07 mars 2008
Chai Carlina, 32, rue Neuve, Jour J : le bar est ouvert!...
Le calendrier a été respecté. Mardi 4 mars : le bar est ouvert!... Le restaurant et la cave aussi!...
Bien sûr, Philippe Gallard sera le premier à l'admettre, il reste quelques petites choses à recadrer, voire à encadrer!... Des cadres à poser, d'ailleurs, des flacons à ranger, des trouvailles à dénicher et des vieilleries à chiner!...
32, rue Neuve, à St Jean de Monts, un Chai Carlina que l'on a plaisir à revoir!... Et à reboire, même!... Avec modération, bien sûr, en attendant de vous y retrouver!...
09 février 2008
Chai Carlina, 32, rue Neuve, J-24 !...
En ce samedi après-midi de février, Saint Jean de Monts connaît son premier assaut de promeneurs de l'année!... Bigre! Grand ciel bleu, soleil, à peine une très légère brise de nordet... En route pour l'esplanade... en attendant la plage!...
C'est le jour choisi pour une opération essentielle : le transport de fond... de cave!... Ça nous fera rater France-Irlande mais, au final, une belle séance de musculation, sans même se détruire le dos!...
Chai Carlina, l'incontournable restaurant-cave-bar à vins de l'Avenue de la Mer déménage, ce n'est plus un secret pour les amateurs passionnés!... Le voilà qui s'installe au 32, rue Neuve, à trois rues de là! Des locaux en cours d'aménagement, comme il se doit et il y avait de quoi faire!...
Depuis quelques jours, les électriciens et les menuisiers s'activent. Dès lundi, le local sera livré aux peintres. Les espaces sont maintenant définis : celui réservé à la cave sera large et confortable. Dans la partie restaurant, une trentaine de couverts pourront être servis simultanément. Un nouveau bar accueillera au mieux les amateurs de tapas et de plats avalés sur le pouce.
L'ex-restaurant Tante Paulette était situé dans le même immeuble que l'hôtel Babord et Tribord. Celui-ci, rénové et agréable, devrait permettre aux amateurs de passage de trouver un hébergement à leur convenance.
Suite des aventures de Philippe Gallard et du Chai Carlina à J-10, pour découvrir les nouvelles couleurs, devanture et enseigne. En attendant, cap sur la plage!... Whaoouuu!...
28 octobre 2007
Escapade bourguigno-savoyarde
Octobre propose parfois de très belles périodes de temps sec et de ciel clair, dont la lumière donne une sorte de supplément d'âme aux paysages. Les chaleurs estivales n'ont pas cette force. Les brumes matinales et le soleil, encore bas sur l'horizon, nimbent les reliefs alentour. Non loin, les roches de Solutré et de Vergisson semblent lancées dans une course vers l'espace, sortes de rampes de lancement vers les étoiles.
Nous sommes dans le Macônnais, non loin de Pouilly-Fuissé. Plus précisément à La Roche Vineuse, autrefois Saint Sorlin et au coeur de ce qu'il convient d'appeler le Val Lamartinien. Nous avons d'ailleurs rendez-vous là avec Corinne Merlin, du Domaine du Vieux St Sorlin, pour un petit tour d'horizon dans le vignoble, puis une dégustation dans le chai à barriques.
Avant de développer quelque peu dans des articles consacrés aux trois vignerons rencontrés, quelques mots à propos des étapes destinées notamment à se restaurer.
En premier lieu, un sympathique restaurant conseillé par Corinne Merlin, à Milly-Lamartine, tout près de la maison d'Alphonse de Lamartine, où ce dernier composa certaines de ces Méditations poétiques, celles-là même qui ouvrirent la voie, dit-on, du romantisme dans l'histoire de la littérature française!... Pour tout dire, nous ne nous contentâmes pas, poussés par la faim, de contempler le lieu, une salle rectangulaire, une déco faite pour l'essentiel de photos aux teintes sépia et d'anciennes affiches publicitaires ou de cinéma. Près de l'église donc, L'Auberge de Jack. La cuisine se veut traditionnelle, typique des terroirs. Ce jour-là, nous avons pu apprécier un jambon à l'os accompagné d'une salade verte, puis de la langue et des petits légumes vapeur (de la langue chez Jack, quand j'y pense!...) et enfin, un trio de compotes (pommes, coings et figues) tout à fait délicieux!... Prix modérés et carte des vins permettant quelques découvertes, parmi les cuvées issues de la région. Et pour l'occasion, un Mâcon rouge 2006, de Corinne et Olivier Merlin, comme il se doit!... Tout à fait recommandable, pour les amateurs de passage.
