La Pipette aux quatre vins

Partir à la découverte du vignoble, des vignerons et des vins.

30 août 2010

CHX live, deuxième!...

Week-end frisquet à Chamonix! Jeudi dernier, en fin d'après midi, certains thermomètres (optimistes?) affichaient 30,5°!... Pas très normal... Vingt quatre heures plus tard, au moment où le 8è UTMB devait prendre son envol, l'ambiance tendait à fraîchir, les nuées à s'assombrir... Quelques gouttes (sous le Goûter) faisaient leur apparition. 18h30 : top départ!... Toujours dans cette ambiance magique et bien huilée. Trois heures plus tard, stop à St Gervais et aux Contamines!... Les 2300 participants apprenaient que la course était neutralisée.

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En bas la météo est exécrable. En haut, c'est bien pire! De plus, il est question d'éboulements sur le parcours et d'un "débalisage sauvage" sur une des parties les plus ardues du tracé!... Rumeurs ou pas?... A peine quatre heures plus tard, les organisateurs optent pour une "relance UTMB", sur le parcours de la CCC, avec départ à Courmayeur, à 10h. A coup de SMS, participants et bénévoles sont tant bien que mal prévenus. Un tiers environ reprendra le départ, accompagnés de la moitié des inscrits de la TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie), annulée également. C'est la montagne qui gagne!...

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Samedi matin, c'est marché à Cham', sur la Place de l'Alpina. On y trouve des fruits et des légumes, des légumes et des fruits, des saucissons et du fromage, du fromage et des saucissons. Et puis, de l'huile et du vinaigre. L'huile d'olive à Jojo, les vinaigres à Popol, les soupes à Lili, le tout proposé par Les Produits dans la Nature, basés à Mésigny, en Haute-Savoie. L'huile vient du Portugal, de la région de Beira Bexa. Les vinaigres, quant à eux, viennent de St Cyr sur Mer, près de Bandol. Il y en a de toutes les couleurs : à la pulpe de figue, de framboise, de pomme verte, de tomate basilic, de poire à la vanille, de piment d'Espelette, de poivron rouge, de mûre, etc!... Ça va déglacer, cet hiver!...

- Casa Valerio, Pizzeria -

Ça fait plus de trente ans que Valerio Commazzetto est installé à Chamonix, rue du Lyret. Passionné de course automobile, au point de courir, naguère, les 24 heures de Chamonix sur glace, ce pizzaiolo issu d'une des plus grandes écoles italiennes en la matière, est aussi passionné de pizzas, de cuisine transalpine et de vins!... Il n'est qu'à voir sa carte d'ailleurs!... Le problème, avec ses pizzas, c'est que lorsque vous en avez apprécié quelques-unes, parmi toutes celles qui figurent sur sa carte, vous avez quelques difficultés à avaler les autres!...

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Mais, figurez-vous qu'il est sur le point d'ouvrir une école (par délégation, de celle dont il est issu) pour la Savoie et la Haute-Savoie. Heureux Savoyards!... Le secret?... Valerio dit, tout simplement, qu'il n'y a pas de secret!... Le tout est de ne pas se raconter d'histoires. Tant pour la pâte, pour laquelle il ne faut rien laisser au hasard, que pour les produits qui gagnent à être préparés "maison" ou rigoureusement sélectionnés. Et çà, Valerio, il sait faire!... Cuisson au feu de bois, juste ce qu'il faut. Un régal!... Vous pouvez aussi faire le choix de quelque recette italienne : l'osso bucco est succulent, les escalopes à la milanaise savoureuses!...

Il y a bien sur d'autres jolies tables à Chamonix : Albert 1er, la Maison Carrier, Atmosphère, Le Bistrot, Le Rosebud, L'Impossible... On en reparle!... Euh, ceci dit, je ne vais pas faire l'intégrale, rassurez-vous!...

Bon, ben si on filait en Italie?... Justement, dès demain, avant même l'aube, nous serons sous le tunnel!... A bientôt!... O sole mioooo!....

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26 août 2010

CHX live, première!...

Pour tout dire, nous avions quelques craintes au sujet de la météo, tout en croyant, comme il se doit, en notre bonne étoile. Mais, au coeur de cette première semaine, force est de constater, qu'à part un mardi maussade (juste un peu, mais pas trop!), la clémence du ciel nous pousse sur les sentiers. Certes, nous006 n'affichons pas la même détermination à cumuler les dénivelés, quitte à devoir faire l'impasse sur quelques 001tartes aux myrtilles des chalets et refuges d'altitude, mais au final, la juste répartition des choses, les journées de pause qui succèdent aux escapades, attisent notre curiosité pour tout ce que nous avions zappé par le passé.

Ainsi, en ce mardi matin, le petit déjeuner avalé face au Mont Blanc quelque peu chahuté par de grises nuées, nous permet de découvrir une succulente confiture, proposée par un habitant de la vallée de Chamonix, présent ce matin là sur le petit marché bio de Chamonix-Sud. Retour sur le marché avant même la fin de la matinée : rendez-vous est pris pour le lendemain, jour de cueillette!...

- Les sonnettes Devouassoud, à Chamonix -

Mais, avant même cette escapade du côté de Vallorcine, petite visite à l'Atelier Devouassoud, situé Chemin à Batioret, qui tend à démontrer que tous les Chamoniards n'étaient pas prédestinés à courir la montagne, puisque depuis six générations, la famille sonne les cloches de la région et même au-delà!... En fait, des cloches, non!... Des sonnettes, que l'on accroche au cou des vaches, moutons, chèvres... Dans d'autres vallées et alpages, on les appelle sonnailles, par exemple. Que feraient les éleveurs sans ces instruments, cette musique, cette mélodie qui berce nos montagnes et qui leur permet de retrouver les bêtes égarées, la nuit ou dans le brouillard?... Cherchez bien, vous en avez forcément la mémoire!... Et que feraient nos belles-mères, sans ces souvenirs de villégiatures alpestres, accrochés à la poutre, près de la porte de leur pavillon pellargoniumisés : "Papa, je veux sonner la cloche à Mamie!..."

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Dans les années 1820, Pierre Devouassoud se déplaçait en Lombardie voisine, pour travailler sur les métiers à tisser. Dès 1829, il exprime le souhait de rester vivre dans sa vallée. Le souci du maintien des activités humaines en montagne ne semble pas être une nouveauté!... Il décide donc de créer un atelier de fabrication de sonnettes. Pas une fonderie pour des cloches classiques, mais une forge pour mettre en forme des plaques d'acier spécial, au moyen de cinquante et une opérations successives, qui ont déterminé la méthode Devouassoud. Celle que Pierre, Michel, Émile, Edmond, Gérard et aujourd'hui Thomas ont successivement apprise et intégrée, afin de rester un des deux seuls 003fabricants artisanaux004 de France (avec un Pyrénéen) de ce type de cloches, dont le son nous semble familier et dont nous aurions tant de mal à nous passer vraiment.

