30 juin 2007

Les Vendredis du Vin, acte IV

vdv_logo_1_Il est presque minuit!... C'est le dernier vendredi du mois!... Dans le genre surbooké cette semaine, j'ai couru ce soir, jusqu'au Chai Carlina, en quête d'un "oxydatif", selon le thème choisi par le capitaine du mois (ooh!... capitaine, mon capitaine!...) Olivier Grosjean, alias Olif WBT 007, pour les Vendredis du Vin de juin.

On n'est jamais à l'abri des surprises à Saint Jean de Monts!... En voici une nouvelle démonstration!... Un oxydatif?... Philippe, derrière son bar est perplexe, juste un instant!...

- J'ai ce qu'il te faut... En fait, j'en ai deux, mais les bouteilles sont ouvertes depuis... depuis...

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Et voilà que je vois ressurgir Lune de Miel 1998, du Château Pique Perlou, un grenache blanc de l'Aude, tout à fait étonnant et, dans un registre quelque peu différent, le Vin Jaune 1999 de Michel Gahier, ouvert à l'occasion de RE-VE-VIN 2007 et plus particulièrement pour le "Off gourmand"!... Oui, oui, 290607_005l'échantillon n°11, lui-même!...

Voilà qui permet au passage d'insister sur l'incroyable durée de vie de ces vins qui, même oubliés, sans précautions particulières, offrent après plusieurs semaines, des qualités presque intactes, du moins, une évolution tout à fait étonnante.

Ces oxydatifs m'étonnent un peu plus à chaque fois. On pourrait citer de nombreux exemples, qui sont autant de souvenirs marquant dans nos mémoires : la Fauquette 2000, ou certains Xerez...

Bon, ben, ça y est!.. On est samedi!... Mon carrosse s'est transformé en crapaud gluant!... Mais, euh, je ne porte pas de pantoufle en verre!... Belle nuit les oxys!...

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24 juin 2007

Vinexpo, best regards!...

Quelques jours à Bordeaux, en juin!... En arrivant par l'autoroute, le grand portique indicateur, sous lequel passe le flot des véhicules, avait une expression prémonitoire : Vinexpo, du 17 au 21 juin, risque de bouchons!... Nous voilà rassurés, en fait!...

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La biennale planétaire du vin vient de fermer ses portes. Prenons le temps de jeter quelques regards, afin de se faire quelques souvenirs. Quelques images aussi, pour faire part de son gigantisme, de son ambiance foire commerciale, par certains aspects, sans oublier que ce grand rendez-vous génère aussi des rencontres, des dégustations fleuves et quelques "offs" qui méritent le détour, s'il vous reste un peu de temps!...

D'abord, l'approche pratique du salon : en premier lieu, la circulation automobile. La rocade bordelaise est souvent encombrée, inutile de vous prendre la tête! Keep quiet! Les parkings sont à l'image du hall de près d'un kilomètre : immenses! Pour s'y glisser, laissez-vous guider. Le flux des véhicules peut paraître curieux à certaines heures, mais, ça fonctionne!...

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Autre point à ne pas négliger : être bien chaussé!... Non seulement, vous êtes fatalement garé, au moins, à trois cents mètres des accès, mais ensuite, l'immense hall se compose de quatre ou cinq allées parallèles, auxquelles il faut adjoindre les transitions vers les halls 2 et 3, à chaque extrémité, composés eux aussi de plusieurs allées!... C'est simple : si vous êtes au coeur du hall 2 et que l'on vous attends au 3, vous en avez pour dix à quinze minutes!... Et encore, pas au moment de grande affluence!... Autre solution, l'allée tendue de moquette rouge, parallèle au bâtiment à l'extérieur, mais, certains jours, sous le soleil, vous êtes quitte pour une bonne suée!...

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A partir de là, mieux vaut avoir préparé son affaire!... Vous pouvez vous laisser haper par tel ou tel stand ou pavillon, mais, dans bien des cas, sans rendez-vous, la dégustation se limitera à un rapide survol. Bien sur, si votre badge porte un nom évocateur (plutôt bien connu ou teinté d'un rien de mystère), ou que vous êtes porteur d'un attaché-case de bonne facture, ce sera plus facile. Ceci dit, dans bien des cas, et surtout certains jours (les plus calmes), vos interlocuteurs sont souvent prêts à vous permettre quelques jolies découvertes.

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Ainsi, en ce lundi matin, j'avais rendez-vous avec Silvana Lilli, de l'Enoteca Italiana de Sienne, essentiellement pour récupérer quelques livres consacrés aux vins italiens. Après quelques minutes d'entretien, elle me fait la suggestion de déguster quelques vins de Toscane. Difficile de refuser!... Avec le couple qui m'accueille gentiment, nous partons sur l'idée d'une comparaison entre des partisans d'un style "classique", face à quelques tenants de méthodes dites "modernes". Un débat très présent en Italie!... La Signora Lilli m'avait prévenu : vous allez voir là quelques très belles bouteilles made in Toscana!... Dont acte! (C) pour classique et (M) pour moderne, vous l'auriez deviné.

- Azienda Agricola La Sola, Chianti Classico 2003 (C) :
100% sangiovese, élevage en foudres. Rubis intense. Joli nez finement boisé, pur, sans déviance aromatique. 190607_013Beaucoup d'intensité. Les tannins sont fermes, mais le vin ne s'exprime pas du tout par une sorte de chaleur envahissante. Très belle longueur. Beau vin!

- Villa Branca, Chianti Classico Riserva 2003 (M) :
Sangiovese et 10% de merlot. Rubis sombre. Nez s'ouvrant lentement sur les fruits mûrs. Une bouche forte et dense. L'acidité assez soutenue marque la fin de bouche, comme pour apporter une pointe de fraîcheur fruitée à l'ensemble. L'influence du merlot?...

- Castellare di Castellini, I Sodi di San Niccolo, Toscane IGT 2002 (C) :
IGT pour Indicazione Geografica Tipica. 85% sangiovese et 15% malvasia nera. Rubis sombre, légers reflets bruns. Le nez se montre assez complexe, avec une dominante sur les fruits à noyau. L'aération doit révéler une gamme d'arômes intéressante... Belle puissance tannique en bouche, sur une matière solide et ferme. Une belle expression classique, avec une longueur cohérante. Un appel à l'osso bucco!...

