11 mai 2008
Domaine Stella Nova, Les Pléiades blanc 2006
Figurez-vous qu'il s'en passe de bonnes (et de curieuses!) sur la côte vendéenne, lors de ces week-ends prolongés!...
A l'heure même où, quelques amateurs passionnés de vin et de dégustation étaient réunis au Chai Carlina, à St Jean de Monts, pour apprécier en même temps la cuisine du lieu et une série de Vins de Table de diverses origines, deux touristes en villégiature à l'Ile d'Yeu, juste en face, sur les coups de 22h, prenaient le frais, au cours d'une balade digestive sur le port. Et c'est là que...
La presse régionale s'est fait l'écho cette semaine de cette apparition d'OVNIs, pardon!... de PAN (Phénomènes aériens non identifiés, selon la nouvelle appellation contrôlée!), mais nous tenons à signaler que les témoins de ce "phénomène assez curieux", même s'ils sont originaires de Dijon ne participaient pas aux REncontres VEndéennes autour du VIN 2008!... On ne peut donc pas les soupçonner, à priori, de consommation excessive de produits divers déclenchant des réactions telles que hallucinations et autres!... D'ailleurs, les participants aux RE-VE-VIN disposent toujours de crachoirs et comme ils sont, pour la plupart, très raisonnables, ne se laissent pas aller à de tels excès.
De plus, en la circonstance, ce phénomène s'étant produit entre Yeu et le continent, il nous aurait fallu être tournés vers l'Ouest, alors que, sous le patio du Chai, nos regards se portaient plutôt vers le sud-est... Ouf!... Nous l'avons échappé belle!... A moins que... peut-être, Iris... lors d'une promenade en fin de soirée...
Toujours est-il que, pour saluer ces étranges apparitions et en attendant leur retour, pourquoi ne pas évoquer ce vin du Domaine Stella Nova, au coeur du vignoble languedocien et, plus précisément dans les terroirs de Caux, non loin de Pézenas. Philippe Richy a quitté le monde parisien des affaires et s'est installé là en 2002... Nous ne pouvons que lui souhaiter de ne pas devenir une sorte d'étoile filante du vignoble!... Mais, la passion semble présente et une conversion de ses vignes en biodynamie, un gage d'avenir au long cours!...
Quelques crevettes roses et un bar moucheté en papillote, accompagné de quelques pommes de terre de Noirmoutier et d'une sauce délicate et légère répondirent joliment à cet assemblage, Les Pléiades 2006, de grenache blanc (majoritaire) et de clairette issue de vieilles vignes. L'élevage en barriques n'est pas outrancier et le vin garde de la fraîcheur. On peut penser que tout n'est pas vraiment en place, mais cette cuvée a un beau potentiel pour se joindre à quelques jolis plats de poissons, lors des prochains mois.
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20 avril 2008
Frédéric Gounan, L'Arbre blanc, Païs de Doumatz 2005
Un Vin de Pays du Puy de Dôme!... Mais où va-t-il chercher ça, le montois du Chai Carlina, Philippe Gallard?... A Dingé, bien sûr!... Vini Circus, qui s'y déroulait du 11 au 14 avril, recèle toujours un lot de trouvailles, qui vous émoustillent, vaille que vaille, les papilles!...
En voici une qui pourrait, si l'on y prend garde, réveiller ces bonnes vieilles chaudières de la chaîne des Puys et en premier lieu, le Puy de St Sandoux, au pied duquel sont plantées les vignes de Frédéric Gounan, installé là depuis 2000.
Un gamay d'encre, plein, charnu, nature, du genre qui ne sent pas le souffre, ou alors volcanique!... Idéal pour s'étalonner avant de prendre la route du Beaujolais et de ses Rendez-Vous et à quelques jours de l'ouverture des REncontres VEndéennes 2008, à St Jean de Monts.
Des arômes délicats et une belle complexité, qui se révèle doucement à l'aération. Du fruit rouge, une touche florale et du poivre!... En bouche, une matière solide, qui s'accommode fort bien d'une araignée saignante et tendre et de pommes de terre nouvelles à la graisse d'oie.