Certains diront que l'histoire, en se déplaçant près de la Route Blanche, a perdu un peu de son charme. L'ancien atelier, tout à fait vétuste, plus près du centre, est souvent apparu, à l'annonce des beaux jours, dans nombre de magazines!... Mais, il ne faut pas voir là une résurgence passéiste. Il s'agit plutôt d'une affirmation de l'identité montagnarde, vivement portée par quelques-uns. Celle qui tisse l'écheveau d'une société à taille humaine, capable de se tourner vers l'avenir, en s'appuyant sur certaines traditions fortes et en rappelant la valeur de ce qui nous échappe si souvent!... Des troupeaux dans la montagne, du fromage d'alpages, des charcuteries goûteuses et saines, des fruits savoureux... Tiens oui, des fruits, justement!...

- David Vallas, petits fruits bio, à Vallorcine -

Voilà un jeune homme qui s'inscrit, d'une certaine façon, dans ce retour à certaines de ces valeurs. Pas par idéologie, par idéal, tout simplement. Après une vie plutôt itinérante avec sa famille, celle-ci revient au pays, au moment où il doit partir faire ses études. Mais chaque retour, à l'occasion des vacances, lui laisse apparaître que Vallorcine, au fond de la vallée de Chamonix, n'est pas qu'une commune frontalière, sur la route du Valais et de Martigny (le poste frontière du Châtelard est à deux kilomètres!), mais un village résolu à vivre, avec ses richesses et conscient des difficultés inhérentes au milieu.

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Depuis deux ans, David Vallas est installé au Sizeray de Vallorcine, après avoir fait quelques aller-retours avec l'Auvergne, où il était jusque là. Il dispose là d'1,5 ha de bonnes terres "historiques". En fait, elles sont situées non loin de la petite église et du cimetière, quasiment les seuls vestiges du coeur de l'ancien village, le chef-lieu, qui fut détruit par une avalanche, à la fin du XVIIIè siècle. Reconstruit à quelques centaines de mètres, au bord de la route de la Suisse et de Chamonix, le village a laissé libres les anciens jardins, souvent devenus des pâturages. Il a donc planté là des framboisiers, des groseilliers, des cassissiers, en optant aussitôt pour une culture bio. Il faut dire qu'un tel choix est plus aisé qu'ailleurs, du fait de l'environnement local très préservé, au point même qu'il n'y a pas de période de conversion nécessaire!... Ce qui n'exclue pas certaines difficultés propres à ce milieu montagnard. Rappelons que Vallorcine est située à plus de 1200 m d'altitude, que l'enneigement peut être conséquent jusque début mai et qu'aux beaux jours, la pousse de l'herbe peut être importante et problématique.

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Bien sur, il s'agit là pour David Vallas, d'une "co-activité", qui fait suite à celle de l'hiver, dans un proche restaurant d'altitude. Il dispose néanmoins de quelques variétés précoces, qui lui permettent d'étaler au mieux, la cueillette estivale. Cependant, sa production n'était que de 200 kg de fruits en barquettes en 2009 et d'environ 500 kg cet été. Non compris, ceux qu'il destine à diverses transformations : confitures (délicieuses!), sirops, pâtes de fruits, etc... Il s'attache bien sur, à être présent sur les marchés locaux de Chamonix et d'Argentière et travaille régulièrement avec trois restaurants chamoniards.

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Tout cela rend David résolument optimiste, sachant qu'il se considère encore comme un débutant en la matière, devant faire face à quelques aléas liés à la météo notamment. Ou à d'autres contingences, telles que les vaches, qui se sont régalées des myrtilliers plantés sur les premières pentes!... Mais, les idées ne manquent pas!... Dès l'an prochain, il se lance dans les légumes : salades, courgettes, poireaux, potirons... Voilà qui fera de lui un acteur encore plus important de la vie locale. Vallorcine compte un troupeau de vaches pour les fromages, d'autres dans les alpages et une production de miel de qualité. Et désormais, un producteur de petits fruits bio. De quoi satisfaire les skieurs de l'hiver et les randonneurs de l'été!... Et tous ceux qui ont envie de découvrir une nature des plus... nature!...

David VALLAS - Le Sizeray - 74660 VALLORCINE

Et pour le reste?... Et bien, mardi soir, sur les coups de 22 heures, plus de 70 équipes de deux ou trois coureurs sont parties de la Place du Triangle de l'Amitié, pour la Petite Trotte à Léon, une des courses qui animent la fin de semaine, dans le cadre de l'UTMB, l'Ultra Trail du Mont Blanc, qui part lui, samedi à 18h30. Un petit faible pour cette PTL, épreuve sans classement et en autonomie complète, de 240 km et 18000 m de D+!... 114 heures imparties et deux dizaines de cols à plus de 2500 m à franchir!... La montagne?... Ça nous gagne!...

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20 août 2010

Cap sur CHX!...

Il est des étés curieux, un rien bizarres, où l'on a beau se promener en short, tea-shirt et pieds-nus, l'ambiance n'a rien de fondamentalement estivale!... La météo?... C'est simple, je zappe!... Régime d'ouest, des fronts froids peu actifs, mais qui nous enquiquinent les balades, les sorties en soirée, les pique-niques sur la plage!...

Pas pour cela qu'on laissera notre tour!... Donc, dès demain, cap à l'est. Long is the road, mais au bout, la vallée de Chamonix, en long, en large et en hauteur!... Et ses à-côtés... vinotouristiques : le Valais, l'Italie sans doute, en deuxième semaine, la Savoie bien sûr!... Et si on allait goûter le Fendant et l'omelette, sur la terrasse du refuge, à l'Envers des Aiguilles?...

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Tu as pensé au Rosé de Chevalier?... Qui ne se rallierait à son panache blanc, pour monter à l'Arpille?... Superbe belvédère sur le Valais, où l'on ramasse aisément quelques (ceps) cèpes (après l'averse nocturne) et myrtilles!... N'oublie pas d'appeler Christophe Abbet, arvine, cornalin et gamay du côté de Fully et Ambre à Martigny!...

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Et l'Italie qui est là, proche et post-tunnellique!... Douze kilomètres sous le granite et le gneiss (pas les mêmes que dans le Muscadet!) et nous voilà en Val d'Aoste. Le Piémont est proche. L'Emilie-Romagne à peine plus loin. Jambon, pâtes et parmesan. Laisse tomber le régime!... Rappelle-moi... la Chartreuse verte pour Luca...