- I Balzani, White Label 2002, Colli Della Toscana Centrale IGT 2002 (M) :
60% sangiovese et 40% cabernet-sauvignon. De très beaux arômes de baies noires mûres, nuancé, tout en finesse. S'exprime un peu sur la réserve, mais la bouche est d'un beau volume, dense et mûre. Tannins190607_014 soyeux. Plutôt ténébreux et séducteur... mesdames!...

- Villa di Capezzana, Carmignano DOCG 2004 (C) :
80% sangiovese, 10% canaiolo nero, 10% cabernet. Rouge profond. Un nez sur les cerises à l'eau de vie. Puis, une expression sur un boisé un peu poussiéreux et l'humus. Assez belle longueur, mais la bouche est plutôt dominée par l'alcool et un côté un peu éthéré. Un mix de clacissime et d'austérité. Il faut sans doute lui donner du temps...

- Piaggia, Carmignano DOCG, Riserva 2002 (M) :
60% sangiovese, 20% cabenrnet sauvignon, 20% merlot. Robe superbe, rouge très profond, violacée, presque noire. Un très beau nez de fruits mûrs. Un élevage en barriques neuves de quatorze mois, mais une attaque dense, droite et ferme. Tannins remarquables, soyeux. Belle expression équilibrée. La balance tannins/acidité confère au vin une grande structure moderne. Une rétro de fruits intense, pour une très belle réussite, dans un millésime assez difficile. Un rival pour bien des grands vins de la planète!...

- Sedime di Capitoni, Orcia DOC 2003 (M) :
80% sangiovese, 20% merlot. Rouge rubis. Nez intense de fruits rouges. Une note de truffe! La bouche offre 190607_015une expression empyreumatique assez élégante, sur le cacao, puis des notes torréfiées. Du volume, assez onctueux et une fin de bouche sur la fraîcheur. Très séducteur, mais un vin qui s'ouvre joliment!

- Le Fornacelle, Guarda Boschi, Bolgheri DOC 2004 (M) :
60% merlot, 30% cabernet franc, 10% cabernet sauvignon. Rubis sombre. Nez sur un boisé assez fin et les baies noires. La bouche est droite et ferme. Le vin a quelque chose de... médocain, ce qui semble normale au vu de sa composition. Belle longueur, qui s'exprime sur les fruits rouges mûrs.

- Santacroce di Castell'In Villa, Toscane IGT 1997 (M) :
50% sangiovese, 50% cabernet sauvignon. Rubis profond. Fruits rouges mûrs au nez, mais la bouche exprime des saveurs et arômes de fruits à noyau. Les tannins sont fermes et finissent un peu secs. Pourtant, le vin est d'un beau volume et d'une certaine densité. Une évolution peut-être un peu rapide pour ce vin, exemple même de "super-toscan" des années 2000!...

C'était là, à proprement parler, le type même de dégustation impromptue, qui vous sort de votre quotidien.ita227_1_ Je salue et remercie Christiano Cini, sommelier du restaurant La Tagliatella, à Arezzo et, un rien rêveur, je reprends ma déambulation salonesque, en pensant à de futures IMGP1753_1_vacances en Toscane...

Il n'est pas rare que les allées du salon vous réservent quelques rencontres surprises. Ainsi, j'en suis toujours à ces vins toscans et me voilà face à Philippe Salasc, du Domaine Grès Saint Paul, à Lunel!... Une courte conversation, il est attendu au hall 3, pour ma part, je vais sur le 2!... Rendez-vous est pris pour plus tard. A peine quelques minutes et je retrouve Philippe Delesvaux, avec qui je déguste quelques Sauternes 2005... (soupir!)... Heureusement, tout se termina par un Grains Nobles de St Aubin de Luigné!...

Passage sur le pavillon des Coteaux du Languedoc donc, pour revoir avec plaisir certaines cuvées de Grès Saint Paul : Romanis, Antonin, Côté Sud, Syrhus... autant de vins que l'on devrait tous avoir en cave!... Découverte au passage avec la cuvée produite en collaboration avec Gérard Depardieu soi-même!... Toujours en cours d'élevage, mais un beau potentiel!... Et ce n'est pas une fable!...

L'heure tourne!... Je repousse à chaque instant mon départ pour l'un des "offs" de la semaine, au Château de Cujac, à Saint Aubin de Médoc... Mais, ceci est une autre histoire!... A suivre!...

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Oups!... J'hallucine!... Mais, elles marchent sur l'eau, les jolies bordelaises!... 

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23 juin 2007

La Villa Dilecta, aux Sables d'Olonne

Depuis que la Villa Dilecta me tente, je ne pouvais l'aborder en dilettante!... La Vendée n'avait pas, jusqu'à ces dernières semaines, la réputation de posséder de nombreuses belles et grandes tables. Je veux dire, dans le sens "étoilémichelin" du terme! La voie lactée d'un des départements phares en matière de séjour estival, s'est longtemps contentée de l'unique étoile (perdue depuis!) de Beau Rivage, situé désormais sur la plage de Tanchet, aux Sables d'Olonne, à 500 m à peine, de celui dont il est question ici!... Un peu comme Vénus dans un ciel d'été : la première visible au crépuscule ou la dernière dans l'aube naissante...

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Depuis peu, la Villa Dilecta, de Véronique et Jean-Pascal Vallée, a été distinguée par le célèbre guide (en même temps que le Logis de la Chabotterie, dans le bocage). Puis, cette année, deux nouvelles distinctions, avec La Marine, à Noirmoutier, déjà évoquée et Cayola, situé à peine plus au sud, sur la côte sablaise. En fait, il est à noter que deux "étoilés" sont à peine séparés par trois petits kilomètres sur la corniche. A mi-chemin, un "ex-étoilé", que l'on ne peut vraiment oublier et dans un périmètre tout proche (à 500 m de ce dernier!), semble poindre la carte d'un nouveau venu à suivre!... Heureux touristes sabl'olonnais!...

En ce 21 juin, jour de l'été et de la Fête de la Musique, on se dit qu'un beau repas, avec vue sur mer, avant 210607_003même le rush des visiteurs estivaux, c'est un bon plan, qui pourrait être ponctué par une promenade digestive en bord de mer, qui plus est, dans une ambiance musicale. Las!... De210607_006 sombres nuées pointent à l'horizon, l'air fraîchit, déjà quelques gouttes apparaissent!... Au terme du repas, le vent est monté à force 6 ou 7 et il tombe des cordes!... Ambiance!...

