04 août 2009
A Montlouis, la Loire viticole a perdu un de ses phares...
Depuis le dimanche 26 juillet, chacun a pu apprendre, à son tour, la terrible nouvelle de la disparition brutale de Stéphane Cossais, vigneron à Montlouis... Rupture d'anévrisme, à 42 ans!...
Parfois, il nous est donné de croiser des personnes, qui nous semblent inscrites durablement dans un paysage... Pourquoi cette impression qui ne s'appuie sur rien de concret?... Ma première rencontre avec Stéphane Cossais, c'était lors d'un Salon des Vins de Loire. 2004, peut-être... Je pense que c'était un des premiers auquel il participait. J'avais découvert un passionné, en proie au doute aussi parfois, surtout pour évoquer l'atypique 2003... Très vite, il m'avait parlé du "bouillonnement" de Montlouis, où de nombreux jeunes vignerons s'installaient depuis son arrivée en 2001. Nous prenions alors rendez-vous... sans fixer de date...
Après quelques années, il était devenu une sorte de référent dans la région, au milieu d'une forme de communauté, qui partageait impressions et expériences... Pour beaucoup des derniers vignerons installés, son avis était sans égal. Aujourd'hui sans doute, certains ont perdu une sorte de "grand frère"!...
Au cours de ces dernières années, nous nous croisions, à Angers, ou ailleurs. A chaque fois, je me rappelais, invariablement, que je m'étais promis de lui rendre visite... Nos regards se croisaient également et peut-être, devait-il se dire alors, que décidément, je l'avais oublié... C'était pour bientôt!... C'était pour... jamais!... Je crois que, jamais plus, je ne ferai la promesse à un vigneron de lui rendre visite, sans en fixer la date sur le champ!...
Les évènements font parfois, que l'on se sent lourd et coupable d'une sorte d'insoutenable légèreté de notre être...
24 novembre 2008
Montlouis et Vouvray, l'autre pays du chenin!... (2)
Suite de notre escapade tourangelle. Et suivant les conseils de Valérye Mordelet, du Domaine Les Loges de la Folie, nous avons opté pour l'Auberge de Launay, à Limeray, non loin d'Amboise, afin de nous sustenter.
Une étape en bordure de la levée de la Loire tout à fait recommandable!... Rapport qualité-prix louable et très belle carte des vins, ouverte sur toutes les régions. Même notre hôte de la fin d'après-midi, nous a avoué en avoir apprécié récemment l'accueil et la table!... Ce dernier d'ailleurs, nous conseilla de prendre notre temps, préférant que ses visiteurs, d'une façon générale, entame une dégustation au domaine, avec une digestion bien avancée...
- Vouvray, Domaine du Clos Naudin, Philippe Foreau -
Un domaine en lettres d'or et pas seulement sous l'effet du soleil couchant de cette fin de journée automnale. En venant du village de Vouvray, montant la rue de la Croix Buisée, les amateurs qui rendent visite à Philippe Foreau, laissent sur la droite le célèbre Domaine Huet, l'autre référence locale.
Peu de temps suffit, au contact du viticulteur du Clos Naudin, pour comprendre que nous sommes en présence d'un passionné. Il faut l'être forcément, pour remettre, année après année, l'ouvrage sur le métier et rester au sommet, dans l'estime des amateurs et des professionnels. En Val de Loire, ils sont peu nombreux les vignerons, à se targuer d'une telle constance de louanges, en même temps que de qualité, millésime après millésime. Ses "produits", ses cuvées, se veulent le reflet des vendanges de l'année, avec leur inévitable disparité, leur propre météo si influente, ne serait-ce que sur l'ordonnancement de la cueillette, dès que septembre fut venu... Philippe Foreau soutient que, lorsque le vigneron décide de la vendange, après quelques visites successives à la vigne, il est comme le pêcheur de bar ou de coquillages!... Il connaît son coin de pêche et devine à l'avance ce qui fera un beau panier. La force du vent... La température ambiante...
La pêche, les poissons, les crustacés... Une sorte de dada pour Philippe Foreau!... Un sujet fatalement abordé lors d'une dégustation en sa compagnie, pour évoquer les accords mets et vins. Certains amateurs soutiennent d'ailleurs qu'en la circonstance, ses conseils sont très indicateurs de l'estime qu'il porte pour tel millésime ou pour la cuvée qu'il vous présente... S'il vous dit : "Avec ce vin, une recette de moules au naturel!...", ce n'est pas du tout la même chose que : "Alors là, il vous faut le homard breton!..." Rassurez-vous, personne ne l'a jamais entendu suggérer un poisson pané!...
