C'est la couleur dominante de la soirée!... Corail ou orange, c'est au choix!... Dans les assiettes, sur les étiquettes, il y avait matière à accords, ton sur ton!... A concordance de vue!... Mais, dans les verres, ce n'était pas le cas!...

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C'était là, justement, l'objet du débat : avec ce sauté de veau aux carottes et purée de potimarron à la fourme d'Ambert, tout à fait goûteux, que fallait-il servir?... Un blanc ou un rouge?...

Les tenants d'un certain classicisme (tout relatif!) pouvaient opter pour le duo viande-vin rouge et nul ne pouvait leur en tenir rigueur véritablement. Mais, d'autres, sans qu'ils ne soient taxés d'avant-gardistes échevelés, avaient à coeur de suggérer : viande blanche-vin blanc.

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A ma droite donc, un Anjou blanc sec 2004, du Château de Suronde, joliment expressif, tonique, mais à la bouche onctueuse et ferme. Face à lui, un Anjou rouge 2007, du Domaine Mosse. Non cabernetophile, s'abstenir!... Des tannins souples et du volume!... Une belle densité... Les saveurs se marient très agréablement.

Verdict : nous accorderons, en la circonstance, une courte encolure au blanc (prime à l'évolution du millésime plus ancien?). Mais, avouons que le rouge, au bout d'un petit moment, s'ouvre et se montre tout à fait fringant et disert.

Ce n'est pas toujours facile, mais il s'agissait bien là de situer le niveau d'accords met-vin, en tentant d'évacuer la tentation de juger les vins indépendamment. Tout un art, en fait!... Et nos sens nous entraînent parfois en des circonvolutions pour le moins complexes!... Mais, nous en reparlerons... prochainement!...

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