Quittant le Mâconnais, la météo solide nous permit de découvrir toute la beauté de la Savoie, en cette fin de journée automnale. Et sans doute, de goûter comme il se doit, cette rencontre avec Noël Dupasquier, à Jongieux, dans le petit village d'Aimavigne, le bien nommé!... Et ce jusqu'à la tombée de la nuit!... Juste le temps de franchir le tunnel du Chat, avant sa fermeture nocturne et de descendre jusqu'au Bourget du Lac, où nous avions choisi de dîner au Restaurant Beaurivage.
Ambiance feutrée pour cette soirée de "petite finale" de la Coupe du Monde de rugby!... Les clients sont rares à l'heure où les Bleus affrontent l'Argentine. Guère plus de six, pour tout dire!... Six Vendéens en pleine escapade gourmande!...
Superbe table et très beau menu le Bourget pour ce dîner : après une mise en bouche à base d'un velouté très fin et goûteux, certains optent pour le foie gras. Pour ma part, il s'agit d'un Trio d'automne : grecque de girolles, terrine de sanglier maison au genièvre et crémeux de marron au cumin.
Surprenante et innovante association d'arômes et de saveurs!... D'autant plus que le plat fit équipe avec un Chignin-Bergeron 2004 de chez Quénard. Ne me demandez pas lequel, je n'ai pas pris de notes!... Les Quénard, en Savoie, ce n'est pas rare!...
La suite se composa d'un Filet de féra Lavaret cuit sur la peau, jus de maïs et coulis de mondeuse, farçon savoyard et bouquet de roquette, en duo avec un Palette blanc 1996 du Château Simone remarquable!... Un très beau moment!...
Impression confirmée par le dessert! Il faut dire que chacun pût choisir le sien, participant ainsi à une sorte de symphonie fantastique de couleurs et de présentations originales!... La veille même de rencontrer Gilles Berlioz, à Chignin, c'était la moindre des choses.
L'Hôtel-Restaurant Beaurivage s'avère une étape quasi incontournable dans la région. Ne boudez pas ce plaisir. L'escapade gourmande n'en sera que plus belle!...
25 septembre 2007
La Chabotterie, à St Sulpice le Verdon
Nous voici au coeur du bocage, dans une petite commune entre Nantes et La Roche sur Yon : Saint Sulpice le Verdon. Là-même, au Logis de la Chabotterie, où le dernier carré des fidèles du Chevalier François-Athanase Charette de la Contrie, dit Charette, fut capturé, un jour de mars 1796, par les troupes du général républicain Travot. Ce fut là, l'épisode qui mit un terme à la Guerre de Vendée, au cours de laquelle, les troupes royalistes vendéennes défièrent, en même temps que les Chouans dans une partie du Grand Ouest, la jeune République Française, principalement entre 1793 et 1796.
Ce personnage emblématique nourrit la légende et les historiens se sont penchés sur son parcours au cours de ces années afin, notamment, de retrouver "L'or de Charette", le trésor perdu du Roi de la Vendée!... Il se murmure que celui-ci serait composé de "six mille louis d'or, de dollars américains et de livres sterling du même métal!"... Fichtre!.. De quoi se concocter une belle cave!... Avis aux chasseurs de trésors!...
Cependant, de nos jours, le Restaurant de la Chabotterie, de Thierry Drapeau, n'est sans doute pas le moindre des trésors du lieu!... Il fut élevé au rang des "étoilés Michelin" en 2006, en même temps que la Villa Dilecta, aux Sables d'Olonne. Il est, pour beaucoup désormais, le leader des belles tables vendéennes.
Un rang que peu d'autres chefs lui contestent, il est vrai!... En tout cas, il est indiscutablement sur le podium!...