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C'est parti pour trois semaines!... Il sera temps après, de parler des vendanges et du millésime 2010!... Portez-vous bien!... Et bonne rentrée... pour les plus pressés!...

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16 août 2010

Encore une rencontre est-ouest!...

Voici encore un exemple de recette, pour laquelle, produit de la mer océane, tradition alpine et nectar valaisan démontrent leur capacité à s'entendre pour notre bon plaisir!... Saveur maritime, arômes culinaires de nos vacances à la montagne, herbes folles, épices teintées voyage, spécialité liquide qui vous titille, comme un tableau d'une expo de la Fondation Gianadda vous interpelle. Vite!... A table!...

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En fait, il s'agit là d'une recette de Stéphane Thoreton, de Menthon-St Bernard, en Haute-Savoie, piquée dans une émission de Jean-Luc Petitrenaud : un cabillaud rôti façon tartiflette.

Le dos de cabillaud est habillé d'un beurre pommade aux herbes (ciboulette, coriandre...) et d'une touche de muscade, puis roulé dans une jolie poitrine fumée. Vous préparez, par ailleurs des pommes de terre et des oignons poêlés, destinés à faire un lit douillet au poisson emmailloté, que vous passez à la poêle également, sans matière grasse ajoutée, vu ce qu'il y a déjà!... Juste avant de servir, vous disposez quelques petites tranches de reblochon fermier sur le poisson et vous passez le tout sous le grill du four, juste quelques instants.

J'en vois qui salivent!... Une touche de poivre et de baies roses finement moulinées. C'est prêt!... Ne reste plus que deux ou trois tours de tire-bouchon, pour convier à table le vin-partenaire : une Arvine 2007 de Christophe Abbet, le vigneron-éleveur de Martigny-Bourg. Le mystère se lève!... La touche de pureté et l'équilibre parfait!... La Forclaz, nous voilà!...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

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07 août 2010

Domaine des Jumeaux, Jean-Marc Tard : du neuf en 2009!...

Retour à Chaillé sous les Ormeaux, dans le vignoble mareuillais des Fiefs Vendéens. Au programme, découverte du millésime 2009, chez Jean-Marc Tard, dont le Domaine des Jumeaux, tout nouveau tout beau, arrive dans le landerneau de la Loire méridionale, comme aime à la qualifier Jérémie Mourat, jeune leader du fief de Mareuil et Rosnay.

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A l'heure où les acteurs de l'activité saisonnière spéculent sur la qualité de l'été 2010 (mieux ou moins bien que 2009?... Août meilleur que juillet?... Et comme on dit parfois : c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses!...), si la foule balnéorique et les senteurs de crème solaire vous indisposent quelque peu les neurones et les papilles, mettez le cap vers l'intérieur!...

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Le vignoble est là, parfois tout près de la côte, comme du côté de Brem sur Mer ou Vairé, voire à Vix, pour ceux qui sont plutôt dans le Sud-Vendée ou du côté de La Rochelle. Cependant, vous pouvez aussi confier à votre GPS préféré, le soin de trouver ce petit village de la large périphérie yonnaise. En une trentaine de minutes, vous serez à même de découvrir ce domaine de 9,98 ha, en conversion bio depuis 2009, année de son apparition, ou du moins de sa reprise. L'an dernier, nous avions déjà souligné le volume et la qualité du travail réalisé au printemps par Jean-Marc Tard, dès qu'il pût disposer des parcelles. Nous pouvons désormais apprécier les premières cuvées mises en bouteilles et quelques rouges, en cours d'élevage.

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Après un passage dans certaines parcelles proches - Les Rochettes, Le Paradis ou Les Fossés - dégustation dans le petit caveau aménagé à l'étage, au dessus du cuvier. Pas de blanc sur la commune, mais Jean-Marc Tard dispose toujours de sa vigne de chenin, sur Talmont-St Hilaire, non loin de Port-Bourgenay. La cuvée, Le Chemin du Querry 2009, en Vin de Pays de Vendée, malgré une mise assez récente, se montre sous son meilleur jour!... Le chenin a gardé une agréable fraîcheur, qui se combine avec la pointe de sucre résiduel (à peine 6 g), donnant une touche plutôt originale à l'ensemble. Jolie persistance, homogène et cohérente.

Le rosé - Le Paradis 2009 - est bien proposé en AOC Mareuil, restant assez dans l'esprit du fief. Des notes de fruits rouges frais, pour cette cuvée composée de 90% de gamay et d'à peine 10% de pinot noir. Le vigneron a privilégié les raisins de la cueillette matinale, pour ne pas avoir à jongler avec une vendange chaude. C'est un rosé de pressurage, mais pas direct, puisque les raisins ont supporté une macération d'environ huit heures dans le pressoir même. Il reste 4 g de sucre résiduel, mais à peine perceptible. Jolie matière agréable et fraîche.

Côté rouges, une première cuvée est disponible - Le Clos des Châtaigners 2009 - en AOC Mareuil également. Pour moitié cabernet franc, avec une adjonction partagée de pinot noir et gamay. Plutôt dans l'esprit d'une cuvée de printemps, que l'on peut servir légèrement rafraîchie. Du caractère cependant, mais le cabernet ne montre rien de supposées notes végétales, comme on le voit trop souvent. Il faut dire qu'en 2009, tout a été ramassé mûr!... Des fruits rouges et une structure solide.

Enfin, deux échantillons prélevés sur fûts, mais dont la fermentation malolactique s'étire... s'étire, comme sur un bain de soleil!.... D'abord un cabernet sauvignon, un peu marqué à ce stade par une prise de bois, qui laisse supposer la nécessité d'être patient. Puis une négrette, qui elle en termine avec la malo, exprimant un beau caractère typé de ce cépage. La cuvée s'appellera Le Sang de l'Yon 2009, en Vin de Pays de Vendée et sera une combinaison de deux parcelles de ce cépage, l'une sur un sol sablo-argileux (Les Fossés) et la seconde sur des graviers, sur un sous-sol granitique (Les Noues). Le vigneron espère ainsi l'alliance d'une rondeur issue d'un sol léger et la touche d'un terroir de caractère!... A l'aération, le vin révèle une belle expression florale, sur la violette pour l'essentiel. La mise est prévue début septembre. La cuvée sera disponible courant novembre. Prenez note!...

Enfin, nous n'avons pu goûter le pinot noir, issu de la parcelle des Rochettes, mais demain est un autre jour!... Sachez que la cuvée de ce cépage, La Pierre aux Fées 2009, nom donné à quelques rochers, sur le bord de la rivière, l'Yon, qui traverse la commune, sera également proposée en Vin de Pays de Vendée. Bonnes fées, trolls, lutins et farfadets, au pays de Mélusine, vous pouvez reprendre le chemin de la plage!...