Philippe Foreau est volontiers didactique avec ses visiteurs, pour peu qu'ils disposent d'un peu de temps. Il évoque sans détours, faits et méfaits, donne et maldonne de Vouvray, ses 2100 ha et sa production de bulles, atteignant désormais 70% du volume récolté!...
Bon an, mal an, ces dernières ne représentent pas plus d'un gros tiers au Clos Naudin. Le domaine compte 12 ha de vignes, situées en "première côte", dont la moyenne d'âge est 38 ans. Elles sont toutes issues de sélection massale (sauf 60 ares en clonale, plantés en 1985). Le maître mot ici, ce que Philippe Foreau qualifie de "logique biologique", c'est la lutte mécanique contre l'herbe. Un travail du sol "historique", puisque sa pratique est la même que celle du grand-père, puis du père du vigneron.
A noter que cette année, des essais d'enherbement au milieu du rang ont été entrepris sur des parcelles plus vigoureuses. Une méthode que Philippe Foreau ne définit pas comme la panacée. Pour lui, l'herbe, c'est certes, moins de pourriture (sauf une année comme 2003, où l'herbe "attire" l'humidité, d'où la nécessité alors d'être réactif et de la faire disparaître!), mais c'est aussi moins d'acidité!... Et là, pour quelqu'un qui considère qu'une malo est un accident, le constat risque de vite tourner au cauchemar!...
Donc, point de revendication de méthode bio au domaine, mais des soins quotidiens pour cette terre vouvrillonne, froide certes, où les meilleurs vins sont, en principe, produits sur des argiles profondes, avec un plus dû aux silex. Pour Philippe Foreau, les paramètres pour la production de vin sont nombreux (plus de 500!) et il convient de faire quelques petites expériences, en mesurer l'impact et d'être attentif et réactif.
A noter que l'élevage en barriques reste limité, puisque la mise en bouteilles intervient fin avril, début mai suivant les vendanges. Il est possible d'élever sous bois, en moyenne, 300 hl de vins tranquilles, mais le renouvellement de barriques neuves n'excède pas 3% en moyenne également (1 en 2008, 6 en 2007, par exemple). Enfin, un précepte essentiel, qui claque comme un étendard sur les tours du château d'Amboise : "Un vin blanc sans soufre ne peut avoir de grande dimension!... Il sera bon à la barrique, mais risque après la mise, le transport, la garde, de partir vers l'oxydation..." Voilà de quoi alimenter le débat dans l'air du temps!... Au domaine, les vins ne dépassent guère 20 mg de SO² libre et 140 mg de soufre total sur les liquoreux botrytisés.
2008 ne s'annonçait pas sous les meilleurs hospices à la mi-septembre, si bien que, Philippe Foreau envisage alors de ne pas faire de moelleux. Les acidités étaient alors très soutenues, mais elles ont fini par chuter. Les moelleux atteindront finalement 18° potentiel!... Nous n'avons pas eu le temps de goûter les bernaches, mais le matin même, avec toute son équipe, le vigneron les a trouvées subtiles et quasi miraculeuses!... Il estime qu'elles sont comparables à 1983 (!), en un peu plus riche pour les sucres. Les demi-secs seront majoritaires, mais secs et moelleux seront au rendez-vous.
Place à la dégustation, dans le confortable petit bureau. Elle allait nous réserver quelques jolies surprises :
- Brut non millésimé :
En fait, il s'agit de vins issus de 2004. Plutôt un joli nez de prime abord, qui glisse vers des notes végétales. Pour la fraîcheur d'une mise en bouche, ou d'un apéritif.
- Brut Réserve 2002 :
Du fruit mûr, de la fraîcheur et de la finesse. Approche tonique et légère et un corps qui se révèle à peine. Pour des St Jacques aller-retour!...
- Vouvray sec 2007 :
3,5 gr de SR. 13,1°. Belle acidité, franche et droite. En bouche, le vin a du corps et dispose du gras qui caractérise le terroir d'origine, des argiles épaisses. Les poissons les plus nature possible lui conviendront, mais aussi les langoustines, poissons grillés, mais pas les huîtres!... Et un peu de temps aussi, pour ceux qui auront la patience!...
- Vouvray sec 1991 :
Il vous en reste?!... Pour ceux qui avaient osé, un juste retour des choses. Dans un registre léger au départ (11,9°), un vin qui montre le potentiel du chenin vouvrillon.
