Après avoir digéré les heures supplémentaires des festivités de fin d'année, on peut quand même se remettre à table, gentiment, gourmandeusement!... Et pourquoi pas, se lâcher un peu en cuisine, sans adopter tous les canons préconisés par les grands maîtres ès-fourneaux ou les revues spécialisées.

En ce premier week-end de janvier, pour bien débuter l'année, Madame PhR me confie les clés du marché, ne reculant devant aucun sacrifice, au risque de devoir être confrontée à quelque élucubration gastronomique (sans que ce qualificatif ne soit revendiqué!), sur la base, comme bien souvent, d'un accord new age!...

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Que pensez-vous de coquilles saint Jacques?... Pas très original, me direz-vous, surtout pour nous autres Yonnais, approvisionnés en direct, tout l'hiver, par un coquillier d'Erquy, présent chaque samedi sous les halles. "Donnez m'en une douzaine!..."

Objectif, les passer à la poële juste ce qu'il faut et les napper d'une sauce aux poivrons rouges (en bocaux), mixés et allongés d'une crème fraîche basique. Ça vous parle?... En guise d'accompagnement, du riz basmati et une chiffonnade de fines lanières de pata negra, figatelli (saucisse de foie de porc corse, pour ceux qui l'ignoreraient) et poivron rouge, le tout passé dans un peu d'huile d'olive et à la poële également. A noter que la plancha doit aussi convenir à cette préparation.

Côté vin, une redécouverte extraite des plus bas rayons de la cave : un Franc Blanc 2006, du Domaine St Nicolas, cher à Thierry Michon, en Fiefs Vendéens et plus exactement de Brem sur Mer. Si la commune vient de perdre quelques hectares en bio, suite à l'arrêt de Samuel Mégnan (ce qui ne manque pas d'agraver les statistiques de la nouvelle AOC-AOP locale, restant la seule du Val de Loire à ne pas progresser en la matière...), elle bénéficie toujours de sa locomotive, en la personne du vigneron de l'Ile d'Olonne, qui ne manque pas de remettre du charbon, chaque jour, pour faire progresser la qualité et promouvoir les vins d'une région (que certains pourraient avoir l'imprudence ou la légèreté de qualifier de mineure, inspirés peut-être par la proximité de la côte atlantique et les souvenirs des temps légers de vacances estivales), dont le potentiel d'évolution, après quelques années de garde, devient une évidence pour tous ceux qui s'y essaient, à table notamment.

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Ce Franc Blanc 2006 (du chenin dans le langage local ancien) a conservé sa fraîcheur et sa dynamique. On lui découvre une jolie persistance et une sapidité assez remarquable, qui en fait l'égal de quelques grands blancs de plus nobles origines (selon les caciques et autres guides spiritueloviniques). N'y voyez pas là une quelconque forme de chauvinisme, mais plutôt la démonstration des qualités, évidentes pour certains, notamment à l'export désormais, de la plupart des cuvées "haut de gamme" du Domaine St Nicolas, qu'elles soient issues de chenin, de chardonnay, de pinot noir, de cabernet et de l'étonnante négrette. Indéniablement, vous pouvez encaver quelques-uns de ces nectars et vous étonner à table, sans parler de surprendre vos amis les plus exigeants.

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