Après une courte réflexion et juste le temps d'apprécier un cocktail maison très réussi, accompagné de succulentes mise en bouche, nous optons pour une Déclinaison des mets et des vins. Une formule que l'ensemble des convives doit découvrir. Un menu qui ne vous laisse pas sur votre faim!... A noter, qu'il existe une proposition plus légère, Évasion gourmande, aux environs de 50 €. Nous sommes quatre pour l'occasion et décidons d'opter également pour d'autres choix en matière de vins, proposés par une carte assez complète et non dénuée d'originalités, avec la présence de quelques vins étrangers (et même un Uruguayen!), ce qui n'est 210607_008pas si fréquent sur les tables de nos belles provinces!...

Avec ce joli menu, nous pourrons apprécier un Anjou blanc sec de Claude Papin, le Haut de la Garde 2000 (j'aurais préféré le 2001 annoncé sur la carte...), qui se révélera un très bon partenaire des deux premiers plats, puis un Condrieu 2003 de Pierre Gaillard, qui s'accommodera très joliment des saveurs du turbot, puis d'un choix approprié de fromages.

Je ne peux passer sous silence la seconde mise en bouche, une Blanquette de bar en îles210607_009 flottantes, absolument succulente! Exactement tout ce qu'il faut pour vous mettre en appétit!...

Les Ravioles d'huîtres en coque d'araignée, crème de homard à la badiane, sont assez substantielles et d'une belle finesse. A peine, peut-on avoir quelques difficultés pour les couper en morceaux, du fait de la forme de la coquille du crustacé!... Tout le 210607_010monde n'a pas la même dextérité, je vous le concède et c'est là un moindre mal! Certains optent d'ailleurs pour un passage en assiette!... Joli plat!...

Agréable suite avec le Flan d'asperges en chaud froid langoustines, copeaux de foie gras, beurre fondu aux bigorneaux. Une association d'arômes et de saveurs que je craignais un peu, façon "bombe culinaire"!... En fait, tout cela est très subtil!... Et mérite même une certaine attention. Les ingrédients maritimes prennent210607_011 un peu le dessus et c'est en cela que quelques instants de concentration ne sont pas de trop. N'en perdez pas le fil de votre conversation amicale, quand même!... Je me demande si un ou deux petits tours de moulin à poivre...

Dans ce menu "très mer", finalement (il ne faut voir cela comme un regret, mais une suite carnée, à ce stade, pourrait aussi être appréciée), nous passons au Turbot, 210607_012jus iodé de palourdes, coquillages au parfum de citron vert. Là encore, des notes et des parfums nuancés.

Jusqu'aux fromages inclus, nous évoquerons la possibilité d'inverser le service des deux vins choisis. Il est clair que ce type de menu permet nombre d'options en la matière. Malgré tout, un éventuel vin rouge devra être sélectionné avec soin. Peut-être une syrah du Rhône, version cuve uniquement.

Quelques mots de la Bombe glacée passion romarin et sa crème glacée réglisse financier chocolat. Un210607_014 très joli cocktail de parfums pour finir, qui se succèdent en bouche. Pardon pour la qualité du cliché, mais la nuit était déjà tombée!... On notera aussi un "pré-dessert" très... délectable, à ce stade du repas : un sorbet fraise, jus de mûres et poivrons rouges confits des plus étonnants!...

Notre gourmandise ne reculant devant rien, il nous reste un peu de place pour les mignardises sucrées et un café issu d'une "carte des cafés" bien composée.

Au final, et avant de courir jusqu'à la voiture (météo oblige, pas pour nous enfuir sans payer!...), un joli souvenir que cette soirée!... Un des convives fit juste remarquer que l'on était (un peu trop... à son goût), avec ce menu, sur une suite de préparations crémeuses. Nombreux pourraient être ceux, à contrario, qui les apprécient pour leur diversité et en l'occurence, pour leur finesse. Quoi qu'il en soit, vous qui passez sur le remblai cet été, vous ne pouvez ignorer ce lieu!... Dilectez-vous!...

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20 juin 2007

Opération Chinon rosé!...

Guillaume Lapaque et le Syndicat des Vins de Chinon tentent de faire la promotion, cet été, des Chinon rosés!... Pas si facile que ça, pour une production assez confidentielle, pour le moins!...

Et en plus, ces beaux jours qui se font attendre!... Pas une météo à mettre une grillade dehors, ou alors, il faut un certain talent pour choisir une fenêtre tip-top!... Un peu comme en montagne, au moment de chinon_rose_160_1_s'attaquer à un sommet mythique.

Justement, samedi dernier, un dernier briefing avant de prendre la route des Alpes. Au programme, le Mont Blanc!... Une douzaine de personnes sont là, autour de la160607_003 table. Toutes ne se lanceront pas à l'assaut du point culminant des Alpes, mais les yeux qui brillent, cachent quelques inquiétudes légitimes.

Dehors, André s'est attelé aux côtes et aux saucisses. A l'intérieur, on essaie de faire le point : les sorties pour s'acclimater, le matériel que l'on a déjà, celui qu'il faut trouver dans la semaine... On en oublierait presque le flacon ouvert, pour l'occasion : un chinon rosé 2006 de Pierre et Bertrand Couly. Un rosé de saignée dit-on, à la teinte saumon et à l'étonnant premier nez sur la noisette, les herbes sauvages, les fleurs des prés. Puis, du fruit acidulé et une bouche avec juste ce qu'il faut de tonicité. Allez, je vous le concède, pas un... sommet, pas un 4000!... Mais, un vin agréable, qui se fait oublier pendant la conversation. Finalement, ce n'est peut-être pas la moindre des qualités d'un rosé à table!... Être bien avec tout ce qui se présente et ne se fâcher avec personne!... Bien joué, Chinon rosé!... Et belles journées aux montagnards!...

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18 juin 2007

Quelques images de Vendée...

... juste pour vous!... Je vous abandonne quelques jours, juste le temps de Vinexpo!... Au retour, très vite, des images, des notes de tous les vins dégustés (euh... presque!), des commentaires pour évoquer l'ambiance, les rencontres... la météo... la circulation sur la rocade bordelaise!... Tout, pour vous donner envie d'y aller... la prochaine fois!...

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16 juin 2007

RE-VE du VIN 2007, Viva Italia!...