Pour ce dîner à deux, nous avons opté pour un "Menu Plaisir". Deux plats choisis par le chef, avec une orientation viande ou poisson, selon les informations données au maître d'hôtel, par les clients eux-mêmes. Le choix de vin intervient aussi, sans doute, dans celui fait en cuisine. En l'occurrence, un Viognier de Georges Vernay, Le Pied de Samson 2004. Le repas commence par un couac, dont je suis entièrement responsable. J'ai omis de préciser que je mange pour ainsi dire de tout sauf... les escargots!... Et paf! Pas manqué!... Nous voyons arriver deux jolies assiettes de p'tits gris!... Je me répands en plates excuses... Les deux plats repartent!... Au grand dam de Madame PhR, qui en salivait à l'avance, à l'idée de déguster ces chers mollusques, un de ses péchés mignons!... Mais, avec la formule choisie, les convives mangent la même chose!...
"Pourtant, nous dit-on, les Anglais eux-mêmes, franchissent le Channel régulièrement pour venir apprécier ici cette recette!..."
Désolé!... Ce sera pour une autre fois!... Néanmoins, nous ne serons en rien déçus par la suite des évènements!... Le "substitut" sera un très joli ensemble de saveurs et d'arômes, avec en premier lieu :
L'artichaut de Macau, fine tartelette flammeküche à la truffe d'automne, panini tomate à la pancetta, coeur de sucrine assaisonné de crème épaisse légèrement vinaigrée. En tout point régalique!...
Le plat suivant, le Turbot sauvage en côtelette cuite en casserole, royale de moelle à la compotée de pied de veau, gratin de blettes, barbe en jus court tranché à l'huile d'olive (ouf!) illustre parfaitement ce que revendique Thierry Drapeau : travailler la cuisine d'instinct, basée sur l'intuition, la créativité, à l'image de ses maîtres, Jean-Pierre Jacob, en Savoie ou Gilles Tournade, à Rouen. Nous avons là une superbe association de poisson et de légumes croquants, dont des germes de soja et trace d'une "sauce aigre-douce" tonique et surprenante! Là encore, une palette de goûts étonnante!... Bien joué!...
Le repas en était alors pratiquement à son terme, non sans apprécier un beau plateau de fromages, tendance wagonnet, des mignardises goûteuses et un succulent dessert à base de fraises et de pamplemousse. C'est à ce moment là que nous effleure l'idée, finalement, que la cuisine c'est très simple!... Et pourtant, il est indiscutable que certains l'élèvent au rang de l'art. De l'art culinaire, s'entend!...
Avec une telle cuisine, on se prend à rêver d'une carte des vins qui vous donne des fourmis dans les papilles!... Celle de la Chabotterie, à ce jour, est conséquente, façon volume encyclopédique, mais a un peu de mal, sans doute, à se défaire de son grand classicisme : nombreux Bordeaux, Jadot, Delas, Chapoutier, Guigal, Ott, Hugel... Le Roc des Anges, de Marjorie Gallet, y apparaît néanmoins!... Sera-t-il une sorte d'éclaireur, qui ouvre la voie à tous les autres, ceux-là même qui font trembler les murailles du conventionnel, dans les caves de nos plus belles tables étoilées?... Fut-elle sise, céans, dans une modeste porcherie d'époque, joliment restaurée!...
La nuit est tombée. La campagne vendéenne, autour du Logis de la Chabotterie, se nimbe d'une brume vaporeuse. Les lanternes de la calèche tremblent aux premiers tours des roues, sur les pavés, en franchissant le portail. Les chevaux soufflent et prennent leur rythme, au trot, dans l'allée qui mène jusqu'à la route.
"Mais, dis-moi, qui était cet homme dans la pénombre, avec sa cape et ce grand chapeau, près de l'étang?!..."
23 juin 2007
La Villa Dilecta, aux Sables d'Olonne
Depuis que la Villa Dilecta me tente, je ne pouvais l'aborder en dilettante!... La Vendée n'avait pas, jusqu'à ces dernières semaines, la réputation de posséder de nombreuses belles et grandes tables. Je veux dire, dans le sens "étoilémichelin" du terme! La voie lactée d'un des départements phares en matière de séjour estival, s'est longtemps contentée de l'unique étoile (perdue depuis!) de Beau Rivage, situé désormais sur la plage de Tanchet, aux Sables d'Olonne, à 500 m à peine, de celui dont il est question ici!... Un peu comme Vénus dans un ciel d'été : la première visible au crépuscule ou la dernière dans l'aube naissante...