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31 juillet 2010

Vendredis du Vin # 28 : l'oeno(vino)tourisme

Virée en Alsace et ailleurs, à l'occasion du chapitre 28 des VdV, suggérée par Patrick Boettcher, sur le thème très tendance de l'oeno... pardon... du vinotourisme!... Qui peut revêtir bien des formes : locale, ou régionale, en petit comité (ou en car de soixante place!... ça, c'est l'oenotourisme!), voire à l'échelle de la planète, de façon quasi initiatique.

L'acte de naissance de ce nouvel axe d'orientation professionnelle (il existe désormais une licence pro en la matière!) s'inscrit sans doute dans la nécessité de créer de "nouveaux métiers", particulièrement dans le domaine agricole et, à fortiori, viticole. Nécessité, parce que les seuils de rentabilité des domaines ont parfois du mal à être atteints, parce que les prêteurs (les banques, pas exemple) incitent à optimiser l'activité de tous les membres présents sur les propriétés (voir ceci), à rechercher des formules innovantes permettant d'augmenter les ventes (à quand les cuvées de Vin de Car?...) et aussi, dans certains cas plus vdv_logo_1_familiaux, parce que la descendance a parfois quelques difficultés à trouver une activité stable à l'extérieur et que l'on suppose souvent, la nouvelle génération plus encline à pratiquer les métiers de la com'!... Encore que là, la com' formatée BTS n'a pas forcément vocation a "créer du lien" sur la base de schémas par trop théoriques.

On peut noter une sorte d'anachronisme entre la mécanisation du vignoble, la pseudo nécessité de réduction du personnel, imposée par les experts en matière de gestion et cette volonté de mettre en place une nouvelle activité. Parce que, soyons clairs, une personne chargée d'accueillir les visiteurs, c'est une bouche de plus à nourrir!... Les périodes au cours desquelles, le vigneron (ou même son épouse, ou l'inverse!) va pouvoir lui-même consacrer des demi-journées à recevoir des cohortes de visiteurs-buveurs ne sont pas légion!... Et ce, au moment où certains pourraient s'octroyer quelque temps de repos!... Et la mutualisation des compétences?... Reste à démontrer qu'elle est possible, dans un secteur ou la forme individuelle de production est la règle. Il parait pour le moins peu évident, qu'une même personne, fut-elle enjouée, passionnée, jolie, instruite et... bien formée, parle avec le même nécessaire enthousiasme de plusieurs domaines viticoles, dans un même secteur, surtout s'il est question notamment, de réaliser quelques ventes!... Voir la difficulté en cela, des cavistes eux-mêmes, qui éprouvent parfois certaines difficultés à promouvoir simultanément l'ensemble des cuvées dont ils disposent, même si certains vignerons peuvent figurer au nombre de leurs amis...

Je ne sais quel type de questions surgissent aux oreilles de Delphine et Christophe Derouet, de Vinomad, dans leur activité de conseil en oenotourisme, mais gageons que les demandes doivent être diverses et variées.  Et souvent aux antipodes!... Ce qui ne doit pas forcément les effrayer, vu leur statut de grands voyageurs!... Ils ont d'ailleurs du en voir de toutes les couleurs, au cours de leur WWT, mais, pour avoir évoquer le sujet avec eux naguère, il me semble qu'ils n'avaient pas tardé à constater, au vu des300px_La_Geria_vines_1_ rencontres, au cours de leur tour du monde, toutes les formes de retards en la matière, qui pénalisent le développement de cette activité dans notre beau pays, plein de certitudes, de pesanteurs de toutes sortes et peu conscient, en même temps, de l'admiration indéfectible et première, que vouent nombre de visiteurs, notamment étrangers, à nos vignobles!...

Plus qu'une nécessité, qui confine à une forme de survie et d'équilibre économique des domaines, on oublie peut-être un peu trop souvent, lorsqu'on évoque l'oenotourisme, que la filière a découvert depuis peu qu'il est indispensable de communiquer sur le métier, le vignoble, les méthodes culturales... L'époque où la ligne adoptée était :"Buvez, je m'occupe de tout et du reste..." est bien révolue. De plus, le grand public a montré depuis sa curiosité pour la chose du vin.

En abordant le sujet et en tentant de répondre à cette demande, on peut faire le choix d'une méthode résolument artisanale, sans tomber obligatoirement dans les réseaux de voyagistes experts (experts en quoi, d'ailleurs?...). C'est pourquoi j'ai choisi le terme de vinotourisme, puisque Vigne'Horizons, fille de La Pipette aux quatre vins, se veut destinée à la découverte du vignoble, des vignerons et du vin. Plus qu'à celle de l'oenologie, des oenologues et des cuvées oenologiquement correctes!...

On peut aussi faire le choix du vino-balnéo-tourisme!... Mode partagé, voire partitionné, qui allie plaisir de la dégustation, de la table, des rencontres et... de la plage!... D'ailleurs, les vignerons ne sont pas loin de se rapprocher des amateurs par cette formule, puisqu'il n'est pas rare de les rencontrer, désormais, sur quelques lieux de villégiature... qui sont aussi souvent les leurs!... Tels, pour l'heure et en cette soirée estivale, Catherine Bernard, venue de son Languedoc, présenter son 2009, largement cinsault et mouvèdre, dispenseur de plaisirs gustatifs, que l'on mettrait volontiers à table tout l'été, ou encore Fabien Boisard, du Domaine du Mortier, de St Nicolas de Bourgueil, résolument ligérien et cabernetophile!...

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Nuitamment, Chai Carlina-ment vôtre!...

Enfin, il n'est pas rare que cette forme de tourisme viti-vini alimente les rêves que nous avons parfois... Sans doute, vous parlerai-je un jour de celui qui se construit, quelque part, dans un espace libre de mon cerveau, dans sa mémoire vive : partir en bateau (à voiles!) faire le tour de la Méditerranée, à la découverte des îles, des vignobles insulaires, des vignerons îliens et de leurs cultures. Y a-t-il un éditeur-skipper dans la salle?...

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29 juillet 2010

Soirées Poisson, etc...

Nous voilà à la croisée des chemins!... A l'heure, plus exactement, du chassé-croisé!... Juillet prend congé et les aoûtiens sont dans les starting-blocks, pour Barcelone et ailleurs... Les effluves océanes, iodées à souhait, vous titillent l'olfactif... le goémon à marée basse... les oyats de la dune... le court-bouillon pour votre dernière pêche!...

