Je suis très tenté, en ce début d'année, alors que les solitaires autour du monde regagnent l'un après l'autre le port des Sables d'Olonne, d'évoquer la fin de l'aventure de La Vinopostale. Cela peut paraître présomptueux, voire prétentieux, de glisser sur cette actualité aventureuse, pour effectuer un quelconque parallèle mais, au moins cela me permet de... boucler la boucle!... En 2015, j'avais consacré quelques articles ici-même à la création de cette cave yonnaise dédiée aux vins vivants, il me parait normal, voire sain d'apporter une conclusion en quelques lignes. Histoire, diront certains, de clore la thérapie... avant de passer à autre chose.

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Quelques lignes, quelques mots aussi pour remercier ceux qui sont venus commenter mon post du 6 janvier dernier, sur ma page Facebook. Celui qui évoquait la "déconstruction" de La Vinopostale. Toutes les personnes qui m'ont soutenu au quotidien ne sont, bien sur, pas toutes intervenues ce jour-là et par ce mode réseausocial, mais celles qui l'ont fait ont sans doute donné leur sentiment pour toutes les autres. Et du mieux qu'elles pouvaient le faire, puisque ces commentaires m'ont vraiment touché.

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Ne comptez pas sur moi pour déverser ici un quelconque fiel d'une amertume débordante! A ceux qui pourraient se permettre de parler d'échec, on ne peut qu'évoquer l'expérience accumulée pendant seize mois, comme c'est là une pratique courante dans d'autres lieux, d'autres pays, dont la culture est si différente de la nôtre en la matière. Oh, certes! Tout n'était pas parfait dans mon projet! J'y ai - je devrais dire plutôt nous y avons - passé du temps pourtant, au préalable, mais fort de circonstances supposées favorables, professionnellement parlant, j'y suis sans doute allé un peu la fleur au fusil!... Nous savions qu'il fallait du temps pour imposer une idée, un style, une marque, mais pas autant que cela sans doute.

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Je ne suis pas très fier de fermer ainsi, si vite, cette escale de La Vinopostale, même si le petit aérodrome, dont la piste va de nouveau verdir, n'était pas idéal, dans cette rue des Halles yonnaise si décriée par certains, quasiment maudite pour d'autres!... En ouvrant un 17 septembre (diciassette! Jamais un Italien n'aurait ouvert un diciassette! Pour peu, qu'en plus, un chat noir ne traverse la rue ce jour-là! N'est-ce pas Luca?...), une fin d'année supposée porteuse, ne pouvait qu'être un cache-misère des débuts d'année frileux. En relisant mes publications de cette année 2015, sur ce blog, on ne peut que deviner une forme de doute s'installant subrepticement entre les lignes.

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Malgré les modalités et formalités, sorte de figures imposées par diverses autorités dans notre beau pays, j'ai le sentiment d'avoir eu la liberté de tenter ma chance. Et, il faut bien dire que cette impression est presque la même, pour ce qui est de ma liberté de fermer. Fallait-il persister lorsque le doute s'est installé?... Devais-je continuer à faire bonne figure, alors que la morosité commerciale devenait presque quotidienne?... Vous me direz, si tous les marins et tous les aviateurs n'avaient pas eu plus d'abnégation que moi, on en serait encore à l'âge de pierre de l'aventure!... Mais, pour ma part, je ne voulais que tenter de marcher dans leurs pas, pas les égaler, avec parfois un destin funeste... Carpe diem, d'accord! Mais en restant debout!...

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Alors voilà! Que reste-t-il de tout cela?... Des rencontres, parfois importantes, quelques cartons d'un petit stock au fond d'une cave et... le souffle d'une hélice au moment de monter à bord d'un avion, pour une nouvelle aventure. La poussière pique les yeux, le ciel chargé de nuages se libère des sombres nuées et indique qu'il est temps de remettre le cap sur l'avenir, histoire aussi d'être à la hauteur de l'affection ou de l'amitié de celles et ceux qui vous entourent. "Celui qui n'essaie pas ne se trompe qu'une seule fois" comme le disait mon ami rochelais Philippe, ami d'adolescence qui, n'en doutons pas, sait aussi de quoi il parle, quand il paraphrase Véronique Sanson.