Depuis peu, la Villa Dilecta, de Véronique et Jean-Pascal Vallée, a été distinguée par le célèbre guide (en même temps que le Logis de la Chabotterie, dans le bocage). Puis, cette année, deux nouvelles distinctions, avec La Marine, à Noirmoutier, déjà évoquée et Cayola, situé à peine plus au sud, sur la côte sablaise. En fait, il est à noter que deux "étoilés" sont à peine séparés par trois petits kilomètres sur la corniche. A mi-chemin, un "ex-étoilé", que l'on ne peut vraiment oublier et dans un périmètre tout proche (à 500 m de ce dernier!), semble poindre la carte d'un nouveau venu à suivre!... Heureux touristes sabl'olonnais!...
En ce 21 juin, jour de l'été et de la Fête de la Musique, on se dit qu'un beau repas, avec vue sur mer, avant
même le rush des visiteurs estivaux, c'est un bon plan, qui pourrait être ponctué par une promenade digestive en bord de mer, qui plus est, dans une ambiance musicale. Las!... De
sombres nuées pointent à l'horizon, l'air fraîchit, déjà quelques gouttes apparaissent!... Au terme du repas, le vent est monté à force 6 ou 7 et il tombe des cordes!... Ambiance!...
Après une courte réflexion et juste le temps d'apprécier un cocktail maison très réussi, accompagné de succulentes mise en bouche, nous optons pour une Déclinaison des mets et des vins. Une formule que l'ensemble des convives doit découvrir. Un menu qui ne vous laisse pas sur votre faim!... A noter, qu'il existe une proposition plus légère, Évasion gourmande, aux environs de 50 €. Nous sommes quatre pour l'occasion et décidons d'opter également pour d'autres choix en matière de vins, proposés par une carte assez complète et non dénuée d'originalités, avec la présence de quelques vins étrangers (et même un Uruguayen!), ce qui n'est
pas si fréquent sur les tables de nos belles provinces!...
Avec ce joli menu, nous pourrons apprécier un Anjou blanc sec de Claude Papin, le Haut de la Garde 2000 (j'aurais préféré le 2001 annoncé sur la carte...), qui se révélera un très bon partenaire des deux premiers plats, puis un Condrieu 2003 de Pierre Gaillard, qui s'accommodera très joliment des saveurs du turbot, puis d'un choix approprié de fromages.
Je ne peux passer sous silence la seconde mise en bouche, une Blanquette de bar en îles
flottantes, absolument succulente! Exactement tout ce qu'il faut pour vous mettre en appétit!...
Les Ravioles d'huîtres en coque d'araignée, crème de homard à la badiane, sont assez substantielles et d'une belle finesse. A peine, peut-on avoir quelques difficultés pour les couper en morceaux, du fait de la forme de la coquille du crustacé!... Tout le
monde n'a pas la même dextérité, je vous le concède et c'est là un moindre mal! Certains optent d'ailleurs pour un passage en assiette!... Joli plat!...
Agréable suite avec le Flan d'asperges en chaud froid langoustines, copeaux de foie gras, beurre fondu aux bigorneaux. Une association d'arômes et de saveurs que je craignais un peu, façon "bombe culinaire"!... En fait, tout cela est très subtil!... Et mérite même une certaine attention. Les ingrédients maritimes prennent
un peu le dessus et c'est en cela que quelques instants de concentration ne sont pas de trop. N'en perdez pas le fil de votre conversation amicale, quand même!... Je me demande si un ou deux petits tours de moulin à poivre...
Dans ce menu "très mer", finalement (il ne faut voir cela comme un regret, mais une suite carnée, à ce stade, pourrait aussi être appréciée), nous passons au Turbot,
jus iodé de palourdes, coquillages au parfum de citron vert. Là encore, des notes et des parfums nuancés.
Jusqu'aux fromages inclus, nous évoquerons la possibilité d'inverser le service des deux vins choisis. Il est clair que ce type de menu permet nombre d'options en la matière. Malgré tout, un éventuel vin rouge devra être sélectionné avec soin. Peut-être une syrah du Rhône, version cuve uniquement.
Quelques mots de la Bombe glacée passion romarin et sa crème glacée réglisse financier chocolat. Un
très joli cocktail de parfums pour finir, qui se succèdent en bouche. Pardon pour la qualité du cliché, mais la nuit était déjà tombée!... On notera aussi un "pré-dessert" très... délectable, à ce stade du repas : un sorbet fraise, jus de mûres et poivrons rouges confits des plus étonnants!...
Notre gourmandise ne reculant devant rien, il nous reste un peu de place pour les mignardises sucrées et un café issu d'une "carte des cafés" bien composée.