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Côté cave, option nature, celle qui bouscule les us et coutumes de nos papilles. Où les doux coteaux de la Vallée de la Loire rejoignent les steppes orientales lointaines!... Prenez des langoustines vivantes. Faites leur prendre un petit bain, histoire de les saisir. Attention!... Une minute après la reprise de l'ébullition, pas plus!... Vous leur proposez de faire équipe avec une mayonnaise crémeuse d'une part et une cuvée Chapeau Melon de Marc Pesnot. Ça décoiffe pas mal, pour tout dire!... Mais, c'est plutôt tonique et bigrement frais!...

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Un accord est-ouest négocié ensuite : un filet de daurade, passé au four et juste mouillé d'une petite sauce légère et, non pas un vin des steppes lointaines, mais simplement un chardonnay ouillé, Les Grandes Teppes Vieilles Vignes 2007, de Jean-François Ganevat. Un Côtes du Jura qui mériterait d'être atlantique!... Une fougue océane, un spot qui déferle sur les marnes blanches comme l'écume. Prenez la vague à lame!... Jusqu'au fond du verre!...

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Des goûts, des couleurs, des origines diverses, au programme de cette autre soirée. Assiette façon tapas en entrée et jolie découverte avec ce Jerez (ou Xeres ou Sherry, c'est selon!...) de chez Emilio Lustau. Un Puerto Fino très agréable, que l'on pouvait associer à des saveurs aussi variées que saumon fumé et fenouil haché menu, omelettes aux tapenades, verte et noire, ou encore à une émulsion de concombre et noix de coco, voire à du melon et jambon de Parme!...

Le Grand Blanc 2007 d'Henri Milan était ensuite convié à table, pour répondre à une recette de pot-au-feu de thon au beurre d'anchois. Voilà un plat qui me laisse souvent sceptique, notamment par la difficulté à le réussir vraiment... Légumes trop cuits ou pas assez. Poisson trop sec ou rosé. Fort heureusement, le vin nous fit oublier les imperfections de la cuisson du met, avec sa panoplie d'arômes et sa fraîcheur réconfortante. Retrouvé dès le lendemain (les darnes étaient conséquentes!...) avec un Rosé de Chevalier 2009 quasi frappé, dans sa nouvelle livrée class!...

Le dessert, façon verrine, se composait d'une compotée de brugnons jaunes, de mascarpone, d'amandes grillées et de... fraises tagada!... Il faut vivre dangereusement!... Là, nous avons pu apprécier une Malvasia 2009 de la Stoppa, dolce e frizzante, d'Elena Pantaleoni, en Emilie-Romagne, savoureuse et élégante.

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Andreas Achenbach
Bateau de pêche dans une mer agitée

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24 juillet 2010

Tout le monde il est Baux!...

Dernier coup d'oeil dans le rétro, à propos de ce petit séjour en Provence. Pendant que, d'aucun, nous scotche devant l'écran, nous cristallise face à notre 19", en nous contant sa découverte de Ze Big West, le seul, l'unique, celui qui sent la poudre, le lait de cactus et les spare-ribs tex-mex, il ne me reste plus qu'à vous proposer la rencontre avec quelques vignerons du pays des Baux, de la bauxite, de l'ocre, du romarin et de la lavande réunis!... Motel de la route 66, en pleine tourmente de sable et de poussière, contre camping sous les pins et les oliviers, aux senteurs de thym sauvage et de lauriers roses!... On n'a pas les mêmes valeurs!...

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Quitte à découvrir les vins des de la région, autant y séjourner au moment d'un salon local, ou de la Fête des Vignerons!... Ça tombe bien, celle des Baux se déroule au coeur même de St Rémy de Provence, le dernier jour de notre semaine dans les Alpilles. Pour tout dire, elle était prévue dans le courant du mois de mai, mais les excès de la météo (une pluie diluvienne persistante, dès le début de la matinée!... eh oui, ça arrive ici aussi, quand souffle le mistral noir!...) avaient obligé le syndicat local à tout annuler le jour même!... Et donc, à repousser au 26 juin ce rendez-vous.

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C'est la jolie Place Favier, ses dalles blanches et l'ombre de ses platanes, qui reçoit la douzaine de vignerons du cru et les visiteurs (pas bien nombreux, pour tout dire!). Il faut dire que le Syndicat des Vignerons des Baux regroupe quinze domaines, pas un de plus. Non compris Henri Milan et Trévallon (et pour cause, pour ce dernier!). Les absents ont eu tort, puisque l'occasion permet de faire le tour de ce qui se fait dans l'appellation. Plaisir rare!... Les amateurs pouvaient donc spéculer sur l'avenir des plus récentes cuvées, sans même avoir à consulter les écrits de Michel de Nostredame, alias Nostradamus, médecin et astrologue célèbre, natif de St Rémy.

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- Domaine Guilbert :
Un domaine de la face nord des Baux, situé à St Rémy, il se compose de quatre hectares de l'ex-Domaine Hauvette (ex-chai compris), rachetés  en 2007, par un couple d'artisans du Nord de la France, Guy et Nathalie Delacommune, histoire de mettre le cap au Sud, sans doute!... Modernes, clean, résolument "buvables", les vins du domaine ne sont pas vraiment faits pour surprendre, si ce n'est à l'oeil!... Comme le Rosé 2009, grenache et cabernet, à 50-50. En bouteille, il est d'un joli rose diaphane. Dans le verre, on dirait un blanc, à peine teinté!... Étonnant!... Succès garanti, lors des soirées estivales!... Le Rouge 2007, syrah et cabernet, fifty-fifty, agréable et friand, pourra lui succéder, jusqu'au bout de la nuit!...

- Mas de Gourgonnier :
Un pilier de la région!... La famille Cartier (si t'avais navigué!...) est installée là, face sud des Baux, dans le même superbe vallon que Lauzières, sur la non moins superbe petite route, qui va de Maussanne les Alpilles à Aureille ou Eygalières depuis... depuis des générations!... 45 hectares de vignes et 20 d'oliviers, le tout en agriculture biologique depuis 1977. La gamme se décline de façon on ne peut plus classique : des cuvées "Tradition" et d'autres "Réserve du Mas". Les blancs sont en AOC Coteaux d'Aix, comme il se doit, issus de sauvignon, grenache blanc et rolle. La "Réserve", vinifiée et élevée en barriques pendant neuf mois.

Coté rouge et rosé, la cuvée Tradition est composée de grenache, syrah, cinsault, carignan et mourvèdre. Les rosés sont issus de saignées. La cuvée Réserve (grenache, syrah, cabernet sauvignon) est élevée pendant un an en foudre de 50 hl. Une sélection à dominante grenache-syrah, Le Clos du Paradis, est élevée douze mois en demi-muids (600 l). Tout cela est cohérent et en offre pour tous les goûts. A noterimg446 enfin, la Cuvée sans soufre ajouté 2008 (grenache, syrah, cabernet sauvignon et carignan), qui ouvre de nouveaux horizons aux fidèles de la maison. Globalement, du solide.

