière. Ceux qui y séjournent parfois, vont avoir du mal à en reconnaître le profil!... Noirmoutier, où les quatre communes de l'île se réjouissent des efforts consentis, ces dernières années, pour renforcer les digues, atteintes malgré tout et d'avoir interdit certaines zones à toute construction, en imposant des règles strictes pour l'implantation des nouvelles maisons, au-dessus du niveau de la mer.

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Dans le Nord-Vendée, quelques phrases également à propos du secteur de la Baie de Bourgneuf, où l'on retrouve une flottille de bateaux dans le Port du Bec, concentration d'ostréiculteurs, la plupart très atteints par la force des éléments. Tout comme leurs voisins installés sur le polder des Rouches, 27 ha envahis par 400 000 m3 d'eau de mer, retenus par une digue submergée par la marée, sans avoir cédée. Pompage en cours!...

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En fait, tous les secteurs liés à l'activité maritime, à l'exception des pêcheurs côtiers, sont vivement touchés. Les sauniers comme les conchyliculteurs. Les agriculteurs littoraux au même titre que tous ceux qui sont partie prenante de "l'industrie touristique".

Il serait vain de se poser en donneur de leçons. Mais, le temps d'une certaine prise de conscience est venu, ne serait-ce que parce que la terre que l'on veut nôtre, même sous la forme de quelques arpents, dans un lotissement "les pieds dans l'eau", nous ne faisons que l'emprunter à nos enfants...

Et, je ne formule là que le voeu, que tous les niveaux d'autorité et de décision prennent le temps d'écouter ceux qui en savent plus sur le sujet, avant de tirer des conclusions opportunes, au fil du temps. Après tout, il est de plus en plus aisé de consulter des études et des données scientifiques très explicites. Il en va de notre citoyenneté et de notre communauté. De notre futur, tout simplement!...

A noter, au passage, cette sympathique initiative d'une autre communauté, celle de la blogosphère : Du rouge pour la Vendée!...

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12 juin 2009

Galgos Espoir : le ciel n'est pas bleu pour tous en Espagne!...

Un article dans la presse régionale, comme l'écho de quelques infos, happées çà et là... Je vous passerai le détail des images que l'on peut trouver sur Internet, sur le sujet...

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Certains jours, on passe volontiers sur ce genre d'entrefilets, en les survolant. Et d'autres jours, on frémit à leur découverte. Bien sûr, me direz-vous, les causes à évoquer ou à défendre (et de plus "nobles", aux yeuximage_550_1_ image_549_1_de certains...) ne manquent pas, par les temps qui courent!... Mais, pourtant, aujourd'hui, je voulais vous parler de ces lévriers chasseurs qui, en Espagne, triomphent ou trépassent, selon qu'ils ont "honoré leur maître", en attrapant quelques lièvres, ou qu'ils soient "maudits", lorsqu'ils les ont laissés s'échapper...

En France, cette chasse est interdite. Et des voix s'élèvent, comme celles des responsables de l'association Galgos Espoir, créée en fin d'année 2008, du côté de Romilly sur Seine, dans l'Aube. Pour que cessent ces horreurs et que l'Espagne se plie enfin aux lois européennes, en matière de protections animales. Après, il sera peut-être temps de parler de la tauromachie... Et que l'on ne me parle pas de "tradition", de "culture ibérique" et autres balivernes justifiant tous les excès et toutes les cruautés!...

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Et le lien, même lointain, avec le vin et la dégustation existe, au risque de vous surprendre!... En fait, ces informations surviennent, alors même qu'au terme des REncontres VEndéennes autour du VIN 2009, nous sommes en train de poser les premiers jalons du programme 2010. Et il se trouve que, justement, l'Espagne pourrait y être à l'honneur!... Foin des amalgames de toutes sortes, mais restons nous-même!...

Après tout, il n'y a pas que le vin dans la vie!...

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