Au final, et avant de courir jusqu'à la voiture (météo oblige, pas pour nous enfuir sans payer!...), un joli souvenir que cette soirée!... Un des convives fit juste remarquer que l'on était (un peu trop... à son goût), avec ce menu, sur une suite de préparations crémeuses. Nombreux pourraient être ceux, à contrario, qui les apprécient pour leur diversité et en l'occurence, pour leur finesse. Quoi qu'il en soit, vous qui passez sur le remblai cet été, vous ne pouvez ignorer ce lieu!... Dilectez-vous!...
26 février 2007
Une étoile à Noirmoutier!...
Dans le port d'l'Herbaudière
Des marins prennent la mer.
Se fient-ils aux étoiles
Quand ils partent à la voile?...
Pas certain, à l'heure du GPS!... Par contre, sur le quai du port de l'Herbaudière, en l'île de Noirmoutier, il est presque acquis que nombre d'amateurs de belle cuisine et surtout de bonnes tables, suivront l'étoile montante, celle qui vient de paraître, pour scintiller au firmament du célèbre Guide Michelin version 2007, pour Alexandre Couillon, le jeune chef natif de l'île, qui anime La Marine, un sympathique établissement, qui devient, pour le moins, un fleuron de la gastronomie vendéenne.
Un honneur, mais surtout presque une surprise pour le maître queux noirmoutrin, présent sur le port (et sur le pont!) depuis huit ans, mais déjà remarqué des amateurs depuis plusieurs années. En tout cas, le voilà qui rejoint la cohorte des 436 étoilés de l'année (plus 65 double-étoilés et 26 triple-étoilés!...).
En ce lundi, je l'avoue, j'ai craqué!... Irrésistible envie de découvrir cette table!... Comme j'ai un métier, malgré tout, qui m'occupe quelque peu, j'ai finalement été très raisonnable, en choisissant le Menu du Marché.
Une formule qui change chaque jour et qui, en ce début de semaine proposait :
une Tarte fine aux champignons et beignets de maquereaux, puis
le cabillaud rôti, étuvée de salsifis frais dans une écume à l'orange et la
tarte au chocolat, accompagnée d'une crème glacée banane-citron vert.
Délicieusement slurpique tout ça!... Le tout accompagné d'un Fiefs Vendéens blanc de Thierry Michon, version Les Clous 2004. Notons que les différentes formules sont proposées à ... le menu du marché... 18,50 €, ... un jardin dans les marais, près de la mer... 28 € et ... un pied à terre sur l'île... 44 €, avec en plus, la possibilité de laisser Carte blanche au chef, pour moins de 50 €!... Là aussi, la seule lecture de la carte vous titille les papilles!...
Café, mignardises... Au final, on est heureux d'avoir passé un bon moment à table!... Et on devine le foisonnement d'idées qui anime cette cuisine et cette salle!... Si l'on peut détecter un axe de progrès (si tant est qu'un chef prenne le risque de rester les deux pieds dans le même sabot, ou les deux oreilles sous la même toque!...), peut-être réside-t-il dans la carte des vins, dont certains sont d'ores et déjà proposés, malgré tout, au verre. Une telle cuisine mérite de jolies bouteilles... épatantes!... Mais, confidence pour confidence, l'évolution est en marche, avec notamment, la recherche d'un partenariat orienté vers les vignerons en biodynamie. Original et certainement plein de bonnes surprises!...
Nul doute, de passage à Noirmoutier, vous pouvez descendre jusqu'au port!... La Marine est là!...
25 octobre 2006
Escapade à Tain l'Hermitage
Des pistes à suivre pour tous ceux qui souhaitent passer quelques belles journées en Rhône nord!...
Le fleuve, un pont, une passerelle piétonne séparent deux villes au coeur du vignoble : Tain l'Hermitage, dans la Drôme et Tournon sur Rhône, dans l'Ardèche. Et, à midi ou en soirée, ces deux cités cachent à peine des adresses, que la plupart des amateurs trouveront aisément à leurs goûts, après avoir arpenté les coteaux de la région.
En premier lieu, à Tain, quittant la Place du Taurobole et vous dirigeant vers le Rhône par la rue Joseph Peala, vous ne manquerez pas Des Terrasses du Rhône au Sommelier, de Fabien Louis.