- Vouvray demi-sec 2007 :
17 gr de SR. Jolie vivacité, sur d'élégantes notes d'agrumes, clémentines, pamplemousse... Belle tension en bouche. A associer à une sole, de la lotte aux zestes d'orange ou un blanc de poulet à la citronnelle, pour ne pas masquer le dynamisme de la bouche, sa projection vers l'avant...
- Vouvray demi-sec 1988 :
Un beau caractère minéral de prime abord, puis des notes tertiaires façon verveine-tilleul. Un vin à la personnalité certaine. Une force encore vive. Une cuvée pour la table.
- Vouvray moelleux 1995 :
50 gr de SR. Riche et élégant, d'une belle complexité. Il s'agissait là de raisins passerillés. Un vin pour l'apéritif, à moins qu'un poulet au curry ne réponde au mieux à son caractère finement épicé à l'aération.
- Vouvray moelleux 1996 :
60-65 gr de SR. Sa beauté et sa complexité ne le destine pas aux desserts!... Belle puissance sur la truffe, les épices, une touche de rhum!... Belle longueur toujours tonique. Le compagnon idéal du homard grillé aux épices ou du canard aux pêches, voire d'une tajine aux fruits secs.
- Vouvray moelleux Réserve 2003 :
11° d'alcool, 150 gr de SR. Un très beau vin, toujours disponible, qui tend à nous démontrer que le millésime n'est pas forcément celui qu'on croit!... Belle liqueur, mais l'acidité a du répondant!...
- Vouvray moelleux 1947 :
Nous espérions un grand millésime du passé, comme ceux dont Philippe Foreau a le secret!... Et nous fûmes gâtés!... La bouteille, comme elle se présente, laisse le vigneron perplexe... Le niveau est un peu bas, le bouchon noir est en mauvais état... La robe est d'un or cuivré, teinté de rouge orangé façon sanguine!... Le nez est complètement sur la prune rouge! Étonnant!... La bouche est un peu imprécise, diffuse et révèle ce qui cloche. Le sang de Philippe Foreau ne fait qu'un tour!... Il se lève, sort de nouveau et revient quelques instants plus tard, avec la même bouteille, mais cette fois-ci, superbe!... De l'or ambré, un peu de prune encore, toujours des notes de rhum. Et puis, une expression qui s'ouvre sur la tarte tatin, la gelée de coing... L'esprit vagabonde... Cette pâtisserie, sur la table du salon, un dimanche après-midi, face à la cheminée... Et si on écoutait Jordi Savall, interprétant Marais Marais?...
16 novembre 2008
Montlouis et Vouvray, l'autre pays du chenin!... (1)
Novembre n'en est qu'à sa première semaine. Rendez-vous étaient pris pour une découverte du Pays tourangeau. Et plus particulièrement, au coeur de deux appellations dédiées au cépage chenin. Au chenin sur calcaire s'entend. Par opposition, somme toute légitime, au chenin sur schiste de l'Anjou.
Voici ce qu'en dit le Grand Atlas des Vignobles de France : "Le vigoureux cépage chenin a trouvé sur ces deux terroirs un cadre parfait pour sa totale expression. S'il atteint ici une perfection tant gustative qu'aromatique, c'est dans ces seuls vignobles de Vouvray et de Montlouis qu'il acquiert ses exceptionnels arômes d'acacia, de giroflée et de coing."
Carte : DDAF 37 - voir légende
A la lecture de ces quelques lignes, je me demande bien comment j'ai pu zapper, jusqu'à ce jour, la découverte de ces deux vignobles!?... Il fallait donc réparer cette indéniable faute de goût. Oublier le charme paysan, que dis-je, la force et la chaleur du chenin schisteux angevin, pour succomber aux charmes et aux atouts majeurs du Pineau de la Loire, issu des sols froids de tuffeau, le socle calcaire du Turonien.
Je me sens un peu, à ce moment là, comme une sorte de hobereau, venu de sa contrée lointaine, là-bas, dans l'Ouest, saluer sa noble suzeraine, en son palais de pierres blondes et blanches, sur les rives du fleuve. Après avoir chevauché longtemps par des chemins boueux, il laisse à la porte ses bottes crottées, en même temps que son fidèle destrier et découvre la froideur de la dalle sous ses pieds vaporeux.
- Que me portez-vous là, noble et sémillant vassal?...
- Des huîtres, gente dame!... Des meilleures, à la fraîcheur océane!...
- Mais, vous savez fort bien qu'elles ne s'accordent guère avec notre pineau!...