Au coeur du week-end, sur un air de mandoline, une dégustation découverte des vins du Piémont!... Cette séance consacrée à l'une des régions italiennes vedettes, nous espérions la proposer depuis un certain temps, déjà!... Fallait-il se lancer à la recherche de grandes cuvées rarissimes (et hors de prix!...)? Devions-nous réunir des flacons de différentes régions d'Italie?... Un match Piémont-Toscane était-il opportun?...

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Autant de questions vite balayées par des souvenirs de séjours au coeur des Langhe, les collines paisibles de la région d'Alba et des rencontres amicales du côté de Monteu Roero et Canale. Bien sûr, tout près de là, Barolo et Barbaresco offrent aussi la possibilité de belles dégustations. Néanmoins, il nous a paru intéressant de programmer une séance dédiée à une appellation piémontaise (DOC) assez récente, puisque créée en 1985 et qui, à compter du millésime 2005, va apparaître au tableau d'honneur des DOCG italiennes, l'élite de la production transalpine. Preuve, s'il en est, de progrès rapides et, peut-être également, la possibilité de découvrir là, une zone animée par quelques vignerons ambitieux et passionnés. Roero, uno piccolo fratello per Barolo, version 2004!...

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Comme leurs illustres voisins cités ci-dessus, les vins rouges du Roero sont issus du cépage nebbiolo. Pour information, l'appellation propose aussi des vins blancs, produits, quant à eux, de la variété locale arneis. Actuellement, on dénombre 200 ha du premier (pour 428 ha du second). Pour les rouges, le décret prévoit qu'ils puissent être composés, pour une infime partie (2 à 5% maximun) d'arneis, à l'image de se qui est également possible en Côte-Rôtie (20% de viognier).

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L'approche de ces vins inscrits dans la tradition italienne, n'est pas forcément des plus aisée pour les amateurs français. Nous avons, pour la plupart, quelques souvenirs de dégustation de "super-toscans", ces vins qui ont été proposés, depuis quelques années, suite à l'introduction, en Toscane, des plus grands cépages internationaux : cabernet-sauvignon, associé également au sangiovese, et plus récemment, merlot, pinot noir et syrah. Sans doute, voilà trente ou quarante ans, lorsque les Chianti, Brunello di Montalcino et Vino Nobile di Montepulciano arrivèrent sur quelques marchés internationaux, furent-ils appréciés pour leurs qualités et leur réputation... locale, mais eurent à affronter, en même temps, quelques avis, qui suggérèrent aux producteurs de s'inspirer de ce qui se faisait ailleurs, en Europe ou outre mer. Et, du côté de Bolgheri par exemple, dans la province de Livourne, une nouvelle appellation vit le jour : Bolgheri Sassicaia... Mondovino en marche!...

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Pour l'heure, un certain classicisme à l'italienne donc et la nécessité, pour les participants, de laisser de côté quelques préjugés et autres souvenirs de dégustations passées. Une sorte d'exercice de style, pour des vins auxquels certains trouvèrent une parenté avec la Bourgogne... Objectif ou pas, cet avis imposait concentration et méthode attentive. Ce qui fut fait, sur la terrasse ensoleillée du Chai Carlina!... Viva Italia!...

- Michele TALIANO - Roche dra Bossora - Roero 2004 :
Rouge rubis. Un joli nez de prime abord, sur des notes de cerise. Une sensation de boisé assez fin. L'attaque est assez fraîche, puis le vin révèle une certaine puissance!... Assez belle longueur, sur de fines notes de cerise. Agréable mise en bouche.

- MONCHIERO et CARBONE - Srü - Roero 2004 :
Beau rubis. Le nez est tout en nuance... Expression en retrait sur la cerise. La bouche n'est pas d'un volume très important, mais la dégustation révèle un assez bel équilibre tannins-acidité. Très classique!

- Cascina Val del Prete - Roero 2004 :
Rubis assez profond. Le nez propose des notes assez boisées. Un vanillé plutôt fin. L'expression s'élargit imgp0736lentement, avec des notes d'orange, puis, doucement, une pointe de truffe apporte de la complexité. La bouche montre des tannins assez présents. Ferme, solide, un vin de caractère, qui pourrait révéler un beau potentiel à table.

- Giovanni ALMONDO - Bric Valdiana - Roero 2004 :
Rouge rubis. Un nez assez nuancé, quelques notes diffuses de fruits rouges. Une structure en retrait et des tannins assez fermes, solides. Une certaine austérité à ce stade, pour un vin qui évoque une forme de "typicité", notion toute relative malgré tout!...

- Matteo CORREGGIA - Roero 2004 :
Rouge rubis. Un premier nez sur des notes de fraise fraîche, évoluant ensuite sur une agréable touche florale. La bouche est assez élégante et les tannins sont fins et gracieux. Une jolie évolution en bouche et une plutôt belle cohérence aromatique de l'expression.

- Cascina CHICCO - Montespianto - Roero 2004 :
Rubis sombre. Nez assez discret, nuancé, fin, sur des notes florales à l'aération. Les tannins sont fermes, solides. La bouche n'est pas tout à fait en place, mais la rétro se montre joliment soulignée par une acidité, qui évoque les fruits rouges et qui apporte une sorte de légèreté en finale de la dégustation.

- NEGRO Angelo e figli - Prachiosso - Roero 2004 :
Rubis profond. Joli nez au boisé fin et élégant. Notes fruitées délicates et agréables de cerise mûre. L'attaque est fraîche et droite. Le vin offre déjà une belle élégance, un fondu tonique. Structuré et droit. Un assez bel équilibre entre vigueur fruitée et tannins élégants.

- MALABAILA di Canale - Castelletto - Roero Superiore 2004 :
Rubis profond. Des notes de fruits cuits au nez, un peu monolithique. La bouge reste sur la même tendanceimgp0789 et les tannins sont fermes et un peu sévères. Très rigoureux! Monacal!...

- Stefanino MORRA - Roero Superiore 2004 :
Rouge rubis. Le nez est sur les cerises cuites, façon clafoutis!... L'alcool est assez présent et la bouche se montre un peu dissociée. Tannins assez rudes. L'ensemble se montre assez sévère et d'une sorte de chaleur qui n'apporte pas grand chose à l'équilibre global.

