Voilà de quoi rappeler quelques souvenirs à tous ceux qui faisaient naguère escale à l'Île d'Yeu!...Qu'ils viennent à voile ou à vapeur. Alors même que je débutais ma journée sur les pontons de Port Olonna, histoire de saluer, comme il se doit, la marine à voile dernière génération, s'apprêtant à se lancer dans une circumnavigation planétaire, dont vous allez fatalement entendre parler à partir du 10 novembre prochain, lorsque le Vendée Globe 2012-2013 remontera le chenal séparant Les Sables d'Olonne de La Chaume, Madame PhR, bravant la pluie incessante de cette fin de semaine, se rendait au marché.

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Nous avions convenu d'opter une nouvelle fois pour les coquilles Saint Jacques d'Erquy, présentes sous les halles de la ville tout l'hiver et de les accommoder d'une manière originale. Mais, c'était sans compter sur la présence d'un poissonnier proposant des patagos!... Autrement dit, des vénus (appellation contestée). Un petit coquillage, un bivalve, de la taille des palourdes et dont le muscle à consommer ressemble un peu aux coques. Une spécialité ogienne pur sucre, je veux dire de cette île que l'on peut deviner dans la brume de chaleur, au large de St Jean de Monts, par beau temps.

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En cherchant un peu, on apprend que ce met était devenu effectivement très rare et qu'il avait disparu de nos assiettes, jusqu'en 2011, année au cours de laquelle deux bateaux (pas dans le style de celui ci-dessus!) de l'île obtinrent de nouvelles licences pour les pêcher, dans le plus grand respect de la ressource. La recette est d'une simplicité absolue : dans un faitout, on fait ouvrir les coquillages avec du beurre, additionnés d'un peu de vin blanc, d'un soupçon d'ail, de persil et de crème fraîche. Vous les servez bien chauds, accompagnés d'une ou deux pommes de terres tièdes, coupées en rondelles et persilbeurrées.

Nombre d'options sont possibles côté vin, mais si vous avez sous la main un vin Blanc 2008 d'Andréa Calek, pur viognier sec et frais retour d'Ardèche, n'hésitez pas une seconde!... D'ici à ce qu'on revoit sur les étals des pouces-pieds, succulents crustacés que l'on trouve également sur la côte sauvage de l'Île d'Yeu, mais que l'on n'a plus le droit de pêcher, à cause des dangers de cette pêche, nous serions comblés. Mais, pour le moment, seuls les habitants de Belle-Île disposent de licences pour pêcher les dits crustacés, qui sont tous expédiés, sauf exception, en Espagne, vu que les Espagnols les vénèrent en mode tapas, par exemple!... Je me demande si l'ami Andres, dans sa Bodega Cigaleña de Santander, n'en reçoit pas de temps en temps... Une escale à prévoir!...

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