- Château Romanin :
Un autre domaine face nord, devenu la propriété de Anne-Marie et Jean-Louis Charmolüe, propriétaires naguère du Château Montrose, Grand Cru Classé de St Estèphe. Plus de 55 ha de vignes (dont 4 de blanc, rolle et ugni blanc), 4 ha d'oliviers, 1,5 ha d'amandiers, pour un total de 230 ha!... Beau domaine!... C'est Denis Dubourdieu qui en est l'oenologue conseil. Point de vue culture, c'est la biodynamie qui préside ici. Connu, notamment, pour sa cave souterraine, remarquable par ses dimensions. Le Rosé 2009 est très agréable, moderne, léger, avec son assemblage de counoise (quasi cinquantenaire), grenache, syrah et mourvèdre. Jolie impression également avec le Blanc 2009, à dominante rolle planté sur des sols limono-argileux de bas de pente. Le Mas de Romanin 2009 et un rouge de cuve et de printemps, issu de vignes relativement jeunes. Large assemblage (7 cépages) pour la cuvée la Chapelle de Romanin 2007, à la structure plus affirmée. Un supplément de chair, de volume et de complexité pour le Château Romanin 2005, issu des meilleures vignes de grenache, syrah, mourvèdre et cabernet sauvignon.

- L'Affectif :
En rosé et rouge, c'est ainsi que que se nomment les vins de Jean-André Charial, propriétaire de L'Oustau de Baumanière, très grande table locale et, accessoirement, président du syndicat des vignerons. De quelques rencontres (Jacques Puisais notamment), naîtra l'envie de faire un vin qui ait la "gueule du lieu et les tripes du vigneron"!... Après un premier projet avec Château Romanin, c'est avec Jean-Daniel Schlaepfer, du Domaine de Lauzières, que se concrétise la démarche, le doux rêve... En fait, il s'agit d'achat de raisins issus de vieilles vignes cultivées par Gérard, Jean-Daniel et François, le trio de Lauzières. Résultat, deux jolies bouteilles : L'Affectif rosé 2008 (50% counoise, 25% grenache et 25% cinsault), plein de fraîcheur, tonique et L'Affectif rouge 2005 (60% grenache, 20% syrah et 20% mourvèdre) joliment fidèle à ses origines sudistes!...

Alors, pourquoi L'Affectif me direz-vous?... En fait, il semblerait que ce soit une conversation avec Wolinski, au sujet du Premier Ministre de l'époque, qui soit à l'origine du nom. Au détour d'une phrase, Wolinski aurait dit : "Raffarin, il carbure à l'affectif..." L'histoire ne dit pas si les cuvées sont désormais entrées dans les caves de Matignon!...

Et cela en guise de conclusion de ce séjour du côté des Baux de Provence. C'est promis, je ne vous en parle plus avant l'année prochaine!... Enfin, peut-être!...

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17 juillet 2010

Un peu de Coteaux d'Aix-en-Provence?...

Dans notre volonté d'élargir notre découverte des vignobles de la partie ouest de la Provence, cette fois, ça y est, nous mettons le cap à l'est!... Quelques domaines apparaissent dans le carnet de route : Révelette, de Peter Fischer, à Jouques, ou encore la Réaltière, de Pierre Michelland, à Rians, voire la Brillane, de Rupert Birch, à Aix-en-Provence. Un beau trio!...

Et puis, finalement, les circonstances, d'autres suggestions ou la lecture d'une revue récente, nous mettent sur d'autres pistes... Le plus étonnant, c'est que parfois, pour peu, les rencontres prennent le pas sur le vignoble et les vins. Quand ce n'est pas l'Histoire (avec un grand H), ou l'évocation d'une passion sportive passée. Le vinotourisme réserve souvent de jolies surprises!...

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AOC Baux-de-Provence et l'essentiel des Coteaux d'Aix-en-Provence
selon le Grand Atlas des Vignobles de France, de Benoit France

Nous avons donc mis le cap sur Vernègues, non loin de Salon de Provence. Non pas pour faire salon, mais pour saluer Marie Lottin, blogueuse et ardente facebookiste à ses heures, en charge des aspects commerciaux et relationnels (entre autres) d'un domaine parmi les leaders de cette grande appellation provençale, étendue du moins, les Coteaux d'Aix en Provence. En plus, figurez-vous, c'est son anniversaire!...

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24 Juin - 11h - Château Bas

Ici, l'Histoire est partout, notamment sur et dans la terre de cette partie de la Provence. Curieusement, un temple du Ier siècle avant J-C, les traces d'un camp romain et deux châteaux millénaires côtoient, de nos jours, un assez remarquable (au moins visuellement!) viaduc SNCF, destiné au TGV Paris-Lyon-Marseille!... Et l'on peut même dire que certains combats se rejoignent. Ceux que l'on mène pour convaincre les autorités de la valeur d'un patrimoine, sorte de trésor englouti dans les remblais d'une voie romaine (encore Aurélia?...), ou ceux qui tendent à démontrer la légèreté de certains ingénieurs d'une grande entreprise, lorsqu'il s'agit d'implanter les piliers d'un pont de béton qui, pour le moins, fait tâche dans le paysage!...

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Avec Marie, nous évoquons donc ces combats et les siens. Ceux de la vie. Les portes qui claquent. L'éternel recommencement. Les rencontres un brin curieuses et celles de la blogosphère. Peut-être, faudrait-il mettre de côté ces aspects de l'existence et rester le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges des cuvées à découvrir, comme certains clients de passage, qui goûtent trois-quatre cuvées, même s'ils savent déjà laquelle il vont acheter... "Merci!... Je suis sur la route!..." Mais, c'est la Nationale 7!...

Château Bas, c'est déjà une belle machine!... Plus de soixante dix hectares, en conversion bio depuis l'an dernier. Paris ne s'est pas fait en un jour!... La gamme est large et il est difficile d'en faire le tour en quelques minutes, surtout quand le temps risque de nous manquer. Il y a d'abord L'Alvernègue (dans les trois couleurs) et Pierres du Sud, globalement issues d'une vendange mécanique. Puis, la Cuvée du Temple, qui monte doucement dans la hiérarchie. Les sols sont le plus souvent limono-argileux, ou composés d'un substrat calcaire. L'encépagement est classique de la région : grenache, syrah, cinsault et cabernet sauvignon pour les rouges et rosés. Grenache blanc, rolle, ugni blanc et sauvignon pour les blancs. Depuis peu, une cuvée en Vin de Table est apparue, genre "nature". La Cuvée B, largement composée de syrah, plus un peu de grenache. Un côté très sud et un caractère franc et massif. Une bouteille qui se plaît à passer en carafe, mais qui ne manquera pas de séduire les amateurs curieux!... Voilà donc un domaine de belle taille, mais qui ne manque pas d'intérêt. Aucune faute de goût, dans la série de vins dégustés. Château Bas a sans doute sa place au plus haut de la hiérarchie locale!... Jolie étape sur la Route Bleue!...