- Stefanino COSTA - Roero Superiore 2004 :
Rubis sombre. Nez discret, nuancé, s'ouvrant délicatement sur des notes florales. La bouche repose sur des tannins assez fermes et une matière assez puissante. Classique, ce vin a besoin d'un peu de temps pour exprimer son meilleur.

- GONELLA - Visagno - Roero Superiore 2004 :
Rubis sombre. Une expression sur le noyau de cerise. Puis, le nez évolue sur des arômes de feuille morte, d'humus. La bouche est cohérente, mais intense, puissante. L'alcool domine à ce stade et ne présente pas le meilleur équilibre...

- Enrico SERAFINO - Roero Superiore 2004 :
Rouge rubis. Un nez sur la cerise cuite. Beaucoup de puissance et de fermeté. Un manque de corps, de volume pour compenser, ce qui lui confère une sensation très austère.

Pi_mont_06_025- MARSAGLIA - Castellinaldo - Barbera d'Alba 2004 :
Rouge profond. Un boisé fin et nuancé, sur les fruits mûrs. Bouche souple et ronde. Du gras, une sorte d'épaisseur. Un vin gourmand et ouvert.

- NEGRO Angelo e figli - Bric Bertu - Barbera d'Alba 2004 :
Beau rouge violacé. Un nez tout en finesse, sur le fruit mûr associé à un boisé assez flatteur. La bouche est fine et douce, mais le fruit est assez concentré et dense. Belle longueur droite et ferme. Un Barbera séducteur, mais solide.

- Enrico SERAFINO - Barolo 2001 :
Rouge rubis. Nez assez puissant, sur des notes d'agrumes confits. L'attaque est assez souple. Les tannins sont fondus. Une expression sur des nuances évoluées, tertiaires. Assez belle longueur, plutôt austère.

- Tenimenti Ca' Bianca - Barolo 2002 :
Rouge rubis. Nous sommes là sur la cerise cuite, le noyau. Attaque ferme, sur la puissance. Les tannins sont assez ronds, mais la bouche manque un peu de volume, de densité. Matière en retrait. Le millésime?...

Un grand merci encore à l'Enoteca Regionale del Roero, de Canale et plus particulièrement à Annalisa, qui nous a permis de découvrir toutes ces cuvées. En attendant de reprendre le chemin du Piémont...

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10 juin 2007

Vinexpo, planetavinum à Bordeaux!...

Toute la planète Vin au bord d'un lac, pendant cinq jours, à Bordeaux!... C'est, cette année, la quatorzième édition de Vinexpo, rendez-vous biennal fixé, depuis l'origine en 1981, par le Tout Bordeaux du vin au reste du Monde!... Les statistiques en matière d'exposants, pays représentés et origines des visiteurs sont chaque fois en progrès, ou presque. Le bon moment, sans doute, pour pousser l'analyse de la conjoncture... que l'on va nous confirmervinexpo2007_1_ encore une fois, comme extrèmement inquiétante pour les vins français et radieuse pour tous les autres!... Des chiffres et des analyses à moduler, au regard de l'évolution des habitudes en matière de consommation et des dimensions des marchés restant à conquérir. A l'Est, très loin là-bas vers l'est, on s'éveille, le Monde frémit!... Qu'en sera-t-il lorsqu'il tremblera?...

Les amateurs et, bon nombre de professionnels, se sentent assez éloignés de ces stratégies planétaires. Concernés, ils le sont, mais acteurs, rien n'est moins sûr!... Il en va ainsi du marché des vins, mais aussi des spiritueux, lorsque l'on sait, ou que l'on croit deviner, que les whyskies de haute qualité, pour ne citer que ceux-ci, vont quasiment disparaître dès 2008 de notre sphère, ou se raréfier pour cause d'augmentation substentielle des tarifs, en prévision de l'ouverture du marché chinois à l'horizon 2008-2010 et de la conquête quasi gagnée d'avance de la Chine, par les distillateurs des Highlands et autres Islays.

C'est sans doute un peu pour toutes ces considérations, ou parfois, plus simplement, à cause du gigantisme des halls de Bordeaux-Lac, que les vignerons et les amateurs (j'entends par là les professionnels, cavistes, restaurateurs, importateurs, agents divers... qui ont pour la plupart, une âme d'amateur, à leurs heures...) se fixent quelques rendez-vous dans la nature, voire même aussi, au sommet d'un immeuble de la cité bordelaise, afin de déguster certes, mais aussi d'échanger sur des sujets divers. Souvent, ces petits groupes de producteurs se sont élargis, au fil des années et même ouverts vers d'autres pays, et c'est là, pour celui qui souhaite sortir des allées tendues de moquette rouge, de belles occasions de découvertes et de 290307_001rencontres. Bienvenue dans le monde des "offs de Vinexpo"!...

Ces fameux "offs", voilà juste quelques années, ils étaient tant décriés par les organisateurs de Vinexpo, que l'on eut pu craindre, un moment, une confrontation judiciaire!... J'exagère à peine!... Pour peu, ils allaient devenir, l'espace de quelques courtes journées, "les offs de l'ombre"!... On imagine assez bien, des chais désaffectés, dans la campagne, où l'on se rend à pieds, à travers vignes et bois. Des plans succints, des mots de passe codés s'échangeant par e-mails privés. Bref, un monde d'initiés, qui mouillent la chemise (vous pensez, la campagne bordelaise par 30° à l'ombre!...) pour déguster les plus grands nectars de la planète!... Au grand dam de tous les occupants des halls du "grand salon" qui, l'espace d'un instant, eurent pu craindre, qu'il y avait là, péril en la demeure!...

Mais, tout finit par s'arranger!... Ces "salons aux champs" font désormais partie du paysage et de la semaine vinexposienne. Leur existence est, pour ainsi dire, revendiquée par les organisateurs de la manifestation-mère!... Et certains, dans la vinisphère, ne font quasiment plus le déplacement de Bordeaux que pour se rendre au coeur des "offs"!... Ils sont désormais une quinzaine, ou presque. En voici une courte sélection :

- 4ème dégustation des Vins liquoreux du Monde :
Proposée par l'Ecole de Viticulture et d'OEnologie du Château La Tour Blanche, au coeur du vignobleBat_chai_ext_tit_1_ sauternais. C'est un "off" qui ne serait pas vraiment "hors la loi", puisque se déroulant la veille Entree_chai_tit_1_même de l'ouverture du salon. Le samedi après-midi, quelque 27 producteurs, venant de plusieurs pays, proposent une petite sélection de cuvées, parmi les plus belles de leur domaine... et de la planète, en matière de liquoreux!... Si vous êtes déjà sur place, à ne pas manquer. Attention!... On y accède uniquement sur invitation.