Très belle découverte!... Un gamay à classer certainement parmi les meilleurs, toutes origines confondues!...
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13 avril 2008
François Blanchard, Le Grand Cléré, Sauvignon 2006
Lors d'un récent périple en Anjou et Touraine, François Blanchard nous a entrouvert les portes de son univers. Le Château du Perron, demeure familiale dans son écrin vert, non loin de Richelieu, petite ville tourangelle qui, naguère, peuplait curieusement ma mémoire d'enfant, pour une raison que j'ignore toujours à ce jour (une vie antérieure, peut-être?...) et à quelques encablures de Chinon et de la Vienne.
Le Grand Cléré est situé sur la commune de Lémeré, qui compte moins de 400 habitants. On accède au village par une petite route qui mène, par aileurs, à Sazilly, fief de Charles Joguet, et dont le profil nous informe aisément sur les variations de terroir, les coteaux, les ruptures de ce sol argilo-calcaire.
Une découverte très partielle des cuvées du domaine, lors de ce passage-éclair, en attendant de voir les vignes, non loin de là, un autre jour...
Et pour ce soir, une association avec un filet de lieu jaune en papillote, riz rose et épinards qui nous régale!... Le vin, un Sauvignon 2006, élevé en cuve, délivre des arômes délicats, sur un fruit frais, nature!... Un peu de gaz sur la pointe de la langue, mais rien de gênant. L'aération fait évoluer l'expression assez rapidement, avec une pointe de pomme et cela s'accommode fort bien des variations de saveurs du plat.
Indiscutablement, un retour au domaine s'impose!... D'ici-là, nous aurons l'occasion de déguster un Touraine rouge, sous le patio montois...
Tiens!... Et si on s'écoutait un peu de musique, de la guitare manouche par exemple, Biréli Lagrène!...
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07 avril 2008
Médoc, Château Les Ormes-Sorbet 2003
Voilà une bouteille que je souhaitais goûter depuis quelques temps déjà!... Le tout est de trouver l'accord qui va bien!... Et ce soir, une tranche de foie de veau, échalotes et vinaigre de framboise, accompagnée de pommes de terre nouvelles, était sensée avoir le répondant attendu!...
Il faut dire qu'au printemps 2004, ce vin avait fait partie des révélations du dernier millésime 2003, proposé en primeur, au point de déclencher une commande groupée de quelques amateurs passionnés!... Concentration optimale, couleur façon encre, des arômes de baies noires intenses, le dernier millésime proposé du vivant de Jean Boivert, gentleman-vigneron d'un domaine sur le "Calcaire de Couquèques".
Quatre ans plus tard, on retrouve cette robe sombre, dense, intense. Les baies noires écrasées sont toujours là. La complexité aromatique s'est étendue aux épices douces. A l'aveugle, c'est sûrement un vin que l'on situe beaucoup plus au sud!... Seule, une sorte de saveur de cassis confituré suggère le cabernet-sauvignon majoritaire de l'assemblage. Le vin a gardé de la fraîcheur et une forme de rondeur, propre au millésime parfois, qui en déroutera plus d'un!... Une sorte de référence en AOC Médoc, à moins qu'il ne soit carrément hors normes!... La signature testamentaire d'un vinificateur avisé!...
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15 janvier 2008
Quelques aperçus du moment!...
Par ces temps post-réveillonesques, nous n'avons pas cédé à la diète intégrale!... Tout d'abord, parce que l'ouverture de quelques flacons impose qu'on tente de les associer dignement!... Excuse gourmande, je vous le concède. Mais, ne comptez pas sur moi pour faire un accès de culpabilité!... Sans blague!...
En premier lieu, une jolie coquille st jacques, façon traiteur, accompagnée d'un Soave Classico 2006 Levarie de Masi. Un vin sec, assez léger, plutôt moderne, avec fraîcheur et tenue en bouche. Un assemblage peu commun, avec 85% de garganega et 15% de trebbiano de soave. L'aération révèle une complexité fruits-fleurs des plus agréables.