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24 juin - 14h30 - Villa Minna Vineyard

Et cette horloge qui n'arrête pas de tourner!... A peine le temps de se sustenter, à base de charcuterie locale, en compagnie de Marie, que cette dernière, prenant connaissance de notre rendez-vous de l'après-midi, nous propose gentiment de nous mettre sur la bonne route!... Un grand merci au passage, ceci nous aura certainement évité un rallye dans la campagne aixoise!... Même si, le rallye, c'est justement un sujet pour lequel, le vigneron que nous allons rencontrer, Jean-Paul Luc, en connaît un rayon!...

C'est la lecture du numéro de juin de la RVF, qui nous a mis la puce aux papilles. Coup de coeur de Philippe Maurange, l'auteur de l'article... "Des vins précis et aromatiques"... "La visite du domaine est passionnante"... Et puis, ce statut d'ancien coureur automobile... Avant même de savoir si j'avais déjà pu croiser une de ces cuvées, je tentais de replonger dans les méandres de ma mémoire d'adolescent passionné 28062010_109de course automobile. C'était à l'époque (les années 70!) où mon argent de poche passait dans l'achat de Sport-Auto ou d'Auto-Hebdo!... Non, non, pas de P4, ni de pétards!...28062010_110 Pour je ne sais quelle raison, j'imaginais tout d'abord Jean-Paul Luc, comme éminent copilote d'un prestigieux rallyman, sur Alpine-Renault, ou sur Ford Escort!... Le cerveau et ses mystères!... En fait, il était bien au volant et, le plus souvent, de Citroën (puisqu'il en vendait dans le garage de son père)!... C'est lui que l'on le vit, lors de rallyes du Championnat du Monde, au volant de DS, de CX, voire de GS, sur les pistes de l'Acropole, du Portugal, du RAC Rallye ou des Milles Lacs (les connaisseurs apprécieront!). Une sorte "d'oncle" de Sébastien Loeb!... Un passionné de la terre!... Et de l'aventure aussi!... Comme en témoigne sa participation à l'une des dernières grandes aventures sportives terrestres du XXè siècle : la version 1977 du Rallye Londres-Sydney, créé en 1968. Depuis, à l'exception de Londres-Mexico, destiné à saluer le passage de la Coupe du Monde de Football de Londres (en 1966) à Mexico (en 1970), puis des premiers Paris-Dakar (auxquels il prit part également en 1981), le formatage de l'aventure dans les grands espaces a fait son oeuvre et les plus jeunes préfèrent Koh Lanta (non, non, pas de lien là)!... Bien sur, je vous parle d'un temps, que les moins de deux fois vingt ans ne peuvent pas connaître!...

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Passionné de terre et d'aventure donc. Il n'en fallait pas moins pour retrouver Jean-Paul Luc et son épouse Minna (venue de Finlande, au lendemain des Milles Lacs, peut-être?...) quelques années plus tard, dès 1987, reprenant la propriété familiale de 15,48 ha, située du côté de St Cannat et Éguilles, au coeur de la Provence aixoise. C'est la naissance de Villa Minna Vineyard.

Ce domaine était à l'abandon depuis le décès du grand-père en 1979 dans... un accident de voiture! Et, pour Jean-Paul, c'était une manière de lui rendre hommage, que de redonner vie à la propriété. Il faut dire que l'aïeul Alexandre, qui fut des premiers aviateurs et féru de navigation maritime en solitaire jusqu'au terme de sa vie, avait du transmettre quelques fameux gènes, de ceux qui poussent certains détenteurs à relever plus aisément les défis!...

En 1987, tout commence par un arrachage des friches et une replantation. Si la production, jusqu'en 1979, fut destinée à la cave coopérative locale, l'objectif de Minna et Jean-Paul est résolument qualitatif et influencé par les vins d'Eloi Dürrbach, à Trévallon. Dès les débuts, l'option bio est comme une évidence. Depuis deux ans, le domaine l'officialise, puisqu'il est en conversion, afin d'obtenir le label Ecocert en 2011, sans que ce soit une absolue fin en soi.

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Nous aurions sans doute apprécié de parcourir tout ou partie des vignes du domaine, en compagnie de Jean-Paul Luc, mais celui-ci manque de temps. Nous ne pouvons, malgré tout, lui en tenir rigueur, puisque nous savons par ailleurs, que Minna, cavalière émérite, a été victime d'une grave chute de cheval, voilà quelques mois, qui aurait pu lui être fatale. Du coup, nombre de tâches, naguère partagées, le sont devenues un peu moins, pour quelques temps encore... Comme un rappel des méandres, auxquels nous soumet la vie...

La quinzaine d'hectares est plantée de syrah, cabernet sauvignon, mourvèdre et d'un peu de grenache pour les rouges et de vermentino, roussanne et marsanne pour les blancs. Jean-Paul Luc nous confie aisément que le vignoble pourrait être d'une moindre surface, si c'était à refaire, indépendemment des évènements de la vie. A la plantation, l'accent a été mis sur des variétés sélectionnées pour être qualitatives et peu productives. Les sols sont largement argilo-calcaires, parsemés de nombreux fossiles.

Les vignes sont cultivées dans le cadre de la charte Nutrition Méditerranéenne en Provence, sans aucun désherbants, ni pesticides, ni engrais chimique. Un rang sur deux est enherbé et le second travaillé. Taille résolument courte, ébourgeonnage soigné, vendanges en vert selon les cépages et la charge. Et après, c'est le mistral qui fait son oeuvre!...

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Source : Villa Minna Vineyard

Lors des vendanges, recherche de la pleine maturité. Le soin apporté pendant toute cette phase, doit permettre d'éviter toute trituration du raisin. Vinification en cuves inox de volumes réduits. Levures indigènes exclusivement. Le plus souvent, quatre années séparent les vendanges de la commercialisation des rouges (deux pour l'élevage en barriques du Minna Vineyard et jusqu'à deux en bouteilles, pour le 2005 notamment). Le blanc, quant à lui, est vinifié à hauteur de 30% en barriques, avec bâtonnage et 70% en cuves de 15 hl, cépage par cépage, avec fermentation malolactique et sulfitage réduit au strict minimum. Tous les vins sont ensuite élevés dans un chai enterré (attention à la tête!), à l'abri des variations de températures. Assemblage quelques temps avant la mise.