- Château Moulin-Pey-Labrie, à Fronsac :
A Moulin-Pey-Labrie, 38 vignerons seront présents le dimanche et le lundi. Une quasi institution désormais, 1_3_1_lors de cette semaine!... Si ce n'est Alessandra Bera, bien connue pour son Moscato d'Asti, ou1_5_1_ encore Elisabetta Foradori, venant des Dolomites, trois douzaines de vignerons français de la sphère bio. Un groupe qui a coutume de se retrouver à l'occasion des "offs", lors des grands salons. Beaucoup de très bonnes choses à déguster et de rencontres intéressantes, d'Antoine Arena à Philippe Valette, en passant par Elian Da Ros, Yvonne Hegoburu, Marcel Lapierre, René Mosse ou Marcel Richaud, pour ne citer que ceux-là!...

- Haut les vins, Wines up! au Château de Cujac :
Pas moins de 30 vignerons passionnés par l'expression du terroir et l'amour du vin, adeptes de la viticulture et de vinifications respectueuses de la nature et des traditions et, qui plus est, des vins gourmands à partager avec bonne humeur!... L'Autriche, l'Italie, l'Espagne et le Portugal représentés ici, avec nombre de vignerons passionnants : Matthieu Cosse, Patrick Baudouin, Eric Nicolas, Francis Boulard, Sylvain Fadat, etc... On pourrait bien s'y régaler!...

- Union des Gens de Métier, au Château Falfas :
Le lundi uniquement, de 9h à 18h, Philippe Alliet, Eric Bordelet, François Chidaine, Didier Dagueneau, Eloi Dürrbach, Alain Graillot, Marc Kreydenweiss, Anselme Sélosse et plein d'autres!... 24 sacrés vignerons à Bayon!...

- Expression des vignerons bio 2007 :
Encore un beau panel présent à la Base sous-marine de Bordeaux!... Y compris le lundi soir, jusqu'à 22h!... Une belle soirée en perspective à ne pas... torpiller!...

- Botrytis@Vinexpo :
Le mardi, Sapros, pour faire monter le mercure... à l'Hotel Mercure de la Cité Mondiale!... Autrichiens, Grecs, Hongrois, Italiens se mèlent aux vignerons des Coteaux-du-Layon, Gaillac, Sauternes, Alsace et autre Jurançon. Au total, 34 domaines, le top des vins liquoreux obtenus par concentration naturelle. Les passionnés de tous ces vins doivent s'y donner rendez-vous!...

- Renaissance des appellations :
Autour de Nicolas Joly, 80 viticulteurs qui militent pour la "Biodynamie, la viticulture pour demain". Sept pays et presque toutes les régions françaises représentées, à la Cité Mondiale de 10h à 18h. Conférence le matin, déjeuner bio, débat l'après-midi. Encore une belle journée en perspective!...

Après avoir couru la campagne girondine, vous serez sans doute plus armés, s'il vous reste quelques forces, pour émettre des avis et argumenter, à propos de la découverte touristique des vignobles. Ce sera possible dans le cadre de la conférence "L'oenotourisme, un canal de distribution efficace et rentable", au Palais des Congrès, le mercredi matin, de 9h à 10h30.

Celle-ci sera proposée par Delphine et Christophe Derouet, ceux-là même qui nous ont fait rêver avec wineworldtour et leur fameux tour du monde sac au dos et verre en main!... Steven Spurrier et François Lurton feront partie des intervenants. Au terme de cette conférence, présentation de leur livre, le mercredi, de 15h à 17h, sur le stand le la Librairie Mollat.

Bon séjour à Bordeaux, donc!... Votre agenda est certainement bien rempli!...

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05 juin 2007

RE-VE du VIN 2007, une ouverture très rock'n côt!...

Cahors en matinée!... Il fallait oser!... Fut-il globalement issu d'un des domaines vedettes de la région : le Château du Cèdre, des frères Verhaeghe. Nous avons hésité à élargir cette dégustation à l'ensemble du200507_009 grand Sud-Ouest, mais seules, quelques autres cuvées sont proposées à cette occasion. En espérant qu'elles étaient pour tous les présents, autre chose que des faire-valoir!...

Nous aurions pu également nous lancer dans un match France-Amérique du Sud, tant le côt, ou malbec, est désormais présent là-bas, outre-Atlantique, largement diffusé de par le monde et souvent apprécié. Une idée, pour un autre jour... de match de rugby France-Argentine!... Le rugby, puisque nous sommes en Ovalie!...

Et si l'on cherche une association d'idée un rien farlefue, ne pourrait-on dire que les vins de Cahors sont à la musique barroque, ce que St Emilion ou Vosne-Romanée est à la musique symphonique?... La viole de gambe et un superbe Stradivarius?... Marin Marais et Mozart?... Le rap et le jazz?... Et encore, citant le rap, 200507_013je crains, un instant, que nos vignerons cadurciens ne prennent ombrage, en associant ce genre de musique (rugueuse... rapeuse!) à la qualité des tannins de leurs cuvées!... Non, je gallèje!... En avant donc, pour Tous les matins du monde, plutôt que pour les Vieilles Charrues!...

- Argentine - Vuelo del Condor 2004 :
Rouge sombre. Un nez aimable, sur les fruits rouges. Des tannins souples, de la fraîcheur. Un pas de tango, pas rock pour deux sous!... Il est vrai que ce malbec ne passe pas en fûts!...

- Cahors, Châteu du Cèdre, cuvée Prestige 2004 :
Sombre. Un nez boisé, toasté. Solide et ferme en bouche. Le boisé domine et donne une rigueur importante. Assez belle longueur malgré tout...

- Cahors, Le Cèdre 2003 :
Très sombre. Grillé, vanillé sur la retenue, sans excès. La bouche est ferme, mais la mâche est importante.200507_014 Finit un peu asséchant...

- Cahors, Le Cèdre 2004 :
Rouge carmin sombre. Nez nuancé, discret. L'attaque est assez fraîche. Intense et ferme. Les tannins sont assez enrobés. Une rétro assez agréable.