Nous attendions beaucoup de la bouteille suivante et nous ne fûmes pas déçus. En fait, c'est l'accord qui nous faisait saliver. Madame PhR développe une maîtrise certaine dans la préparation de rognons de veau flambés au Cognac, servis avec quelques champignons et pommes de terre vapeur. Ils furent associés, pour l'occasion, à un Faugères Jadis 2001, du Domaine Léon Barral. Sans rire, un de mes plus beaux souvenirs à table!... Au Panthéon des arômes et saveurs, mais un vin vivant, puissant, équilibré. Très au-dessus de quelques flacons, classés grands crus, en provenance de la région bordelaise ou des coteaux bourguignons!...
Autre jolie surprise, ce vin espagnol de la région de Valencia, issu de monastrell y cabernet franc (eh oui!...), Dominio Los Pinos, Selection Red Salvatge 2006, que l'on trouve dans tous les Croc Bio et qui répondit
très bien à un filet mignon aux épices, jumelé avec une purée de topinambours.
Puisque nous en sommes aux escapades vineuses, une autre très belle bouteille, pour un soir de pavés de rumsteck argentin. Un Carmenère 2001 de MontGras, domaine chilien de la Colchagua Valley. Un très beau cocktail puissance-élégance et un potentiel de garde indéniable. Le recul de quelques années montre une tenue certaine. Laissons du temps au temps, avec ces grandes cuvées sud-américaines...
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais la dégustation de telles cuvées, issues de multiples vignobles de la planète, me donne des fourmis dans les pataugas!... Des horizons encore virtuels, mais bientôt, peut-être, des Escales pour nos rêves!...
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13 janvier 2008
Jura's'hic diner park!...
C'est promis, ce choix de vins pour un dîner, à une semaine du rendez-vous de Thouarcé, n'est en rien destiné à attirer la neige!... Mais, c'est au moins, pour saluer les amateurs doubistes, jurassiens, alsaciens et autres suisses, qui ont souhaité participer à la dégustation prévue, au préalable en Arbois, mais qui, finalement, n'auront pu goûter aux plaisirs des saveurs incomparables des moelleux et liquoreux d'Anjou, issus de chenin.
Pour l'occasion, deux très jolies bouteilles, dont l'ineffable Fauquette 2000 de Michel Gahier, qui s'accommode sans coup férir, de guacamole au crabe et curry, puis dans la foulée (blanche?...), d'un gratin de poireaux-pommes de terre au manchego, servi avec speck autrichien, lomo espagnol, coppa italienne et boeuf séché... des montagnes!...
Il était conseillé de servir ce dernier plat avec un vin blanc, mais l'accord avec un rouge tel que ce Trousseau 2002, de Stéphane Tissot, se révéla également très réussi, tant ce vin offrait de délicats arômes et une jolie complexité, en même tant qu'une pointe d'originalité et une ferme élégance.
Vous aurez peine à le croire, mais il nous restait, après ça, un peu de place pour avaler une jolie salade de fruits et même une part d'un succulent Panettone, brioche italienne de Noël, proposée par le Chocolatier Gelencser, bien connu dans notre (grain)noble ville!... Régalade!...
Après coup, on se surprend à penser... qu'un Château-Chalon... accompagné d'un joli havane... Non?...
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16 décembre 2007
La Prépa Réveillons
Il y avait la Prépa-HEC (Hautes Études Cuisinières) ou la Prépa-Kiner (Ki vient ce soir dîner?), voilà désormais la Prépa-Réveillons!... En effet, il ne reste que quelques jours pour affûter couteaux et fourchettes, en vue des agapes de la fin d'année!... Et très peu d'occasions de faire quelques essais culinaires, afin que vos invités soient comblés, voire extatiques, lors du Grand Soir.
Recherche de quelques recettes originales ou maintien de la tradition pure et dure, chacun voit... minuit à sa table!... Ici, nous ne parlerons pas de dinde avant l'heure ou de bûche glacée plantée de feux de Bengale pétillants.