- Que nenni!... Chaudes, sur un nid de poireaux, avec les fines bulles de Vouvray ou de Montlouis, elles feront un met de roi!...
- Montlouis, Domaine Les Loges de la Folie -
L'appellation Montlouis est, depuis quelques années, en ébullition. En moins d'une décennie, elle est passée du statut de belle endormie, sous l'autre rive de la Loire, face à Vouvray et sa belle notoriété, au rang envié d'appellation référente du Val de Loire, au même titre que sa voisine. Certains se laisseront aller à quelque condescendance, mais, ce serait faire fi de manière trop hâtive des quelques vingt années, au cours desquelles, un vigneron comme François Chidaine a élevé l'AOC Montlouis au sommet, avec ses cuvées qui sont désormais, parmi les plus recherchées de la région.
Le tournant survint à l'aube des années 2000. Dans les pas de Stéphane Cossais, s'installèrent quelques jeunes talents, venus se confronter à ce chenin et à ces sols argilo-siliceux caractéristiques. Montlouis, une sorte de langue de terre, en regardant la carte, d'à peine plus de 350 ha, coincée entre Loire et Cher et adossée à la Forêt d'Amboise. Comme les Damien Delecheneau, Lise et Bertrand Jousset et autre Xavier Weisskopf, pour ne citer que ceux-là, Valérye Mordelet et Jean-Daniel Kloecklé optèrent pour ces coteaux en pente douce entre le village d'Husseau et St Martin le Beau. Le Domaine Les Loges de la Folie était né.
C'est en 2004 qu'ils se sont installés sur les 7 ha, déjà cultivés en bio, que leur céda Laurent Chatenay, en phase de repli patrimonial et quantitatif de son domaine. A 85%, il s'agit de chenin et d'un complément de gamay et de pineau d'aunis, destinés à une production assez confidentielle de rouges en Vins de table. Les vignes ont entre quarante et plus de cent ans, à l'exception de trente ares de jeunes plants, âgés de sept ans. Sur Montlouis, on est bien sur ce socle calcaire, mais avec une épaisseur variable d'argiles sur le plateau d'Husseau, côté Loire et de sables limoneux, parsemés de perruches, exposés sud, en direction de St Martin le Beau et du Cher.
De l'aveu même de Jean-Daniel Kloecklé, il ne dispose pas de très grands terroirs sur le domaine, mais, après ces premières années de mise en place et d'observation, il intègre désormais l'idée d'un échange de parcelles et se met en quête de vignes mieux situées. En tout cas, au regard de ce qu'il propose déjà, notamment avec le juvénile 2008 (très prometteur!), il peut s'armer de patience, renforcer sa connaissance du lieu et, au final, opter pour une réduction de l'offre et du nombre de références, qu'il semble appeler de ses voeux. Il faut dire que, comme pour toute la région, proposer des secs, demi-secs, moelleux, voire liquoreux en plus des bulles et ce, éventuellement, dans plusieurs millésimes, ce n'est pas forcément aller vers une simplification de la relation avec la clientèle. Qui plus est, quand la qualité de la vendange, ou vos goûts personnels, vous incitent à pratiquer élevage en cuves d'une part et en barriques d'autre part, pour les meilleurs jus!... "Et vous ne faites pas du rosé pétillant?..."
Rappelons qu'au domaine, les Montlouis se déclinent en deux gammes : Le Chemin des Loges, assemblé à la vendange et élevé en cuves uniquement et La Nef des Fous, vinifié par parcelle (ou parties de parcelle, au vu des disparités de sols) et assemblés à la fin de l'élevage en barriques non neuves. Plus tard, peut-être, apparaîtront des sélections parcellaires.
Nous avons donc, au préalable, dégusté quelques bernaches (les jus issus des vendanges en Touraine) du millésime 2008 en barriques. Plusieurs lots, provenant notamment de la parcelle de 2 ha de Nouy. Cette année, la difficulté était d'apprécier l'évolution des acidités, très élevées au début des vendanges. De plus, le décalage de près de quinze jours entre la maturité constatée pour les sucres et le niveau de maturité que l'on attend pour l'acidité est venu compliquer la donne. Il a donc fallu attendre, si bien que les raisins furent
ramassés entre 13,5° et 14°. Au final, des secs qui seront donc assez charpentés, mais de très beaux équilibres. Les jus sont très expressifs, avec des arômes fermentaires sur l'ananas et les fruits de la passion. A noter, qu'à ce jour, les 2008 du domaine sont vinifiés zéro soufre!...