Un bar à vins qui offre nombre de formules, comme celle du jour, qui nous a permis de découvrir sept vins autour d'un menu à base de tartines diverses. Les crus appréciés à cette occasion : un Crozes-Hermitage blanc 2004 de chez Desmeure, un St Péray de Jaboulet 2001, un Vin de Pays de l'Ardèche 2003, en fait une syrah sélectionnée par le sommelier, un autre Crozes-Hermitage, 2004 rouge cette fois, de Chomel, un St Joseph rouge 2000 de Salette, un Châteauneuf-du-Pape La Gardine 2003 et enfin, un Rasteau Rancio (VDN) du domaine Bressy-Masson, pour accompagner une tartine au chocolat fondu de la célèbre chocolaterie Valrhona, sise à Tain même.
Il faut noter au passage que Fabien Louis propose éventuellement, à de petits groupes d'amateurs de passage, une visite de la colline de l'Hermitage, qu'il connaît parfaitement. A ne pas négliger au cours de futures escapades!...
Des Terrasses, quelques pas vous séparent de la passerelle qui mène à Tournon. Le soir venu, en à peine dix minutes, il est possible de rejoindre les petites rues piétonnes de la cité ardèchoise et aisé d'y découvrir Le Chaudron, restaurant sis 7, rue Saint Antoine.
Cuisine goûteuse, agréable et surtout, une remarquable carte des vins!... Et une occasion de découvrir, ou de revoir, quelques crus de la région dont on ne se lasse guère. Après un St Péray brut du Domaine du Biguet, friand, léger, un St Joseph blanc Les Oliviers 2005 du Domaine Pierre Gonon, plein, élégant, délicatement aromatique, doté d'une belle longueur. Une belle réussite, qui fait merveille à table!... Enfin, le Crozes-Hermitage rouge Clos des Grives 2004 du Domaine Combier, confirme tout le bien que l'on pense de lui!... A chaque fois qu'on le convie à table, il se met sur son trente et un et offre fruit homogène et bouche veloutée, droite et franche. Quel talent!...
Aah! La Nationale 7!...
De toutes les routes de France d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi
Nationale Sept
Il faut la prendre qu'on aille à Rome à Sète
Que l'on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C'est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d'Paris un p'tit faubourg d'Valence
Et la banlieue d'Saint-Paul de Vence
Le ciel d'été
Remplit nos cœur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7.
10 octobre 2006
Le Café des Bricoles, à Rennes (35)
Une journée à Rennes, pour raisons professionnelles et une piste à suivre, si vous êtes de passage dans la capitale de la Bretagne, alias Roazhon, in brezhoneg!...
C'est Jean-Philippe Héaumé, d'Absoluvins, qui nous a conseillé cette adresse, plein centre ou presque : le Café des Bricoles, quai de la Prévalaye, où il doit faire bon, de temps en temps, écouter chansons et musiciens de passage.
Nous avons opté pour une des formules, à savoir plat + dessert, pour une modique somme de 12 € et pour une hampe, sauce au poivre et pommes de terre. Trois plats au choix (saumon à la japonnaise, sauté de veau...), trois entrées pour ceux qui préfèrent et pas moins de quatre desserts gourmands. Pas d'avis définitif après ce court passage : les pommes de terre étaient moyennes et, alors qu'il semble que plusieurs vins au verre soient proposés, nous n'avons guère eu le loisir de consulter la moindre carte, ou la plus petite ardoise!?... Curieux!...
Ceci dit, le dessert, une pomme au four et son caramel au beurre salé, avait tout pour nous ravir, d'autant qu'il fut accompagné - cerise sur le gateau, si j'ose dire! - par un Coteaux de l'Aubance 2005 de Marc Houtin et de la Grange aux Belles!...
Un vin très séducteur d'ores et déjà et qui, de plus, semble armé pour séduire longtemps... ceux qui résisteront!... Quelque chose me dit que l'on ne va pas en trouver longtemps, justement, de celui-là!... Hâte de goûter La Belle Adorée au domaine!... Heureusement, un petit passage à Mûrs-Erigné est d'ores et déjà prévu!.. Hé, hé!...
A Rennes, une piste à suivre, donc!...
































































