C'est le petit livret de recettes de Monique Fillioux, du Domaine de la Pouyade, qui nous inspire là, histoire d'ouvrir une jolie bouteille. Celle-ci va révéler au passage, toute sa capacité à enchanter vos prochaines soirées, d'autant qu'elle est à même de convenir à nombre de phases du dîner.
Il s'agit d'un Meursault Village 2002, du Domaine Buisson-Charles, histoire de saluer, comme il se doit, la Côte de Beaune et ses Grands Crus, après avoir évoqué ceux de la Loire angevine. Une très belle expression, intense, un rien pierre à fusil (la minéralité?...) et un plutôt bel équilibre, doté d'une élégance
durable, dans la finesse. Des huîtres, façon Spéciales de Gillardeau, au poisson accompagné d'une sauce crémeuse ou avec un très beau plat de crustacé, cette bouteille saura, à ce stade, en épater plus d'un!...
Pour l'heure, voici ce Meursault associé, en premier lieu, à une recette qui pourrait nous faire glisser délicatement vers les desserts, mais que nous avons testée en guise d'entrée : un Fromage de bleu à la crème et au Cognac, accompagné d'un peu de roquette et d'une tranche de pain aux noix et raisins secs. Ça vous mobilise les papilles!... Pour suivre, des Coquilles St Jacques crémées au Pineau (des Charentes) blanc. Servies cette fois, avec leur corail, sur un lit de riz sauvage, elle peuvent être aussi associées à des pâtes à l'ancienne ou à une fondue de poireaux. D'une simplicité enfantine!... Et ça fait des grands slurps!...
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02 décembre 2007
Plou Plou news : y'a bon glou glou, dit donc, Doubs Doubs!...
A Saint Jean de Monts, on ne fait pas de ski de fond, ou alors raremont, mais on va à la pêche aux pignons!...
Crédit photo : Olif's blog
Et au retour, on ouvre un flacon qui nous vient en droite ligne (postale) de Besançon : le Plou Plou nouveau est arrivé à La Roche sur Yon!...
Il s'agit là d'un rival arboisien du Beaujolais nouveau, en quelque sorte, proposé par les Zinzins du Vin, établissement hautement recommandable de Besançon, là-bas, tout là-bas, aux confins des montagnes du Jura, près de la Mecque des fondus de ski de fond.
Du poulsard, ou ploussard à Arbois, pur jus, pur fruit!... Jusqu'au bout de la nuit!...
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28 novembre 2007
Quelques blancs passent à table!...
Ce n'est pas encore le mois du blanc, mais les vins de cette nature se succèdent à la table des PhR!... Et pas que des vins, même!... Donc, des flacons d'origines diverses (quoique!), des millésimes très différents et quelques plats goûteux, ouverts aux accords variés.
En premier lieu, si je puis dire, puisqu'il ne s'agit pas de ce poisson, avec ce joli filet de listao (une bonite rayée, issue de la pêche côtière, par les temps qui courent, dixit le poissonnier!?...) et son duo de fondues, tomates et poireaux, un Sauvignon Schistes 2005, de Cyril Le Moing, un vin encore très jeune (je n'ai pas résisté!),
tonique (un peu de gaz!) et droit, mais que l'on pourrait retrouver dans quelques mois, au mieux de sa forme, avec quelques coquillages ou crustacés cuisinés!... Hum, gardez votre ticket!...
Ensuite, dans un même ordre d'idée, un autre filet dans la nasse : du maigre, avec un petit retour de la fondue de poireaux (très prisée à la maison en cette période de fin d'année galopante!) et une succulente purée de topinambours, que l'on peut légèrement gratiner avec un peu de parmesan râpé. Un accord tip-top avec un Domaine d'Aupilhac blanc 2003, de Sylvain Fadat, en Vin de Pays du Mont Baudile, riche, aux notes évoluées, mais qui répond bien aux diverses saveurs du plat. Le top in Hambourg!... Ben oui, c'était tentant!...