Quelques vins dégustés au caveau :
- Perles Rares 2005 :
Une Méthode Traditionnelle pour saluer le millésime d'exception et satisfaire les gourmets qui veulent aller vers de nouveaux accords. Dix huit mois d'élevage en barriques sur lies fines, puis dix huit mois sur lattes. Pas de liqueur de tirage, ni liqueur d'expédition. Sec, assez vif, mais de la structure, alliée à de fines bulles, comme une mousse légère, sorte d'écume d'une recette de sandre ou de coquilles st jacques...
- Le Chemin des Loges, sec 2006 :
De jolies notes briochées et une bouche assez tonique. Jolie persistance.
- La Nef des Fous, sec 2007 :
Expression assez nuancée, avec une touche agrumes. Belle matière en bouche. Un gras bien soutenu par la tension. Élégance, distinction... Une réussite!
- Le Chemin des Loges, demi-sec 2006 :
Environ 20 gr de sucres résiduels. Un vin friand et séduisant. Donne une sensation de naturel.
- Le Chemin des Loges, moelleux 2005 :
60 gr de SR. Une gourmandise!... Très bel équilibre. Une jolie expression intense et droite.
- La Nef des Fous, moelleux 2005 :
50 gr de SR. Une très belle richesse et une onctuosité séduisante. La persistance peut nous inciter à l'apprécier pour lui-même.
- Sucre d'Ange 2005 :
Un superbe liquoreux, tonique et plein de fraîcheur!... Un flacon qui tend à nous faire prendre d'autres directions, pour rechercher l'accord idéal. Laissons là les poissons du fleuve et cap au Sud-Ouest, vers quelque foie gras poêlé, fleur de sel et piment d'espelette!... Un ange passe...
La région compte bien quelques merveilles!... Mais, nos présomptions étaient fortes. L'après-midi ne pouvait que nous le confirmer, après une pause déjeuner résolument à la hauteur!... A suivre!...
08 novembre 2008
Des jeunes dans le droit chenin
L'an dernier, il n'y avait pas de Vendée-Globe dans l'actualité (J-1!), mais pourtant, la nouvelle vague de Montlouis avait déferlé sur Paris!...
Et cette année, ça recommence!... Les amateurs d'accords mêts-vins, parisiens notamment, ont rendez-vous lundi 17 novembre prochain, avec la "chaire fraîche de la jeune cuisine" et le "sang neuf de Montlouis", au Restaurant Les Loges, à Boulogne-Billancourt (métro Pont de St Cloud!). Slurpiquement vôtre!...
La lecture de l'invitation vaut mieux qu'un long discours!... Pour un peu, elle nous ferait saliver!...

Trois recettes de l'Auberge de Launay, à Limeray (37)
13 avril 2008
François Blanchard, Le Grand Cléré, Sauvignon 2006
Lors d'un récent périple en Anjou et Touraine, François Blanchard nous a entrouvert les portes de son univers. Le Château du Perron, demeure familiale dans son écrin vert, non loin de Richelieu, petite ville tourangelle qui, naguère, peuplait curieusement ma mémoire d'enfant, pour une raison que j'ignore toujours à ce jour (une vie antérieure, peut-être?...) et à quelques encablures de Chinon et de la Vienne.
Le Grand Cléré est situé sur la commune de Lémeré, qui compte moins de 400 habitants. On accède au village par une petite route qui mène, par aileurs, à Sazilly, fief de Charles Joguet, et dont le profil nous informe aisément sur les variations de terroir, les coteaux, les ruptures de ce sol argilo-calcaire.
Une découverte très partielle des cuvées du domaine, lors de ce passage-éclair, en attendant de voir les vignes, non loin de là, un autre jour...
Et pour ce soir, une association avec un filet de lieu jaune en papillote, riz rose et épinards qui nous régale!... Le vin, un Sauvignon 2006, élevé en cuve, délivre des arômes délicats, sur un fruit frais, nature!... Un peu de gaz sur la pointe de la langue, mais rien de gênant. L'aération fait évoluer l'expression assez rapidement, avec une pointe de pomme et cela s'accommode fort bien des variations de saveurs du plat.
Indiscutablement, un retour au domaine s'impose!... D'ici-là, nous aurons l'occasion de déguster un Touraine rouge, sous le patio montois...
Tiens!... Et si on s'écoutait un peu de musique, de la guitare manouche par exemple, Biréli Lagrène!...
Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

























