- Cahors, Le Cèdre 2002 :
Rouge très profond. Joli nez de fruits frais mûrs, prunes, cerise Burlat. Attaque pleine et assez tendue. Rétro fine et agréable, sur une touche de pruneau. Finesse et droiture.

- Cahors, Le Cèdre 2001 :
Carmin profond. Fruits mûrs, assez intenses au nez. Attaque ferme. Des notes d'arômes tertiaires, sur les épices, la fumée. Assez grosse matière! Plus d'évolution déjà. Belle puissance!

- Cahors, Le Cèdre 2000 :
Rouge profond. Beaucoup de nuance au nez, avec des fruits mûrs élégants. La bouche garde longuement les sensations délicatement acidulées de l'attaque. Très beau vin, dès maintenant!...

- Cahors, Le Cèdre 1999 :
Rouge profond. Un premier nez sur des notes torréfiées, puis, à l'aération, des relents curieux de boîte de sardines à l'huile!... Evoque des cuvées rhodanniennes!... Les tannins sont assez souples, mais, on ne sait 200507_015trop quel sera leur avenir!.. De douces notes d'évolution...

- Cahors, Le Cèdre 1998 :
Rouge sombre et profond. Un nez tout en puissance, avec de l'alcool. Les tannins sont gommés et relevés par une acidité assez présente. Belle évolution!

- Cahors, Le Cèdre GC 2000 :
Rouge profond, violacé! Du fruit, mais de la discrétion, de la retenue. L'attaque est fraîche, mais la puissance et le volume s'imposent durablement. Grosse matière.

- Cahors, Le Cèdre GC 2003 :
Rouge violacé. Le nez est tout entier sur la nuance, fruité, agréable. Le boisé est fin. Concentré, mais on a une bonne sensation d'équilibre. Ca déménage!...

- Cahors, Le Cèdre GC 2004 :
Carmin profond. Nez assez diffus, qui évolue sur des notes rôties, confites. Assez belle fraîcheur fruitée, qui200507_012 finit sur des notes poivrées.

- Cahors, Château du Cèdre, cuvée Prestige 2004 :
Idem n° 2!... Sur cette bouteille, l'expression est en retrait. Tannins fermes. Volume presque insuffisant!... Son passage après les trois GC le pénalise grave!...

- Cahors, Château La Capelle-Cabanac, XL 2004 :
Rouge sombre violacé. Un nez très évolutif : lard grillé, suie, puis arnica!... Bouche assez fraîche malgré tout, mais qui finit sur des tannins un peu secs.

- Côtes du Marmandais, Clos Baquey 2002, Elian da Ros :
Sombre. Nez assez nuancé, sur des fruits cuits. Un assez beau cocktail de rondeur et de fermeté.

- Cahors, Le Sid 2001, Matthieu Cosse :
Très sombre. Un nez sur une dominante de fruits cuits, compotés. La bouche est assez raide, avec une matière en retrait...

290307_014- Cahors, Château Lamartine, Expression 2000 :
Rouge profond violacé. Alcool assez présent au nez, avec de nettes notes florales! La bouche est d'abord acidulée, mais la matière se révèle un peu absente. Les tannins sont très présents. De la fatigue... de celui qui déguste?...

- Cahors, Clos Triguédina, Cuvée Probus 1998 :
Rouge sombre. Une pointe nettment rôtie au nez. La bouche est un peu raide et nous conduit un peu simplement sur des notes de pruneaux compotés.

- Vin de Pays du Lot, Le Cèdre blanc 2005 :
Pur viognier. Beaucoup de fruit blanc, pêche, etc... Pour le plaisir de passer à autre chose!...

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03 juin 2007

Petit pèlerinage à Suronde

Ooh!... J'entends déjà les commentaires!... Tiens, voilà encore un aficionado de Francis Poirel et de ses vins!... Il revient à Suronde, l'oeil suspicieux, plonge le nez dans son verre et feint d'écouter, d'une oreille distraite, toute la conviction des nouveaux propriétaires!... Qui plus est, c'est certain, il a du se gausser des commentaires catégoriques d'un illustre dégustateur qui, naguère, dit un jour à qui voulait l'entendre, que les nouveaux maîtres du lieu n'auraient guère de peine à faire mieux que leur prédécesseur!... C'est vrai que, ce genre de prévision lumineuse, on s'en fait aisément des gorges chaudes!...

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Mais, il est probable que Guillaume Mordacq et Jean-Francois Vaillant, associés dans cette nouvelle aventure, virent là une affirmation qui pouvait leur revenir, façon boomerang!... Car il est certain que tout le monde n'est pas de cet avis. D'ailleurs, au moment d'entamer un petit tour de vignes (toujours un très beau moment dans ce site!...), auquel me convie le second, en préambule, il est clair que tous les doutes n'ont pas été chassés par cette proclamation d'expert!...

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Pour ces premières Portes ouvertes à Suronde de la nouvelle ère, J-F Vaillant, n'ignorant rien de mes relations amicales et anciennes avec Francis Poirel, me confie aisément qu'il est étonné de n'avoir guère de nouvelles des anciens clients de son devancier ici-même!... Message reçu!... Pourtant, je ne vois guère là d'amertume dans les paroles d'un vigneron qui connaît bien l'Anjou et le monde du vin. D'ailleurs, malgré son expérience à la tête d'un domaine de quelque cinquante hectares (Domaine les Grandes Vignes), il avoue humblement que chaque jour lui apporte son lot de nouveautés, de surprises.

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Il faut dire que la décision prise très rapidement par les nouveaux propriétaires, de maintenir la biodynamie, n'est pas étrangère à cet état de fait. Et tous prennent aussi en compte, le charisme de Francis Poirel ("imposant", selon Christophe Durand, le nouveau maître de chai qui, avant de rencontrer le personnage, l'avait quasiment "statufié, déifié", même, à l'avance!...), qui leur inspire une certaine rigueur et une bonne cohérence. Certes, c'est là un aspect qu'il convient de relativiser largement, car la passion et une forte détermination sont, sans doute, meilleures conseillères...

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De la détermination, il en fallait au départ!... Et Jean-François Vaillant découvrant un vignoble... très nature (et aussi un domaine devant faire front, face aux difficultés des derniers mois), écarta difficilement l'idée d'arracher certaines parcelles et de replanter intégralement. Il n'en fut rien, finalement, et les complantations massales, planifiées sur plusieurs années, ont été adoptées par les nouveaux associés. Pas facile de se passer de ces vénérables ceps de chenin, pour faire un grand Quarts-de-Chaume!...