Enfin, je ne peux passer sous silence un délicieux sauté de volaille à la crème de poivron, accompagné de macaroni et d'un Mas de Daumas Gassac blanc 2002, issu d'une multitude de cépages, qui s'est d'abord
montré sur la réserve, fermé, puis progressivement plus expressif, avec une bouche assez onctueuse et un équilibre plutôt séduisant. Une jolie surprise, qui a encore de l'avenir!...
J'en aurai terminé après avoir évoqué, pour les gourmands curieux que vous êtes, les pâtés culinaires bio de Tartex, que vous connaissez peut-être et qui s'invitent à notre table, de temps à autre, surtout lorsqu'il s'agit de les étaler sur des tartines craquantes au sarrasin bio, bigrement croquantes, du Pain des Fleurs. L'une s'appelle "Truffe Champagne", l'autre "Chardonnay Côte d'Or"!... Et si, oserai-je l'avouer, vous accommodez le tout d'un Franc Blanc 2004, du Domaine St Nicolas, de Thierry Michon, en Fiefs Vendéens, vous pourrez alors vous accorder un plateau-télé qui va tourner à la régalade!... Finalement, les plaisirs de la table et du goût, c'est souvent très simple!...
Bon!... C'est promis, la prochaine fois, j'ouvre des rouges!...
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18 novembre 2007
Saint-Joseph, Domaine Monier, Terre Blanche 2004
En cette soirée hivernale (quelle horrrreur!... des températures négatives en Vendée!...), il nous fallait bien une sorte de plat aux senteurs de fin d'année, sortant droit du four, pour accompagner cette bouteille juvénile, pour le moins, mais qui me faisait de l'oeil depuis quelques temps!...
Préparant ce Parmentier au confit de canard, je vis là une sorte d'hommage à Antoine Augustin Parmentier, célèbre agronome, qui fit découvrir à Louis XVI ce tubercule, qu'il fut longtemps interdit de cultiver, suite à une décision du Parlement, en 1748!... Après une longue étude de la Faculté de médecine de Paris, chacun y vit là une façon de lutter contre la disette de l'époque, au point que le Roi en porta même une fleur à la boutonnière et Marie-Antoinette sur sa perruque!... Nom d'une fleur de patate!...
Il est amusant de noter, au passage, que, de nos jours, la statue en pieds de Parmentier trône sur le parvis de la mairie de Neuilly sur Seine, chère à... qui vous savez!... On ne peut qu'espérer qu'un Parmentier des temps modernes ne surgisse et vienne à son tour découvrir et suggérer l'emploi de quelque tubercule à notre Président, afin que nous sortions de notre supposée disette!... La crise?... Quelle crise?... Quoique... Il convient d'être prudent en
formulant de tels voeux, tant l'on devine, à nos portes, les apprentis-sorciers
contemporains, ne se cachant plus, pour vanter les mérites - dictature de la Com' oblige - des substances OGM de tout poil!...
Mais, revenons à notre flacon titre. Une bouteille qui pèche à peine par sa jeunesse. Un très beau fruit mûr, intense, sur un boisé de qualité. Le vin semble avoir la matière pour digérer l'élevage. Des notes de réduction au premier nez, mais plutôt de bon augure. Une belle matière, suave, élégante. Des tannins de velours. Et vous voudriez qu'on attende plus!... Bon, c'est promis, pour les autres bouteilles, je serai patient!... Un flacon à l'image de ce que propose le vigneron de Brunieux, Jean-Pierre Monier, ardent défenseur des vins de St Joseph, toujours à l'écoute de ses visiteurs et de ses interlocuteurs, mais plein de convictions, pour ce qui est, notamment, des progrès des différentes cuvées du domaine, depuis sa conversion en biodynamie. Au passage, si votre verre croise la cuvée Les Serves 2005, n'hésitez pas!...
"Il est sympa ton Beaujolais Nouveau!" en conclut Madame PhR!... On croit rêver!...
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