Minna Vineyard 2006 rouge est proposé en Vin de Pays des Bouches du Rhône. 46% syrah, 42% cabernet sauvignon et 12% mourvèdre, élevé 24 mois en fûts. La mise est assez récente (avril) et l'expression est un peu sur la réserve. Du solide!... Une texture et un volume faits pour durer. Dans un registre mûr, non dénué d'élégance et de fermeté. Minna Vineyard 2007 blanc, en Vin de table, sous la dominante du duoimg444 roussanne (36%) et marsanne (16%) comprend aussi 45% de vermentino. Mise assez récente également. Le choix d'une certaine modernité et d'une part de technologie n'oblitère en rien les qualités du vin. Expression franche et agréable, aux accents sudistes palpables. Cette cuvée semble avoir un très beau potentiel et pourrait être une référence, en matière d'accords avec une belle cuisine de poisson. A ce stade, l'aération révèle une gamme aromatique des plus séduisantes!... A suivre avec intérêt!... Enfin, la cuvée Villa Minna 2006 rouge, en VdP des Bouches du Rhône également, est issue de cabernet sauvignon (50%), syrah (40%) et d'une pointe de grenache (10%). Vinification et élevage en cuves uniquement, cépage par cépage. Un assemblage harmonieux et plutôt tonique, aux accents mûrs, nuancés d'épices et de fruits rouges. A noter que le Minna Vineyard 2004 est également disponible, mais pas le 2005, toujours sur la ligne de départ, attendant le décompte du chronométreur!... 5,4,3...

Si vous passez dans la région, vous découvrirez peut-être ce panneau, aux connotations résolument anglo-saxonnes. Ne vous y trompez pas cependant!... Il s'agit bien là d'un domaine familial et d'ailleurs, ce sont les deux filles, dont Tutti, jeune mariée de juillet, qui sont à l'origine des étiquettes de chacune des cuvées, rappelant des dessins de leur enfance. Il serait étonnant que "l'homme pressé" que fut Jean-Paul Luc, ne consacre pas un peu de son précieux temps, pour vous recevoir, avec sa passion et toute sa sensibilité. Il a souvent fréquenté les sentiers battus et les pistes lointaines. Prenez donc les chemins de traverse pour partir à sa rencontre!...

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11 juillet 2010

Le Vers de Vin, à Challans (85)

Nous sommes dans une petite ville de Vendée, à la dynamique commerciale bien connue, capitale du Marais Breton Vendéen, située à quelques encablures de la partie nord-ouest de la Côte de Lumière et ses stations balnéaires, St Gilles-Croix de Vie, St Jean de Monts (bien connue des ReVeVineurs!) et quelques autres communes, ainsi que de l'Ile de Noirmoutier. Challans connut ses heures de gloire sportive, notamment lorsqu'elle compta, dans son patrimoine associatif, un club de basket-ball au niveau national, pendant plusieurs années. La ville est aussi réputée pour ses canards et son poulet noir, que l'on trouve sur nombre de tables, comme à Eygallières, Sous les Micocouliers, par exemple!... Elle est aussi devenue la deuxième agglomération du département, pour le nombre d'habitants (si l'on en croit l'Almanach du facteur!), passant ainsi devant les sous-préfectures, Les Sables d'Olonne et Fontenay le Comte.

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Figurez-vous que, justement de passage, voilà une petite quinzaine, chez Henri Milan, à St Rémy de Provence, nous parlons de la Vendée, l'océan et tout et tout... Et aussi, des clients du domaine et notamment, ce petit restaurant au coeur de Challans, Le Vers de Vin, où Lilian est au piano et Sophie, sommelière passionnée, en salle et côté vins et ce, depuis à peine plus d'un an!...

Nous évoquons la chose avec Philippe Gallard, sur le zinc du Chai Carlina qui, en effet, n'en a entendu que du bien, avant même d'en découvrir la cuisine et les accords mets-vins. Il se trouve qu'ils sont dans la même mouvance vinique, puisque l'essentiel des deux cartes est composé, de plus en plus, de vins bio et nature.

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Le Chai Carlina, dans sa parure estivale, une recette retrouvée dans un vieil "homme debout"
et un Saumur blanc, genre cheval fougueux, crinière au vent!...

Ce qui les rapproche également, c'est cette volonté rare de découvrir les vins avec le vigneron et de garder une totale indépendance dans le choix des cuvées qui apparaissent à la carte. Aucune intervention extérieure, pas de pseudo conseils qui tendent à uniformiser gravement les cartes des vins des restaurants de la région. Après tout, l'objectif n'est pas, pour nombre de restaurateurs "saisonniers" du coin, de "se casser la tête avec les vins!..."

Petite soirée dînatoire donc, à l'heure ou d'autres font le choix d'une petite finale télévisuelle. Nonobstant, la petite salle est complète (25 couverts, il est vivement conseillé de réserver!) et les ardoises (menu et vins) vont très vite nous mettre dans l'embarras du choix!... Mais, c'est plutôt bon signe!... Côté vins, la liste fait saliver : Overnoy, Foillard, Gramenon, etc...  Vite, pensons accords met-vin!... A noter également, qu'une sélection de vins à emporter est également présente sous nos yeux : Milan, Plageoles, Agrapart, Landron, Courtois, Bouvier, Clos Fantine!... Génial!...

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Risotto d'encornets farcis et jus au safran, grenadin de veau au Noilly Part
et nougat glacé aux cerises et Lambrusco. Slurp!...

De succulentes entrées, pour les uns et les autres : risotto d'encornets ou flan d'asperges aux langoustines poêlées, pour répondre aimablement à un Arbois Pupillin de Pierre Overnoy, du genre qui vous laisse coi!... Y compris les moins avertis d'entre nous!... C'est dire!... Autre choix : une tarte fine à la tomate et au pistou, avec un Côtes-du-Rhône de chez Gramenon, qui glissa ensuite sur un carré d'agneau de belle facture!...

Pour le grenadin de veau, notre première option va vers un Morgon de chez Foillard, mais Sophie intervient pour nous conseiller un gamay de Philippe Peulet, Les Bonichons 2007, en Côte Roannaise. Bien joué!... L'accord est au top!...

Vous savez quoi?... Pour l'été (et même au-delà!) replongez dans vos recueils de poésies préférées, verre en main!... Par exemple, Je connais des îles lointaines, de Louis Brauquier :

Du vin blanc de Cassis, du pain craquant, des huîtres,
Les oeuvres de Whitman,
Un voilier laissant lire à la brume des vitres,
Le nom de Rotterdam.

Notez sur vos tablettes Le Vers de Vin, 1 bis rue Galliéni, à Challans, 02 51 35 25 54.

Posté par PhilR à 12:20 - Carnet d'adresses - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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