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Je devine un soupçon d'impatience chez certains des lecteurs de ces quelques lignes... Alors?... Et les vins?... Il faut noter quelques orientations plus nuancées pour les vins du futur, ou en cours d'élevage... 020607_022Ainsi, la limitation rigoureuse, de l'élevage justement, à 18 mois maximum, pour les Quarts-de-Chaume, cache sans doute mal des raisons contextuelles, comme le fait de n'avoir ni l'envie, ni la volonté d'être confronté à une surveillance vigilante de barriques, issues de plusieurs récoltes. Ainsi, le 2005 est d'ores et déjà assemblé, la mise définitive devant intervenir dans les prochaines semaines. Bien sur, certaines motivations, comme les doutes sur le bien-fondé d'un élevage plus long, peuvent paraître légitimes. Tout comme celles concernant les choix économiques : par exemple, la nécessité ou pas de renouveler le parc de barriques?... Dans le contexte actuel de mévente (relative, pour et selon certains!) des vins liquoreux, il faut sans doute admettre que, partir la fleur au fusil pour de nouvelles aventures, ce ne sera pas la ligne choisie par le nouveau duo. Et que les choix actuels justement, ne seront pas forcément ceux qui prévaudront à l'avenir... Dans un sens comme dans l'autre...

Suronde était, depuis quelques années, l'expression presque "artistique" d'un vigneron qui voulait croire à sa liberté de choix et qui y laissera inévitablement un peu de lui-même. Désormais, ce sera plus le travail d'une020607_023 équipe, consciente sans doute de la valeur de "l'héritage" et attentive, malgré tout, à ne pas le dilapider. Mais, on ne peut écarter l'idée que quelques passionnés n'expriment, à l'avenir, une sorte de nostalgie, objective parfois, un peu moins dans d'autres cas, d'autres millésimes, comme c'est parfois le cas pour certains châteaux du Sauternais, par exemple. Gageons que les nouveaux propriétaires trouveront aisément quelques supporters, dont ceux, malheureusement, qui boivent béatement (chercher l'anagramme!...) les avis les plus éminents en matière de liquoreux d'Anjou!... Suronde mérite mieux que cela!... Une visite en Anjou doit passer par ce "lieu magique" et une rencontre avec le nouveau trio. C'est de très loin, le meilleur moyen de se faire un avis et de donner du temps au temps...

- Sauvignon, Vin de Table 2005 :
Joli nez un peu floral, délicatement fumé. Très minéral en bouche. Beau volume, un gras qui en impose!... Très beau à ce stade!...

- Anjou blanc 2005 :
Un nez sur la réserve. Expression délicate, avec une belle fraîcheur révélée en bouche. Finit également sur une pointe minérale. Beau potentiel!

020607_003- Sauvignon, Vin de Table 2004 :
Un nez sur les agrumes frais. Bouche assez tendue, avec un caractère notoire en finale. Pas tout à fait en place à ce stade, mais cela peut paraître normal...

- Anjou blanc 2004 :
Or brillant, superbe! Nez floral, où l'acacia le dispute à une touche de chèvrefeuille. Beaucoup de densité et une très belle note finale, sur une pointe minérale typique du cru.

- Anjou blanc 2006 (en barrique) :
Assez limpide, brillant. Une légère pointe de gaz, mais beaucoup de gras, de volume.

- Sauvignon, Vin de Table 2006 :
Belle fraîcheur citronnée à ce stade. Une bouche qui révèle la présence d'un sucre résiduel non négligeable, semble-t-il...

- Quarts-de-Chaume 2006, lot 1 :
Une trie vendangée à 25° en milieu de période. Beaucoup de volume et une note de caramel au lait.

- Quarts-de-Chaume 2006, lot 2 :
Vendangé plus tôt à 20°. Assez séducteur, sur une expression alliant fruit et touche minérale.

- Quarts-de-Chaume 2005 :
Brillant et particulièrement ambré! (voir photos ci-dessus). Du volume, de la finesse. Une belle délicatesse,020607_004 soulignée par une fin de bouche nerveuse. Beau potentiel!...

- Quarts-de-Chaume 2002 :
Belle expression du cru, sur la verveine et le tilleul. Un vin plus rigoureux que séducteur actuellement, mais, laissons-lui un peu de temps...

- Quarts-de-Chaume 1997 :
Là, le ramage ressemble au plumage!... Dix ans et un vin qui fait honneur à son géniteur!... Une finesse exemplaire, qui donne tout le potentiel du cru!... Grande bouteille!...

Reste désormais à revoir les vins les plus récents après la mise (le soin apporté à celle-ci étant souvent déterminant...) ou au terme de l'élevage. Il faut aussi souligner que le millésime 2006 n'est pas vraiment un cadeau!... Il est à craindre que certains lots n'évoluent pas forcément très favorablement. Pas impossible de voir apparaître des nez... capricieux! Et là, les choix des hommes vont peser lourd... Ne dit-on pas que 2006 est une année de vigneron?... 

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02 juin 2007

Retour des moules de l'Aiguillon!...

Ça y est!... L'été approche!... Si, si, puisqu'on vous le dit!... En Vendée, dès le début juin, on peut voir apparaître, sur les étals des poissonniers, les premières moules de l'Aiguillon (sur Mer), avec lesquelles nous pourrons nous régaler jusqu'à la fin de l'été!...

A La Roche sur Yon, au coeur de cette même contrée, il m'arrive de rechercher quelques bières, de diverses origines, à découvrir, pour passer à table notamment. Je vais pour cela au Comptoir du Poulpe, connu localement surtout pour ses whiskys et donc, pour ses bières, au nombre de deux cent quarante, dit-on!... Fichtre, avant d'en faire le tour, je vais devoir me dénicher des ancêtres d'outre-Quiévrain!...

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Pour l'occasion donc, une recette très classique de moules façon marinière, associées à une bière belge, Boerinneken. Et même pas de frites, pour l'ambiance!... Un petit riz basmati, tendre et savoureux, à peine relevé d'une pointe de Colombo!... La saison commence juste, démarrons en douceur!...

Consultez d'autres comptes-rendus Flash sur les Dégustantanés du blog d'Olif

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